Hey les petits nargols! :D

Comment allez-vous? :3

Je souhaitais vous mettre le chapitre 10 en ligne hier, malheureusement ma wifi a légèrement bugué, du coup je vous poste ça seulement aujourd'hui! J'espère que cela vous plaira quand même!

Une fois de plus, j'ai lu toute vos reviews et Merlin vous êtes adorables! :D Je suis vraiment heureuse que ça vous plaise, mille merci de me suivre et de prendre le temps de me lire! :D

Bonne lecture à tous,

Millama.


Changements.

Chapitre 10 :

_ Espèce de chien ! Je te dis qu'il est comme Bella. Il se contrôle !

Je reconnus aussitôt la voix hautaine et dédaigneuse qui me rappela la voix de ma grand-mère paternelle et je me redressais, il ne faisait aucun doute que c'était elle, Rosalie. La sœur revêche et peu aimable dont m'avait parlé Edward. Un cœur battait lentement à ses côtés et un autre était trop rapide, rien que son allure était répugnante.

_ Et moi, je te dis que je n'ai pas confiance, Blondie ! Répondit une voix profonde et inquiétante.

Je n'eus aucun doute quant à l'identité de cette voix. Elle appartenait sans doute, aucun, à Jacob le meilleur ami de Bella.

_ Ne m'appelle pas comme ça ! Gronda la voix de Rosalie.

_ Ça suffit ! Piailla un magnifique soprano. Je suis persuadée qu'il ne me fera aucun mal, comme maman. Si vous voulez me protéger vous n'avez qu'à vous mettre en avant et je marcherai derrière. Je crois que cela vaut mieux pour tout le monde.

Je tournais mon regard interrogateur vers Edward et Bella. Le premier soupirait et levait les yeux au ciel, complètement agacé et la seconde était tout simplement blasé. Apparemment ce genre de dispute entre les deux individus étaient fréquentes et seule le soprano pouvait leur intimer de se calmer.

_ Ce…rassurez-moi, cette voix, ce n'est pas…votre fille ?

Edward planta ses yeux dans les miens et Bella fit signe que si. Alors je haussais un sourcil, chamboulé par le fait qu'elle sache aussi bien s'exprimer pour son âge, puis un détail me frappa.

_ Pourquoi Rosalie semble presque aussi protectrice que ton ami qui est imprégné ?

_ Il s'avère que Renesmée à la capacité de se faire aimer de tout le monde. Entama Bella mais Edward la coupa.

_ Mais il se trouve que Rosalie se fait mère par procuration. Elle a été là pour toutes les étapes de la grossesse de Bella comme si ça avait été la sienne. Elle voit Renesmée comme sa fille.

Je soupirais. La famille ça avait de très bons côtés, mais ça en avait aussi des très mauvais. J'allais répondre lorsque la porte s'ouvrit et que Jacob rentra en premier. L'odeur s'engouffra dans la pièce et j'eu un hoquet de surprise tant elle était pire que ce que j'avais senti en arrivant. Je m'ébrouais discrètement et plaçais une main sur mon nez pour tenter de filtrer l'odeur et contenir mon instinct de vampire, puis je le détaillais. Il était très grand – avoisinant les deux mètres de haut très sûrement – avait les cheveux noirs de jais et coupés très courts, ses yeux étaient tout aussi noirs et sa peau était mâte. Si ses yeux avaient pu faire peur avec une grande colère, en l'instant ils étaient empreints d'une douceur sans nom telle que je me détendis. Je n'avais pas à avoir peur, ni à être sur mes gardes. En d'autres circonstances il aurait pu être un danger mais là…il me semblait presque familier.

C'est alors qu'entra Rosalie et se fût un choc pour moi. Elle était grande, aux proportions parfaites. Elle aurait fait pleurer les plus beaux tops model féminin du monde. Ses cheveux longs et blonds platine comme les miens tombaient dans son dos de façon élégante. Son visage était fermé, son regard ambré transperçant et supérieur observait l'intérieur de la pièce. Ses traits étaient plus que familiers et soudain, je sus ce qu'ils me rappelaient. De vieilles photos de famille retrouvaient dans le grenier de mon père alors que nous faisions le tri des affaires de nos parents pour le divorce.

_ Grand tante Rosalie ? Murmurais-je.

Elle se figea et posa deux yeux glaciaux sur moi. Je ne pris pas peur. Elle était la réplique parfaite des photos et de ma grand-mère, sa sœur aînée si je ne me trompais pas. Je m'approchais d'elle avec lenteur, ne m'occupant pas des autres personnes dans la pièce. Elle était bien plus belle que dans les photos de mon souvenir quoi qu'elle semblait déjà magnifique avant de mourir. Elle me regardait de haut, sur la défensive mais je ne m'arrêtais pas. Je vis du coin de l'œil le géant se retenir de rire mais je n'y prêtais pas attention, toujours en état de choc.

_ Grand-mère était persuadée que tu étais morte, soufflais-je. Enfin, quelque part c'est le cas.

Elle haussa un sourcil, de la même façon élégante et supérieure que tous les Malefoy.

_ Je ne sais pas de quoi il parle, je n'entends pas ce qu'il pense, répondit Edward à une question muette de sa sœur.

Je m'arrêtais à un mètre d'elle. Je ne pouvais plus en douter. Même si ma mémoire humaine était floue et défectueuse, il n'y avait aucun doute. Je me tournais et les trois personnes qui nous observaient Rosalie et moi prirent des airs de chocs purs et simples.

_ On…on dirait des jumeaux, marmonna l'indien avec des yeux ronds comme des soucoupes.

_ Ne m'insultes pas ! Grogna Rosalie.

_ Mais c'est vrai, vous avez exactement le même air supérieur et hautain. Fit Bella étonnée.

_ Hey ! Me défendis-je.

On se retourna l'un vers l'autre et Rosalie me prêta pour la première fois une réelle attention, comme si elle essayait de se remémorer des souvenirs lointains. Je devais avoir la même tête quelques secondes plus tôt lorsque j'avais tenté de me rappeler ce que son visage m'évoquait.

_ Ma sœur, souffla-t-elle après quelques secondes à m'observer minutieusement, aurait eu des enfants ?

_ Oui. Acquiesçais-je. Enfin, un seul. Mon père, Lucius Malefoy. Vous n'étiez pas une famille de simples humains.

_ Non, mais je ne me souvenais pas avoir été…sorcière.

_ Tu n'en étais pas une, murmurais-je en me rappelant ce que j'avais lu. Tu étais une cracmolle, une personne née sans pouvoirs magiques. Ta famille a tout fait pour que tu ne te rendes compte de rien, ils étaient assez riches pour cela…et assez talentueux dans le domaine de la magie.

Un silence s'installa, pesant. J'entendis Edward et Bella sortir et Jacob resta planté là, se balançant d'un pied sur l'autre, se retenant de rire mais à la fois extrêmement sérieux et je me demandais vaguement comment c'était possible avant de me reconcentrer sur Rosalie.

_ Tu es magnifique, lâcha-t-elle en se détendant soudain. Je…

_ Je peux sortir de là ? Piailla la voix de Renesmée et je sursautais, ayant complètement oublié sa présence.

_ Oui, répondis-je avant que Rosalie et l'homme à l'odeur de chien ne répondent. Je te jure de ne te faire aucun mal.

_ Moi je te crois, rigola Renesmée, mais c'est eux qu'il faut convaincre.

Cependant, elle n'attendit pas l'accord de ses gardes du corps et elle sortit de derrière Rosalie. Je compris aussitôt pourquoi tout le monde l'adorait. Elle était magnifique et dégageait un charme certain. Elle avait de longues boucles souples comme sa mère et couleur de bronze comme son père. Les yeux de Renesmée étaient du même marron que ceux de Bella lorsque Harry leur avait redonné leur couleur initiale durant le trajet. Elle avait les pommettes hautes et la peau toute rose. Un grand sourire étirait ses lèvres et je ne pus que lui répondre. Son odeur m'arriva au nez et je fus surpris.

_ C'est normal que son odeur soit le parfait mélange du fumé humain et de celui des vampires ? Demandais-je ébahi.

Rosalie et Jacob acquiescèrent et la petite se rua sur moi en tendant les bras pour que je la soulève. Accédant à sa demande, je la soulevais et la fis tournoyer avant de la serrer dans mes bras. Elle était superbe. Aussitôt la porte de la salle de bain s'ouvrit et je me tournais vers Harry qui se rapprochait de la balustrade. Les cheveux humides il se stoppa net en nous observant tous les quatre et je lui souris. Il descendit alors les marches avant de nous rejoindre.

_ Bonsoir Jacob, salua-t-il l'indien, bonsoir Rosalie ! Et je suppose que tu dois être Nessie ?

La petite rigola et se pencha pour que je la laisse saluer Harry. Elle lui déposa un bisou sur la joue et je vis aussitôt que Harry était lui aussi sous le charme. Il avait facilement deviné que Jacob était le grand indien et je me demandais s'il n'avait pas entendu une partie des salutations, mais j'en doutais. Rosalie salua Harry, Jacob répondit et me prit Renesmée des bras comme s'il avait peur que je la morde. Harry se rapprocha de moi et me prit par la main alors que le regard de Rosalie nous sondait. L'odeur de Harry avec les cheveux mouillés me parvint comme une gifle en plein visage et ma gorge me brûla. Comment l'eau pouvait-elle rendre les odeurs plus fortes qu'elles ne l'étaient déjà ?

_ Comment as-tu pu savoir qui j'étais ? Fit enfin Rosalie ce qui détendit la pièce et me sortit de mes pensées. Tu ne devrais même pas savoir que j'existais.

_ Il s'avère que mes parents se sont séparés assez récemment et j'ai retrouvé de vieilles photos de familles légendées. J'ai surtout fait le rapprochement parce que ta voix m'a rappelée celle de grand-mère. Et tout en toi est typiquement de la famille de père.

_ Ha ! Ha ! Blondie tu es une vieille tante ! Après la sangsue, la tante-sue ! Eclata Jacob qui semblait retenir sa vanne depuis plusieurs minutes.

_ Qu'est-ce que… ? Fit Harry alors que toute la famille entrait.

_ Harry, appela Edward, il se trouve que Rosalie et Draco viennent de s'apercevoir qu'ils sont de la même famille.

Je sentis Harry détacher ses doigts des miens pour se reculer. J'aurais tant voulu le prendre dans mes bras que le laisser s'écarter, pourtant je le laissais faire, sachant qu'il jaugeait nos apparences pour s'apercevoir lui-même de la vérité. Il écarquilla alors les yeux en plaquant une main sur sa bouche. Il s'avança et observa de longues minutes nos visages avant de prendre un air choqué.

_ Ça alors ! On dirait presque…

_ Des jumeaux, compléta Emmett en se plaçant près de Rosalie. C'est exact. Maintenant que je vous vois côtes à côtes la ressemblance est frappante.

Nous nous dirigeâmes tous vers les canapés et la petite retrouva les bras de sa mère qui parut soulagée de retrouver son enfant. Harry les regardait avec un demi-sourire remplit de nostalgie et je lui frottais doucement le dos. Il se serra contre moi et sa douce odeur de miel et de bois trempé me frappa de nouveau. Cependant, je le serrais contre moi, comme s'il était le remède au monstre sommeillant en moi alors qu'il le réveillait en même temps. Rosalie expliqua alors ce qu'il venait de se dérouler dans la pièce et tout le monde resta bouche bée. Je ne m'en occupais pas, le regard sur Harry. Ce dernier écoutait d'une oreille distraite, le regard au loin. Je lui déposais un baiser sur la tempe et il se lova contre mon flan.

_ Harry est épuisé. Lâcha Jasper alors que tous étaient en train de se demander comment il était possible que nos destins – à Rosalie et moi – puissent se rejoindre en un même point. Il devrait aller se reposer.

_ Je sais que vous avez acheté une maison non loin de la ville, mais si vous le souhaitez, vous pouvez rester, proposa Esmée avec son sourire toujours aussi chaleureux.

_ Non, marmonna Harry en se redressant doucement. Je veux voir où l'on est et ranger.

_ Tu es épuisé, lui dis-je et il se redressa pour me contredire.

_ Non, regardes je tiens parfaitement debout. J'ai à te parler. Ajouta-t-il alors et je compris qu'il serait impossible de le faire changer d'avis.

_ Alors nous y allons. Nous…pourrons revenir demain ?

Esmée et Carlisle acquiescèrent et nous nous dirigeâmes vers la sortie après avoir salué tout le monde. Alors que je disais au revoir à Alice qui nous avait accompagné jusqu'à la porte, je me rappelais de la scène à laquelle j'avais assisté la deuxième fois que je l'avais appelée et je fus pris de curiosité.

_ Tu as gagné ton pari contre Emmett ?

_ Oui ! Fit-elle en sautillant. Elle lui a encore mis une raclée.

_ Encore ?

_ C'est une histoire assez longue et Harry tombe de fatigue, me rappela-t-elle. On aura tout le temps d'en parler demain.

_ Très bien, soupirais-je.

_ D'ailleurs…fais un bras de fer avec Emmett quand tu en auras l'occasion, il a besoin d'une bonne leçon. S'esclaffa-t-elle.

_ Je t'ai entendu ! Grogna Emmett de l'autre côté du salon.

_ Eh bien saches que tu te feras encore avoir !

_ Tu paries ?

_ Une Lamborghini verte ! Misa-t-elle avec un sourire carnassier et en me lançant un clin d'œil.

_ Tenu ! Sois en forme demain, Draco !

Je ris et saluais une dernière fois tout le monde avant de prendre Harry dans mes bras. Il passa les siens autour de mon cou et je me mis à courir alors qu'il fermait les yeux. Nous éloigner de toutes ses auras différentes me fit du bien et je sentis Harry se détendre aussi. Il s'endormit dès que je fus sorti de la propriété des Cullen et je fus heureux d'avoir rassasié ma soif avant de partir. La pluie tombait finement, mais elle rebondissait contre moi, je n'étais plus de cette consistance qui attirait la pluie, je paraissais plutôt la renvoyer. Un sourire étira mes lèvres et je laissais mon cerveau se rappeler de ce que j'avais enregistrer pour se rendre de la villa des Cullen à notre propre maison. Nous avions fait en sorte de prendre une maison pas trop loin de chez les Cullen et tout autant caché dans les bois pour pouvoir nous rendre de l'une à l'autre sans avoir recours à des voitures, mais plutôt à la course, ce que je préférais largement à l'instar de Harry qui lui transplanerait…quand il serait moins épuisé.