Auteur : Natanael, pour ne pas changer.

Disclaimer : ToS est à Namco comme le poulet est aux morilles. Cherchez pas, c'est mon humour pourri qui se souvient qu'il existe…

Spoiler : Cet O-S se passe juste avant l'île de Thoda. Spoiler sur le moyen de transport utilisé par le groupe ! XD

Warning : Perso OOC (ça faisait longtemps) ! Et pardon à Raine et Kratos. Mais c'était trop tentant ! =D

Résumé : Petits fragments de la vie quotidienne de nos héros, allant des combats contre les monstres aux repas du soir en famille tout en passant par la quête de la Régénération du monde. Y'a des jours comme ça, où ils ont bien fait de se lever, et d'autres, bien plus nombreux, où ils auraient mieux fait de rester couchés.

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Maman, les p'tits bateaux...

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Il y avait mille et une façons d'atteindre le geyser de Thoda. Ils auraient pu y aller en bateau, en avion, en marchant, en OVNI, en train, en patins à roulettes, en tram, en nageant, en tapis volant, en métro, en bus, en RER, en sous-marin, en vélo, en fusée lunaire, en auto-stop, en pousse-pousse, en lévitant, en trottinette…

Mais non. Il fallait qu'ils y aillent en baquets.

Si elle ne s'était pas trouvée en présence de témoins compromettants, Raine en aurait pleuré.

A côté d'elle, Colette riait en faisant remarquer que cette expérience pour le moins unique devait être follement amusante. …C'était une question de point de vue. La demi-Elfe aux cheveux d'argent inspira profondément. Surtout, rester calme. Penser à toutes les ruines qu'elle pourra explorer dès qu'ils auront ouvert le passage vers le sceau de l'eau. Et ne SURTOUT PAS penser à une certaine substance aqueuse qui la cernait de toutes parts. Soudain, la jeune femme sentit son petit frère attraper sa main et la tirer brusquement en direction des instruments de torture flottant dans lesquels Lloyd et Colette avaient déjà pris place. Sans même avoir le temps d'y penser, Raine se dégagea en criant de terreur.

Silence. Pesant. Très pesant. Lloyd la regarda avec des yeux parfaitement ronds.

« Professeur, vous avez peur de l'eau ? »

La phrase du garçon brun resta en suspend dans l'air pendant une longue minute de solitude absolue pour sa pauvre institutrice. Celle-ci sentit tous les regards converger dans sa direction et ses joues se colorer lentement d'une délicate teinte d'incarnat digne de la veste de son élève. Raine finit par secouer la tête, horriblement gênée, et décida de contre-attaquer.

« Moi au moins, je n'ai pas eu 25/400 à l'interrogation écrite de Palmacosta et je ne cherche pas le Livre de la Dégénération ! Je n'ai pas non plus fait de trou dans le mur de l'école, je ne me suis pas coupée le genou devant l'auberge de Triet et je n'ai pas fait de comédie dans cette même auberge parce qu'une veuve noire avait élu domicile sur mon oreiller ! »

Tous baissèrent la tête en direction de leurs chaussures, honteux. Mais Lloyd releva la sienne aussitôt, surpris.

« Mais… Qui a peur des araignées ? Je ne me souvenais pas de ça…

-C'est normal, intervint Colette. Tu ne nous avais pas encore rejoints. En fait, Kratos et le professeur avaient décidé de s'arrêter à Triet avant d'aller au sceau du feu pour que je puisse me reposer. Mais pendant la nuit, Kratos a fait un scandale à l'aubergiste parce qu'il y avait une veuve noire dans sa chambre.

-C'est cette nuit-là que nous avons appris son arachnophobie. C'est plutôt rare, chez un homme. Fit remarquer la guérisseuse sous les rires plus ou moins bien dissimulés de Lloyd et de Génis.

-Ce n'était pas une veuve noire. Se défendit Kratos, le visage aussi rouge que ses cheveux. C'était une tarentule, et elle m'arrivait aux genoux !

-Mais tu ne pouvais pas la chasser avec ton épée, tout simplement ? Questionna Raine, riant sous cape.

-J'aurais bien voulu t'y voir, toi ! » Rétorqua Kratos, ramassant les restes épars de sa dignité pour s'y draper tel Jules César revenant des Gaules.

Mais les fous-rires incontrôlés et incontrôlables de ses compagnons achevèrent de détruire ce qu'il conservait de fierté masculine. Vexé, le mercenaire aux cheveux roux leur tourna le dos, se retrouvant face à l'immensité infinie de l'océan. Sur lequel flottaient trois baquets. Une idée particulièrement sadique et tordue fit son chemin dans son esprit. Lentement, très lentement, le jeune homme se tourna vers l'institutrice d'Isélia, un sourire mauvais étirant ses lèvres.

Raine, ton heure a sonné.

« Kratos, ne m'approches pas. Et ne souris pas comme ça, tu me fais peur.

-…

-Kratos, arrêtes ! Kratos ! KRATOS !

-…

-Kratos, lâches-moi ! Tu entends ? Je… Kratos ! Lâches-moi ! Non ! Non, Kratos, lâches-moi ! LACHES-MOI, JE TE DIS ! ! ! NOOOOOOON ! ! ! »

Sous les regards amusés des passants et les hurlements de rire de Lloyd, Colette et Génis, l'homme aux mitaines violettes avait attrapé la pauvre guérisseuse, l'avait balancée sur son épaule façon sac-à-patates et s'approchait dangereusement d'un des baquets. Assurant sa prise sur le vêtement orange de sa captive, il posa son pied gauche sur le fond glissant de l'embarcation, priant tous les dieux qu'il connaissait pour qu'il ne s'effondre pas sous son poids. Aussitôt, Raine se débattit comme une folle furieuse, frappant son dos de toutes ses forces et redoublant de cris désespérés.

« KRATOOOOOS ! ! ! LACHES-MOI ! ! ! JE T'ORDONNE DE ME LAISSER ! ! !

-Mais arrêtes donc de gigoter ! Tu vas nous faire tomber à l'eau ! »

La menace d'un bain forcé dut faire son effet, car la jeune femme cessa aussitôt de se débattre, permettant à son tortionnaire de mener à bien son embarquement. Une fois les deux pieds bien posés dans le baquet, Kratos consentit à lâcher sa victime. Mais il ne lui laissa pas le temps de le quitter, attrapant la perche qui permettait de se diriger et s'éloignant suffisamment du quai pour empêcher Raine de s'échapper. La jeune femme s'accrocha à son bras et lui adressa un regard mi-apeuré mi-assassin.

« Tu as été bourreau dans une vie antérieure. Déclara-t-elle.

-Sans nul doute. » Répondit Kratos, satisfait.

Il attendit que le baquet des trois plus jeunes, toujours hilares, le rejoigne pour mettre le cap sur l'île de Thoda.

Soudain, Raine se mit à tirer sur son bras, paniquée.

« Kratos, j'ai vu quelque chose sous l'eau ! »

Bien évidemment, le mercenaire se pencha pour regarder. Bien évidemment, il n'y avait rien à voir. Mais bien évidemment, Raine s'était penchée en même temps que lui. Et, comme on pouvait s'y attendre, le baquet déséquilibré se retourna. Et ses deux passagers se retrouvèrent le bec dans l'eau, pour ainsi dire.

Raine eut alors trois réflexes qui lui sauvèrent la vie. Un, elle ferma la bouche. Deux, elle n'inspira pas par le nez. Trois, elle s'agrippa fermement au cou de Kratos, l'étranglant à moitié par la même occasion.

Quand, enfin, l'homme aux yeux rubis parvint à leur sortir la tête de l'eau et à prendre appui sur le baquet retourné, les deux adultes purent voir leurs trois protégés écroulés de rire sur le rebord de leur surprenant moyen de locomotion, Lloyd tapant dessus comme un dégénéré.

« Oh, c'était beau ! C'était magnifique ! Clama-t-il entre deux soubresauts de rire. Vous pouvez nous la refaire, celle-là ?

-Grande sœur, les p'tits baquets qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ? Chanta (horriblement faux) Génis, faisant rire Colette aux larmes. Mais oui mon gros bêta, s'ils n'en avaient pas ils s'retourneraient pas… »

Kratos tourna la tête vers Raine, toujours accrochée à lui comme une bernique à son rocher.

« Là, Raine, franchement… Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. »

Piteuse, le professeur Sage baissa les yeux. A ce moment précis, les rires des trois adolescents se muèrent en cris de surprise, suivis d'un élégant "PLOUF" et d'une multitude de vaguelettes. L'institutrice eut juste le temps de relever la tête pour voir les jambes des plus jeunes disparaître dans l'eau. Elle échangea un regard étonné avec Kratos.

« C'est moi ou… ils sont tombés à l'eau ? Questionna la guérisseuse d'Isélia.

-…Ils sont tombés à l'eau. » Confirma le mercenaire.

La tête de Lloyd jaillit hors de l'onde, suivie de peu par celles de ses amis. Aussitôt, les trois enfants s'éclaboussèrent et essayèrent de s'enfoncer mutuellement la tête dans l'eau. Raine les regarda faire pendant une minute, puis elle se tourna de nouveau vers son compagnon.

« Et nous sommes en route pour sauver le monde, c'est ça ?

-Pour le moment, nous sommes surtout en panne. Commenta Kratos. Mais sinon oui, nous sommes censés sauver le monde. »

Raine soupira. Eh bah. C'était pas gagné, tout ça… Soudain, elle fronça les sourcils. Elle venait de se souvenir d'une chose.

« Kratos ?

-Oui ?

-J'AI PEUR DE L'EAU ! ! ! RETOURNE CE BAQUET IMMEDIATEMENT ! ! ! JE VEUX REMONTER DEDAAAAAANS ! ! ! »

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…Je crois que je suis très fatiguée.

Vous savez quoi ? J'aime Raine et Kratos. =D Surtout quand ils sont OOC.

Sinon, je tiens à préciser que Kratos n'est pas, n'a jamais été et ne sera probablement jamais arachnophobe. De même, il n'est jamais tombé dans l'eau avec cette pauvre Raine. Mais je me suis quand même bien marrée à écrire ce délire ! XD J'espère qu'il vous aura plu, même s'il n'a aucun sens…

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