Il commence à y avoir plus de minifics sur Darion que de TirionEitrigg dans ce recueil : je ne peux pas laisser faire ça ! Voici une minifc que j'avais écrite il y a plus d'un an et qui aurait mieux fait de rester cachée dans un dossier...
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- Mes respects, mon Général, salua la Confesseure d'Argent Paletress, croisée au détour d'un couloir de l'arène. Vous avez bonne mine.
Elle se tourna vers Eitrigg pour le saluer à son tour, leurs regards se croisèrent, et soudain la prêtresse s'empourpra, marmonna quelque chose et pris congé avec une trop grande précipitation.
- Qu'est-ce qui lui prend ? s'interrogea Tirion perplexe.
Eitrigg se racla la gorge.
- Elle... Est-ce qu'elle... lit dans les pensées ?
- Paletress ? Bien sûr qu'elle lit dans les pensées. Pourquoi ?
- Non, juste comme ça... pour être sûr, pour rien...
Tirion, lui, ne lisait pas dans les pensées, mais il savait faire la différence entre la vérité et un mensonge et, surtout, il n'était pas stupide. Il se retourna brusquement vers l'orc, blêmit, rougit, demanda un peu trop fort, sur son ton de vieux général irrité :
- Pourquoi ! Pourquoi, Eitrigg ! Qu'est-ce que tu as pensé ? Oh non... Non, non, non, ne me répond même pas, je ne veux pas le savoir !
Eitrigg baissa la tête, piteux.
- Je suis désolé, humain, je n'ai pas fait exprès, je pouvais pas savoir...
- Tu ne pouvais pas savoir qu'une prêtresse dont le pouvoir consiste à sonder les souvenirs enfouis est télépathe ! Mais tu te moques de moi ! C'est comme si tu l'avais dis à voix haute, Eitrigg ! C'est exactement comme si tu l'avais dis à voix haute !
Eitrigg ne se sentait pas fier devant cet humain qui ne lui arrivait pas à l'épaule et qui devait lever la tête pour le gronder. Mais peut-être qu'il le méritait...
Il avait pensé, très distinctement, en regardant Paletress dans les yeux : "Tu m'étonnes qu'il ait l'air de bonne humeur après la pipe que je viens de lui tailler dans l'armurerie..."
