Merci encore de vos reviews. Vraiment très contente de voir que cette histoire vous plait autant :). Et ma petite Sarah, désolée, les chapitres sont déjà écrits donc ;) mais rien n'est irreversible. Bref, bonne lecture. Fin du chapitre "2". Du coup comme souvent, il est plus court que les autres mais c'est normal.
La suite vendredi (je vous gâte hein. Vous avez de la chance que je sois trèèès loin dans l'histoire :p)
Ils débarquèrent tous en furie devant la demeure de Don qui sortit en entendant toutes les sirènes de police. Il vit qu'il était entouré et qu'il ne pouvait aller nulle part. Hanson, Jo et Henry arrivèrent vers lui, parés à lui mettre les menottes. Il les regarda en faisant un sourire carnassier.
- Regardez-moi ça ! Charlie et ses drôles de dames ! En quoi puis-je vous être utile aujourd'hui ?
Le trio ne cligna pas des yeux et ne comptait pas se laisser impressionné. Jo était entre les deux hommes et elle fit un pas vers Don, sachant qu'elle aurait grandement un compte à régler, au nom de toutes les femmes.
- Je pense que vous avez pourquoi nous sommes là monsieur Harris ! Vous aviez cru qu'on allait passer encore une semaine sans jamais remonter à vous ?
Don haussa les épaules
- Je ne vois pas de quoi vous parlez !
- Ah oui vraiment ?
Henry s'avança à son tour
- Ça ne servira à rien d'essayer de nous mentir ! Lors de notre dernière visite, j'ai cru remarquer dans votre petite cave juste à côté de la piscine, des bouteilles de butane.
Le visage de Don changea du tout au tout et Hanson savait qu'ils allaient pouvoir mettre la main sur lui très rapidement.
Au même moment, une équipe sortit des dizaines des bouteilles de butane de la cave.
- Vous savez que ce n'est pas autorisé ? – rappela Hanson – sauf si vous utilisez toujours ceci pour faire des barbecues ou autre. Mais on dirait que vous préférez noyer les jeunes filles avec un avenir.
Don savait qu'il était cerné. Jo demanda alors ce qu'elle s'était posée comme question, dans la voiture.
- Comment ça se fait qu'Amber était restée dans un immeuble qui vous appartenait sachant très bien que vous l'aviez agressé ? Et comment son copain a pu accepter ?
Don les regarda et fit un petit sourire qui signifiait bien qu'il n'était pas désolé du tout.
- La pauvre petite n'avait pas de meilleur endroit où aller et quand vous décidez de vous racheter en disant qu'ils auront le droit à un loyer gratuit, ils n'ont pas cherché à déménager.
Henry essaya de raisonner en se mettant dans la tête du meurtrier.
- Mais en contrepartie, vous leur avez dit que vous aviez quelques petites rénovations à faire dans l'appartement. C'est de cette façon que vous avez profité du fait que ni Amber, ni Steve n'était à la maison un jour et vous avez installé la bouteille de butane. Je dirais qu'Amber et Steve n'ont pas ressenti les symptômes tout de suite et due part de fait de son intolérance, Amber a été la première à être affectée. Vous saviez qu'elle s'entraînait tous les jours alors ça n'a fait qu'accélérer le processus. Vous aviez ouvert cette bouteille, je dirais depuis une semaine et son explosion était prévue pour se débarrasser de toutes les preuves.
Don ne répondait plus et avait perdu son sourire démoniaque. Jo ajouta.
- Il se trouve que l'immeuble a explosé, en tout cas une bonne partie. Grâce à vous, de nombreuses familles se retrouvent à la rue. Se faire repousser et humilier par une si brillante jeune fille, valait vraiment la peine de tuer deux personnes pour ça et détruire un immeuble entier avec des personnes qui n'avaient rien demandé ?
Hanson se mit derrière Don et lui passa les menottes
- Don Harris ! Vous êtes en état d'arrestation pour les meurtres d'Amber Crescent et Steve Claw !
Hanson termina de lui lire ses droits et l'embarqua dans la voiture. Les bouteilles de butane furent également amenées loin de la demeure et seraient mises en sécurité.
Jo regarda Henry et sourit
- Bon travail encore !
Il lui fit un signe de la tête et ils rejoignirent Hanson pour retourner au commissariat. Ils expliquèrent toute la situation à Reece qui fut encore une fois très satisfaite de leur travail.
- Vous êtes une équipe formidable et merci d'arrêter autant de criminels à chaque fois.
Jo et Henry la regardèrent sachant très bien qu'elle avait eu le temps de réfléchir à ce qu'elle allait faire pour les mois à venir. Hanson avait bien compris ce qui se passait et il osa alors.
- Lieutenant ! Est-ce que vous considérez à quitter le 11 ?
Elle regarda Jo et Henry
- On n'a rien dit ! – dirent-ils d'une seule et même voix
Hanson vint au secours de ses deux amis avant qu'ils ne fassent réprimander
- Ils n'ont pas eu besoin ! Jo expliquait pourquoi le gars du FBI était là, mais j'ai déjà vu ça avant donc j'ai très bien compris c'était pour quelle raison.
Reece se mordilla la lèvre inférieure et poussa un long soupir. Elle hocha la tête.
- Après sa visite, nous avons longuement discuté et il m'a dit à quel point il appréciait ce que je faisais de ce commissariat, que mon travail était parfaitement reconnu au sein du FBI et que ça serait pour eux une opportunité que de m'avoir dans leur équipe. Alors…
Henry acheva pour elle
- Vous avez accepté n'est-ce pas ?
Le lieutenant n'était pas encore très sûre de ce qu'il fallait faire, mais elle savait que de toute façon, si quelque chose ne tournait pas en sa faveur, elle aurait toujours sa place.
- Je vais prendre l'entraînement des trois mois à Quantico. Je serais en immersion avec le FBI et j'apprendrais les ficelles du métier. Ce n'est qu'après que je verrais si oui ou non je suis prête à me donner à temps plein en tant qu'agent.
Jo comprit parfaitement où elle voulait en venir
- Un genre de période d'essai ?
Reece acquiesça
- D'ici une semaine je serais partie !
Les trois se regardèrent d'un air affolé et s'écrièrent
- Une semaine ?
- C'est du rapide – ajouta Jo, qui ne savait pas trop ce qu'il fallait ressentir.
Reece savait que dans la police on ne perdait pas de temps entre les transferts.
- C'est ainsi ! J'ai déjà trouvé ma remplaçante et elle se présentera à vous le jour même où je partirais. Je serais là pour briefer, mais je serais en route pour l'aéroport par la suite.
Elle regarda les trois visages fermés devant elle. Elle s'esclaffa.
- Allez ! Ne faites pas la tête ! Ce n'est pas comme si on ne reverra plus. Si jamais je reste au FBI, je viendrais vous rendre visite de temps à autre.
Chacun était bien content de savoir que Reece avait la possibilité d'avancer dans sa carrière, mais se réhabituer à un autre lieutenant, devrait dire tout recommencer. Henry s'inquiétait un peu de ça. Ce n'était pas à tout le monde à qui ses méthodes plaisaient. Reece le regarda.
- Henry ! Je vous ai déjà dit de ne pas vous inquiéter ! Croyez-moi, ma remplaçante en a vu des vertes et des pas mûres. Elle a entendu parler de vos méthodes et elle les accepte. Tout se passera bien ! Mais ne lui écrasez pas les pieds, ça risque d'être la dernière chose que vous feriez.
Hanson et Jo ne connaissaient pas tous les lieutenants de chaque commissariat, mais certains avaient plus de réputation que d'autres.
- Je vais faire mon annonce maintenant ! Rejoignez les autres.
Henry avait demandé à Jo de texter Lucas pour qu'il les rejoigne à l'étage. Reece sortit de son bureau et se mit au beau milieu de la salle. Chaque détective leva les yeux vers elle et un long silence se fit.
- Bien le bonsoir tout le monde ! Il est rare que je vous réunisse tous et que je vous parle en toute sincérité, en dehors de grosses affaires.
Elle vit de nombreux regards curieux et d'autres qui n'avaient pas l'air très rassurés quant à ce qu'elle allait leur annoncer.
- Je voudrais vous rassurer, parce qu'à voir vos têtes on croirait que je vais vous annoncer la fin du monde. Je vous assure, ce n'est pas du tout le cas.
Les traits se détendirent et elle put continuer sur sa lancée.
- Je voulais vous annoncer que l'inspecteur du FBI que vous avez vu hier était venu pour moi. Il m'avait approché il y a quelque temps pour faire partie des agents spéciaux.
Ce fut des exclamations de surprises et surtout impressionnées qui se firent entendre
- J'ai passé tout ce temps à réfléchir. Hier, il voulait simplement s'assurer du bon fonctionnement du 11 et de ma capacité à diriger vu que c'est le poste que j'obtiendrais après mon entraînement – elle marqua une pause et regarda cette équipe à qui elle tenait. Parmi tous les commissariats où elle avait été lieutenant, le 11 avait certainement été la meilleure place qu'on avait pu lui donner. Si jamais elle restait au FBI pour de bon, ils allaient sérieusement lui manquer – et je voulais vous annoncer que j'ai décidé de prendre cet entraînement. Je pars pour Washington dans une semaine et j'y resterais pour trois mois complets, à la base de Quantico. À la fin de cet entraînement, il n'y a que moi qui déciderai si oui ou non je réalise que ce poste est fait pour moi. Le cas échéant, je suis autorisée à reprendre ma place ici.
Il y eut un énorme silence. Plus personne ne pipait mot. Jo regarda tous ses collègues et regarda Reece qui attendait une quelconque réaction de leur part.
Henry se disait qu'ils gagneraient à être un peu un plus dynamiques alors il fut le premier à applaudir. Jo le suivit, ainsi qu'Hanson et Lucas et finalement ce fut tout le commissariat qui se mit à applaudir le lieutenant qui soudainement fut submergée par l'émotion.
De nombreux détectives passèrent à ses côtés et la félicitèrent pour cette opportunité qu'elle avait bien fait d'accepter. Personne ne l'avait jamais vue si émotive. Des petites larmes coulèrent et elle remercia son équipe.
- Merci à tous de votre soutien ! Ce n'est pas pour toujours et si jamais j'accepte ce poste par la suite, je repasserais prendre de vos nouvelles de temps à autre. En tout cas, sachez que vous serez entre de bonnes mains avec ma remplaçante que je vous introduirais juste avant mon départ. Merci encore !
Elle se retira dans son bureau sous une pluie d'applaudissements et chacun retourna à ses occupations.
Le quatuor se regarda. Lucas souffla.
- Il faut avouer qu'elle me manquera si elle part pour de bon, mais après, avoir un nouveau lieutenant, va être fun. On verra si elle s'énerve autant après Henry.
Ce dernier lui lança un regard noir. Jo explosa de rire et lui donna un léger coup de coude.
- Elle t'aura forcément dans son radar, comme tout le monde. Mais je saurais la persuader si elle trouve que quelque chose ne va pas avec toi.
Il était bien content d'avoir le soutien de sa partenaire et lui rendit un sourire éclatant de blancheur, sous le regard entendu d'Hanson et Lucas.
Hanson regarda l'heure
- Bon je dois aller chercher mes fils à l'école ! Encore une affaire bouclée !
Il regarda alors Henry et remarqua une chose qu'il n'avait jamais vue avant
- Dis donc Doc ! L'angoisse d'avoir vu Abe à l'hôpital ces deux derniers jours a l'air de vous avoir donné quelques petits cheveux blancs.
Henry ne comprit pas
- Qu'est ce que vous voulez dire par là ?
Jo passa ses doigts dans les boucles du légiste et en ressortit quelques petites mèches blanches
- Mike a raison ! Le stress a dû les faire sortir.
Hanson plaisanta
- Eh bien, on dirait que vous vieillissez aussi doc. Un moment, je me suis posé la question ! Allez, bonne soirée tout le monde.
Il entraîna Lucas avec lui sans lui demander son avis et Henry regarda les deux mèches que Jo venait de récupérer et de ses 200 ans, il n'avait vu chez lui, de vrais cheveux blancs. Cette fois-ci, il pouvait dire qu'il ne s'agissait pas d'une teinture ni rien. Qu'est-ce que cela signifiait ?
En le voyant si perturbé, Jo le taquina
- Oh, mais ne t'inquiète pas ! Tu n'es pas encore un grand-père. On a tous quelques cheveux blancs de temps en temps. Imagine ma tête quand j'en ai trouvé un une fois, alors que j'ai tout juste 30 ans. Si jamais tu en trouves sur le reste de tes boucles et que dans six mois, tu as la tête blanche, là tu pourras t'inquiéter, mais sinon, ce sont juste des choses qui arrivent.
Elle lui tapota le bras et partit à son bureau pour ramasser quelques affaires. Henry resta perplexe.
Quelque chose s'était passé, mais quoi ?
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- Et alors ? – j'en ai plein moi des cheveux blancs ! J'en fais pas tout un drame – railla Abe, quand Henry revint à la boutique en début de soirée.
Henry le toisa
- Ce n'est pas ce que je veux dire et tu le sais très bien ! Je n'ai jamais eu de cheveux blancs de ma vie. Je devais toujours faire une teinture pour faire comme si je prenais de l'âge.
Abe était en train de préparer le repas et l'écouter geindre à ses côtés et ce n'était pas du tout ce dont il avait besoin.
- Henry ! Tu as 236 ans ! Un moment, il fallait bien que tes cheveux blancs apparaissent d'eux-mêmes. Il était temps, tu ne crois pas ?
Henry s'appuya contre le comptoir et n'arrivait à se faire à l'idée que les cheveux étaient apparus d'un seul coup. Quelque chose ne tournait pas rond.
L'immortel monta les marches qui menaient à l'appartement et se laissa tomber dans le salon. Il réfléchit longuement au point de faire bouillir son cerveau et repensa à sa confrontation avec Adam.
Il avait été si persuadé que l'arme qui les avait rendus immortels aurait pu la reprendre, mais pourtant, il était bel et bien vivant… Mais était-ce vraiment la réalité des choses ?
Il déboula les escaliers et rejoignit Abe de nouveau qui leva les yeux au ciel
- Quoi encore ?
- Je voulais te demander ! Dis-moi, tu avais bien rangé mon pistolet ? Celui de ma première mort ?
Abe le regarda en haussant un sourcil réprobateur
- Oui ! Je l'ai fait et tu étais devant moi !
Henry était complètement confus
- Mais je ne comprends pas ! À la station, Adam avait l'arme. Comment est-ce qu'il a pu la prendre dans ton coffre, qui est sécurisé ?
Abe tourna lentement sa sauce et finit par éteindre le feu dessous.
- Henry… Je suis désolé de t'apprendre ça, mais ton pistolet est toujours à sa place. Je ne me souviens pas que tu m'aies prévenu qu'il l'avait utilisé, mais la dernière fois que j'ai regardé, ce qui était peut-être quand tu es revenu de la rivière et que tu prenais une douche… Il y était toujours.
Le visage d'Henry s'assombrit. Comment ? Il partit dans son petit labo avec Abe à ses côtés. Son fils ouvrit le coffre devant lui et le pistolet était bel et bien à sa place.
- Tu vois ? Donc là, je t'avoue que je ne comprends pas.
- Moi non plus – souffla Henry – J'ai reconnu le bruit du tir, j'ai tout reconnu. J'étais persuadé que…
Abe détestait lorsqu'il s'arrêtait en plein milieu de ses phrases sans jamais continuer. Il avait toujours l'impression que quelque chose de gros allait leur tomber dessus.
- Tu étais persuadé que quoi ?
Henry prit un miroir qui traînait et regarda de nouveau ses cheveux blancs qui faisaient partie intégrale de son cuir chevelu maintenant.
- J'étais persuadé qu'il avait pris l'arme originale… Ça doit être pour ça que ça ne m'a pas tué pour de bon.
Abe n'en crut pas ses oreilles
- Et tu voudrais t'en plaindre ? Vu ton peu d'instinct de préservation, il vaudrait mieux que cette arme ne t'ait pas fini pour de bon.
Ce n'était pas tant là le problème. Ce qui embêtait Henry c'était de quelle façon Adam avait pu reproduire à l'identique une arme qui avait plus de 200 ans et qui était introuvable où que ce soit dans le monde.
Il commença à faire les cent pas. Abe sentit la nausée arriver.
- Non seulement cet imbécile n'a pas pris l'arme originale, mais je suis certain qu'il n'a pas tiré avec la balle originale non plus.
Abe crut qu'il allait lui donner un bon coup de pied aux fesses
- Non, mais je rêve ! Est-ce que tu es sérieusement en train de faire une théorie sur une arme qui ne t'a pas tué et qui en plus n'avait pas sa balle originale ? Tu aurais préféré que ce soit le cas, qu'on n'ait pas cette conversation aujourd'hui ?
Henry savait qu'il était particulièrement égoïste. Il n'avait toujours été qu'obsédé par cette idée de trouver une cure à son immortalité, qu'il considérait presque toutes les options, aussi bizarres qu'elles puissent être.
- Bien sûr que non ! Je te l'ai déjà dit, jamais je ne ferais jamais une chose pareille. Mais je suis juste perplexe. J'avais l'original de sa dague… Qu'est-ce qui se serait passé si moi j'avais eu le temps de le poignarder ? Crois-tu qu'il serait mort pour de bon ?
Abe bien sûr n'avait jamais pensé à ça. Il n'était pas celui qui était immortel et il n'arrivait pas à comprendre comment quelqu'un qui allait vivre éternellement pouvait autant se faire des tas de théories sur une condition qui n'aurait probablement jamais de fin.
- Je ne sais pas Henry ! Je suis mal placé pour te répondre. Mais où veux-tu en venir ?
Il toucha ses cheveux blancs et perdit son regard dans le vide
- Que j'ai comme l'impression que cette dernière confrontation ne m'a pas prise mon immortalité, mais elle vient de me faire prendre de l'âge… Chose qui ne m'était jamais arrivée depuis 1814…
Henry et Abe se regardèrent. Était-ce une bonne ou une mauvaise chose ?
Author's note: I would like to thanks ForeverHenry919 for suggesting me the gun and aging idea ;). I'll probably come back on it later on the story.
