Hello tout le monde !
Non, non, vous ne rêvez pas ! C'est certainement la magie de Noël... Je vais appeler ce chapitre : Le Miracle de Noël !
Je suis affreusement désolée pour toute cette attente, surtout que je ne vous ais pas laisseé avec une fin des plus heureuses... Je l'avoue, j'ai été pire que sadique mais je vous assure que ce n'était pas voulu. Me pardonnez-vous pour cette nouvelle année ? *moue du Chat Potté*
Je vais pas faire de long discours encore une fois... Mais je souhaite encore une fois vous faire mes plates excuses !
Remerciements : cOuNtY-miSS, Clairouille59, alicia, Kaorii, Allie29, elodie, Sofia, malariou, Malys, Candyshy, Auredronya, mamoure21, oliveronica cullen massen, Baby07, Angelik, kikinette11, Pupuce0078, potine, yuckie78, SAMYSTERE, kim, Fantwilight1, didi, Nadalexx, Kadopilou, IdylleTentation, mel031, SurreyFr, coeur-de-gael28, zazouisa01, siriushoshi, camille, kacie27, SweetyMarie, samy940, Belinda, titijade, Juliet1802, majea, Vivabatta, bellaagain, PurementFanTwilight, Willowme, PatiewSnow, Anny34, ErylisxJazz, anges0112, Grazie, MathildeL, Line Nina Hagen, planetebleu, prout'seuh, soleil83, doudounord, Ludivine28, frimousse30, Charloon', Atchoum16, kinoum, Em 81, isabelle, Chris'of13, Choupinettelapinette, tifolitoi, Siksound, LuneBlanche, twilight200, Wendy, Onja, Jennii-love-2, vinie65, mariana2216, calimero59, philae89, MissCullen73, titefred, mimicracra49, aelita48, Sandriine, bichou85, emilie0611, patoun, fifer, lia3011, cyl59, Domi2a, Roselamignone, Aliiice, sexforlife, leausy, Anne, Habswifes, larsand, Hurrican-bells, pierard85, twilight007 et ma Popo !
Merci de votre soutien malgré la fin de chapitre affreuse !
Bonne lecture !
...
Chapitre 9 : Histoire close…
Sans un mot, je lui tendis le dossier, qu'il prit en fronçant les sourcils.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Ouvre, tu verras bien.
C'est ce qu'il fit après avoir inspiré profondément. Il se figea en regardant la première feuille. Un nouveau froncement de sourcils et il leva la tête vers moi, perdu.
- Bella, qu'est-ce que ça veut dire ?
- Ce que ça veut dire ? Ça veut dire que je demande le divorce, Edward.
Son regard se fit plus interrogatif que jamais. Je savais que je pouvais lire en lui comme dans un livre ouvert mais je décidais de ne pas faire attention à lui. Il m'avait trompé, encore une fois, alors qu'il m'avait promis de ne plus le faire. Je ne pouvais plus le regarder en face sans éprouver une envie de vomir, de hurler, de le frapper pour lui montrer combien j'ai mal au fond de moi. Lui faire ressentir ce qui se passait au plus profond de mon être mais je ne voulais pas qu'il me voit mal. Il fallait que je sois forte, que je ne montre aucun signe de faiblesse. Je garderais la tête haute jusqu'au bout. Je devais me battre et arrêtais de l'idéaliser. Il n'était plus celui que j'aimais. Il ne l'était plus depuis bien longtemps mais je m'enfonçais, petit à petit, à me dire le contraire. Que le vrai Edward était toujours quelque part en lui. Je me forçais à croire qu'un jour, il redeviendrait lui-même, que je pourrais l'y aider mais non.
Edward n'était plus l'adorable adolescent, un peu rebelle certes mais gentil, dont j'étais tombée amoureuse. Il n'était plus le jeune homme avec qui j'avais vécu les meilleurs rendez-vous de mon existence. Il n'était plus l'homme à qui j'avais dit oui, face au prêtre et tous nos amis. Il n'était même pas l'ombre de lui. Il n'était plus qu'un menteur. Un homme qui trompait sa femme, dans tous les sens du terme. Il ne m'avait pas tromper qu'en couchant avec d'autres femmes, il m'avait aussi trompé en me disant ne plus jamais recommencer. Quand il m'avait dit qu'il changerait, qu'il ne voulait perdre ni Lucas, ni moi, il m'avait trompé à nouveau. J'étais évidemment, très triste que nous en venions au divorce, après des années et des années d'amour mais je n'avais plus envie de souffrir. J'étais complètement à bout.
Je me félicitais même d'avoir tenu aussi longtemps. J'aurais dû craquer la première fois qu'il avait levé la main sur moi, même s'il ne l'avait pas baissé. J'aurais dû lui ordonner de partir à l'instant où j'ai su qu'il avait couché avec une autre femme. J'aurais dû faire tout ça mais en pauvre femme aimante et accro à sa personne, j'avais laissé coulé, me disant qu'il faisait peut-être sa crise de la quarantaine, un peu plus tôt que prévu. Je m'étais totalement fourvoyé. J'avais cru à l'impossible et me voilà, encore plus mal que mal. Je souffrais intérieurement. Pire, j'agonisais. Mais je devais rester digne, forte, droite et ferme. Il ne devait pas entrevoir la moindre souffrance en moi.
Alors que je fixais depuis un bon moment un point imaginaire, dans son dos, et qu'il gardait le silence, toujours sous le choc semble-t-il, je me décidais enfin à bouger. Je voulais m'éloigner de lui. J'avais besoin de m'éloigner de lui et de tous ses mensonges. Malgré moi, je jetais un coup d'œil sur lui. Désarçonné, il tenait la chemise cartonné dans sa main et regardait dans le vide. Sa bouche était légèrement entrouverte et j'entendais son souffle, à moitié erratique. Je ne m'attardais pas sur lui, voulant à tout prix qu'il comprenne que c'était fini. Que plus jamais, il ne me ferais du mal. J'avais, bien entendu, besoin de lui, besoin d'Edward Cullen mais il n'était plus et je ne voulais pas le modèle de substitution.
Au bout de ce qui me parut une éternité, je vis dans ma vision périphérique sa tête, son visage se tourner vers moi. Je pouvais également voir sa main, se faisant plus ferme sur les documents que je lui avais remis, il y a de cela quelques minutes ou heures, peut-être. Il semblait en colère mais il n'avait aucun droit de l'être. C'est moi qui devait perdre le contrôle de moi-même, si quelqu'un devait craquer. Je retenais, difficilement, le mal, la colère, le désarroi. Par conséquent, par égard pour moi, il n'avait pas le droit d'être énervé ou quoi que ce soit. C'était de sa faute si nous en étions arrivé là. J'aurais tout donné pour que l'évènement qui lui était arrivé quelques mois plus tôt, qu'il me cachait encore, n'avait jamais eu lieu. Je suppliais depuis des jours, des semaines, des mois… Je voulais revenir au temps où nous étions heureux. Mais il fallait bien que je me rende à l'évidence. Ceci n'arriverait jamais.
- Bella… Tu… Qu'est-ce que tu fais ?
- Je te l'ai déjà dit, je demande le divorce. Je pense que les papiers sont assez clairs.
- Mais… Pourquoi ? Je ne comprends pas… Je croyais que tout redevenait lentement mais sûrement comme avant. Nous…
- Il n'y a plus de nous, Edward !
J'avais hurlé cette phrase, le fixant droit dans les yeux, insufflant suffisamment de haine dans ma voix pour qu'il comprenne que je lui en voulais, que je n'étais pas prête de lui pardonner. Je voulais qu'il comprenne qu'il avait été trop loin cette fois-ci. Qu'il ne m'aurait pas avec son regard intense, son sourire en coin et son physique qui m'avait toujours fait craquer comme une adolescente trop pleine d'hormones.
- Tu ne peux pas dire ça, Bella… Tu sais que je ne suis rien sans toi et je sais que tu tiens… que tu m'aimes toujours.
- Tu te trompes. Je peux très bien te dire ça. Tu n'es peut-être rien sans moi mais moi, c'est en continuant comme ça, que je vais périr. Je n'en peux plus.
- Encore ce matin, tout allait bien ! Qu'est-ce qui a bien pu se passer, en quelques heures ? Dis-moi…
Il niait encore. Bien qu'il n'était pas au courant que je l'ai vu, avec sa blonde siliconée, il devrait comprendre. Il était intelligent. Est-ce que ça lui plaisait de me faire autant de mal ? Est-ce qu'il aimait me voir souffrir ? M'entendre annoncer l'une des pires hontes pour une femme mariée l'amusait-il ? Si c'était le cas, alors il avait encore moins sa place dans cette maison, auprès de son fils et moi.
Inspirant le plus possible, je serrais les poings au maximum, ne voulant pas faire n'importe quoi et le regardais, avec une hargne sans merci.
- Tu m'avais promis ! Tu m'avais promis et moi, comme une conne, je t'ai cru… Comment ai-je pu être aussi bête ? Aussi naïve ? Tu ne changeras pas. Jamais !
- Mais qu'est-ce…
- Je t'ai vu dans ton bureau, cette après-midi, en train d'embrasser Tanya.
- Quoi ? Tu… Bella, ce n'est…
- Quoi ? Ce n'est pas ce que je crois ? Alors, je suis encore plus idiote, à ton avis ? Je sais ce que j'ai vu Edward !
- Alors tu as sans doute dû me voir la repousser, une seconde après ?
- Arrête de te foutre de moi, ça ne marche plus !
- Tu sais quand je dis ou pas la vérité. Regarde-moi et tu verras que je dis la vérité. Bella…
- NON !
Sans que je ne m'en rende compte, je m'étais avancé de lui pendant notre échange et je me retrouvais à quelques centimètres seulement de lui. Ma vision était trouble mais ça n'empêcha pas ma main de trouver sa joue afin de le gifler comme jamais, lui faisant par la même occasion tourner la tête sous la force de mon coup. Des larmes de colère envahirent mes yeux, mon sang pulsa dans mes tempes et je reculais lentement d'Edward. J'aurais pu m'attendre à de la colère dans ses pupilles mais non, il semblait juste blessé. Ne voulant pas tomber dans son piège, je détournais le regard, essuyant rageusement les larmes qui commençaient à couler le long de mes joues.
Je voulais qu'il parte. Qu'il parte maintenant avant que toutes les émotions que je retenais en moi ne sortent. Avant que toutes les barrières ne s'effondrent, une à une. Celle de la colère avait déjà cédé, provoquant la claque monumentale que je venais de lui infliger. Je ne voulais pas qu'il voit celle de ma tristesse, de ma honte, de ma peur, disparaître. Je voulais être seule. J'avais besoin d'être seule et de ne penser à plus rien, si ce n'est à la mort de notre couple parfait.
- Je t'aime Bella et je te jure que je…
- Tais-toi.
- … ne t'ai pas menti quand je t'ai dit que j'allais changer.
- Tais-toi !
- C'est elle qui m'a embrassé et je l'ai repoussé aussitôt…
- LA FERME ! Je veux que tu t'en ailles, tout de suite.
- Bella, ne f…
- MAINTENANT !
Encore un regard noir charbon sur lui, pour lui faire bien comprendre que je voulais qu'il s'en aille, qu'il soit hors de ma vue. Je ne le voulais plus dans cette maison. Il n'y avait plus sa place désormais. Ma mâchoire contractée, mes poings de nouveau serrés, mon regard devait lui hurler à eux seuls de s'en aller loin de moi.
Au bout de quelques minutes, je le vis déposer la chemise cartonnée sur la table basse du salon avant de se redresser et de partir vers la porte menant au garage.
- Prends les papiers du divorce.
- Non.
- Edward, prends-les.
- Je ne divorcerais pas, Bella. Je t'aime et comme je t'ai dit, je ferais tout pour…
- Tu n'es qu'un menteur ! Tu mens comme tu respires. Je ne te reconnais plus ! Tu n'es plus l'homme dont je suis follement amoureuse. Je ne peux plus te voir alors vas t'en.
- Tu ne peux plus ? Alors, ça veut dire que tu le veux encore ?
- Non. Ça veut tout simplement dire que je n'en peux plus de te voir… J'en ai marre de souffrir et je sais que du moment où tu ne seras plus là, ça ira certainement bien mieux. Maintenant, sors de cette maison.
Je le vis hocher la tête, une mine abattue sur le visage mais je n'y fis pas plus attention. Encore une fois, il n'avait pas le droit d'être triste car sa tristesse, il se la faisait lui-même. En plus de provoquer la sienne, il provoquait la dévastation de mon cœur, de mon esprit, de mon âme. Je savais que si je n'avais pas Lucas, mon frère et mon père, je m'en irais loin d'ici. Je prendrais le large. Je quitterais cette ville qui me rappelle cent souvenirs à la seconde. À chaque pas que je ferais dans la rue, dans le centre commercial, je retournerais en arrière, me rappelant à quel point nous étions heureux, dans le temps. Me dire que jamais ça ne se reproduirait serait dur au début mais je devais me battre pour rester debout. Je devais être forte pour tous ceux que j'aimais. Et avant tout, pour mon fils, ma seule et unique raison de vivre, à présent.
S'éloignant toujours du salon sans les papiers du divorce, Edward ouvrit la porte du garage, tournant la tête vers moi, avec un semblant de pitié ou d'espoir dans le regard. Mes questions, mes peurs et mes émotions me coupaient de tout et je n'arrivais pas à savoir ce qu'il ressentait exactement. C'était la seconde fois en peu de temps que je lui demandais de partir pour ne jamais revenir et j'étais bien décidée de ne donner raison au dicton « Jamais deux sans trois ».
J'essuyais à nouveau quelques larmes avant de m'asseoir dans le canapé, épuisée et faible malgré mon apparence robuste.
- Que tu me crois ou pas, je n'ai pas embrassé Tanya. Je t'ai promis que j'allais changer et c'est ce que j'ai fait. J'en ais rien à foutre d'elle, ce qui compte, c'est toi. J'espère que tu changeras d'avis et que tu te rendras compte que tu fais erreur en ne m'accordant pas une seconde chance. Je t'aime, Bella.
Sur ces mots, il n'attendit pas que je réplique, peut-être de crainte que je ne l'envoie bouler ou que je ne l'insulte encore plus, et sortit de la maison.
Je retenais mes larmes, bloquant ses paroles qui n'étaient que mensonges, j'en étais persuadée. J'attendis que sa voiture soit sorti du garage et de mon allée avant de m'effondrer, plaquant mon visage dans mes mains. Je pleurais mon bonheur. Je pleurais la perte définitive de l'être que j'aimais. Mais je pleurais aussi de rage qu'il me rende ainsi dépendante de lui. Je le détestais. Je me détestais. J'étais faible, en réalité. Je voulais jouer les femmes fortes, je n'arrêtais pas de me répéter sans cesse que je pouvais le faire, et je l'avais fait, mais j'étais tout de même faible. Je commençais à suffoquer, manquant d'air. Ma tête me faisait horriblement mal, j'avais à la fois envie de dormir mais aussi de me défouler. J'avais besoin d'évacuer ma colère, ma haine.
Sans que je ne le veuille consciemment, je me relevais, mes jambes me tenant difficilement. D'un geste sec et violent, j'envoyais la pochette cartonnée loin de la table, la faisant atterrir près de la porte du garage. L'adrénaline monta étrangement en moins, quand je m'aperçus que ce geste, complètement idiot et insensé, me fit du bien. J'inspirais une bouffée d'air et commençais à faire n'importe quoi dans le salon. Des cadres photos volaient, des DVD s'écrasaient au sol, un vase fut anéanti, les coussins disparurent du canapé, les chaises se renversèrent. Je devenais complètement folle. Et plus le temps passé, plus la folie, la tristesse et la colère montait en moi. Au bout de quelques minutes à me déchainer dans la pièce, je sortis tremblante mon portable de ma poche et composai un numéro après avoir sécher mes larmes.
- Allo ?
- Em, c'est moi, tu peux venir à la maison.
- Euh, ouais… Tu vas bien ? Tu as une voix bizarre.
- Non, ça ne va pas du tout, j'ai besoin de toi…
Je craquais, sortant un sanglot, avant de raccrocher et de m'effondrer au sol. Je remarquais alors que ma main était ensanglantée. L'arrière de ma cuisse était également douloureuse et ce fut lorsque je décidais de me lever que je comprenais que je m'étais affaler sur un morceau de verre. Lentement, instable, je me dirigeais vers la cuisine pour rincer les dégâts et le rouge qui coulait au creux de ma paume. Alors que j'allais ouvrir le robinet, la porte d'entrée s'ouvrit en fracas et mon frère arriva en courant dans la pièce. Il avait les yeux écarquillés et la bouche ouverte face à moi. Mes larmes reprirent de plus belle et je ne pris pas la peine d'enlever le sang de ma main. Je courrais, aussi vite que possible dans les bras d'Emmett.
- Bella, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Il était totalement paniqué, ses muscles étaient totalement contractés. Enlaçant étroitement ma taille, il me bloqua fortement contre son torse. Je laissais évacuer ma peine avant de lui dire que j'étais désolée et de sombrer. Malaise ou sommeil ? Je n'étais pas certaine…
…..
- C'est quand que maman ouvre les yeux ?
La première chose que j'entendis après un long moment fut la voix de mon fils. Ma tête me faisait un peu mal et une douleur dans ma main me fit faire une grimace intérieure. Je reconnus la petite paume de Lucas sur mon front avant qu'il ne plonge sa petite tête dans mon cou. J'inspirais profondément, heureuse d'avoir son odeur autour de moi alors qu'il enlaçait doucement et légèrement mon cou de ses bras. J'entendis une porte s'ouvrir mais je ne bougeais toujours pas, ne voulant pas perdre cet instant dans les bras de mon petit gars.
- Carlisle, tu ne penses pas qu'on devrait aller à l'hôpital ? Ça m'inquiète, tu sais…
- Elle va très bien, elle avait juste besoin de beaucoup de sommeil.
- Mais…
- Chérie, si elle ne se réveille pas avant la fin de l'après-midi, je l'apporterais à la clinique mais fais-moi confiance, elle va émerger d'une seconde à l'autre. Laisse-lui le temps.
Un secousse me fit un peu bouger sur le matelas alors que je devinais que quelqu'un venait de s'asseoir à mes côtés. La grosse main qui recouvrit ma paume non blessée m'indiqua qu'il s'agissait de mon frère.
Doucement, je tournais un peu le visage de sorte à ce que ma figure et plus particulièrement mon nez s'enfonce dans les cheveux de mon fils. Ses petits bras se resserrèrent un peu autour de ma nuque et je le sentis me déposer un baiser dans mon cou. Je souris, toujours les yeux clos, avant de refermer mes bras autour de lui, le serrant fortement à lui. En réalité, je m'accrochais à lui, comme à une bouée de sauvetage. Je lui murmurais que je l'aimais de tout mon cœur alors qu'il faisait pareil à mon oreille, déposant un nouveau baiser sur ma peau. Au bout d'un long moment, j'ouvris les yeux et repoussais Lucas afin d'étudier son visage. Il avait l'air bien trop inquiet et angoissé pour un petit garçon d'à peine cinq ans. Je lui fis un immense sourire pour qu'il m'en rende un éblouissant et mon cœur fondit lorsque je vis ses petites quenottes.
Je le regardais avec adoration, avec amour pendant un long moment. J'aimais ces moments tendres que j'avais avec mon fils, quelques fois. Le voir serein et heureux était le plus important pour moi. Un nouveau sourire avant que je ne le serre encore une fois dans mes bras, le bombardant de baisers claquants. J'avais besoin de cette proximité.
- Dis champion, tu sais que y'a toujours le dessin-animé dans ta chambre, qui t'attends ?
- Mais, veux rester voir si maman va bien !
- Buzz va bientôt parler espagnol… Tu sais, au moment où il fait n'importe quoi et drague Jessy ?
Il jeta un coup d'œil à Rosalie, qui lui souriait tendrement, près de la porte. Une étincelle s'alluma dans ses pupilles. Je savais qu'il adorait ce passage alors je desserrais mon emprise de lui avant de lui chuchoter de foncer dans sa chambre pour qu'il voit à nouveau le comportement loufoque du Ranger de l'Espace et qu'il vienne m'en faire l'imitation plus tard. Il me déposa un bisou bruyant avant de s'enfuir à toute allure vers sa chambre. Je fis un faible sourire à ma belle-sœur avant de tourner la têt et de tomber sur le regard triste et légèrement paniqué de ma belle-mère. Détournant mon regard du sien, étrangement gênée, je posais mes yeux sur mon frère, qui était à demi penché sur le matelas, genoux au sol, ses mains ayant repris une des miennes en coupe. Je lui fis un sourire rassurant mais il ne fut pas plus dupe que moi le concernant.
Le silence n'était pas léger. Au contraire, plus tendu que ça, c'était impossible. Tout le monde taisait une parole. Alors qu'une personne retenait une larme ou un sanglot, une autre ravalait une phrase qui me mettrait certainement dans l'embarras. Je décidais de me rendre un peu plus digne en me relevant grâce à ma main libre mais je n'avais plus pensé qu'elle était légèrement blessée et je sifflais sous la douleur mais secouais la tête, montrant que j'allais bien à mon beau-père qui s'approcha rapidement de moi, inquiet.
- Je vais bien…
- Oh Bella, tu m'as fait si peur !
Emmett me plaqua contre son torse, comme juste avant que je ne tombe de sommeil, la dernière fois que j'avais été consciente. J'avais pu entrevoir sa mine totalement dévasté. Encore plus triste que celle d'Esmée. Il était rare que je vois mon frère ainsi et je m'en voulais de lui faire subir ça. Comme je l'avais fait avec Lucas, je m'accrochais à lui fortement, comme s'il pouvait m'aider à sortir de ma tristesse, de mon anéantissement. Je tentais de ravaler les nouvelles larmes qui menaçaient de sortir mais alors qu'il resserra son étreinte et qu'il me souffla de ne plus jamais lui faire ça sinon je serais mal, un sourire et une larme s'échappèrent au même moment.
- J'ai dormi combien de temps ?
- Presque vingt heures.
Je me redressais après avoir essuyé rapidement la larme de ma joue et embrassais mon frère, m'excusant de lui avoir fait peur. Il me lança un sourire qui n'atteint pas ses yeux et mon cœur reprit un coup profond. Je voulais avoir un vrai sourire de sa part et pas seulement un de façade.
Je regardais ma main bandée en grimaçant. Sur le coup de la colère, ou plutôt de la folie, je ne m'étais même pas rendu compte que je m'étais blessé, avec je ne sais quoi. À présent, la douleur était bien présente et je commençais à regretter ce coup de sang qui m'avait fait péter un plomb et la moitié de mon salon, si ce n'est tout.
Sous le choc de mes pensées et me revoyant en train de balancer cadres, vases et tout ce qui avait le malheur de se trouver dans la pièce, je lançais un regard affolée à ma belle-mère qui me sourit, bienveillante.
- Ne t'inquiète pas, je m'en suis chargée.
- Oh mon Dieu ! Mais ça devait être…
- … pire qu'après le passage d'une tornade mais ne t'inquiète pas, le petit n'a rien vu de ça. Emmett l'a amené dans le jardin le temps que Carlisle te monte ici et que je range rapidement et que je remette en place ou jette ce qui était par terre.
Elle me lança un regard triste et interrogatif alors qu'elle parlait de son rangement et je compris aussitôt que je devais avoir une conversation avec elle. Je savais qu'elle n'irait jamais fouiller dans mes affaires mais elle avait certainement trouvé les papiers et elle en était chagrinée et surprise. Je la regardais, désolée, alors que je m'apprêtais à avoir la discussion la plus difficile avec elle. J'avais toujours protégé Edward mais là, sa mère devait être mise au courant. J'avais de toute façon, besoin d'en parler et Esmée ferait une meilleure oreille et conseillère qu'Alice ou Rosalie.
J'inspirais profondément, gardant mon regard ancré dans celui de ma belle-mère, si je pouvais encore l'appeler ainsi.
- Vous pouvez nous laisser, s'il vous plaît ?
- Mais…
- Je dois prendre ta tens…
- Carlisle, Emmett, s'il vous plait. J'ai besoin de parler à Esmée, seule à seule.
Ils me déposèrent un baiser sur la tempe chacun avant de sortir de la chambre, fermant la porte derrière eux. Je m'adossais à la tête de lit alors qu'Esmée prenait place à mes côtés.
- Je suis désolée…
- Mais… Bella, je peux savoir pourquoi tu t'excuses ?
- Parce que je t'ai menti. En fait, je te mens depuis le début de ma rupture d'avec Edward. Je t'ai dit que son boulot nous avait séparé, petit à petit mais c'est faux. Son boulot n'est même pas un tiers de la raison pour laquelle je l'ai viré de la maison… Si je ne t'en pas ais parlé, tu sais que ce n'est pas parce que je n'ais pas en confiance en toi ou quoi que ce soit dans le genre. Je pensais que ça s'arrangerait mais… Mais j'avais tord.
- Et si maintenant, tu me disais la vérité, hein ?
Je portais mon regard sur le doux visage de ma voisine. Elle était torturée et semblait avoir peur de ce que j'allais lui annoncer. Je ravalais mes larmes alors que je cherchais les bons mots à lui dire.
Si je ne lui avais pas dit la vrai raison de ma séparation avec Edward, c'était avant tout pour la protéger de ses vieux démons, qui bien que parti, sont tapis dans l'ombre, près à la refaire basculer. Carlisle avait été d'une grande aide et le bonheur de son fils l'avait fortement fait remontée la pente mais, je savais que si elle apprenait que son seul enfant prenait la direction de son père biologique, elle en serait profondément affectée. Pourtant, même si je savais les conséquences, je ne pouvais m'empêcher de lui en parler. Je devais la mettre au courant. Autant pour elle que pour moi. Je lui devais la vérité.
- Y'a sept, peut-être huit mois, qu'entre Edward et moi, ça ne va plus. Je ne l'ai pas montré car, comme je t'ai dit, je croyais que ce n'était juste qu'une passade. Mais récemment, je me suis rendue à l'évidence. Nous ne serons plus comme avant.
- Tu aurais dû m'en parler.
- Je sais. Et tu ne peux pas savoir à quel point j'ai souvent eu envie de me confier à toi mais je ne pouvais pas. Je ne voulais pas te faire du mal, à toi ou quelqu'un de la famille alors je me suis tu. J'ai gardé tout pour moi. Seul Emmett est un peu courant. Je lui en ais parlé il y a quelques semaines.
- Je dois savoir, ma chérie. Je veux t'aider… Vous aidez.
- Malheureusement, je crois qu'il n'y a plus rien à faire pour nous. Pour Edward et moi…
- Alors, les papiers de divorce que j'ai trouvé… Vous allez vraiment…
- Oui.
Une boule de forma dans ma gorge alors que je jetais un coup d'œil à Esmée. Celle-ci avait les yeux larmoyants et me regardait avec une profonde tristesse. Je m'en voulais aussitôt et la pris dans mes bras, m'excusant de ne pas lui en avoir parlé plus tôt. Peut-être que si elle avait été au courant dès le départ, elle serait aller voir son fils et qu'elle l'aurait fait changer. Je ne voulais pas penser à ça. Je ne voulais pas croire qu'il aurait été possible que tout ça n'arrive pas. J'étais décidé à changer, à ne plus me laisser avoir par mon amour pour lui.
Secouant la tête, je me libérais de notre étreinte. La discussion ne faisait, après tout, que commencer.
- Si ce n'est pas le boulot… Que s'est-il passé, il y a quelques mois ?
- Je n'en sais rien, il n'a jamais voulu me le dire. Ce que je peux te dire, c'est juste que du jour au lendemain, il a changé. De l'adorable Edward Cullen, il est passé près de la ligne Anthony Masen…
- Tu veux d…
- Il s'est mis à boire, à rentrer tard et à coucher avec d'autres femmes. Je suis désolée, Esmée. Je ne voulais pas te l'annoncer comme ça mais…
- Oh mon Dieu !
Je laissais échapper un sanglot alors que ma belle-mère se levait du lit, une main sur la bouche, les larmes coulants abondamment sur ses joues. Elle fit les cent pas dans ma chambre, murmurant, jurant tout bas, si bien que je ne comprenais pas la moitié de ce qu'elle disait et contre qui elle en avait. Certainement Edward car je fus soulager lorsqu'elle revint vers moi et me prit à nouveau dans ses bras, m'enlaçant fortement, m'apportant le soutien que j'avais besoin. Alors que Lucas et Emmett avait commencé à me sortir de l'eau trouble dans laquelle j'étais enfoncé par leur étreinte, celle d'Esmée me libéra complètement et à nouveau, je fondis en larmes.
J'avais beau être déterminée d'en finir avec le désastre de mon couple avec Edward, cela n'empêchait pas que j'étais profondément triste d'avoir perdu le seul homme que j'avais aimé dans ma vie. J'aurais du mal mais je devais me désintoxiquer de lui.
- Je ne peux pas croire qu'il fasse ça après tout ce qu'il a subi avec son père. Il n'aurait jamais dû commencer à boire et…
Soudain, elle se figea dans mes bras et me recula fortement, à bout de bras, plongeant ses prunelles dans les miennes.
- Bella, est-ce qu'il t'a fait du mal ? Je veux dire…
- Non. Il se reprenait toujours à temps. En revanche, moi… Je les giflais plus d'une fois… Sous la colère.
J'étais heureuse, si on pouvait dire ça, de lui en avoir parlé. Je lui devais la vérité et qui sait, peut-être qu'elle pourra lui venir en aide, l'aider à reprendre le droit chemin, sans alcool et sans coucherie à droite et à gauche. Esmée était suffisamment forte pour se battre avec son fils. J'étais persuadée, tout de même, qu'elle lui ferait une leçon dont il se souviendrait toujours mais elle l'aimait plus que tout et serait prête à tout pour lui. L'aider était tout ce qu'il avait besoin, en ce moment.
Elle hocha la tête avant de me reprendre dans les bras, où, à nouveau épuisée par cette vague de tristesse, je m'endormis.
…..
Trois jours avaient suivi ma demande de divorce et je n'avais eu aucune nouvelles d'Edward, que ce soit venant de lui ou venant de sa mère, qui n'arrivait pas à le joindre sur son portable. Emmett m'avait dit qu'il avait été le voir pendant ma cure de sommeil et qu'il était dévasté, qu'il se laissait aller. Alors que je croyais qu'il me disait ça pour me prouver qu'Edward pensait encore à moi et qu'il méritait peut-être une seconde chance, il m'avait étonné et me disant qu'il ne le laisserait plus s'approcher à moins de dix mètres de moi, sans sa présence. Mon frère avait pris énormément à cœur le fait de me protéger et par conséquent, il était souvent à la maison… Enfin le plus possible, quand il revenait du boulot.
Lucas s'inquiétait à nouveau de l'absence de son père et par conséquent, je remerciais tous les jours Emmett de venir s'occuper de lui. Pour ma part, je m'étais plongé dans le travail, afin d'oublier ma tristesse. La malchance a voulu qu'en deux potentiels romans, je tombe sur des histoires débordantes d'amour, de sexe, de fidélité et d'amour éternel. Je riais aux fins qui voulaient légèrement dire que le couple finissait ensemble, vieux et heureux, avec beaucoup d'enfants. Les livres n'étaient que mensonges mais les auteurs mettaient tellement de cœur à l'ouvrage que ça paraissait pouvoir exister. Je notais alors favorablement l'histoire et passai à l'autre, tout aussi fleur bleue que la première.
Alors que je ne devais dormir que depuis une heure ou deux, mon téléphone sonna, strident, me faisant faire un bon de dix mètres dans mon lit. Aussitôt, je décrochais, pensant qu'Alice m'appelait pour me faire part d'un problème avec Lucas, qui passait la nuit chez elle car le lendemain, les enfants faisaient une sortie éducative. Paniquée, j'allumais ma lampe de chevet, tout en appuyant sur mon portable.
- Allo ?
- Madame Cullen ?
Je grimaçais à l'entente de mon nom et me calmais en découvrant que ce n'était pas la voix de ma belle-sœur mais une voix d'homme, très grave.
- Oui, c'est bien moi…
- Je suis désolé de vous importuner à cette heure tardive mais un certain Edward Masen Cullen est dans nos locaux et il faudrait que vous veniez le chercher.
- Vos locaux ?
- La gendarmerie, madame.
Ma bouche s'ouvrit et je pestais, me levant de mon lit pour me diriger vers la salle de bain.
- Je suis là le plus tôt possible.
- Bien. Au revoir, madame.
Je coupais la communication avant de balancer mon portable sur le matelas et d'allumais la lumière de la salle de bain. Je savais que c'était trop beau pour être vrai, qu'il n'avait pas pu arrêter de faire des conneries. Je n'en pouvais tout simplement plus et j'étais, à l'heure actuelle, plus qu'heureuse d'avoir demandé le divorce. Bien qu'il n'ait pas pris les papiers et que la procédure n'avançait en rien vu qu'il s'était terré je ne sais où pendant plus de quatre jours.
Alors qu'une minute plus tôt, je me dépêchais, je pris soudain compte que je n'avais pas à le faire. Il était plus de trois heures du matin et j'aurais dû dormir au lieu de me réveiller pour aller le sortir du merdier dans lequel il s'était foutu. Par conséquent, lentement, je me passais de l'eau sur le visage avant de retirer, tout aussi doucement, ma nuisette. J'enfilais un pantalon en lin noir avec un débardeur blanc. Je protégeais les parties nues de mon corps avec une large veste et descendis, après avoir éteint les lumières de l'étage, sans me presser.
Au final, j'arrivais au commissariat, presque une heure après le coup de téléphone. Claquant ma voiture garée sur le parking désert, je m'avançai à pas rapide vers l'entrée, le froid mordant la peau de mes joues.
Ce fut un homme de la vingtaine, peut-être un peu plus, qui m'accueillit. Je m'avançai du comptoir, lui faisant un faible sourire.
- On m'a appelé pour venir chercher…
- Monsieur Masen Cullen. De toute façon, c'est le seul en cellule. Je suis désolé de vous avoir dérangée en pleine nuit mais…
- Ce n'est pas grave. En revanche, si je pouvais le récupérer vite, je meurs de fatigue.
Il hocha la tête avec un sourire avant de se diriger vers une pièce en fond, m'invitant silencieusement à me suivre. Je lui emboitais le pas alors qu'il s'approchait de la seule et unique cage occupée. Croisant les bras sur ma poitrine, je m'appuyais contre le mur dans mon dos, secouant la tête en observant ce qui serait bientôt mon ex-époux.
Edward était allongé sur le ventre, joue appuyé douloureusement contre le béton du banc qui lui servait de couchette. Un de ses bras pendait dans le vide ainsi qu'une de ses jambes. Ses cheveux, d'ordinaire si bien désordonné, n'était plus qu'un fouillis dans lequel je n'aimerais pas poser un seul doigt. Son T-shirt blanc était tâché de rouge mais aussi de noir charbon. À cet instant, je me demandais réellement où était passé mon mari.
- Allez mon vieux, faut se lever, on est venu te chercher.
Le policier bougea l'épaule d'Edward alors que ce dernier jurait dans sa fine barbe et relevait la tête vers moi. J'eus un mouvement de recul, aussi stoppé par le mur dans mon dos, alors que je voyais son visage. La femme amoureuse se serait certainement redressée et jetait sur lui pour étudier ses blessures mais aujourd'hui, je restais droite et essayais de montrer à quel point je m'en fichais. Malgré ça, intérieurement, je m'inquiétais un peu de sa lèvre fendue et de son début de cocard sur l'œil droit. Je lançais un regard interrogatif avec l'homme du service de l'ordre qui haussa les épaules, me répondant qu'il ne savait pas ce qu'il s'était passé.
- On l'a trouvé comme ça, en train de hurler dans un quartier résidentiel.
Je secouais à nouveau la tête alors que je voyais Edward se lever lentement. L'homme sortit de la pièce, m'indiquant de venir dès que possible signer les papiers pour libérer mon « compagnon ». Je grimaçais légèrement lorsque ce dernier trébucha sur je ne sais quoi et dû se rattraper sur les grilles de la cage avant de se prendre le sol en pleine tête. Je soupirais alors qu'il tenta de se remettre droit et qu'il avança lentement et difficilement de moi. Je me détournais avant qu'il n'ait pu se rapprocher et partis vers l'entrée du poste de police. Je fis un nouveau sourire à l'agent avant de prendre un stylo et de commencer à signer la paperasse.
Je sursautais alors que la voix d'Edward claqua.
- Arrête de la regarder comme ça sinon, je te fais bouffer ton sourire à la con.
- Edward, tais-toi…
- Tu ferais mieux de l'écouter sinon, je serais contraint de te renfermer pour insulte à agent.
Je fus heureuse de l'entendre juste marmonner avant de s'affaler sur le comptoir, frappant fortement son front contre la surface dure. Je soufflais en signant le dernier papier et en rendant le stylo à l'officier derrière son bureau. Lui faisant un signe de tête, je me tournais vers Edward, qui semblait s'être à nouveau endormi. Je le bousculais de façon encore plus ferme que le policier l'avait fait dans la cellule. Il se releva comme s'il avait été brûlé et me regarda, stupidement.
- Allez, sors.
- D'accord… Et toi, que je ne te vois plus regarder ma femme comme ça !
- A toi de ne plus la faire revenir te chercher…
- Espèce de…
- Edward, sors, maintenant !
Je pris son menton entre mes doigts et le força à me regarder pour lui dire silencieusement de se la fermer avant qu'il n'atterrisse en taule pour insulte aux forces de l'ordre. Il ouvrit la bouche pour répliquer mais secoua la tête avant de claquer sa langue sur son palais et de faire demi-tour difficilement. Je soufflais de soulagement avant de me tourner vers ce crétin de flic.
- Merci…
Mon ton n'était pas spécifiquement agréable. Je ne le laissais pas répondre et sortis du commissariat, poussant Edward dans le dos pour qu'il avance plus rapidement vers la voiture. Arrivée à cette dernière, il s'effondra sur la carrosserie, près de la portière et me regarda ouvrir la serrure.
- Arrête de me fixer.
- T'es belle…
- Et arrête de dire des conneries.
- Je veux pas divorcer… Je t'aime trop pour te perdre…
- Je ne t'ai jamais appartenu. Celui a qui je m'étais donné est parti depuis longtemps. Maintenant monte dans la voiture.
- Tu…
- Monte dans cette putain de bagnole, Edward. Il est tard, je suis fatiguée et je ne suis pas venue te chercher par plaisir alors, plus tôt tu seras monté dans la voiture, plus tôt je te ramènerais à ton hôtel et plus tôt, je serais dans mon lit.
Son regard se fit triste avant qu'il n'avance vers moi. Je me détournais et montais dans la voiture. Son haleine n'était pas la plus saine et je n'avais même pas envie qu'il m'approche. Je lui demandais le nom de son hôtel et il me répondit le « Palasio » avant de s'allonger sur la banquette arrière et de ronfler.
Je mis une demi-heure avant de trouver son hôtel et enfin, dix minutes avant d'arriver à le réveiller. Je montais avec lui à sa chambre, de peur qu'il fasse une ânerie avant d'y arriver. Lorsqu'au bout de dix minutes, il réussit enfin à entrer la carte dans le lecteur, la porte s'ouvrit dans un clic. Il alluma la lumière avant d'envoyer valser ses chaussures dans la suite. La chambre était assez luxueuse et grande. Je secouais la tête alors que certains souvenirs complètement déplacés, vu les circonstances, envahissaient mon cerveau.
- Tu veux rester, cette nuit ?
- Oui, bien sûr ! N'importe quoi… Essaie de ne plus faire te faire arrêter, Edward. Je n'ai pas la moindre envie de me faire à nouveau réveiller en pleine nuit pour me demander de venir te chercher au poste.
Il tomba sur le canapé, mettant ses paumes dans ses mains alors que ses épaules tremblés. Je regardais ailleurs, n'aimant pas le voir dans cet état.
- Tu m'as jeté de la maison alors que je t'avais dit que je changerais… Tu ne me fais pas confiance… Alors, j'ai voulu oublié et…
- Ne reporte pas la faute sur moi ! Si tu as atterri en cellule, c'est ta faute, pas la mienne. On peut très bien oublier sans boire. Moi, j'oublie, sans avoir besoin de me souler jusqu'à ne plus connaître mon nom.
- Je ne veux pas que tu oublies…
- Et moi, je veux oublier le mal que tu me fais, Edward. J'essaie de ne plus penser à toi car à chaque fois que je te vois dans ma tête, je te vois, embrassant cette garce de Tanya…
- JE NE L'AI PAS EMBRASSE DEPUIS DES SEMAINES !
- Ne me prends pas pour une conne ! Je vous ais vu ! J'étais venu à ton bureau et je vous ais VU !
Il me regarda, ne comprenant toujours pas. Il pensait encore que j'allais le récupérer, je le voyais dans son regard. Il avait un espoir que je lui dise à nouveau que je passais l'éponge et que tout reviendrait comme avant. Mais je devais le détromper, une bonne fois pour toutes, quitte à lui faire du mal. À me faire définitivement du mal.
- Je ne veux plus jamais te revoir. Les seules raisons pour lesquelles nous serons susceptibles de nous voir, c'est chez nos avocats et quand tu seras assez sobres pour venir t'occuper de ton fils.
- Je ne divorcerais pas…
- Oh que si, tu vas accepter ce divorce, Edward ! Si tu m'aimes, comme tu le dis, tu l'accepteras.
- Mais c'est parce que je t'aime que je ne veux pas te perdre.
- Comme je te l'ai dit, ce n'est pas toi qui as perdu une personne, c'est moi.
Sur ces mots, je me retournai et claquai la porte derrière moi.
Je laissais ma tristesse derrière moi et décidai d'avancer.
...
Je sais, un chapitre encore déprimant et j'en suis désolée pour le passage à la Nouvelle Année !
Sur ce, je vous laisse, je vais faire la fête avec ma Siamoise Popolove et ma meilleure qui n'est pas sur le site ^^
PS : désolée pour les fautes, encore une fois, je n'ai pas la force de relire le chapitre...
BONNE ANNEE, BONNE SANTE !
