Ces dernières semaines étaient assez chargées... mais ça devrait aller mieux! Donc encore désolé du retard (vous êtes habitués, maintenant...). J'ai de toute façon promis que je finirai d'écrire cette fanfic avant la fin du mois (d'ailleurs, n'hésitez pas à me harceler si je poste trop en retard, ça me motive ^^ ). Bref, voilà le chapitre 10, ou comme je l'appelle, le "chapitre maudit" (toute cette fanfic est maudite, visiblement...), chapitre que je ne savais pas trop où arrêter, alors j'ai fait de mon mieux, mais c'est pas encore ça :(
Enjoy!
chapitre 10 :
« -…Bokuto... ? Qu'est-ce que tu fais là ?
-On avait dit que je resterai ici une partie des vacances… non ? demanda-t-il incertain en perdant son sourire pour une mine un peu perdue.
-…C'est vrai, j'avais totalement oublié… marmonna Kuroo en posant une main sur son visage.
-Sinon, c'est pas grave, je m'en vais. Je voudrais pas vous déranger, on fera ça une autre fois… proposa Bokuto, visiblement déçu et vexé qu'il l'ait oublié.
-Non, c'est bon. » intervint Oikawa qui avait suivi discrètement la conversation depuis l'entrée. « Tu déranges pas. Et on va pas te renvoyer alors que tu es venu exprès. Pas vrai, Kuroo ?
-Non, bien sûr, entre.
-Dans ce cas… Désolé de m'imposer… » dit-il en entrant, gêné de s'imposer de la sorte.
Il posa ses affaires dans un coin et Kuroo les invita à s'asseoir autour de la table ronde du salon. Bien que les deux hommes aient affirmés qu'il ne dérangeait pas, Bokuto ne se sentait vraiment pas à l'aise et se demanda un instant s'il ne valait pas mieux finalement qu'il parte.
« -…Vous êtes sûr que je dérange pas ? demanda-t-il encore une fois, doutant de la réponse vu l'ambiance lourde et pesante.
-Mais non, et puis, la dernière fois qu'on s'est vu, tu m'as demandé qu'on soit amis, mais depuis, on n'a pas eu l'occasion de se parler, alors c'est l'occasion de mieux se connaître. » le rassura Oikawa qui était assez curieux.
Bokuto lui semblait quelqu'un d'intéressant et sympathique, il voulait vraiment en savoir plus sur lui il n'avait pas dit tout cela uniquement pour le rassurer. Mais même sans cette curiosité, Bokuto était un ami de Kuroo, alors il était tout naturel qu'ils fassent connaissance. Il était aussi impatient de rencontrer l'ami d'enfance de Kuroo, le passeur de Nekoma dont le nom lui échappait.
« -En tout cas… » commença Kuroo à l'adresse de Bokuto, sortant Oikawa de ses pensées, « … T'as l'air un peu moins stressé que la dernière fois » ! » se moqua-t-il.
Bokuto détourna prestement le regard et eut un petit rire gêné, ce qui attira l'attention d'Oikawa. Quelle étrange réaction de sa part… mais Kuroo semblait n'avoir rien remarqué.
« -Stressé ? Vraiment ? Je ne t'imaginais pas comme ça, fit remarquer Oikawa, surpris.
-Il avait la trouille d'être présenté à mes parents. Exactement comme toi, en fait ! s'exclama-t-il en riant à ce souvenir.
-Ca va, on va pas en faire toute une histoire, non plus… » s'insurgea Bokuto en faisant la moue, rouge de honte.
Ce dernier croisa alors le regard d'Oikawa et tourna immédiatement la tête sur le côté. Il ignorait pourquoi mais le châtain le fixait d'un regard étrange qui le transperçait de part en part. Il semblait à la fois pensif et soucieux, et cela mettait Bokuto mal à l'aise : même alors qu'il avait tourné la tête et commencé à parler distraitement avec Kuroo, il sentait son regard brûlant posé sur lui, faisant remonter un frisson le long de son dos. Mais il tâchait de ne pas y prêter attention et de se concentrer plutôt sur sa conversation avec Kuroo. Le temps passa peu à peu, mais Oikawa semblait ne pas l'avoir lâché des yeux.
« -… et alors là, forcément, le ballon… continua Kuroo avant de s'interrompre.
-…
-… Oikawa ? Ca va pas ? T'as pas décroché un mot depuis tout à l'heure, commença à s'inquiéter Kuroo, les sourcils froncés.
-Moi ? Ca va très bien. Je vous écoute, ça me suffit. Maintenant que j'y pense, comme t'es là, c'est l'occasion de te poser la question : tu es amoureux de Tsukishima ? demanda-t-il avec intérêt, une lueur calculatrice dans les yeux.
-B-C'est-Qu-Non… ! »
Les deux hommes haussèrent un sourcil peu convaincu.
« -…Ca se voit tant que ça… ?
-Non, t'inquiète pas, d'ailleurs Kuroo ne l'avait pas vu au début, c'est moi qui lui ai dit. Mais bon, il ne voit jamais ces choses là, donc ce n'est pas une référence, pas vrai ? dit-il en glissant un coup d'œil à Bokuto, comme s'il insinuait quelque chose.
-N'importe quoi, ça m'arrive de le remarquer ! s'insurgea le principal concerné.
-Ah vraiment ? Parce que tu vas me dire que ces dernières années tu as déjà remarqué que quelqu'un t'aimait ?
-…Ca veut rien dire, ça ! Peut-être que personne ne m'aimait, c'est tout ! »
Bokuto déglutit, mal à l'aise de l'attention que lui portait Oikawa et du double sens que semblait cacher ses paroles. Il se ressaisit pourtant bien vite et se rappela qu'il avait quelque chose à leur montrer.
« -A ce propos… » commença-t-il avant de chercher quelque chose dans ses affaires et revenir en posant un magazine sur la table. « …avec ça, tu risques de devenir vraiment populaire auprès des filles. »
Il s'agissait d'un magazine sportif spécialisé dans le volley-ball qui était plutôt connu dans le milieu. Sur la couverture du dernier numéro se trouvait la photo de Kuroo, uniquement vêtu d'une serviette, avec dans ses bras Oikawa. C'était une photo qu'avait pris un journaliste sportif lors du dernier match, où Kuroo était allé rejoindre Oikawa sur le parking directement après sa douche. Bien sûr, sur le moment, il n'avait pas fait attention, mais il fallait dire aussi qu'il n'aurait jamais imaginé que quelqu'un prendrait vraiment une photo d'eux comme cela, et la publierait dans un magazine, en couverture qui plus est ! Il attrapa le magazine et pâlit en le regardant, Oikawa pouffant de rire à côté de lui.
« -C-C'est pas si grave, il n'y a pas grand monde qui achète ce genre de magazine… essaya-t-il de se rassurer lui-même.
-En temps normal, oui, mais là, t'as fait le buzz ! Toutes les filles qui y sont abonnées en ont parlé à leurs amies, qui l'ont acheté rien que pour toi, et… Le magazine a dépassé un record de vente, après seulement deux jours de publication. » l'informa Bokuto.
Kuroo le regarda d'un air horrifié en tenant le magazine le plus loin possible, comme s'il s'agissait de quelque chose de vraiment répugnant.
« -Mais c'est quoi ces malades ? Acheter un magazine juste parce qu'un homme qu'elles ne connaissent même pas y est torse nu ?
-En fait, c'est aussi parce qu'il y a Oikawa. Imagine-les un peu, le fameux Oikawa, connu de toutes les jeunes femmes, avec en plus un bel homme presque nu… Tout le monde se demande qui tu es et quelle est votre relation. T'es devenu la star du moment.
-Mais t'as entendu, c'est grâce à moi, à la base. A moi et à ma beauté naturelle ! fit remarquer Oikawa avec une fierté non dissimulée.
-Tu parles ! Vu comme c'est parti, Kuroo va te piquer la vedette, se moqua Bokuto.
-Tu vas quand même pas faire ça, si ?
-Fermez-la, tous les deux ! Je compte rien faire du tout ! J'ai pas envie d'être célèbre, moi ! Si c'est pour me faire harceler par des inconnus, non merci…
-Tu pourrais te faire de l'argent, en posant pour des magazines. » fit remarquer très sérieusement Oikawa.
Cette remarque piqua son intérêt, et Kuroo observa un instant le visage mystérieux de son petit ami. S'ils voulaient vivre ensemble, ils allaient devoir gagner de l'argent, c'est vrai, et en soi, il n'avait qu'à poser avec des habits de telle ou telle marque et ne pas bouger pendant qu'on le photographie, ce n'était pas si compliqué. De l'argent facile, en somme. Mais ce qui embêtait Kuroo était ce qui venait après, une fois que les filles l'auront pris pour cible. Il ne voulait pas être tout sourire et charmeur comme Oikawa, mais s'il était méchant et leur disait clairement de le laisser tranquille, elles perdront peu à peu leur intérêt pour lui et n'achèteront plus le magazine, donc tout ceci n'aura pas servi à grand-chose. Il hésita un instant, et décida que si personne ne le lui proposait, il n'irait pas, mais le jour où quelqu'un lui demandera de poser, là, il y réfléchirait. Il n'avait vraiment pas besoin de s'encombrer de tout cela maintenant, il avait d'autres préoccupations plus urgentes. Il profita d'un bâillement d'Oikawa pour leur proposer d'aller dormir, Oikawa et Kuroo dans la chambre de ce dernier, et Bokuto dans le salon, peu désireux de dormir avec le couple.
« -T'es sûr que ça te dérange pas qu'il reste avec nous ? demanda Kuroo en retirant son t-shirt.
-Non, ça promet d'être amusant avec lui dans les parages ! Et puis comme ça, on pourra se connaître un peu mieux. Et j'aimerais bien aussi rencontrer ton équipe, surtout le passeur.
-Kenma ? Si tu veux. » lui répondit-il, surpris qu'il veuille le rencontrer. « En attendant, et si on reprenait notre soirée romantique ? fit-il en faisant basculer Oikawa sur le lit et en se mettant à califourchon au-dessus de lui.
-Tu veux dire comme hier soir ? demanda-il avec un sourire taquin.
-Déconne pas ! Comme si j'allais me laisser faire encore une fois ! »
Oikawa étouffa un léger rire, sachant pertinemment que, s'il le souhaitait, il pouvait inverser leur position n'importe quand. Mais il ne voulait pas vexer Kuroo, et puis c'était pas si mal, une fois de temps en temps, de le sentir en lui, de se laisser faire.
Le lendemain matin, ainsi que le reste de la journée, se déroula dans une ambiance joyeusement turbulente, où Oikawa put découvrir les côtés les plus stupides et amusants des deux autres garçons, se laissant finalement aller à leur stupidité. De vrais gamins survoltés, s'était-il dit en souriant. Enfin, vu le caractère des parents de Kuroo, il n'était pas surprenant qu'il soit ainsi : ils étaient très sympathiques, et laissaient beaucoup de libertés à Kuroo, tout en entretenant de très bonnes relations avec lui, ce qui n'était pas évident avec un enfant de cet âge.
Oikawa ne pouvait qu'être choqué de la différence entre les parents de Kuroo et ses propres parents. Comment était-ce possible ? Kuroo avait vraiment beaucoup de chance ou peut-être était-ce lui qui était particulièrement malchanceux ? Que se serait-il passé s'il avait eu de tels parents ? Que serait-il devenu ? Inconsciemment, il commençait à voir les parents Kuroo comme des parents adoptifs, de substitution. Ce qu'il serait heureux d'avoir une famille pareille… Et des amis comme Bokuto, aussi. Depuis son arrivée, Kuroo semblait avoir oublié tous ses problèmes et la ride de soucis entre ses sourcils avait disparue. Ce jeune homme avait le don de redonner le sourire à n'importe qui, il était vraiment quelqu'un de très important pour Kuroo.
A cette simple pensée, son cœur se serra. Il n'était pas jaloux, non, il savait que Kuroo l'aimait lui et lui seul, mais il n'aimait pas que Bokuto puisse lui apporter un tel sourire sur le visage de son petit-ami alors que lui-même n'y parvenait pas et ne lui attirait que des ennuis. Leur relation était vraiment très forte. Ils étaient bien plus que de simples amis. Mais ses sentiments envers Bokuto étaient mitigés : oui, il éprouvait bien une certaine forme de jalousie, mais plus il apprenait à le connaître et plus il s'attachait à lui. C'était un garçon vraiment gentil, très enfantin, très pur. Sa bonne humeur constante était comme un rayon de soleil dans la vie de quiconque s'approchait de lui. Mais il n'oubliait pourtant pas que Kuroo devrait un jour avouer leur relation à ses parents.
Assis à table pour le dîner, à côté de Kuroo et, en face d'eux, les parents, pour finir par Bokuto en diagonale, Oikawa amena les baguettes à sa bouche, se demandant quand et comment Kuroo comptait leur annoncer.
« -Je sors avec Oikawa. » déclara simplement le brun.
Oikawa recracha ce qu'il avait dans la bouche et le regarda avec des yeux ronds. Ici, tout de suite, sans préambule, en plein milieu du repas ? Malgré son air ouvertement détendu, Oikawa voyait bien que ses doigts étaient exagérément crispés sur ses baguettes. Il observa ensuite la réaction des parents, qui se contentaient de les regarder, tour à tour, silencieusement et l'air choqué. C'était une réaction normale, jugea Oikawa. Il aurait fait pareil. Bokuto, de son côté, s'était figé et essayait de se faire le plus petit possible, comme s'il se trouvait entouré d'animaux sauvages et dangereux. Ses yeux passaient frénétiquement des parents à ses amis, et une grimace gênée déforma les traits de son visage.
Les parents échangèrent alors un regard, puis forcèrent un sourire et essayèrent d'arborer un air serein, sans succès.
« -Ah… Ah bon ? Et… depuis combien de temps ? demanda la mère, hésitante.
-Tu te souviens quand j'ai commencé à partir tous les week-ends et même parfois en semaine ? Eh bah voilà, c'était pour lui.
-Mais vous… euh… vous y avez bien réfléchi, ou c'est juste comme ça, par curiosité ? » demanda maladroitement le père.
A cette question, Tetsurou fusilla son père du regard et lui répondit de manière ouvertement agressive, que ce soit dans son ton ou dans sa posture.
« -On sort ensemble parce qu'on s'aime, et on compte même s'installer ensemble après le lycée.
-Hé, c'est pas la peine de leur en dire autant… ! lui chuchota Oikawa, inquiet de la réaction des parents.
-Ecoute… Je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne idée, hein chérie ? demanda alors la mère en se tournant vers son mari pour trouver un peu de soutien.
-C'est vrai… Ce n'est pas très raisonnable. Ce ne serait pas mieux pour vous deux que vous restiez simplement amis ? »
Kuroo se leva brutalement en tapant la paume de sa main contre la table, faisant sursauter Bokuto qui essayait toujours tant bien que mal de se rendre invisible. Le brun fixait ses parents d'un regard outré et furieux. Bien que ses parents étaient compréhensifs et tolérants, il s'était douté qu'ils montreraient une certaine réticence, mais pas à ce point. Pourquoi, pourquoi ne pouvaient-ils pas tout simplement accepter et se taire ? Auraient-ils dit la même chose s'il leur avait présenté une file ? Ou alors peut-être n'aimaient-ils pas Oikawa ? Mais leur demander tout simplement de rester amis… ! Comment osaient-ils ?
« -Et toi, tu dirais quoi si je te disais de rester « simplement ami » avec maman, hein ? Et pourquoi vous dites des choses aussi horribles ? Pourtant vous l'aimez bien, pas vrai ? Alors pourquoi ?! Si il suffit à me rendre heureux, vous devriez l'accepter ! Vous m'avez toujours dit que ce qui comptait pour vous, c'était mon bonheur ! Alors quoi ? Juste parce que je ne fais pas comme tout le monde, juste parce que ce n'est pas « normal », soudainement, vous ne voulez plus mon bonheur ? Vous n'êtes que des hypocrites, vous me décevez franchement… »
Suite à cette brusque explosion de colère, il serra un peu plus ses poings et sa mâchoire se crispa. Il était furieux, rien ne pouvait le calmer. Il ne voulait plus voir qui que ce soit. Il s'enfuit alors dans sa chambre sans un mot, agacé. Oikawa se retrouvait donc tout seul face aux deux adultes, sans vraiment pouvoir compter sur un soutien autre que moral de la part de Bokuto. Il ne lui en voulait pas, et était même un peu désolé de le mêler à tout cela. Il regarda timidement la mère, puis le père, et baissa les yeux, ne trouvant rien à leur dire.
« -Ne va pas croire que c'est contre toi surtout, essaya alors le père d'un ton crispé qui se voulait réconfortant.
-Oui, nous n'avons rien contre toi, tu es un garçon charmant. Nous aurions réagit de la même manière s'il s'était agit de Bokuto, par exemple. »
Ce dernier faillit s'étouffer et arbora une couleur rouge bien prononcée à ce sous-entendu. Il intercepta le coup d'œil insistant d'Oikawa et paniqua.
« -Ah, euh… Est-ce que vous pourriez s'il-vous-plait ne pas me mêler à tout ça ? Ca me met très mal à l'aise…
-Tu étais au courant ?
-C'est que… En fait… Oui… »
Il s'abstint de leur apprendre que presque tout leur entourage était au courant. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire dans une situation aussi délicate.
Il jeta alors un coup d'œil à Oikawa et s'inquiéta de son air blessé et horriblement mal à l'aise. Il se leva alors, vint se placer à côté d'Oikawa, et posa une main réconfortante sur son épaule.
« -Ecoutez, je pense que vous avez besoin d'en parler tous les deux au calme et en privé, alors si ça ne vous dérange pas, Oikawa et moi, on va s'en aller. »
Sans un mot, les deux parents hochèrent la tête et Bokuto incita Oikawa à se lever. Le jeune homme avait les yeux dans le vague et ses sourcils étaient douloureusement froncés, tandis que sa tête était baissée et son corps vide de toute volonté. Bokuto attrapa sa main dans la sienne et l'entraîna dans la salle de bain, seul endroit où ils pouvaient être tranquille, sans risquer de croiser les parents ou Tetsurou.
Bokuto verrouilla la porte derrière lui et fit s'asseoir Oikawa sur le rebord de la baignoire. Jugeant qu'il ferait mieux de le laisser tranquille pour l'instant, il s'éloigna, mais Oikawa resserra sa poigne sur sa main, refusant de le laisser s'en aller en le laissant tout seul.
« -Ca ne me dérange pas que tu restes… » dit-il faiblement.
Bokuto lui fit un mince sourire et s'assit à côté de lui, épaule contre épaule, main dans la main. C'est à peu prêt tout ce qu'il pouvait faire pour lui. Il pouvait bien essayer de trouver des paroles réconfortantes tout à fait creuses, mais ne s'en sentait ni le courage ni l'envie. Mais il ne supportait pas non-plus de le voir aussi abattu.
« -Tu sais, il t'aime vraiment, et si on lui demandait de choisir-
-Je ne veux pas. » l'interrompit brusquement Oikawa. « Je ne veux pas qu'il soit obligé de choisir entre moi et ses parents. J'aimerais que tout se passe pour le mieux, et qu'il puisse profiter des deux. Je ne veux pas qu'il renonce à ses parents, mais je ne veux pas non-plus qu'il me quitte, et c'est pour ça que je ne veux pas l'influence, lui mettre la pression, mais c'est plus difficile que ce que je croyais…
-Toi…T'es vraiment un type bien, en fait !
-Pourquoi ça te surprend ? demanda-t-il avec un léger rire.
-C'est pas ce que je voulais dire… ! Mais tu penses vraiment à ce qui est le mieux pour lui, même si ça doit te faire souffrir, c'est… c'est vraiment courageux !
-Tu trouves ?
-Moi je pourrais pas. »
Alors qu'il disait ces mots, son portable vibra et il porta instinctivement une main à sa poche avant de s'interrompre. Il était là pour s'occuper d'Oikawa, son téléphone pouvait bien attendre.
« -C'est bon, tu peux regarder, lui fit alors Oikawa, à qui le geste n'avait pas échappé.
-Désolé… »
Il attrapa rapidement son téléphone, lâchant par la même la main d'Oikawa, et regarda le sms qu'il venait de recevoir. Oikawa vit alors un sourire tendre se dessiner sur le visage de Bokuto et son regard s'adoucir sensiblement.
« -Un message de Tsukishima ? demanda-t-il malicieusement.
-Hé ? N-Non, pourquoi tu dis ça ? Pourquoi il m'enverrait un message de toute façon ? commença-t-il à paniquer, ce qui fit rire Oikawa.
-C'est bon, je le sais déjà. Faut dire, toi, quand tu es amoureux, ça se voit tout de suite. En tout cas, je suis content pour toi que tu te sois retrouvé quelqu'un.
-Enfin, « retrouvé quelqu'un »… Je ne suis même pas avec lui pour l'instant… » lui rappela-t-il.
Le châtain lui fit un sourire presque paternel et le libéra de toute obligation, l'informant qu'il allait de toute façon retourner voir Kuroo et que donc il était libre de lui répondre. A ces mots, Bokuto lui fit un sourire compatissant et le laissa s'en aller. Il était suffisamment grand pour s'occuper de lui-même, et semblait vouloir prendre les choses en main. Bokuto ne s'inquiétait pas trop pour lui, il paraissait assez fort pour traverser cette épreuve du mieux qu'il le pouvait, et il n'avait de toute façon pas vraiment sa place dans une dispute de couple. C'est donc en souriant qu'il répondit au message de Tsukishima.
To be continued...
Petite anecdote : l'autre jour, je devais écrire Okinawa (le nom d'une île du Japon), et, par habitude, mes doigts ont tapé "Oikawa"... Oui, je suis surement la seule à trouver ça drôle :D
A dimanche ou lundi ^^
