Re coucou tout le monde (je sais va falloir que je pense à changer de refrain...), me revoilà avec un nouveau chapitre plus long je crois que ceux de d'habitude ce qui explique que j'ai été un peu plus longue à le poster (oui enfin il y a d'autres raisons aussi mais je ne vais pas vous exposer ma vie non plus !)... dites moi ce que vous en pensez, ca me ferait plaisir d'avoir vos avis sur ce chapitre que j'ai mis temps de temps à pondre. A la prochaine !

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(POV Sirius)

Il fallait qu'il dise quelque chose, qu'il ne reste pas là à la regarder en silence.

-Quelle marmotte ce Robin !

Silence. Encore. Bon.

-Tu n'es pas fatiguée toi ?

-Non !

...

Tu sais, je suis plus résistante que j'en ai l'air !

-Vraiment ? Et jusqu'à quelle heure crois tu que tu pourras tenir le coup ?

-Mais je suis parfaitement capable de ne pas aller me coucher avant... ce soir !

-Je suis sûr que non !

-Moi je te dis que si !

-Alors c'est que pour toi le soir arrive à cinq heures du matin !

-On parie ? Celui de nous qui s'endors le premier a un gage !

-D'accord !

Ah, voilà, super Sirius a évité un vide gênant dans la conversation et en plus il va gagner un pari !... parce qu'il était sûr de remporter la victoire très facilement.

-Alors que fait on maintenant... ? C'est qu'il ne faudrait pas déjà que l'on tombe endormis !

-Tu as déjà sommeil Laura ?

-Ne rêve pas trop ! ... et si on se faisait un karaoké, afin que tu ne te sois pas démené inutilement pour nous le ramener ?

-C'est ok ! On va s'amuser, en plus c'est le karaoké qui décide de la personne qui doit chanter telle ou telle chanson. Comme je suis galant tu seras la chanteuse un, je serais le chanteur deux.

-C'est parti ! Ah oui ! On fait la chorégraphie avec... c'est bien plus drôle.

Et le premier à commencer ce fut... lui. Pas de chance, il serait le premier à se ridiculiser sur une chanson... d'Ilona. C'était un double manque de chance. Enfin, valait mieux que toutes les chansons ne soient pas trop sérieuses sinon son animation aurait tombé à l'eau... puis quel spectacle que de la voir rire, ca valait bien toutes les chansons du monde selon lui ! La deuxième chanson fut pour lui aussi, à croire qu'elle avait ensorcelé le karaoké pour qu'il soit le seul à passer... Heureusement celle-ci lui convenait plus : Trois nuits par semaine d'Indochine. Il l'invita à danser avec lui et se sentit moins idiot que lorsqu'il était le seul debout. La nuit continua ainsi et les chansons s'enchaînèrent. Puis ils durent exécuter un duo et pas n'importe lequel mais l'amour brille sous les étoiles, une des chansons du roi lion qu'il avait connu par l'intermédiaire de Lily.

Alors là il paniqua, il préférait de loin chanter des bêtises, que quelque chose qui évoquait le sentiment amoureux, surtout que la personne en face de lui n'était pas n'importe qui, mais la très jolie demoiselle pour qui son petit cœur battait. Mal à l'aise il commença à chanter... puis au fil des paroles il se décontracta et ne pensa plus à rien, se contentant de vivre son duo. Tout était beau, merveilleux. Il était sur son petit nuage, déconnecté du monde réel et plus rien d'autre n'existait qu'eux deux et cette chanson.

(Laura)

Sous les diamants des étoiles,
Quel magique univers.

(Sirius)
Mais, dans cette romantique atmosphère,
Cà sent mauvais dans l'air.

(Les deux)
L'Amour brille sous les étoiles,
D'une étrange lumière.
La Terre entière, en parfaite harmonie,
Vit un moment royal.

(Sirius)
Je voudrais lui dire "Je t'aime"
Mais comment lui avouer
Mon secret, mes problèmes ?
Impossible, elle serait trop blessée !

(Laura)
Quel lourd secret cache-t-il,
Derrière tant de rancœur ?
Moi, je sais qu'il est ce roi en exil
Qui règne dans mon cœur !

(Les deux)
L'Amour brille sous les étoiles,
D'une étrange lumière.
La Terre entière, en parfaite harmonie,
Vit sa plus belle histoire.

L'Amour brille sous les étoiles,
Illuminant leurs cœurs.
Sa lumière éclaire à l'infini,
Un sublime espoir.

Ils n'étaient pas chanteurs mais quiconque serait passé par là les auraient trouvés fantastiques, tant ils étaient mignons et tant il se voyait que ces deux là s'aimaient. En fait ils étaient extraordinairement bêtes pour ne pas s'en rendre compte, pour ne pas comprendre que leurs sentiments n'allaient pas à sens unique... mais on ne peut pas leur reprocher.

Puis comme il n'existe aucune chanson interminable, le morceau pris fin, et tout deux durent reprendre pied dans le réel. Sirius du se retenir de ne pas prendre son élue dans ses bras et il ressenti un cruel pincement au cœur en se disant que ce qu'il avait laissé voir de son amour pendant qu'il chantait, il devait à présent le cacher, car il était d'accord pour qu'elle le prenne pour un bon interprète mais pas pour qu'elle le rejette en devinant qu'il n'avait pas joué mais qu'il lui avait dissimulé ce qu'il ressentait pour elle jusqu'ici.

Il la regarde, elle le regarde, ils baissent les yeux. Un silence passe durant lequel Sirius devine que Laura cherche tout comme lui quelque chose à dire, n'importe quoi qui puisse de nouveau détendre l'atmosphère. Le calme lui semble honteux, chaque seconde il se trouve un peu plus bête mais n'arrive à se sortir de cette situation, il est encore complètement submergé par ses sentiments. Elle relève la tête, elle va parler, enfin, mettant un terme à son beau rêve éveillé, le faisant redescendre de son nuage avec un sujet terre à terre. Mais c'est probablement mieux comme ça, il faut qu'elle les débarrasse de la rougeur incroyable qui s'est installée sur leurs joues.

-En parlant d'étoiles...il parait que ce soir sera une bonne nuit pour en voir des filantes.

Bon là, c'est le moment ou jamais de se ressaisir.

-Ah, bon ? Qui t'as dit cela ?

-La prof d'astrologie.

-Vraiment ? Je n'ai rien entendu de tel moi !

-Si tu séchais désertais moins souvent son cours et que, lorsque tu y es, tu l'écoutais tu l'aurais peut-être su.

-Possible... mais comme pour l'instant je t'ai toi pour me répéter les sages paroles de la prof... pas besoin d'être studieux !

-Tu es vraiment incroyable !

-Je sais, je sais... sinon, on y va demain... enfin ce soir ?

-Arrête tu seras déjà tombé endormi d'ici là !

-Tu paries ?

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-Sirius...

-Oui ?

-Tu vois les sacs là-bas... ceux avec lesquels tu as probablement rapporté la nourriture.

-Jusque là je n'ai pas encore eu de problème de vue...

-Non mais je disais ça parce que... ça ne te dirais pas une course à sacs-à-patates ? Le premier qui a fait deux fois le tour de la pièce a gagné le droit de donner un gage à l'autre !

-C'est parti !

Alors tout en riant et en se poussant ils se pressèrent dans les sacs et comme deux idiots ils se mirent à déambuler en sautillant dans toute la salle commune. Robin aurait vraiment honte d'eux mais eux s'amusaient trop pour y penser. Sirius hallucinait : normalement il aurait dû avoir l'avantage puisqu'il était sportif et grand mais il s'avérait que Laura était bien plus rapide que lui. Elle était vraiment étonnante et elle l'avait bien roulé... ca n'était pas pour rien si elle lui avait C'est à peine s'il avait fait un tour et demie quand elle terminait.

-C'est moi la gagnante !! Honte à toi ! Maintenant tu es à mes ordres !

Sirius retint un « je ferai ce que tu voudras quand tu le voudras » et fit un geste comique de soumission.

-Bien, votre altesse !

-Ca tombe bien que tu dises ça parce que... tu vas me balader comme une reine !

Il lui souri puis la prit dans ses bras. Comme elle était légère ! Une plume ! Quand il sentit ses bras entourer son cou il failli la laisser tomber, touché comme il l'était par une petite décharge électrique. Hum, si même la porter était quelque chose à éviter pour ne pas perdre le contrôle... En même temps il ne voulait pas se faire prêtre et il appréciait ce contact avec la jeune fille qui riait et dont le souffle venait lui caresser la gorge.

Il prit la direction du portrait de la grosse dame et il l'entendit s'étonner.

-Il n'est pas dit que la Salle commune sera la frontière du royaume de ma reine ! Allons conquérir Poudlard !

Il aimait son rire, s'en enivrait et se surprenait à vouloir l'entendre encore et encore... surtout quand il était causé par lui.

Les couloirs s'offraient à leurs regards, Sirius repensait au fait qu'il avait l'impression de les redécouvrir sous un nouveau jour chaque fois qu'il était avec elle et pourtant s'il y avait bien une chose à laquelle il ne faisait pas attention lorsqu'il était en sa compagnie c'était bien l'endroit où ils se trouvaient.

Bon, c'était bien il était sorti de la salle commune des Gryffondors, mais qu'est-ce que cela lui apportait maintenant ? C'était bien du Sirius Black ça... agir de façon impulsive sans penser à ce qu'il pourrait faire après.

Hey ! Mais qui a dit que les idées idiotes ne pouvaient pas s'enchaîner... ! Il savait ce qu'il allait faire ! Fallait juste qu'il arrive jusqu'à la porte menant au parc, mais bien heureusement il n'y aurait aucun souci à cela puisque Dumbledore avait annulé le couvre-feu pour les vacances, donc pas de Rusard dans le coin ! Une fois à destination il la reposa doucement au sol pour ne pas faire de mal à celle qui lui semblait si fragile, garda ses mains sur ses hanches un peu plus longtemps que nécessaire mais il la lâcha en apercevant l'étonnement dans les yeux de Laura qu'il interpréta comme étant le signe qu'elle était gênée par son attitude et non comme une marque d'incompréhension devant le fait qu'il la pose.

-Tu m'attends là ?

-Euh...

-Ca n'est pas une question, attends moi là, j'ai une surprise pour toi !

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(POV Laura)

Elle se demandait bien ce que pouvait être cette surprise, il avait titillée sa curiosité déjà si grande habituellement. Décidément Sirius savait l'amuser, elle n'avait jamais imaginé que ca put être le cas, pour elle, leurs deux mondes étant différents leurs personnalités devaient l'être aussi et elle n'avait donc pas imaginé que le Maraudeur pouvait aimer lui aussi jouer à faire l'enfant. Elle n'avait pas pensé qu'ils puissent avoir des points communs, qu'il puisse ne pas la trouver idiote lorsqu'elle s'amusait dans la neige ou lorsqu'elle parlait toute seule devant un livre. Mais que faisait-il donc ? Il était long, elle avait hâte de le voir revenir, non seulement pour savoir enfin qu'elle était la nature de la surprise qu'il lui réservait mais aussi parce qu'il lui manquait déjà. C'est qu'elle était bien elle, cinq minutes avant, lorsqu'elle était dans ses bras et il était frustrant de tout d'un coup ne plus être en contact avec lui, de ne même plus le voir. D'ailleurs c'était un peu effrayant, si elle pouvait aussi vite manquer de sa présence qu'est-ce que ca serait quand les cours reprendraient ? Elle se rapprochait trop de lui pour ne pas en souffrir par la suite. En attendant elle préférait tout de même profiter à fond des choses puis comment ne pas fondre de nouveau en voyant Sirius qui arrive enfin et qui cache quelque chose dans son dos.

-Voilà une couronne pour ma princesse ! Enfin euh... pour votre altesse.

Et il lui tendit une couronne de fleurs d'orchidées. Attendez... il avait mémorisé que c'était sa fleur préférée le jour où elle en avait reçue ? C'était vraiment trop touchant... décidément elle avait de plus en plus de mal à reconnaître en lui le tombeur de ces dames qui ne se souciait pas de leurs sentiments que tout le monde se plaisait à voir en lui. Elle baissa la tête, certaine d'être un peu rouge et d'afficher un sourire de parfaite idiote. Il lui posa les fleurs sur ses cheveux qu'elle avait laissés libres.

-Prête à repartir ?

-Oui !

Bien sûr que oui, elle n'attendait que ça : se retrouver contre lui, humer son parfum et observer amoureusement et de plus près les magnifiques traits de son visage. Hum... bon, il fallait tout de même qu'elle évite d'être remarquée dans sa contemplation, elle vivait de trop beaux moments avec lui pour tout laisser se terminer parce qu'il aurait compris qu'elle ne prenait pas tout à la légère.

-Mais dis moi, comment as-tu fais pour trouver des orchidées dehors en plein hiver ?

-Alors ca vois tu, c'est un secret de Maraudeurs !

Comme il était beau avec son petit air fier et malin à la fois ! Comme elle aimait le voir ainsi, le voir tout court aussi d'ailleurs

Mais comme il l'avait dit, il était un Maraudeur, un des garçons les plus populaires de l'école, un des garçons les plus aimés et qui pouvait se permettre tout et n'importe quoi, et fréquenter n'importe qui. Un garçon qui faisait passer toute ses camarades dans son lit, leur offrant la plus belle nuit de leur vie et la fierté d'être passée dans les bras de Sirius Black, mais les faisant aussi souffrir en les jetant une fois le matin venu et pour certaines, une fois leur vertu disparue... combien de fille n'avait elle pas entendu confier à leur amie qu'elles revenaient de la chambre des Maraudeurs !

Il était le garçon qui l'attirait, qui lui plaisait mais aussi celui qu'elle devait fuir comme la peste. Il était celui qui pourrait être capable de briser son cœur innocent, briser ses rêves d'enfants, lui faire maudire les contes de fées. Et pourtant, sachant cela, elle ne pouvait s'empêcher de le contempler, d'admirer la noblesse de ses traits, l'acier de ses yeux, sa longue chevelure... son cœur était indécis, il ne savait que ressentir entre l'amour, l'indifférence, la haine, la peur, la joie, la tendresse, la passion, la tristesse... Il lui semblait ou que le temps ne s'écoulait plus, ou que des heures avaient défilées depuis leur sortie de la salle commune. Salle commune dans laquelle ils entraient de nouveau, le charme allait être rompu, il allait la poser de nouveau et oublier, oublier ce gage idiot qu'il avait eu et ne jamais imaginer que pour elle ce moment serait un de ceux qu'elle se plairait à faire revivre dans ses pensées chaque fois qu'elle se sentirait seule, en manque d'affection et qu'elle entendrait les nouveaux ravages qu'il aurait fait sur la gente féminine de l'école.

Il la posa, durant quelques millièmes de seconde elle ne put parvenir à effacer la déception qu'il devait être facile à lire sur son visage expressif mais elle se rattrapa bientôt et en un sourire et d'un air amusée elle glissa un « et bien voilà quelque chose que tu devrais faire plus souvent ! ». Ainsi ils étaient partis à se taquiner de nouveau et une fois de plus ils finirent par se courir après dans la salle commune.

Puis elle se fatigua, elle était loin d'avoir la forme physique de Sirius, alors elle s'arrêta quelques instants, et il vint s'asseoir à terre à côté d'elle malgré le fait qu'il y avait partout des fauteuils autours d'eux. Ils restèrent silencieux, récupérant puis ce fut à son tour d'avoir une idée pour faire passer le temps.

-Sirius... ca te dirait de voir des anges ? ... Ne fais pas cette tête, je ne deviens pas folle ! Non je pensais que si ca te dirais je pourrais te prouver qu'il y a réellement un effet d'optique dans ma chambre... et ca n'est pas une proposition !

Il éclata de rire, qu'avait elle dit de si drôle ?

-Et dis-moi, comment je pourrais bien faire pour parvenir en haut de l'escalier qui mène à vos dortoirs ?

-Tu dois bien savoir comment faire !

Oups, c'était sorti tout seul. Elle avait peut-être manqué de tact là, quoi que elle ne voyait pas en quoi ca devait le déranger, il n'avait jamais protesté contre l'image de séducteur qui lui était donnée.

-Je peux te porter sinon !

-Et te casser le dos ?

-Mais euh ! Je suis capable de te porter... enfin, peut-être pas mais... tu as déjà essayé de passer avec un balai ?

-Non. On essaie ? Accio balai !

Et c'est ainsi que Sirius parvint jusqu'à la chambre de Laura qui se demandait comment il était possible que Sirius n'ait jamais pensé à cette idée.

Ravie, elle l'entendit confirmer qu'il y avait bien un drôle d'effet d'optique et qu'elle n'avait pas rêvé tout ca. Au moins il admettait qu'elle n'était pas timbrée, il affirmait juste qu'elle avait de l'imagination, mais ca, ca ne l'embêtait pas du tout, c'était même un compliment qui avait beaucoup de valeur pour elle. Elle était allongée sur un côté de son lit et Sirius était assis de l'autre. Il n'avait pas l'air très à l'aise et c'était étrange à voir, puisque la plupart du temps le célèbre Maraudeur affichait un visage sûr de lui. Enfin il se mit à parler, sans pour autant la regarder, se contenant de fixer le rideau rouge du lit à baldaquin.

-Tu as l'air de penser que... que je n'ai de cesse de... je croyais que tu n'écoutais pas les rumeurs ? Et pourtant tu as la même vision que les autres ont de moi qui, je ne le dis pas, n'ai pas entièrement fausse mais qui est amplement exagérée... oui d'accord j'ai eu quelques aventures malheureuses mais je ne jette pas chaque jours une fille en bas de mon lit ! Et souviens toi, James aussi était sens é être un coureur avant qu'il ne s'attache à Lily et que les gens s'en rendent compte. Ca n'est pas pour être narcissique mais je pense que les Maraudeurs attisent la curiosité des gens, et comme il faut en parler il faut qu'ils soient moins banals. James est devenu le grand romantique qui court après sa belle ; Remus c'est l'innocent garçon, intelligent et tendre ; Peter... ba lui on en parle pas trop en fait ; et moi je suis le tombeur. On vit en plein stéréotype quoi...

Laura était surprise que Sirius se confie ainsi, mais plutôt que de trop en chercher la raison elle préférait l'écouter, il devait sentir qu'elle était là pour l'entendre, pas qu'il parlait dans le vent.

-Et pourquoi... pourquoi tu n'as jamais rétabli la vérité au grand jour ?

-A quoi bon ? Tu en connais beaucoup des gens prêts à me croire après tout ce temps ? J'aurais du réagir de suite mais à l'époque je trouvais ca plutôt flatteur et avec James on en riait comme les mômes qu'on était... puis bon, ca n'est pas non plus atroce.

-N'empêche que personne ne te connait alors, que tout le monde te juges sur ce que tu n'es pas et que ca ne doit pas forcément être super...

-Les personnes qui compte le plus connaissent la vérité, les autres peuvent me juger tant qu'ils le veulent ca ne peut que me faire rire... mais tu dois le comprendre toi. Tu sais très bien que les gens ont une certaine image de toi et pourtant tu ne les en dissuades pas, tu restes indifférente et ne changes pas.

Il avait raison. Jamais elle ne s'était souciée qu'on la prenne pour une folle, pour une illuminée qui ne savait pas vivre dans la réalité... en même temps c'était un peu vrai. Elle était rêveuse et savait avoir une vision des choses différentes de celle des autres. Elle s'amusait autrement, ne s'intéressait pas aux même choses, n'appliquait pas les « règles à suivre en société »... Ils avaient donc, elle et lui, plus de points communs qu'ils ne pouvaient le penser au premier abord. Ces vacances étaient vraiment emplies de révélations, ils apprenaient à se connaître, se disaient des choses dont ils ne parlaient pas forcément à tout le monde... mais avait elle le droit de se réjouir ? Etait-ce parce qu'il y avait quelque chose entre eux, une complicité naissante, ou était simplement la situation qui voulait cela ? N'aurait il pas été le même avec quelqu'un d'autre ? Peut-être que oui, peut-être que non. En attendant c'était à elle qu'il faisait ses confidences, à elle qui en était amoureuse et qui était ravie d'être jugée digne de sa confiance et qui de plus se sentait soulagée par ses paroles : il était plus doux d'aimer un garçon normal qu'un coureur.

Ils restèrent là en silence un bon moment, il s'allongea enfin, elle lui parla de ses parents, il lui parla des siens. Ils étaient là, tous les deux, et plus rien n'aurait pu les déranger. Ils n'étaient pas comme deux amoureux, mais comme deux personnes qui offraient leur confiance à l'autre, qui jugeaient l'autre digne de recevoir les informations sur leurs états d'âmes, qui respectaient l'autre tout en se sentant proche de lui. Ils auraient très bien pu s'embrasser, pu profiter du fait qu'ils étaient dans ne chambre seuls tous les deux, mais ils n'en firent rien, l'heure n'était pas à cela. Puis d'ailleurs Laura se rendait bien compte que Sirius lui parlait certes et que c'était un cadeau merveilleux, mais qu'il n'avait pas manifesté le moindre sentiment à son égard. Elle était son amie, ou du moins une confidente du jour, et c'était déjà beaucoup, elle savait qu'elle ne devait pas trop en demander et avait de toute façon une nature à se contenter de peu.

-Laura ? Tu t'es endormie ?

-Non non...

-On descend ? Il est onze heures, Robin doit être levé.

-C'est parti.

Arrivés devant l'escalier transformé en toboggan sous le pied de Sirius, ils s'élancèrent ensembles pour finir assis au sol dans la salle commune. Laura remarqua la surprise de Robin lorsqu'il les vit, puis son petit sourire. Elle ne comprit d'abord pas, se dit qu'il devait se moquer d'eux qui agissait comme des enfants, puis soudain une connexion se fit dans son cerveau (et oui elle était lente ce matin mais elle avait pour excuse de n'avoir pas dormi elle !), apparemment Sirius mit autant de tant à faire le lien entre l'attitude de Robin et la raison puisqu'ils se mirent à rire en même temps : le cinquième année pensait tout simplement qu'il s'était passé quelque chose entre eux du fait qu'il venait de les voir débarquer du dortoir ensemble.

-Espèce de pervers va !

Robin qui avait compris son erreur se mit à rire aussi et c'est toujours de bonne humeur qu'ils se dirigèrent vers midi dans la grande salle pour aller manger avec les professeurs et leurs camarades.

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- Pff je n'en vois pas ! C'est nul !

Sirius souri... une vraie enfant sa Laura... enfin, Laura. Ils n'étaient là roulés dans des couvertures au bord de la tour d'astronomie que depuis quelques minutes et elle s'était déjà plainte à deux reprises de ne pas encore avoir vu d'étoiles filantes comme elle l'aurait souhaité. Il la taquinait en lui faisant croire que lui si, même si c'était totalement faux et qu'il pensait même qu'elle avait du se tromper de date... Plus que pour l'embêter, il disait aussi cela pour ne pas trop laisser planer le silence qui donnait à la situation un caractère trop romantique... et qui le tenait difficilement éveillé après leur nuit blanche. Le souci c'est qu'il ne pouvait pas se répéter trop souvent et qu'il ne trouvait rien d'autre à dire, et donc on pouvait entendre le vent venir s'écraser contre les murs de la tour... en un son monotone et berçant et qui lui rendait les paupières lourdes, lourdes... sensation qu'amplifiait la présence du corps tout chaud de Laura contre le sien, et le souffle de la jeune fille dans son cou. Le souffle de la jeune fille dans son cou ?! Que faisait la tête de sa belle sur son épaule, était elle inconsciente pour le provoquer ainsi ?

Il tourna son visage, étonné et troublé. Elle ne vit pas son regard chargé en émotion et pour une bonne et simple raison : elle était partie au pays des rêves, se jetant dans les bras de Morphée après deux jours de lutte contre le sommeil. Lui, à la regarder, se croyait au pays des anges et il ne sait exactement combien de temps cela dura mais il resta là longtemps sans bouger... profitant ainsi d'un instant qu'il savait unique et dont la douceur lui manquerait bien des fois quand tout serait fini.

Il s'allongea et la plaça contre lui pour pas qu'ils n'aient trop froid, et la tête sur son torse pour ne pas qu'elle repose sur le sol dur... oui enfin, c'était une excuse comme une autre quoi. Regardant les étoiles et enlaçant son Aurore (NdA : la princesse au bois dormant) qui n'avait remué ni d'un cil ni d'un orteil, il murmura un « J'ai gagné ce pari : demain je suis ton roi ! ».

Quel ne fut pas stupeur quand une toute petite voix ensommeillée lui répondit, avant que Laura ne se serre encore plus à lui, d'un « Humm je te préférerais en prince ».

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