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vvvvv

BONG !

Cuddy, dont l'estomac grondait sourdement depuis la déclaration de son employé, tressauta puis s'empressa de raccrocher. Elle sourit timidement à Josh qui s'était déjà levé, le salua et s'appliqua à se concentrer sur le nouveau venu en s'efforçant de rayer House de ses pensées.

Encore une gageure…

Le téléphone sonna à nouveau.
Elle l'ignora et salua le numéro 28.
Nouvelle sonnerie. Elle ne put s'empêcher d'y jeter un furtif coup d'œil.
Un numéro inconnu.
_ Très drôle House… siffla-t-elle avant de décocher un sourire au numéro 28 qui rougit sur l'instant.
Nouvel SMS du numéro inconnu.
Elle le consulta en se maudissant d'avoir cliqué sur le bouton « lire ».
Ce n'est pas en faisant bander les hommes que vous obtiendrez d'eux de la semence, je serai la reine de ce speed dating.
La doyenne tourna mécaniquement la tête, la mâchoire décrochée et décalée sur deux centimètres ; histoire de faire comprendre à son employé qu'elle n'était pas dupe et que ce nouveau petit jeu commençait à l'irriter.
Pour toute réponse, il lui adressa un étrange sourire avant de rendre le portable à la femme qui lui faisait face et dont le visage décomposé signifiait qu'il venait de malmener psychologiquement une nouvelle victime.

_ Moi c'est Kurt, enchanté. entama le numéro 28.
_ Oui oui… Deux secondes Kurt. marmonna Cuddy avant de composer le numéro du diagnosticien.
L'homme leva les sourcils, interloqué. Excédée par son air ébaubi, elle l'invita à poursuivre son monologue qu'il devait sûrement connaître par cœur avant de se concentrer sur la tonalité qui résonnait à son oreille.
_ Allô bonsoir, ici docteur T, qui le demande ?
_ C'était quoi ça ?
_ Quoi donc ? Mon irrépressible et incontestable emprise sur vous ou la teneur du SMS ?
_ Vous n'avez aucune emprise sur moi House. claqua-t-elle en évitant soigneusement de se tourner dans sa direction.
_ En vue de la mine renfrognée de celui qui vous fait face, je dirais que vous venez de me prouver le contraire et qu'il est temps que vous vous incliniez. Il est clair que vous venez d'essuyer une cuisante défaite.
Cuddy serra les dents.
_ Je n'ai rien perdu ! Sinon de précieuses secondes en la compagnie de notre très cher Kurt !
Elle adressa un sourire charmeur au numéro 28 qui s'en gargarisa par un allègre toussotement.
_ A la bonne heure ! s'exclama House avant de raccrocher.
Il leva son pouce droit en l'air puis se pencha outrageusement vers la pauvre femme assise en face de lui.
Interdite, Cuddy l'observa un moment avant de reporter entièrement son attention sur Kurt qui s'engouffrait déjà dans un tortueux labyrinthe de compliments à son égard.

Au bout d'une minute trente de profond ennui, pendant laquelle la doyenne ne put s'empêcher de lancer des œillades en direction de son employé, une sonnerie de téléphone retentit.
Kurt, laissant l'une de ses interminables phrases en suspens, écarquilla les yeux en notant l'empressement dont fit preuve la numéro 19 pour répondre à l'appel.
_ Seriez-vous atteinte de strabisme ?
La doyenne se mordilla nerveusement la lèvre inférieure. Apparemment, il était conscient des fréquents coups d'œil qu'elle lui avait porté jusqu'à présent.
_ Ce n'est pas en me regardant à la dérobée que vous réussirez à avoir toute mon attention. reprit-il avec satisfaction.
_ C'est pourtant ce qui vient de se passer.
_ Ah… Ça, c'est parce que mon attention se porte constamment sur vous. lui glissa-t-il dans un grognement sourd.
Elle frissonna malgré elle.
_ Je vous ai vu. chantonna-t-il. Vous ferais-je de l'effet docteur Cuddy ?
_ Dans vos rêves ! objecta-t-elle avant de raccrocher.

« Et merde ! » s'exclama-t-elle intérieurement en réfrénant le feu qui lui montait aux joues. Comment diable réussissait-il à la mettre dans un tel état en à peine une phrase ?

Le dandinement nerveux du numéro 28 la tira de ses interrogations. Elle le toisa vertement, le défiant de dire quoi que ce soit. Elle était consciente qu'il avait compris ce que se tramait entre elle et le numéro 32 mais sur le moment, elle s'en contre fichait royalement. Elle avait une guerre à mener !

La bataille reprit quand le téléphone se remit à sonner. Elle le dégaina tel un cowboy et planta son regard dans celui de House, déterminée à ne rien lui céder.
_ Vous devriez lui dire qu'il n'a aucune chance.
_ Vous ne doutez de rien apparemment.
_ Nous savons tous les deux que vous ne donnerez votre numéro à personne.
_ Vous me semblez sûr de vous House.
_ Et moi je vous ai connu plus revêche ! Votre manque de répartie témoigne de votre incapacité à réfuter la véracité de mes propos.

Il était totalement dans le vrai. Elle se complaisait dans le déni.

_ Autre chose à ajouter ? Je m'apprête à vous raccrocher au nez.
_ Sans façon. Je ne voudrais pas provoquer en vous une nouvelle vague de dés…
Elle coupa brutalement la communication en prenant bien soin de le fusiller du regard.
Il lui adressa un sourire goguenard ; la poussant alors à un geste fâcheux, gamin et totalement scandalisant dans un tel lieu.

Dictée par un sentiment de vengeance et de réponse acerbe à ses avances, elle fit glisser son pied le long de la jambe gauche de Kurt qui se raidit brusquement, tétanisé par la surprise et l'excitation. Elle exécuta son geste comme on exécute une sentence; le menton en l'air et la mâchoire contractée. En raison de l'angle de la table, elle savait que le diagnosticien ne raterait pas une miette du spectacle et savoura la vue de son teint blêmissant graduellement.
Elle le vit saisir maladroitement son téléphone en jetant des regards paniqués autour de lui, vérifiant que personne, à part lui, n'avait assisté à la scène.
La sonnerie ne tarda pas à retentir à ses côtés. Sonnerie qu'elle prit plaisir à ignorer en le défiant du regard.
Un étrange ronronnement la poussa alors à poser le pied à terre et à reporter son attention sur Kurt qui commençait à se déchausser le pied droit. La panique lui vrilla alors le bas-ventre. Trop occupée à vouloir désarçonner son employé, elle en avait oublié les conséquences que pouvaient entrainer un tel acte.
Son BlackBerry s'agita à nouveau. Elle s'empressa de décrocher, perdant peu à peu son sang-froid.
_ Passez-le moi. ordonna House.
Elle s'exécuta automatiquement en dépliant prestement son bras.
Déconcerté, le numéro 28 saisit le portable et le porta à son oreille.

Elle n'entendit pas ce qui suivit mais le visage livide de Kurt et les légers tremblements qui animèrent son corps lui suffirent à deviner le contenu de la diatribe.
L'homme lui rendit son téléphone après avoir salué le diagnosticien dans une difficile déglutition.

_ Ne me remerciez pas surtout !
_ Cet homme va sûrement finir sous valium, pourquoi devrais-je vous remercier ?
_ La faute à qui s'il finit sous antidépresseurs ? Je ne l'ai pas aguiché comme une adolescente sans cervelle !
_ Continuez d'extérioriser votre colère House, ça vous va si bien.
_ C'est déjà un miracle qu'il ne vous traite pas de tous les noms… Si en rentrant chez vous et qu'il vous suit… Il y a forcément un concentré de pervers à ce speed dating… Bon sang Cuddy ! De nous deux, je suis sensé être le plus cinglé ! s'emporta-t-il
_ Touché, coulé.
_ Une bataille navale impliquerait que mon sous-marin entre dans vos eaux interdites…
_ Bye House.

Elle raccrocha, se surprenant à désirer qu'il s'amarre à son port.
Définitivement.

Elle n'eut pas le temps de déposer le portable qu'il rappelait déjà.

_ Quoi encore ?
_ Avouez que ça vous plait.
_ De savoir que vous venez de castrer psychologiquement un homme susceptible de me séduire ?
Elle l'entendit rire doucement au bout du fil. Il semblait assez fier de lui sur le coup et elle ne put réprimer un sentiment similaire à son égard… Après tout, il venait de calmer les ardeurs d'un numéro 28 à présent totalement éteint.
_ Avouez que je vous plais. souffla-t-il.
Elle se sentit rougir.
_ Nous n'avons rien en commun. lâcha-t-elle.
_ Vous esquivez. Encore.
Elle poussa un imperceptible soupir.
_ Vous et moi aimons jouer. C'est déjà pas mal comme point commun je trouve. reprit-il, hilare.
_ C'est vous qui aimez jouer… commença-t-elle.
_ Et votre orgueil fait le reste. finit-il.
_ Autre chose en particulier à me faire savoir ? demanda-t-elle, lassée.
_ Pas vraiment non, mais sachez que je suis disponible au cas où l'envie vous prendrait à nouveau de frotter votre pied contre la jambe d'un homme. Ça ne me dérange pas que vous soyez fétichiste. Personnellement, ça fait bien longtemps que je voue un culte à vos attributs.
_ Vous avez fini de parler pour ne rien dire ? s'exaspéra-t-elle.

House sourit en la voyant gonfler les joues.
Se retenant de ne pas lui avouer qu'il adorait l'entendre au bout du fil et qu'il se contenterait volontiers d'écouter sa respiration, il accentua sa précédente déclaration en lui redessinant la silhouette du bout des doigts.
Elle lui signifia son agacement en lui faisant de gros yeux. Il haussa vivement les sourcils, ponctuant son expression faciale d'une grimace moqueuse.
_ Rassurez-vous House, je saurai rassasier mes penchants avec le prochain concurrent.
_ Serait-ce une menace ?
_ A votre aise.
_ Intéressant.
_ Je vais raccrocher House, me replonger dans ce stupide speed dating et vous prouver que vous avez tort.
_ A votre aise.
Il lui décocha un sourire narquois avant qu'elle ne raccroche.

BONG !

Le diagnosticien s'empressa de se lever et de rejoindre la prochaine table, déjà impatient à l'idée de recommencer à importuner sa supérieure.
Savoir qu'il occupait toute son attention lui plaisait tout particulièrement.
Il s'installa à son aise, marmonna un « c'est même pas la peine d'essayer d'engager la conversation » à la jeune femme qui était assise à sa table puis se tourna vers la numéro 19, scrutant avidement chacun de ses mouvements.
Elle semblait décidée à aller au bout de l'entretien, s'efforçant d'entamer le plus naturellement possible la conversation.
Il se gaussa silencieusement du prétendant qui ne ressemblait pas à grand-chose et dont le charisme atteignait le seuil zéro puis prit plaisir à décrypter le langage corporel de Cuddy.

Au bout de deux minutes il sortit son téléphone, ravi de constater que la doyenne échouait lamentablement dans ses rapports humains dès qu'elle quittait la zone hospitalière.

Il l'observa lutter pour ne pas répondre, croisant au passage un furtif regard incendiaire.
Il nota de légers plis sur son front alors que le numéro 27 l'invitait à prendre l'appel. Il fronça les sourcils face à son air pensif.
Il n'aimait pas quand elle cogitait de la sorte. Ce n'était jamais bon pour lui…
Elle décrocha enfin, non sans un soupir d'ennui.
_ Faites-moi penser à casser accidentellement votre portable House.
_ Seulement si vous me promettez d'en acheter un autre.
_ Qu'est-ce que vous me voulez encore ? Je ne joue plus.
_ Moi non plus.
Elle se raidit, un regard alarmé lui échappant.
Il inspira profondément.
_ Rendez-lui un service et dites-lui que ce n'est pas la peine qu'il se fatigue à essayer de vous séduire.
_ Et pourquoi ça ?
_ Parce que vous êtes déjà prise.
_ Par vous peut être ?
_ Exactement.

Il la vit chanceler, ébranlée par ses paroles. C'est en se félicitant d'avoir gardé son calme et en se sommant de ne pas prendre ses jambes à son cou qu'il poursuivit :

_ Vous vous faites du mal à essayer de me donner tort.
_ Arrêtez de faire comme si vous lisiez en moi comme dans un livre ouvert ! s'énerva-t-elle.
_ C'est pourtant le cas. tempéra-t-il. Vous n'êtes pas du tout à l'aise. Vous êtes crispée et je vous vois triturer vos mains sous la table.
_ Je le connais à peine, il est normal que j'appréhende…
_ Vous n'appréhendiez pas avec moi ! Vous avez été d'un naturel déconcertant à notre rencontre et ça l'est toujours. Vous aimez cette sensation quand vous vous retrouvez face à moi et me tenez tête. Vous être libre, vivante, sûre de vous et je l'avoue… il expira longuement. Incroyablement séduisante.
_ Ne faites pas ça House…
_ Désolé de préférer cette femme à celle qui fait face à ce nigaud.
_ Ne – faites – pas – ça… articula-t-elle difficilement.
_ Arrêtez ce numéro ! Vous aussi préférez cette femme ! Il n'y a qu'avec moi que vous pouvez être tant à l'aise. Je vous connais par cœur, vous me connaissez par cœur…
_ Justement ! Je vous connais bien et pourrais lister vos défauts sans problèmes ! Des défauts qui me refroidissent sur l'instant quand je pense à une possible relation entre nous ! Vous savez que ça ne nous mènera nulle part alors arrêtons les frais !
Sur ces mots, elle lui raccrocha au nez, le fusilla du regard puis tenta de reprendre une conversation posée avec l'homme qui lui faisait face.

House souffla bruyamment.
Une vraie tête de lard !
Sourire.
Il adorait le cochon.

Alors qu'il s'apprêtait à appuyer sur la touche de rappel automatique, son portable se mit à vibrer. Le diagnosticien décrocha alors avec toute la théâtralité du monde.
_ Que me vaut ce plaisir cher Wilson ?
_ Elle recherche la sécurité, tu n'es pas la sécurité ! Laisse tomber !
_ Ça mord pas hein !
_ Je suis sérieux !
_ Occupe-toi de tes dorades et laisse-moi le gros poisson.
Il coupa court à la conversation et composa le numéro de Cuddy.

_ House ! Cessez de m'asticoter ! s'impatienta la doyenne en répondant à l'énième appel de son employé.
_ C'est marrant que vous parliez d'asticots au moment où je balance l'hameçon.
_ Quoi ?
_ Peu importe. Rendez-moi un service…
Elle bougonna une imprécation puis cala son menton dans le creux de sa main.
_ Répétez après moi : House est un gentil garçon fort intéressant.
_ House…
_ Oui ?
_ Vous êtes un mauvais garçon.
_ Bon, ok, ça je vous l'accorde. Mais au moins, avouez que je vous plais. Histoire de faire avancer le schmilblick quoi.
_ Vous ne m'attirez pas. déclara-t-elle du ton le plus ferme qu'elle connaissait.
_ Et Michael Jackson n'a jamais fait de chirurgie esthétique. s'amusa-t-il à répliquer.
Luttant pour ne pas sourire, Cuddy s'évertua à lever les yeux au ciel.
_ House, vous ai-je déjà dit que vous étiez le plus grand emmerdeur qu'il m'ait été donné de rencontrer sur cette terre ?
_ Cuddy, vous ai-je déjà dit que vous étiez la plus belle contradiction qu'il m'ait été donné d'emmerder sur cette terre ?
La doyenne s'humecta automatiquement les lèvres, mal à l'aise. Elle n'avait pas besoin de tourner la tête dans sa direction pour savoir qu'à cet instant précis il arborait un de ses éternels sourires vainqueurs… Tout comme elle n'avait pas besoin de cogiter éternellement pour comprendre que ce ton moqueur voilait à peine la tendresse qui se dégageait du propos.
Ciel, pourquoi son cœur appartenait-il à cet homme ?

Elle se savait perdue mais décida de continuer dans son rôle de supérieure butée.

_ Vous n'avez pas d'autres phrases toutes faites à me balancer à la figure ?
relança-t-il avec délectation.
_ Cessez de m'appel… Attendez, j'ai un double appel.
Elle lança une œillade sympathique à l'homme vexé qui lui faisait face avant de basculer sur la deuxième ligne.
_ Wilson ?
_ Cuddy ! Comment allez-vous ?
_ Je…
Elle tourna la tête en direction de l'oncologue, interdite. Celui-ci, qui la fixait d'un air sévère, reprit :
_ Vous vous amusez bien avec House ?
_ Je ne vois pas en quoi me faire harceler par ce sociopathe pourrait m'amuser. rétorqua-t-elle.
_ Il vous harcèle ? Vraiment ?
_ Vraiment, oui ! renchérit-elle, agacée par le ton ironique qu'employait son ami.
_ Dans ce cas, pourquoi ne pas couper votre téléphone ?

Cassure.
Ces quelques mots ramenèrent immédiatement Lisa Cuddy sur terre.
Soufflée, claquée… Elle resta muette.

L'oncologue en profita pour la maintenir définitivement au sol.
_ J'ai entendu dire que c'était la façon la plus radicale de couper toute forme de harcèlement téléphonique.
La doyenne ouvrit puis ferma la bouche sans que le moindre son n'en sorte.
_ Vous voulez que j'appelle House pour lui signaler que vous vous êtes transformée en carpe ?
_ Wilson…
_ Je vous en supplie Lisa, arrêtez tout de suite ce jeu.
_ Je ne…
Il la coupa immédiatement, ne la laissant pas trouver un quelconque moyen de s'expliquer.
_ Vous ne l'aidez pas en lui donnant des raisons de s'accrocher. Arrêtez de lui tendre des perches.
_ Vous connaissez mon avis à ce sujet Wil…
_ Je ne doute pas que ça puisse être difficile mais il s'agit là de votre choix ! Vous ne l'aidez pas et vous savez pertinemment que vous foncez droit dans le mur !
Elle serra instinctivement les poings ; la colère et la culpabilité affluant dans ses veines.
_ Parce que vous croyez qu'il m'aide peut être ?

En quoi l'aidait-il avec cette propension qu'il avait de la dévorer du regard ou de signifier son attirance et d'attiser leur attraction par sa simple présence physique ?
En quoi l'aidait-il sans cesse à la titiller ou la faire sortir de ses gongs alors qu'elle lui sommait d'arrêter ?
En quoi l'aidait-il à constamment lui rappeler par ses actes combien il pouvait être la personne la plus incroyable qu'il lui ait été donné de croiser dans sa vie ?

Elle ferma un instant les yeux.

En quoi l'aidait-il à exister ?

_ N'espérez pas un juste milieu Cuddy, il n'en existe plus dans votre relation.
Elle baissa la tête, résignée. Elle entendit alors Wilson soupirer puis reprendre avec douceur.
_ De vous deux, vous êtes sensée être la plus mature. Il est temps pour vous d'endosser enfin ce rôle.
Avant même qu'elle ne puisse répliquer quoi que ce soit, il raccrocha puis la gratifia d'un sourire compatissant quand leurs regards se croisèrent.

_ Cuddy ?
_ Je vous écoute House. susurra-t-elle, le cœur lourd.
_ Je m'excuse d'avance.
_ Que… Quoi ? De quoi parlez-vous ? Elle tourna la tête dans sa direction. Depuis quand vous vous excusez ? Et de quoi d'ailleurs ?
Effarée, elle le regarda se lever, ses prunelles ancrées dans les siennes.
_ Je m'excuse d'avance pour le bordel qui va suivre. déclara-t-il d'un ton implacable.
Il raccrocha et se dirigea dans sa direction.

v

TBC...