Bonjour à tous !
Une nouvelle fois, je te remercie, Louange. Tes questions sont très pertinentes, c'est exactement celles que l'on doit se poser lorsqu'on appréhende l'histoire ! Malheureusement, je ne vais pas pouvoir y répondre, ou du moins, pas dans l'immédiat xD
*Toute contente* Merci à toi, Noxie (mignon pseudo ^^). Lire ta review m'a ravie ! Je suis contente que tu aime. Quant à tes inquiétudes…Et bien, cette fic est une deathfic, je l'ai indiqué au début, donc, il y a des chances pour qu'il y ait une mort. Mais étrangement, je ne suis pas attristée par ma fin xD
^w^ Un lemon ? Je suis sincèrement désolée, je le déplore moi-même, mais je suis terriblement prude *rire --'*, alors s'il y a un lemon dans cette fic…Et bien ce sera un lemon ultra vague et allusif mais certainement pas détaillé (genre le début, et le réveil après xD). Bref, je te laisse aviser par toi-même ^^
J'espère avoir de nouveau commentaires de toi à l'avenir !
Voici donc le chapitre IX !
Je ne sais pas si c'est un défaut que je poste si rapidement mes chapitres, presque un tous les jours v_v', mais comme cette fanfiction est déjà écrite et achevée, j'ai du mal à attendre pour la poster, et je me dis que c'est mieux de ne pas faire attendre les lecteurs ^^
Indication : Ce chapitre voit s'alterner fréquemment le point de vue de Yunho et celui de Jaejoong, ça change un peu sans cesse, je suis désolée, c'est peut-être inconfortable pour la lecture...Je vous préviens donc ^_~ Ne survolez pas sans les voir les POV Yunho et POV Jaejoong, surtout...
~ Je vous souhaite une agréable lecture! ~
[ CHAPITRE IX ]
POV Jaejoong
La routine avait repris son court, et je me rendais avec plaisir au lycée. Le froid devenait de plus en plus intense chaque jour, rendant l'hiver si proche que l'on pouvait presque le toucher de la main. Les appels de mes sœurs, et de mes parents étaient aussi de plus en plus fréquents. Cette période ramenait à la surface des souvenirs sombres qui les rendaient attentionnés envers moi.
Les cours se succédaient, mais je faisais face à l'absence répétitive de mes amis avec moins d'inquiétude et de questionnements sans fin qu'avant, puisque désormais je savais. Tout me semblait alors plus léger, et le sentiment de sécurité qu'ils me donnaient tous, chacun d'eux, me rendait l'existence plus agréable que passé un temps…
Ce jour là, je fus stoppé dans mon élan, alors que je pénétrais dans un hall de l'école, par une vision qui me parut si étrange qu'elle me hanta longtemps par la suite, mais pas pour les même raisons. Yunho et Changmin étaient en train de discuter joyeusement avec une jeune fille à la longue chevelure auburn soyeuse et aux grands yeux clairs innocents, et la conversation animée attirait des regards de toute part. Pourtant, Yunho m'avait appris un jour qu'ils n'étaient pas si asociaux qu'ils l'étaient aux yeux du reste du monde, mais qu'ils avaient aussi quelques connaissances au sein du lycée, dans leur classe ou autres ; pas d'amitiés grandiloquentes qu'ils étalaient comme la plupart des lycéens le faisaient, mais des gens sur lesquels ils pouvaient compter un minimum…
Me rapprochant discrètement et me plaçant derrière une rangée de casiers, j'écoutai distraitement mes amis, me répétant que je n'étais pas jaloux, mais seulement curieux. Cette fille ne faisait apparemment pas partie de leur classe, mais Yunho semblait l'apprécier, ses yeux affectueux et protecteurs ne pouvaient me mentir. Vu la façon dont il lui parlait, il semblait s'adresser plutôt à une petite sœur qu'à une prétendante, ce qui me fit sourire. Le rôle de grand frère lui allait parfaitement.
Changmin, par contre, dévorait la jeune fille des yeux, baissant son visage d'ange timide vers elle, avec son éternel style de parfait étudiant. Il est vrai que Junsu et les autres charriaient souvent le plus jeune d'entre eux avec sa timidité envers les filles, quand celui-ci se plaignait d'être coincé entre deux couples « ventousés », et que lui était seul. Je me souvins soudain qu'il avait été question plusieurs fois d'une fille de troisième année faisant partie de l'équipe scientifique du lycée et qui semblait beaucoup intéresser le cadet, et je me demandai curieusement s'il se pouvait que ce soit elle.
D'après le peu que je parvenais à entendre, mon petit ami essayait de faire comprendre implicitement à la jeune fille qu'elle ne laissait pas Changmin indifférent, ce par quoi elle répondait par des éclats de rire, les joues rosies, sans signifier exactement ce qu'elle en pensait. Finalement les trois jeunes gens se séparèrent, Yunho serrant furtivement dans ses bras la jeune fille, s'attirant les foudres de Changmin qui lui administra un regard buté de reproche, et la petite asiatique quitta le hall en leur souriant, avant de rejoindre sa salle de classe. Je me raidis alors qu'elle passait devant moi, qui étais adossé contre le métal de la rangée de casier, et je m'arrêtai presque de respirer, espérant que ma présence n'ait pas été repérée par l'objet de mon espionnage.
- Tu peux sortir, Jaejoong, tu vas finir par te faire mal à rester crispé comme ça.
Je relâchai mes muscles en soupirant et en portant une main à mon front, souhaitant disparaître de honte. A quoi je m'attendais aussi, avec pour petit ami un être doué de pouvoir que je n'imaginais, et ne connaissais même pas surtout, ce qui était bien le problème. Je fis quelques pas vers le centre du hall, m'extrayant de l'ombre du meuble, jetant un regard en biais vers Yunho alors qu'il s'approchait de moi, un sourire narquois plaqué sur son visage.
- Tu t'imaginais que je te faisais des infidélités ?
Je ne répondis pas, commençant à marcher et à entrer dans un couloir, alors qu'il posait son bras sur mes épaules, et que Changmin venait se placer à côté de moi, l'air rêveur. Je levai les yeux au ciel en remarquant cette expression sur le visage du plus jeune, et répondit au regard moqueur de mon petit ami par un rictus agacé, tandis que mes anciens amis, Yong Sun, Min Soo et Seung Un passaient sans se retourner à côté de nous, me nouant la gorge d'un regret.
La vie n'était finalement pas de tout repos avec eux…
Le lendemain matin, le ciel était gris et un vent brutal soufflait, manquant de m'ôter mon écharpe alors que j'atteignais mon arrêt de bus. L'air devenait blanc à chacune de mes expirations, et j'étais heureux d'avoir choisi de mettre mes lunettes aujourd'hui, vu comme le vent faisait presque pleurer les gens autours de moi.
Le lycée était silencieux, et ne trouvant pas mes amis devant leurs salles de classe respectives, je montai en haut de l'aile Est. Je rencontrai Yunho qui sortait du couloir du dernier étage avec Yoochun, et le regard indéchiffrable qu'il m'adressa me fit froncer des sourcils, soucieux. Un mauvais pressentiment m'étreignait, et j'avais apprit à me méfier de ce sentiment d'oppression qui ne laissait rien présager de bon. Je m'approchai de lui, alors qu'il regardait partout ailleurs que moi, et je posais ma main sur le tissus cotonneux de sa veste d'uniforme gris :
- Yunho…Qu'est- ce qu'il y a ?
Ce fut Yoochun qui me répondit, alors que le visage de Yunho reflétait une telle tristesse, une tristesse que je ne lui avais jamais vu et qui me fit peur, me donnant envie de pleurer moi-même sans que je ne sache ce qui se passait:
- Il y a eu une autre victime d'un Obscur hier…Une fille de notre lycée qui a été violemment heurtée par une camionnette en sortant de ses cours du soir, le chauffeur avait perdu le contrôle. Elle est morte sur le coup. Tout le monde a été choqué autour, il parait que son corps a volé à une hauteur incroyable…
- C'était la fille avec qui on parlait avec Changmin hier. Sa shell était blanche, Jaejoong. C'est si soudain…
Mon petit ami avait la tête baissée, ses cheveux courts ne pouvant plus me cacher de leur frange ses yeux peinés qui étaient rivés sur le sol. Je considérais avec incompréhension et stupéfaction cette nouvelle, cette malheureuse coïncidence. La gorge serrée, je demandai à Yoochun :
- Comment va Changmin ? J'ai cru comprendre qu'il aimait beaucoup cette fille aussi…
- Il est dans la salle où on se réfugie quand il pleut, au fond du couloir, une ancienne salle des profs. Junsu est avec lui, mais il est vraiment effondré… On va le ramener à l'appart avant le début des cours, il s'y sentira peut-être mieux.
J'hochai la tête, en accord avec ce qu'il proposait, et je priai pour que mon ami ne soit pas trop abattu. Se faire annoncer la mort de la fille dont il était attiré comme ça, du jour au lendemain, comprendre qu'il ne pourrait plus la voir au lycée alors qu'elle était sans doute un rayon de soleil de plus dans ses journées… Je pouvais m'imaginer la souffrance qu'il devait ressentir, et je ne me doutais pas que Yunho la comprenait encore mieux que moi…
Comme Yunho mettait de la distance entre nous, je le laissai, comprenant qu'il préférait rester seul plutôt que d'étaler sa tristesse devant moi. Après tout, c'était un homme fier, et je respectai cette facette de sa personnalité…
J'accompagnai donc Yoochun et Changmin jusqu'à l'entrée du lycée, alors que Junsu tenait néanmoins compagnie à leur leader, lui l'ayant déjà vu pleurer surement plus que moi ne le verrait jamais. L'image de Changmin les yeux rouge et le visage fatigué, courbé comme si un poids trop lourd faisait pression dans son dos, démuni, me laissa une marque comme chauffée à blanc sur mes rétines… Je regardai mes deux amis s'éloigner dans la rue et le froid, avant de m'élancer dans les couloirs sous l'écho de la sonnerie du début des cours, poursuivi par un sentiment de dégoût et d'inquiétude lorsque je pensais qu'il existait donc bel et bien des êtres aussi cruels.
POV Yunho
Le givre cristallisé sur la vitre des fenêtres m'indiqua qu'il faisait particulièrement froid ce matin, alors que je me levais de mon lit, décidé à retourner au lycée aujourd'hui. La lumière du soleil faisait presque scintiller les cristaux de givre qui recouvrait le tour des fenêtres, passant à travers la buée qui s'était formée sur les vitres. Une lumière blanche m'éveillait agréablement. J'étais d'autant plus soulagé que je n'avais apparemment aucun citoyen à qui recueillir la shell pour la journée, me laissant complètement libre…
Je croisai Changmin dans les couloirs de l'appartement, et il me sourit calmement, avant qu'un Junsu en colère pour je ne sais quelle raison ne le hèle vivement, faisant rire notre cadet qui prit néanmoins une expression inquiète. Je les lassai à leur règlement de compte, retrouvant Yoochun qui m'attendait devant la porte de l'appartement. L'ascenseur nous descendit, chutant des onze étages à une vitesse vertigineuse, ou peut être était-ce moi qui étais un peu trop plongé dans mes pensées.
La situation s'était quelque peu améliorée. Il avait bien fallut accepter la mort de Myung Hee, et notre impuissance dans cette affaire. Myung Hee étant une camarade que j'appréciais et respectais énormément, étant la seule qui n'ait jamais eu d'apriori sur nous depuis notre arrivée, sa mort me peinait, d'autant plus qu'elle n'était pas destinée à mourir… Changmin avait été le plus bouleversé, plusieurs jours durant il était resté seul, sans rien dire et sans rien faire. Mais la douleur passe, et grâce à notre soutien, Junsu le faisant rire, et Yoochun lui parlant comme d'habitude, il avait finit par se relever doucement, ce qui rassurait tout le monde. N'étant pas retourné au lycée depuis plusieurs jours, je ne savais pas ce qui s'y était passé depuis, et j'appréhendai l'instant où je devrais faire face à Jaejoong, que je n'avais pas contacté depuis ce jour… Notre plus grosse inquiétude à présent était la présence de cet Obscur près de nous, et qui s'attaquait définitivement à nous, la mort de Myung Hee ne pouvant être un hasard…
J'appréciai de retrouver l'univers du lycée, et je laissai Yoochun à l'entrée de notre salle de classe. Je partis à la recherche de mon ange, qui devait déjà être arrivé à cette heure, mais je ne le trouvai ni sur le toit ni dans les couloirs. Les cours allaient pourtant commencer, et je voulais absolument le voir… Finalement, je me dis que ce n'était peut-être pas une bonne idée de le retrouver maintenant, je redoutais sa réaction, et je ne souhaitais pas gâcher sa journée. Je repartis alors en direction de ma salle de classe, décidé à l'attendre sur le toit à la pause suivante. Mais Jaejoong ne se montra pas de la journée, et quand la pause avant les deux dernières heures de cours nous offrit un temps de répit, je repartis à sa recherche, persuadé qu'il devait bien être là. Mais je ne le trouvai nulle part, ni dans la salle des profs de l'aile Est, ni à la bibliothèque, ni dans la cour, ni même à l'infirmerie. Pensant qu'il était peut-être toujours dans sa salle, je revins sur mes pas, et montai au premier étage de l'aile Ouest, longeant le couloir qui menait à sa classe. La pièce était encore remplie d'élèves qui discutaient et chahutaient allègrement, je me plaçai dans l'encadrement de la porte, cherchant des yeux mon petit ami, qui n'était pas là non plus… Avisant le groupe de garçons avec qui il trainait au début et qui m'observaient d'un air suspicieux, je m'avançai vers le pupitre contre une fenêtre où était assise une jeune fille dont Jaejoong appréciait l'amitié, il me semblait. Un silence de mort s'installa, tous les regards tournés vers moi. Je me posai devant le bureau, alors que la fille levait des yeux interrogateurs vers moi, ses cheveux bruns rebelles entourant son visage aimable :
- Je cherche Kim Jaejoong, tu étais son amie, non ? Tu l'as vu aujourd'hui ? Tu ne sais pas où il est ?
La jeune fille prit un air renfrogné avant de me répondre, très peu intimidée, ce qui m'étonna et me déstabilisa. Elle me faisait penser à Myung Hee… :
- Je suis toujours son amie, d'abord. Et non, je ne sais pas où il est. A vrai dire, il n'est pas venu au lycée depuis trois jours, et il ne répond pas à mes coups de fil… J'ai pensé que ça devait avoir un rapport avec vous, puisque vous n'étiez pas là non plus…
Cette nouvelle me fit l'effet d'une douche froide. Jaejoong n'était pas venu en cours depuis plusieurs jours… Il ne répondait pas… Je commençais à m'affoler, imaginant déjà que l'Obscur s'était peut être attaqué à lui, et mon visage devait exprimer mes émotions que je cachais pourtant si bien d'habitude, car mon interlocutrice me demanda d'une voix inquiète :
- Est-ce que ça va ?...
- Oui. Oui, ça va. Merci pour ton aide.
Je quittai précipitamment la salle de classe, entendant déjà un jasement indistinct s'élever derrière moi dans le couloir. Descendant quatre à quatre les escaliers, je croisai Yoochun en bas et lui criai sans m'arrêter :
- Je vais chez Jaejoong. A plus tard !
Mon ami n'eut même pas le temps de me répondre, que j'avais déjà traversé un petit hall et que je m'élançais vers la sortie. L'air sec et toujours aussi froid me saisit, vêtu seulement d'un pull d'uniforme sur ma chemise, alors que je longeai rapidement la rue bondée d'élèves ayant fini leur cours ou attendant de revenir en classe…
Je me retrouvai bientôt devant la porte d'entrée de l'appartement de Jaejoong, essoufflé et angoissé. Me forçant à me raisonner, je repris mon calme, fermant quelques secondes mes paupières en respirant profondément et en épongeant les gouttes de sueurs qui perlaient sur mon front. Puis j'effleurai d'une légère pression la sonnette. Un silence immobile me répondit, et je sonnai à nouveau, une fois, deux fois. Rien ne se passait. Je refusai de penser qu'il n'était pas dans son appartement, car je ne pourrais certainement pas le retrouver dans la ville, à cette heure-ci où tout le monde sortait des bureaux et des institutions, et je devais absolument le voir, par tout les moyens, vérifier qu'il allait bien… Posant ma main sur la poignée, hésitant un instant, je constatai que la porte était verrouillée, mais de simples verrous ne pouvaient m'empêcher d'entrer. Je parvins à pénétrer dans l'appartement silencieux sans même toucher aux serrures. Le couloir était plongé dans la pénombre, la lumière du soleil qui était en train de se coucher n'éclairait que faiblement de sa lueur orangée et chaleureuse le séjour, l'astre donnant sur l'autre côté du bâtiment. Les pièces dans lesquels j'entrais étaient toutes vides, la cuisine, la salle de bain au fond du couloir… J'ouvris une dernière porte, à côté du séjour, et un soulagement intense se diffusa dans tout mon être quand je vis Jaejoong assis, les jambes repliées contre lui, adossé à une pile de coussins au milieu du grand lit de la chambre. La pièce était simplement décorée et aménagée, la lumière ténue qui filtrait à travers l'unique fenêtre éclairait néanmoins le visage de mon ange dans l'obscurité, ses traits étaient fatigués mais calmes, presque ternes, il n'était vêtu que d'un jean et d'un pull en grosses mailles de laine grises dont le col en V s'ouvrait largement sur sa poitrine. Ses cheveux de jais me cachaient ses yeux et son expression, mais sa shell blanche lumineuse gravitait doucement à côté de lui, paisiblement. Je sursautai en entendant sa voix s'élever, faible comme le murmure d'une brise imperceptible :
- Je ne t'ai pas permis d'entrer. Comment-as-tu fais ? La porte était fermée à clé.
- Tu sais bien que ça n'a pas d'importance pour nous, ce n'est pas un obstacle. Comment ferait-on pour entrer chez les gens mourants, sinon ?...
Jaejoong ne répondit pas devant l'évidence de cette raison, et je m'approchai, incertain quant à ce que je devais dire, ou faire. Je ne l'avais jamais vu ainsi, cette attitude ne lui ressemblait pas.
- Jae…Pourquoi tu n'es pas venu ouvrir ?
- Je ne sais pas. Je me disais peut être que si c'était toi, tu pourrais de toute manière rentrer quand même, sans mon autorisation, grâce à tes capacités. Ça ne servait donc à rien que je me lève.
Il m'adressa un regard perçant, et je me demandai le cœur serré s'il n'avait pas pleuré. Je repris, d'une voix que j'espérais neutre et déterminée, et non tremblante comme j'en avais l'impression :
- Pourquoi tu n'es pas venu au lycée ? Pourquoi tu ne viens plus depuis plusieurs journées ? Je sais…que je ne t'ai pas appelé depuis ce jour avec la mort de… cette fille et Changmin, et je comprends que tu puisses m'en vouloir, mais…tu aurais pu venir, me parler, je ne t'aurais pas rejeté.
Jaejoong détourna son attention de moi, crispant une de ses mains autour de son poignet, avant de poser cette même main sur son torse, froissant son pull comme s'il voulait s'arracher le cœur. Il semblait tendu par la colère, mais je ne comprenais pas, je ne parvenais pas à le déchiffrer alors qu'il évitait mon regard. Comme je m'approchai à nouveau, il parla d'une voix étouffée, hésitante, dans l'intention de me garder à distance de lui :
- J'avais peur. J'avais peur de rester au lycée alors que vous n'y étiez pas. Et je n'osais pas t'appeler, ni venir chez vous, parce que je ne savais pas…Je ne savais pas comment de réconforter ! Je veux dire, qu'est ce que je pourrais te raconter, moi qui ne sais rien, pour te faire oublier… C'est trop cruel. C'est trop cruel de mourir de cette façon !... Pourquoi est-ce que ça se passe comme ça ?!...
Mon univers sembla s'effondrer alors que je voyais des larmes couler sur les joues pâles de Jaejoong, des larmes de colère, d'incompréhension, des larmes de souffrance, et en comprenant que Jaejoong était bien plus bouleversé par tout ce qui se passait et tout ce qu'il savait à propos de nous qu'il ne le montrait.
- Jae…
Il releva brusquement la tête vers moi, une leur de défi dansant dans la profondeur de ses yeux, et il s'exclama :
- Je ne pleure pas, Yunho. Je ne pleure pas.
Mais tout en lui hurlait le contraire. Je m'assis à côté de lui, sur le matelas couvert d'une couette moelleuse aux rayures chocolatées et grises, et l'attirai contre moi malgré sa résistance. Je murmurai, glissant ma main dans ses doux cheveux d'ébène, l'étreignant alors qu'il paraissait faire son possible pour reprendre un rythme de respiration normal et ravaler ses sanglots :
- Jaejoong, je ne t'ai jamais demandé de me réconforter. Et quoique tu puisses me dire, ce ne sera jamais inutile. Jae…Contrairement à toi, j'ai l'habitude de ces morts, naturelles ou provoquées par un obscur…Je sais ce que je risque quand je m'attache à quelqu'un et je sais que je dois vite dépasser la tristesse que pourrait me procurer une mort. Ça fait partie de mon
travail, et je sais gérer ces sentiments. Tu n'as donc pas à t'en faire.
Jaejoong se calmait peu à peu à mesure de mes paroles, se détendant dans mes bras, et se lovant un peu plus contre moi. Je l'entendis soupirer de bien-être, son visage enfoui dans mon pull, et je souris, poursuivant :
- Je comprends que tu appréhendes de sortir, avec cette situation un peu compliquée… Mais tu aurais pu venir à l'appartement, au lieu de te cloîtrer ici pendant trois jours, à ruminer je ne sais quelles pensées noires… J'ai eu peur qu'il te soit arrivé quelque chose, moi.
Le jeune homme se détacha de mon corps, levant un visage coupable mais éclairé d'un sourire vers moi.
- Désolé. J'ai été stupide…
Je dissimulai un rire amusé, avant de resserrer l'androgyne dans mes bras, pas prêt de le lâcher avant un moment après toutes ces journées passées sans lui, qui m'apparaissaient à présent comme un véritable exploit.
POV Jaejoong
Le soleil était maintenant pratiquement couché, et une petite lampe murale venait de s'allumer, programmée pour se mettre en marche à cette heure de la soirée, éclairant la pièce d'une lueur blanche tamisée et soporifique. Yunho était assis en tailleur sur le lit et j'étais assis sur ses cuisses, agenouillé sur le matelas, mes jambes de chaque côté des siennes. Il m'entourait de ses bras, et les miens étaient noués autours de sa taille, mes mains se joignant dans son dos. J'appuyais ma joue contre son cou, lui était obligé de lever la tête pour une position plus confortable, son menton posé contre mon front. Je m'endormais presque, profitant simplement de ce moment paisible qui me faisait oublier toutes mes inquiétudes, tout autour de moi…
- Jaejoong. Il est tard. Tu as mangé, au moins ?
Je fis signe que non en secouant légèrement la tête, un sourire s'étirant sur mes lèvres alors que je sentais la gorge de Yunho vibrer contre ma tempe à chacune de ses paroles.
- Tu n'as pas faim ?
Je fis un mouvement, posant quelques secondes ma tête contre son épaule, avant de la soulever avec difficulté comme si elle pesait plusieurs kilos pour faire face à Yunho. J'ancrai mon regard dans le sien, tendre et intense. Je soufflai en avançant mes lèvres vers les siennes sans pour autant les toucher :
- Non. Mais j'ai faim de toi.
Yunho émit un rire embarrassé en s'exclamant avant de m'embrasser :
- Qu'est ce que tu racontes...Idiot…
Je savourais la caresse de ses lèvres et de sa langue brûlante contre la mienne, passant mes mains sous sa chemise qui dépassait nonchalamment de son pantalon, j'effleurai de mes doigts et de mes paumes la peau de son dos tandis que Yunho déviait ses lèvres de ma bouche pour aller parcourir ma gorge de baisers… Sa peau était douce et chaude, mais bientôt, à mesure que je faisais monter mes mains, je sentis sous mes doigts comme des sillons, des veines légèrement enflées, qui s'étendaient de manière désordonnées, je ne parvenais pas exactement à savoir ce que c'était, ça ne pouvait être un tatouage… Je demandai à Yunho alors qu'il était occupé à embrasser tendrement la peau juste sous mon oreille, son souffle me faisant frissonner de plaisir malgré moi :
- Yunho ?
- Mmh ?...
- Qu'est ce que c'est ? Sur ton dos ?...
Ses lèvres quittèrent ma gorge, me donnant immédiatement l'impression d'un manque vif, et je soutins le regard impénétrable qu'il m'adressa, il était soudain si sérieux que je redoutais ce qu'il allait me dire. Il s'écarta de moi, détournant les yeux, avant de finalement me répondre :
- Ce n'est rien.
- Non, arrête. Tu es encore en train de me mentir, je le sais. Pourquoi ne pas me dire, qu'est ce que ça peut être de si terrible ? Je t'ai posé une simple question…
Cette fois-ci, ce fut lui qui soutint mon regard obstiné et blessé, et il soupira longuement, avant de me faire délicatement descendre de ses genoux et de commencer à ôter son pull d'uniforme.
- Très bien. Je vais te montrer dans ce cas, ce sera plus explicite si tu vois. De toute manière, je n'aurais pas pu te le cacher encore bien longtemps…
Il déboutonna rapidement sa chemise, me laissant dans l'interrogation totale. Je ne m'attendais pas à une telle réaction, et plus les secondes passaient, plus j'avais peur de ce que je pourrais bien découvrir. Finalement, il laissa glisser sur le lit sa chemise, apparaissant torse nu devant moi, ce qui n'aurait pas été pour me déplaire si l'atmosphère n'avait pas été si grave, tendue comme un arc. Yunho me fixa un instant, impassible, avant de prendre une grande inspiration tandis que je retenais inconsciemment la mienne, et de se retourner.
La chute vertigineuse que me sembla effectuer mon cœur me laissa submergé, sonné par la déflagration qui parut résonner dans l'air tant le choc fut violent, et je portai mes deux mains à ma bouche ouverte sur le cri de surprise ou d'horreur, peut être les deux mêlées, que je venais de pousser. Le dos de Yunho était entièrement strié de longues cicatrices blanches et rosâtres, comme d'immenses griffures qui s'entrecroisaient, et lacéraient la peau de son dos par centaines, de ses épaules jusqu'au bas de ses reins. Ce ne pouvait être que les traces laissées par la morsure du fouet, et cette réalité me donna l'impression que la terre venait de disparaître sous moi, des dizaines de questions éclatant dans le brouillard de mon esprit.
Se tournant pour me faire à nouveau face, Yunho prit mes mains entre les siennes, les ôtant de devant mes lèvres qui tremblaient à présent. Je tremblais de tout mon corps, et je ne savais quelle option choisir entre fondre en larmes, vomir ou tout simplement oublier, dénier et refouler cette scène jusqu'au plus profond de ma mémoire.
- Jaejoong, pardonnes-moi… Je ne sais pas ce que tu es en train de penser, mais je peux comprendre en voyant tes yeux que tu es un peu…choqué. Je vais t'expliquer, si tu veux bien.
Je ne fis pas un geste pour signifier mon accord ou mon désaccord, restant paralysé, et un furtif éclair de faiblesse et de panique passa sur son visage, avant qu'il n'arbore une expression de confiance et qu'il serre mes mains affectueusement des siennes, me transmettant un peu de sa chaleur alors qu'un froid intense m'avait envahi :
- Jaejoong, calme-toi, ce n'est pas si grave. Tu vas me faire un infarctus si tu continuer à t'affoler comme ça.
Il déposa un baiser que je ne sentis même pas sur mes lèvres, avant de soupirer et de murmurer en transmettant dans son regard tout l'amour qu'il me portait, un sourire rendant ses paroles plus légères à mes oreilles:
- J'avais très peur de ta réaction, je ne sais pas ce que signifie celle-ci, mais au moins, ça ne te laisse pas indifférent… Junsu n'était pas d'accord pour que je t'en parle, mais il n'est pas ma mère, et je peux parfaitement prendre mes décisions seul, sans son autorisation.
Il cherchait ses mots, et j'en profitai pour reprendre discrètement souffle, le choc étant finalement passé, me laissant épuisé et affreusement troublé…
- Jae… Ces cicatrices, elles signifient que j'ai fait une erreur dans mon travail d' « Innommé ». Tu te rappelle, une erreur comme par exemple voler le travail d'un collègue, en faisant traverser la shell d'un individu auprès duquel on ne devait pas intervenir… J'ai fait une erreur, mais je ne m'en souviens pas. J'ai été fouetté sur ordre de mes supérieurs, cent coups à vrai dire, devant la communauté d'Innomés la plus proche dans l'espace autours de moi, des dizaines d'autres comme nous réunis pour assister à ma punition. Un autre serait mort sous autant de coups de fouet, mais pas des êtres comme nous. J'ai donc supporté le châtiment, avertissement pour ceux qui ont observé… Junsu s'est évanoui avant même que je ne reçoive le cinquantième coup de fouet, il n'a jamais su oublier cette torture qui m'a été infligé et qui lui a été infligé, d'être forcé à regarder. La politique des supérieurs est d'effacer ensuite l'erreur commise de l'esprit de celui qui est concerné et tout ce qui est lié à l'erreur… La souffrance lancinante des punitions pourrait ramener les souvenirs si l'oubli était réalisé avant…On m'a donc effacé la mémoire ensuite, ne me laissant que l'humiliation de ces cicatrices, et la douleur que j'ai quand même ressentis pendant plusieurs jours… J'ai peut être manqué à mes devoirs, mais ce n'était pas une grande faute, les infractions à nos règles plus graves, comme par exemple devenir un obscur…, peuvent mener à des condamnations à mort, ce qui est arrivé rarement depuis le début de notre existence. Et puis, je t'avoue que je ne regrette pas d'avoir commis cette erreur, même si je n'en ai pas le moindre souvenir, je suis persuadé que je n'ai pas pu faire quelque chose de mal…C'est impossible.
Il répéta en murmurant, comme pour lui-même, que c'était impossible, avant de reporter son attention sur moi, me sondant à nouveau… Mais je restais silencieux, incapable d'exprimer tout ces sentiments qui me faisaient presque suffoquer. J'étais fatigué, fatigué de toutes ces choses que je découvrais, me demandant combien de secrets encore l'on me cachait, et celui-ci était particulièrement éprouvant à assimiler.
POV Yunho
J'avais beau essayer de cerner ses pensées, Jaejoong restait comme de glace, paralysé, seul ses yeux noirs éminemment troublés m'exprimaient toute la détresse qui l'habitait, et qui semblait empêcher même des larmes qui pourraient le soulager de s'écouler… Finalement, il baissa la tête avant que sa voix ne s'élève, m'apportant un certain soulagement :
- Je m'en fous. J'en ai rien à faire que t'ais pu faire une erreur, ou n'importe quoi d'autre. Mais tu crois que je peux supporter de savoir que tu t'es fait torturer comme ça ? C'est tellement injuste.
- Non, ce n'est pas injuste. J'ai enfreins les règles, et quoique j'ai pu faire, je n'aurais pas dû. Je sais bien que ça doit te bouleverser, mais Jaejoong…Je ne veux pas que tu en souffres. C'était il y a longtemps, ça s'est passé et c'est comme ça. C'est inutile de vivre en y repensant, avec un ressentiment qui n'arrangerait rien. N'y penses plus, tu n'en as pas besoin, ça ne te concerne pas... Je ne peux malheureusement pas effacer ces cicatrices, les ôter de ta vue, mais j'espère que ça ne t'empêchera pas… de rester avec moi.
L'androgyne sursauta, faisant presque tanguer le matelas du lit, un air offusqué se dessinant sur ses traits fins et pâles, alors qu'il s'exclamait, indigné :
- Quoi ?! Yunho, tu penses que ces foutues cicatrices et cette pseudo erreur vont m'empêcher de continuer à t'aimer ? Tu penses donc que mon amour est si superficiel que ça ?... Tu veux que je te montre, à quel point je te méprise à présent ?!...
Pris au dépourvu, je ne pus que sentir ses bras entourer brusquement mon cou, avant qu'il ne se jette presque contre moi pour m'embrasser, d'un baiser que j'aurai pu imaginer violent et passionné avec cette entrée en la matière, mais qui fut au contraire lent et plus significatif de l'amour que me portait Jaejoong que n'importe quelle parole qu'il aurait pu me dire. Ses lèvres soyeuses et maladroites… Agrippant ses bras, je le repoussai précautionneusement, et il quitta ma bouche avec une plainte ténue. Le soulagement et la joie d'être compris par un ange tel que Jaejoong me submergeaient, me donnant l'impression que je pouvais mourir ce soir, tant le bonheur qu'il me procurait était exceptionnel… Je murmurai avec un sourire narquois, faisant référence à ce moment dont Jaejoong ne s'était toujours pas remis :
- Idiot… Tu veux que je te morde ?
Jaejoong déglutit en rougissant légèrement, répondant dans un souffle enfiévré alors que je le poussai de force sur le lit, mes mains sur ses épaules, ses longues mèches couleur corbeau inégales s'étalant sur la couette en une auréole autour de son visage :
- Ne me tente pas…
La blancheur de nacre de sa gorge m'attirait comme un aimant et je ne pouvais en détacher mon regard. Cette peau d'ivoire et délicate visible jusqu'à ce que le col dissimule le reste, m'offrant un avant-goût de ce à quoi devait ressembler son torse que je n'avais jamais vu, était un appel au pêché et aux crimes les plus horribles. Il était tentant de vouloir enserrer cette gorge de ses doigts jusqu'à ce que plus aucun son langoureux ne puisse en sortir, ou de taillader cette douce blancheur, pour la peindre subtilement d'éraflures vermeilles. Me sortant de mon état hypnotique, Jaejoong ajouta néanmoins alors que je glissais ma main sous son pull de laine, effleurant en une caresse son ventre musclé :
- Non, pas de pouvoirs. Juste toi et moi.
Je souris face à cette demande adorable, me penchant pour l'embrasser, avant de laisser des marques rouges de mes baisers sur la peau si tentatrice de son cou. Bientôt, le pull gris fut ôté, me révélant un corps digne d'un éphèbe grec, et je ne pus résister à la tentation de posséder un être aussi parfait, qui m'appartint à partir de cette nuit, nuit où les plaintes et soupirs les plus exquis s'échappèrent de la bouche angélique de Jaejoong…
POV Jaejoong
Ce n'était pas encore le matin mais la lumière de l'aube perçant bientôt la nuit éclairait ma chambre d'une pénombre bleutée. Je venais de me réveiller pour la première fois depuis longtemps en sentant mon cœur battre paisiblement aux côtés de Yunho. Cela faisait si longtemps que ça ne m'était arrivé, me réveillant si souvent en cherchant l'air comme si je ne pouvais plus respirer, avec cette étrange impression que quelque chose manquait si fort en moi, que ça en devenait insupportable… Ce matin, le manque restait presque en sourdine, cette sensation que je ressentais à chaque instant tout les jours depuis plusieurs mois, comme si quelque chose n'allait pas, n'était pas normal, ne se manifesta pas, et j'en fus soulagé.
Yunho était dos à moi, et je pouvais observer à loisir sa peau marquée des innombrables meurtrissures du fouet. Dégageant mon bras gauche de sous la couette, j'effleurai une cicatrice rouge longiligne du bout de mes doigts, caressant le dos de mon amant, doucement pour ne pas le réveiller. Mais le jeune homme agrippa brusquement ma main, m'arrachant un cri de surprise, avant de se retourner pour me faire face, ses yeux bridés presque encore fermés par le sommeil. Il enserrait fermement mon poignet, m'empêchant de me dégager de sa prise, alors qu'un sourire s'étirait sur ses lèvres, et qu'il me menaçait de son regard, me signifiant muettement qu'il ne voulait plus que je fasse attention à ces cicatrices. Je lui promis mon obéissance d'un même regard échangé, mais il ne desserra pas son emprise, portant au contraire mon poignet à sa bouche. Il souffla un instant sur la peau de ma paume, avant d'y poser ses lèvres, et des baisers légers le long des deux larges cicatrices presque invisibles qui s'étiraient en travers de mon poignet, les même que les deux qu'il y avait sur l'autre avant-bras…
- N-Non, arrêtes !...
Troublé, je tentai vainement de retirer mon bras de sa poigne, ne supportant pas le fait qu'il puisse voir ces entailles qui avait failli me coûter la vie, et pour lesquelles j'avais aujourd'hui tellement de honte et de regrets. Yunho me fixait toujours, de son regard impénétrable, et il relâcha mon poignet que je rabattis contre ma poitrine, avant que mon petit ami ne monte à califourchon sur moi. Il se saisit rudement de mes mains, plaquant mes deux poignets contre le matelas, et je me laissai faire, des larmes perlant à mes yeux… Il se pencha sur moi, et fit glisser ses lèvres sur mon visage, embrassant ma bouche avant de souffler tendrement :
- Jaejoong… Tu n'as pas à avoir honte. Tu vois, tu es ici, tu n'étais donc pas destiné à mourir. Tu avais peut être seulement besoin de ça pour vivre mieux ensuite, pour passer une étape. Et puis je t'ai rencontré et tu m'as rencontré, et je n'ai jamais été aussi heureux. On a peut être été tout les deux marqués par des cicatrices, moi pour cette stupide erreur que j'ai commise, et toi parce que tu as tenté de te tuer sans bienheureusement y parvenir, mais au final, on est ensemble, et c'est tout ce qui compte.
Je restai sceptique à la suite de ses paroles, pourtant réconfortantes, me disant que ma bêtise n'était pas comparable au châtiment qu'il avait enduré… Mais tout le monde ressortait de la vie avec des blessures, parfois plus profondes pour certains, et l'Autre était toujours là pour nous aider à les panser… Je souris en pensant que Yunho et moi pansions mutuellement nos plaies, et Yunho me rendit mon sourire, avant de me combler à nouveau de caresses délicieuses qui me donnèrent envie de rester toute la journée ainsi, à me prélasser dans ses bras et dans la chaleur de ma chambre…
Je ne me doutais pas à ce moment là que quelqu'un nous observait depuis le toit du haut building en face de ma résidence, une grande silhouette sombre dans une longue veste de cuir noir qui scrutait depuis quelques minutes mon appartement, un rictus méprisant aux lèvres, tandis que le soleil d'hiver se levait lentement derrière lui.
[ FIN CHAPITRE IX ]
J'espère que ça vous a plu, et je vous remercie d'avoir lu ce chapitre.
Une petite review pour me dire ce que vous en pensez?
Et aussi, pour me faire savoir, si la fréquence de publication assez soutenue vous gêne, si vous préférez que j'attende un peu plus entre les chapitres, ou au contraire si ça ne vous dérange pas, faites-le moi savoir!
