Bonjour à toutes, nouveau chapitre que j'ai eu un peu de mal à finir, trop de bonheur moi ça me bloque, mais les ennuies ne sont jamais loins. Merci pour les reviews, et les Story Alert
Annick : merci, je suis ravie que ma vie rêvée te plaise!
twilght007 : pour répondre à ta question, non je n'en fais pas partie mais je le connais bien car je suis passionnée de cinéma, cette question me flatte, moi qui ai toujours peur de pas être crédible!
lulu : merci encore, désolée le chapitre a mis plus de temps que prévu!
Emma : oui la Toscane, pour la petite histoire j'y suis allée fin mai pour voir le plateau de tournage à Montepulciano, merveilleux voyage, mais je n'ai pas rencontré Rob...
Anne : ben moi j'adore tes reviews, attends ton anniv' le 2 juin, c'est noté, je m'en fout pas!
Chapitre 13 : Exaltation
J'avais récupéré ma voiture et avais pris directement la route pour San Gimignano. J'avais diné avec Alain, afin de parler de la saison 4 et du planning décalé qu'il fallait mettre en place à cause de mes engagements auprès de Band Appart, la société de Tarantino. Tout ce réglait à merveille puisque la reprise du tournage coïncidait avec le retour de Lise (l'une des comédiennes) de congé maternité, son personnage n'était pas paru les trois derniers épisodes, et n'avait pas manqué beaucoup d'intrigue. Alain remontait à Paris pour régler les derniers détails, moi j'avais noyé le poisson lorsqu'il me demandait ce que je comptais faire de mon mois de Juin.
Je prenais la route vers minuit ce qui me ferai arriver à destination aux première lueurs de l'aube, les paysages de Toscane étaient toujours fantastique au levé du soleil. J'étais tout sauf fatiguée, je dévorais la route en compagnie des Rolling Stones, de Lou Reed et autre Jimmy Hendrix, le paysage se transformait, vers 5h00 de mat le ciel commençait à devenir plus clair, et le paysage sortait de l'ombre. Les collines caractéristiques de la région se dessinaient de manière plus nette, puis la végétation, les cyprès et les oliviers peuplaient ces terres. Le soleil avait perçait lorsque que je pris la montée pour San Gimignano. Je contournais le village fortifié encore endormie, et pris le chemin qui longeait les hauteurs, une petite route cabossée, puis je tournais à gauche lorsque mon GPS me l'indiqua. Le chemin qui menait à la villa était en effet caché par un rideau végétal principalement constituait de lierre, très bonne manière de condamner l'accès, ça n'empêchait pas d'avoir un portail électrique sécurisant un peu plus l'accès. Cette villa n'était connue que des anciens de la région, lorsque je l'avais achetais, elle était en ruine, je l'avais remise en état pendant un an, avec mes premiers salaires d'artiste.
Je longeais le chemin de terre entouré de cyprès, et enfin je l'aperçu, cette bâtisse ocre de deux étages aux tuiles si particulières, un petit rond point végétal permettais de faire demi tour, je me garais sur la descente qui menais à la piscine et au champ d'olivier en contre bas. De l'autre côté il y avait une petite maison d'invités où logeaient Augustina et Léon, un couple de locaux que j'employais pour l'entretien de la maison et des jardins. Il y avait de la lumière, et j'aperçue Augustina qui se dirigeait vers moi. Ses cheveux gris en chignon, sa robe tablier et son châle sur les épaules, elle ressemblait à… une Mama italienne. Elle était toujours très matinale et si mon italien était approximatif, son français était académique :
- Augustina ! Comment vas-tu ?
- Mais c'est à toi qu'il faut le demander ! Tu n'as pas fais tout ce chemin pendant la nuit ?!
- Et si, je la serrai dans mes bras.
- Ça n'est pas raisonnable ! C'est dangereux !
- Mais j'aime trop conduire la nuit, on a l'impression d'être seule au monde ! Et comment va Léon ?
- Oh ! Il dort encore ! Mais il a la santé, ça ne l'empêche pas de se plaindre tu me diras ! Tu as beaucoup de valises ? Tu veux que je t'aide ? Elle se dirigeait vers mon Audi.
- Non ! Surtout pas, tu ne touches pas !
- C'est ça je vais te regarder décharger toute seule !
- Bon tiens prend le vanity ! je lui tendis la petite valise avec un sourire moqueur.
- Bon, t'as gagné, elle se dirigeait vers la grande porte en bois foncé. J'ai préparé ta chambre et celle de Justin !
- Merci ! Il arrive cet après midi je pense.
- Je sais tu me l'as dis au téléphone, et pour ton autre invité ?
Nous pénétrâmes dans la villa, un grand hall d'entrée menait à un grand espace de vie, toute une façade de la maison était longée de baies vitrées avec vu sur les jardins et la piscine, au fond une grande cuisine moderne tranchait avec le sol en tomette et les murs peint à la chaux.
Juste après le hall se trouvait un escalier de pierre avec une rampe en fer forgé, qui menait aux chambres, quatre en tout, chacune avec sa salle de bain. Augustina et moi montions les escaliers lorsqu'elle m'avait posé sa question, elle me tournait le dos :
- Il arrive dans quatre jours…
- Tu ne m'as pas dis si je devais préparer une autre chambre…
Si quelqu'un s'occupait le plus de ma vie sentimentale, hormis ma mère et Justin, c'était Augustina, elle trouvait très dommage, et presque anormal qu'une femme comme moi soit seule, elle finissait même par me croire traumatisée. Elle avait plus que raison, mais elle l'ignorait.
- Pas besoin d'une autre chambre, il dormira avec moi, lui répondis-je légèrement essoufflée.
Elle arrivait au pallier et se retourna pour m'offrir un magnifique sourire, je me trouvais deux marches plus bas et j'avais vraiment l'impression d'avoir cinq ans et qu'Augustina était très fière de moi :
- Quoi ? lui demandais-je
- Rien, je suis juste contente…
- De quoi ?
- De… ne pas avoir à faire une autre chambre !
- Mais bien sure !
Nous nous dirigions vers ma chambre au bout du palier, celle orientée plein sud. Lorsque Augustina poussa la porte mon cœur se serra, j'adorais cette pièce, elle était spacieuse, un grand lit en bois aux motifs végétaux auréolé d'une moustiquaire blanche se trouvait sur le mur de droite, une grosse commode en chêne sur le mur d'en face, une petite porte à gauche menait au dressing et à la salle de bain. Les murs et les draps étaient blancs, ce qui donnait à la pièce des airs de paradis sur terre. Je déposais mes deux grosses valises et me dirigeais vers la porte vitrée, elle menait un petit balcon en pierre, j'y avais installé deux chaise en fer forgé blanche et une petite table assortie, j'adorais prendre le petit déjeuné ici.
Augustina m'aida à déballer mes affaires, je lui parlais du festival et de mes projets pour le rentrée, elle ne regardait presque jamais la télé, mais toute les mois elle et Léon allaient au vieux cinéma de la ville, c'était leurs évasion. Une fois tout rangeait je décidais de m'allonger quelques heures, avant l'arrivée de Justin. Augustina me promit des gnocchis au pesto d'estragon pour le déjeuné, je salivais déjà, mais n'eus aucun mal à m'endormir pour autant.
Je fus tirée de mon sommeil par une chatouille près de mon yeux, je me passais la main sur le visage et me retournais, quand soudain je sentis quelque chose rentrer dans mon nez, je me redressais paniquée, Justin se tenais assis au bord du lit et me regardait mort de rire, je lui lançais un regard noir et me remis la tête dans un coussin :
- T'es lourd Just !
- Moi aussi je suis tellement content d'être là !
- Tu viens d'arriver ? je me tenais en fétus tournée vers lui, il me souriait.
- Oui, le temps de répondre aux questions d'Augustina et je suis monté… le déjeuné est prêt d'ailleurs !
- Il est quelque heure ? demandais-je en m'étirant.
- 14h00 pile poil !
- Déjà !
- Oui ! et ce serait bien qu'on décolle pour Florence d'ici une heure…
- Florence ! Pourquoi ?
- Pour ma mission !
- Ah l'AJBM… là !
- Non l'ABMJ ! Un peu de respect pour mes noms de missions secrètes s'il te plait !
- Alors c'est quoi cette mission ?
- Tu verras une fois sur place !
Nous nous retrouvions dans la cuisine à déguster les gnocchis d'Augustina, je filais prendre une douche et me changer. Justin m'attendait déjà près de la voiture, mais je m'arrêtais dire bonjour à Léon qui s'occupait de la roseraie, c'était un magicien jardinier cet homme.
Nous prîmes la route pour Florence ou Firenze, je n'appréciais pas particulièrement cette ville, malgré son architecture magnifique et son histoire, elle était trop peuplé et me faisait trop pensait à Paris. Je me garais près de la « piazza San Marco » et nous commençâmes à nous diriger vers l'hyper centre :
- Bon tu me dis ce qu'on fait ici, maintenant !
- Attends encore un peu…
Nous étions dans le quartier des boutiques de luxe, et Justin s'emblait faire du lèche vitrine, je m'impatientais :
-Bon tu m'as pas fais venir ici pour du shopping quand même !
Justin me fis un sourire et rentra dans la boutique Cartier, je soufflais et le suivait en trainant des pieds. Il flânait dans la boutique ce penchant de temps en temps sur les vitres, je m'approchais et lui chuchota menaçante :
- Bon tu me dis ce qu'on fait là, ou je te fais une scène, genre jamais t'auras eu aussi honte de ta vie !
- D'accord, d'accord ! Bon ABMJ ça veut dire… t'as pas deviné ?
- Justin !
- Ça veut dire : Acheter une Bague de Mariage à Jess !
Je couvrais ma bouche avec mes mains pour étouffer mon cri :
- Oh mon dieu ! C'est pas vrai ! Enfin !
- Oui… répondit-il en souriant la tête baissée
- Mais c'est génial ! Tu veux lui demander quand ?
- Ben le week end prochain… ici en Italie, je trouve ça romantique !
- Oh oui ! Comme ça je serai la première à vous féliciter !
- Ellen ?... il me regarda d'un air timide.
- Oui Chouchou ?
- Tu voudras bien être mon « Best Men »
- Oui !!! Mais je suis pas un homme…
- Depuis quand on fait comme les autres, on s'en fout que tu ne sois pas un homme ! Mais je sais pas si c'est obligatoire…
- Je me collerai une paire de chaussette dans la culotte et je dirai que je suis un trans ! ça passera nickel !
Il explosa de rire et me pris dans ses bras :
- Oh c'est pour ça que je t'adore ! Bon on la choisie cette bague ?
- Oui ! T'as une idée sur le modèle ?
- Aucune…
Nous fîmes trois bijouteries de luxe, deux modèles plaisaient à Just mais il n'arrivait pas à se décider entre la Tiffany ou la Bulgarie. Je lui suggérais de faire un tour dans une boutique de bijoux ancien, s'il cherchait le coup de foudre, c'était le genre d'endroit parfait. Nous nous croissions entre les présentoirs, une multitude de bijoux étaient présentés. Je demandais un vendeur de m'indiquais les bagues de fiançailles et les alliances, et m'accompagna à un présentoir où une vingtaine de bagues s'alignaient.
Je me bloquais sur une, elle était… parfaite. Un bijou art déco, apparemment en or blanc, un diamant bleu ovale se trouvait au centre soutenu par fin décor végétal de métal, le reste de l'anneau était également travaillait avec un motif végétal. Ma bouche s'était ouverte pour sortir un « whouaa », le vendeur la sortie de la vitrine et me la présenta. Justin approcha :
- Qu'est ce que t'as trouvé ?
- Une pure merveille, avais-je répondu, le problème c'est que cette merveille, elle était pour moi !
Le vendeur me proposa de l'essayer, je fus pris d'une légère panique, je regardais Justin qui me souriait, je laissais le vendeur me la mettre à l'annulaire gauche et contempla ma main (mon dieu qu'elle est magnifique !). Soudain un enchaînement d'images ce présenta dans ma tête. Je vis Rob en costume noir, moi en robe blanche, tout deux un sourire glorieux sur le visage. La panique me repris je retirais la bague d'un geste vif et la reposais sur la vitrine :
- Qu'est ce tu en penses ? demandais-je à Justin pour ne pas m'attarder sur ma panique évidente.
- Elle est parfaite, si c'est toi qui te mariais ! Il me lança un regard inquiet, décidemment il n'était jamais dupe.
Après avoir remercié le vendeur nous quittâmes la boutique d'antiquités, et Justin se décida pour la bague vu chez Bulgarie. Sur le chemin du retour, Justin, qui avait pris le volant, abordait un sujet tabou :
- Ça t'as fais bizarre cette bague hein ?
- Humm… je regardais de l'autre côté.
- Je sais que tu détestes en parler mais…
- Alors n'en parle pas ! lui répondis-je sèchement.
- Mais je n'aime pas te voir en crise « phobie de l'engagement » !
- Arrêtes t'adore mes crises « phobie de l'engagement » ! C'est toi qui les déclenche la plus part du temps, en me disant quand on a trente ans et qu'on est une femme il faut penser mariage et gamins !
- Autant ça me fais rire de te voir blêmir, autant je n'ai pas envie de te voir fuir encore une fois !
- Je ne fuis pas, je mets de la distance !
- Ce n'est pas parce que tu as eu à te cacher une fois dans ta vie, qu'il faut le faire avec tous les hommes qui te portent de l'intérêt !
- Just à quoi tu joues, t'aime jamais les mecs que j'ai pu te faire croiser !!
- Parce que c'était des gros cons, mais pour R …
- Non ! Non ! Je t'interdis de ma la jouer « Rob est un mec bien, ne gâches pas tout » !
- Et pourtant c'est le cas, ce mec t'aime beaucoup et tu mets déjà de la distance !
- Tu sais quoi j'ai une super idée ! On va changer de conversation !
- Très bien !
Nous restions silencieux quelques secondes :
- Alors le DGGP s'est terminé comment ?
Je faisais un point sur la mission et la soirée des AMFAR, l'atmosphère se détendit aussi vite qu'elle était monté.
Les trois jours qui suivirent passèrent très vite, je dormais beaucoup, j'étais plus fatiguée que je ne le pensais. Just et moi occupions notre temps à nous projeter sur un mariage à Memphis, la ville natale de Justin, à larver au bord de la piscine et à nous balader dans la campagne toscane.
Je passais une partie de chaque nuit au téléphone avec Rob, nous discutions de tout sans jamais s'arrêter, le lundi dans la nuit, je raccrochais après une conversation de trois heures en lui disant de m'appeler dès que je lui manquais, je posais mon téléphone sur ma table de nuit quand il se remit à sonner :
- Allo ?
- Tu me manques ! avait-il crié
Le mercredi dans la nuit nous regardions les MTV MA sur le Satellite, voir Rob sur mon écran me fit un drôle d'effet, comme si celui que je voyais et celui avec qui je vivais une histoire était deux personnes différentes. Il était assis loin de Nikki, mais à côté de Kristen (quand c'est pas la peste c'est le colléra !).
Il arrivait le lendemain après midi à l'aéroport de Florence. Justin tenait à m'accompagner, discrétion oblige. J'attendais sur la baquette arrière de mon Audi aux vitres teintées, Justin entra dans le hall des arrivées. Je patientais quelques minutes, une boule dans la gorge. La vérité c'est qu'il m'avait beaucoup trop manqué, et que j'avais peur qu'une fois face à lui, ça ne soir pas la même chose que ces instant merveilleux à Cannes. C'est alors que je vis un attroupement de photographes marcher à reculons accompagnés d'une nuée de flashs. Justin pris le volant, Rob rentra dans la voiture côté passager. Justin démarra en trombe et sortie rapidement de l'aéroport. Rob posa son sac à terre et passa sur la baquette arrière avec moi. Il était encore plus séduisant que dans mes souvenirs, même avec sa casquette et sa chemise à carreau. Il me prit le visage et m'embrassa avec passion avant de me dire quoi que ce soit, il sépara notre étreinte :
- Bonjour mon ange, me dit il en me couvant du regard.
- Bonjour bel étranger !
- Tu m'as tellement manqué ! il me serra dans ses bras et j'avais à nouveau l'impression d'être à ma place, son odeur, sa peau, ses cheveux, tout ça c'était chez moi.
- Tu m'as manqué aussi, comment ça se fait qu'il y ait eu autant de paparazzi ?
- Ils m'ont vu prendre l'avion à LA puis la correspondance à Paris, les infos vont tellement vite, mais l'important c'est qu'ils n'ont pas reconnu Justin et ils ne t'on pas vu…
- Oui c'est le plus important, intervint Justin. Mais les paparazzis italiens c'est des sauvages !
- On n'est pas suivi ? demanda Rob à Justin.
- Ben tu fais bien de demander ça parce qu'il y a deux scooters qui nous suivent depuis tout à l'heure…
- Et merde…
- Tu veux que je conduise ? demandais-je à Justin, je le savais mauvais conducteur quand il était stressé.
- On peut pas s'arrêter !!! cria Justin soudain tendu.
- Qui a parlé de s'arrêter ?!
Je me faufilé sur la place passager, glissais mes mains sur le volant, Justin se contorsionna vers la banquette arrière, je pris place sur le siège conducteur.
- Impressionnant ! s'exclama Rob
- Oui, elle a fais une formation de cascadeur voiture… précisa Justin
- Ah bon ?
- Oui pour un pari à la con…
- Quel genre de pari ?
- Je devais faire rouler ma voiture sur deux roues ! lui expliquais-je. Et comme c'est le genre de truc que ne t'apprend pas sur internet j'ai suivi une formation. Bon attachez vous on va les semer !
Les garçons s'exécutèrent, j'accélérais et pris la brettelle d'autoroute, les scooters suivirent.
- Just !! Ce n'est pas des scooters, c'est des motos !!
- Blanc bonnet, bonnet blanc, rétorqua ce dernier.
- Oui ben y a un des bonnets qui peut pas prendre l'autoroute et l'autre si ! Je ne veux pas qu'on découvre la villa Just !
- Ça va on a compris, mets de la musique, ça va te détendre.
Je m'exécutais, Blur « Song 2 » démarra, je poussais un peu plus sur l'accélérateur, la chanson était plus qu'approprié. Je slalomer entre les voitures, pris la sortie de San Gimignano. Nous approchions du centre ville et les motos nous suivaient toujours. Je pris une route parallèle, tourna rapidement, pris la route qui menait à la villa, ils n'étaient pas encore dans le rétro, je braquais violemment en passait le mur de lierre an face de l'entrée, actionna le portail, avança la voiture, j'ouvrais ma portière :
- Vous ne bougez pas je vais voir s'ils sont passé !
Je sortais de la voiture, et observais la route caché derrière les lierres, je vis les motos faire demi tour en roulant doucement. C'était gagné. Je remontais dans la voiture :
- Tu caches l'allée avec du lierre ? Encore plus ingénieux que l'hologramme du tronc qui cache le repère de Batman ! exclama Rob
- Il y avait un hologramme à la base, précisa Justin.
- Non ?
- Si, mais il tombait en panne dès qu'il pleuvait, expliquais-je.
- T'es une espionne toi en fait !
Je rigolais et garais la voiture à sa place habituelle et laissait le temps à Rob de découvrir les lieux, il avait les yeux écartés :
- Mais c'est magnifique ici…
Je lui présentais Augustina et Léon qui l'accueillirent comme un fils, puis lui fis faire le tour du propriétaire.
Justin nous quitta en fin d'après midi, il était en voiture de location et reprenait un avion pour Prague. Il ne manqua pas de nous rappeler qu'il serait là dans quatre jours avec Jess, mettant en doute notre capacité à nous souvenir du temps.
Augustina annonçait que le dîner serait prêt pour 20h, je montais avec Rob pour l'aider à défaire ses affaires, je fermais la porte de la chambre, quand je me retournais Rob avait un regard plus qu'éloquent :
- Qu'est ce qu'il t'arrive…
A peine avais-je prononcé ces mots qu'il me colla contre le mur et m'embrassa avec fougue, il passa ses mains le long de mon cou, et pris l'un de mes seins, je gémis :
- Tu es magnifique dans cette robe, me chuchota-il
- Pourtant c'est un robe dos nu toute simple… il m'embrassa à nouveau
- Et tu conduits comme une espionne…
Je rigolais, il m'embrassa à nouveau en continuant ses caresses, je sentais son sexe se durcir, je me frottais à lui et commençais à lui défaire sa chemise. Il défit le nœud sur ma nuque qui tenait ma robe libérant ainsi ma poitrine. Il prit un de mes seins dans sa bouches et fit tourner sa langue, je poussais un autre gémissement, il remontait ses mains le long de mes jambes et les passa sous ma robe :
- Mais dis moi tu es nue sous cette robe ?
- Tu crois que tu m'as pas manqué ou quoi ? J'avais l'impression que tu n'arriverais jamais.
Je passais ma main dans ces cheveux, il m'embrassa à nouveau, me souleva et me jeta sur le lis. Je me débarrassais de ma robe, lui s'était déshabillé à une vitesse ahurissante. Il me rejoignait sur le lit, caressa tout mon corps du bout de ses doigts, faisant monter le désir déjà très présent, il déposait de temps un temps un baiser dans un endroit inattendu, sous mon sein gauche, derrière une oreille, mon épaule, l'une de mes hanches. Il me donnait l'impression de faire un inventaire. Et moi je me régalais de le voir dans mon paradis, il y avait tellement sa place. Il finit par se glisser entre mes jambes, m'embrassa à nouveau et patienta en me regardant doucement, ma respiration était saccadée, je l'attendais, tout mon corps ne voulait qu'une chose, qu'il me prenne maintenant, je le regardais ne comprenant pas ce qu'il attendait :
- Tu désires ? me demanda-t-il un rictus sur le visage.
- Toi ! Je te désire toi, s'il te plait prend moi, maintenant, prends…
Je n'eu pas le temps de finir ma supplication qu'il me pénétra. Je gémis plus fort, il entoura mon visage de ses bras, embrassant mon nez, mes yeux, mes lèvres. Ses mouvements étaient doux, parfait pour des retrouvailles, je me mordais la lèvre inférieure, savourant toutes les sensations qu'il me procurait. Il prit un rythme plus rapide et chuchota à mon oreille :
- Enfin je suis chez moi…
A cet instant je n'avais qu'une envie : lui dire que je l'aimais, parce qu'il comprenait et partageait mes impressions, que je ne voulais être nulle part ailleurs qu'avec lui. Mais je me contentais de l'embrassait avec tout mon amour, pour qu'il saisisse le message.
Il poussa plus fort et plus rapidement en moi, faisant monter mon orgasme, qui ne mit pas longtemps et venir. Il m'avait tellement manqué, que j'avais l'impression d'avoir une dose de drogue. Il était là, avec moi, il ne me laisserait pas, il ne me ferait jamais de mal, je le savais.
Il poussa une dernière fois, et s'allongea sur moi, se laissant complètement aller, je le prenais dans mes bras et le serrais aussi fort que je pouvais. Il poussa un gémissement de satisfaction. Mon étreinte se transforma en petites caresses le long de sa colonne vertébrale. Tous ces gestes attentionnés qui pour moi exprimaient l'amour profond que je lui portais.
Il leva la tête, me regarda un sourire heureux sur le visage, puis s'allongea à côté. Il entrelaça nos doigts en me regarda d'un air sérieux :
- Ellen ?
- Mmmm oui ?
- Est-ce que tu veux m'épouser ?
Mon cœur explosait, ma gorge se serrait, je n'arrivais plus à respirer, mon cœur criait « oui » mais quelques chose l'étouffa, je me tournais vers Rob je regardais droit dans les yeux :
- Non…
