Merci à ceux et celles qui prennent le temps de m'écrire leurs impressions. Vos commentaires sont tellement importants. De plus, je tiens à vous dire que ce n'est pas grave si vous n'avez pas tout aimé. On n'a pas tous les mêmes goûts. Pour ma part, mes histoires me plaisent comme elles sont. Je les ai d'abord écrites pour me faire plaisir, par amour pour l'oeuvre de Jane Austen et surtout par affection pour Élisabeth et William. Bonne lecture. Miriamme

Dixième partie

Lorsque le soleil se lève et que la chaleur accablante lui fait réaliser qu'elle n'est pas seule dans sa tente, Élisabeth se redresse en proie à une vive angoisse. Elle sursaute en découvrant William, déjà habillé avec une tasse de café fumante à la main.

-Déjà le matin? Bafouille-t-elle en le dévisageant.

-Oui!

Lui tendant la tasse de café qu'il tient devant lui, le professeur quitte la tente le temps qu'elle s'habille et pour aller chercher les documents nécessaires au repérage de la mine.

Aussitôt qu'il a quitté la tente, Élisabeth pose la tasse sur sa petite table intérieure et s'habille à la hâte. Une fois prête, elle sort dehors et s'installe pour prendre son café et manger la papaye qu'elle avait cueillie la veille.

Revenant vers elle quelques minutes plus tard, William lui montre alors l'emplacement de la mine à l'aide d'une carte qu'il étend sur la table de travail de la jeune fille. Élisabeth est étonnée de constater que la mine se trouve assez loin de l'endroit où les corps des deux amants avaient été retrouvés.

Lorsque William ramasse sa carte et son cahier de notes, Élisabeth reste assise à la table indécise. Après un léger salut de la tête, William s'éloigne suivi par le regard attristé d'Élisabeth. La silhouette de William devient floue au fur et à mesure qu'il s'éloigne et qu'un voile de larmes couvre les yeux d'Élisabeth. Elle appréhende l'instant où il apprendra qu'elle avait offert les coordonnées à Ibens sur un plateau d'argent. Il ne pourrait que la mépriser après cela. Comme il l'avait déjà fait après avoir cru qu'elle avait vendu sa photo. Il s'était trompé alors, mais cette fois-ci, comment pourrait-il accepter qu'elle le trahisse? Sans compter qu'il serait également fâché contre elle s'il apprenait la vérité à propos de sa grossesse. Habitée par toutes ces émotions trop grandes pour elle, celle-ci s'essuie les yeux d'un geste rageur et tourne la tête vers la feuille qu'elle vient d'insérer dans son journal et qu'elle va devoir remettre à Ibens.

-Pourquoi n'ai-je pas compris plus tôt? Ibens… C'est Benis! Les mêmes lettres dans le désordre! C'est lui qui a tué Sara et Mathias! Il nous a si bien manipulés.

Avant de refermer son journal, Élisabeth repense à sa tentative de la veille pour révéler la vérité à Sonyia. Elle revoit les dernières phrases qu'elle avait écrites sur une feuille qu'elle avait brûlée depuis – afin que personne ne la trouve – et sur laquelle Sonyia avait rédigé une réponse courte, mais combien rassurante : Je vais tout faire pour retrouver Ibens et pour l'empêcher de nuire. Fais-moi confiance Élisabeth!

-Si seulement elle pouvait y arriver. Pense alors Élisabeth en entrant dans sa tente pour aller cacher son journal.

Jane arrive vers elle quelques minutes plus tard avec un déjeuner tout préparé. Elle avait préféré fuir la tente de Charles une fois Caroline levée. Celle-ci prenant vraiment beaucoup trop de place. Élisabeth feint la bonne humeur tout en mangeant avec sa sœur.

Un coup de feu retentit quelques instants plus tard suivi d'une foule de cris de victoire que les deux jeunes filles attribuent aux chasseurs qui viennent d'abattre le lion qui leur avait échappé la veille. Soulagées elles finissent de ranger la table et se préparent pour la journée à venir.

-Tu accompagnes Charles aujourd'hui encore?

-Non, je reste au camp aujourd'hui! C'est toi et Charles qui allez accompagner l'équipe de William. Il m'a demandé de te dire de préparer ton appareil photo et de le rejoindre dans 30 minutes devant la tente de Charles. Je suis désolée, j'ai oublié de te le dire!

-Où irons-nous?

-J'ai cru comprendre que vous alliez vous rendre sur la plupart des sites où ils ont déjà ramassé des échantillons. William veut des images de chacun de ceux-ci!

-J'aurai besoin de plusieurs pellicules alors!

20 minutes plus tard, la jeune femme est prête et s'approche de la tente de Charles. Celui-ci finissait de rassembler ses affaires tandis que Caroline faisait la vaisselle.

-Vous avez de la chance que William accepte que vous nous accompagniez! L'accueille froidement Caroline.

-Vous venez aussi, non?

-Oui, mais je partirai plus tard! I y a un site que je dois revoir toute seule. Des échantillons que nous n'arrivons pas à conserver correctement.

-Élisabeth! Vous êtes prête? Wow! Quelle efficacité! S'exclame Charles en sortant avec son matériel.

Lorsqu'ils se mettent tous en route quelques minutes plus tard, William en tête et le reste de l'équipe le suivant, Élisabeth est si heureuse qu'elle aurait pu crier. Elle réalise subitement que depuis que William lui avait confié les coordonnées de la mine, elle n'avait plus entendu la voix d'Ibens. Ne sachant pas comment expliquer son silence, elle se décide à le provoquer.

-Charles?

-Oui? Lui demande Charles après avoir ralenti pour atteindre sa hauteur.

-Les douleurs de William?

-Moi aussi, je suis très intéressé par ce que tu vas lui dire! Résonne la voix tant redoutée.

-Elles sont de plus en plus fortes, hein?

-Oui! Malheureusement.

-Bonne fille! En passant, merci pour les coordonnées. Je suis sur le site à l'instant même. Merci d'avoir laissé la feuille là où je te l'avais demandé.

Retombant dans le silence, Élisabeth se résigne : Ibens est là pour rester. La matinée passe lentement. L'équipe s'arrête sur différents sites. À chaque fois, les mêmes opérations se répètent. William et Charles précisent à Élisabeth ce qu'ils souhaitent qu'elle photographie et la laissent s'exécuter. Une fois les travaux réalisés et les photos prises, l'équipe se remet en marche. Lorsqu'ils arrivent à l'endroit qu'Élisabeth connaît si bien pour y avoir été enterrée en rêve, l'équipe s'arrête. William et Charles discutent ensemble dans un coin laissant tout le loisir à Élisabeth pour prendre des photos. Celle-ci bombarde la zone de recherche à l'aide de son appareil, mais finit par s'immobiliser, estomaquée devant la beauté des diamants que le sol contient juste avant la rivière. La mine de diamant n'est pas là où William le lui avait dit. Ibens se trouve au mauvais endroit en ce moment même. La tête pleine de questions, elle se tourne vers William qui lui fait clairement signe de se taire. La colère se taillant tout de même une place dans son esprit, elle vient pour répliquer malgré tout, mais s'arrête lorsqu'elle voit que William tombe directement sur le sol en proie à une douleur aussi soudaine qu'inégalable. Charles sort alors un «Walkie-talkie» de sa poche et lance un ordre on ne peut plus clair.

-Il est là!

-Tu m'as trahi! William va mourir! Lui crie Ibens dans son esprit.

Au même instant, William lâche un terrible cri avant de perdre connaissance. Paralysée par l'effroi, Élisabeth répond tardivement à l'injonction de Charles qui lui demande de s'occuper du professeur occupé qu'il est à prévoir la suite des opérations avec John. Élisabeth se jette alors aux pieds du professeur et essaie de le réveiller. Sonyia arrive suivie de près par trois hommes de son village. Les deux plus grands prennent Élisabeth par les bras, la relèvent et la font reculer. Sonyia se penche sur William et applique une épaisse pâte visqueuse sur son ventre et sur ses deux tempes.

-Je t'ordonne de laisser cet homme tranquille! Crie-t-elle à Ibens en swahili.

-NON! La voix d'Ibens résonne alors si fort dans la tête d'Élisabeth qu'elle est certaine de ne pas être la seule à l'avoir entendue.

-J'ai dit : LAISSE-LE! Hurle Sonyia dans sa langue maternelle.

Un violent frisson fait réagir William. Sonyia met la main sur sa tête et soupire de soulagement. La jeune africaine se tourne alors vers Élisabeth. Tout comme dans son premier rêve, elle a la sensation d'étouffer. Elle n'arrive plus à respirer. Les deux hommes qui la maintiennent toujours la couchent par terre et la retiennent immobile. Sonyia répète alors les mêmes mots et pose les mêmes gestes que pour William afin de libérer Élisabeth.

-Charles? Résonne la voix de John dans l'appareil que Charles avait gardé ouvert.

-Oui?

-Nous l'avons capturé! Il était bien là où vous pensiez!

N'en ayant pas encore terminé avec Élisabeth, Sonyia ordonne à Charles de prévenir son interlocuteur qu'ils doivent attendre qu'elle ait terminé de libérer celle-ci avant de partir avec leur prisonnier. C'est alors qu'une violence secousse terrasse Élisabeth à son tour. Elle perd connaissance en même temps qu'elle entend Sonyia confirmer à Charles que les militaires peuvent emmener Ibens avec eux, que tout est terminé.

Quelques heures plus tard

Lorsqu'elle revient à elle, Élisabeth est dans sa tente. Sonyia est auprès d'elle de même que Jane. Les yeux ouverts, elle étudie le visage des deux femmes qui l'entourent espérant comprendre ce qu'elle fait là.

-Tu aurais pu me le dire! Lui dit alors Jane en s'approchant de son lit.

-Quoi? Te dire quoi?

-Pour le bébé!

-Quelqu'un d'autre est au courant? Demande aussitôt Élisabeth inquiète.

-Non, personne à part moi et Sonyia…

-J'ai dû utiliser tout mon savoir faire pour que vous ne le perdiez pas! L'informe Sonyia en la grondant gentiment.

-Qui est le père? Lui demande Jane avec appréhension.

-Je l'ignore! Répond Élisabeth qui s'était déjà préparée à cette éventualité.

-Comment ça, tu l'ignores?

-J'ai été longtemps prisonnière au cas où tu ne t'en souviendrais pas!

-Sans compter que vous avez été visée par la magie! Ajoute Sonyia.

-C'est bon ou mauvais ça? Demande Jane à l'africaine.

-C'est comme ça! Un point c'est tout! Répond Élisabeth à la place de Sonyia en se redressant.

-J'ai vu l'enfant! Il est normal. Affirme Sonyia en mettant la main sur le ventre d'Élisabeth.

-Que vas-tu faire?

-Je vais finir mon travail ici et rentrer chez nous! Là, je prendrai une décision. Après s'être remise debout, Élisabeth demande aux deux autres : Comment va le professeur?

-Le professeur Darcy se porte comme un charme. Répond Sonyia simplement.

-Plus de douleur au ventre, plus de cancer! Plus rien. Confirme Jane à son tour.

-Et la mine?

-William va en remettre l'exploitation à la famille de Sonyia! Lui apprend Jane.

-C'est sa manière de la remettre à mon père, à Mathias!

-J'ai dormi longtemps?

-Presque quatre heures! Lance Jane pour son information.

-Je suis affamée! Mais Jane, Sonyia, vous n'avez parlé de ma grossesse à personne n'est-ce pas? Leur demande Élisabeth, soudainement inquiète.

Les deux répondent par la négative en même temps.

-Très bien! Je veux que ça reste ainsi!

-Je vais aller te chercher à manger! S'écrie Jane en comprenant le signe que Sonyia lui fait derrière le dos d'Élisabeth.

Une fois Jane sortie, Sonyia s'assied sur le lit voisin de celui d'Élisabeth pour lui demander : Élisabeth, j'ai une faveur à te demander!

-Laquelle?

-J'aimerais tenter une dernière expérience avec le professeur et toi!

-Quoi?

-Je voudrais permettre à mes parents de se parler une dernière fois, tandis que je serais avec eux.

-C'est possible ça?

-Oui… en autant que vous êtes tous deux consentants! Je peux y arriver!

-En avez-vous parlé avec le professeur Darcy?

-Oui! Il est d'accord, en autant que vous l'êtes aussi!

-Alors, je ne vois pas pourquoi je dirais non!

-Très bien! Je vais organiser ça pour ce soir! Si vous êtes assez remise, bien entendu.

-Je crois que ça ira!

Filant hors de la tente à toute allure, Sonyia s'élance vers la tente du professeur en bondissant de joie. Élisabeth passe la tête sous les pans de sa tente et accueille Jane qui arrive avec un bol de soupe fumant.

Le soir venu, Sonyia, William et Élisabeth quittent le camp en direction du site où les deux amants furent enterrés. Sonyia avait insisté pour que les retrouvailles et l'adieu se passent exactement à cet endroit.

-Laissez-moi cinq minutes pour préparer les lieux! Je vous appellerai lorsque tout sera prêt!

Restés seuls pour la première fois depuis l'évanouissement d'Élisabeth, le professeur se tourne vers elle, lui offrant son plus beau sourire.

-Tout est bien qui fini bien, non?

-On peut dire ça, en effet!

-C'est amusant de penser que vous aviez déjà trouvé la mine quand vous avez trouvé les deux cadavres!

-Non! Jamais je n'avais vu les diamants dans mes rêves. C'est vous qui les avez trouvés avec vos hypothèses!

-Heureusement que toute cette aventure se termine. Je n'ai plus aucune douleur!

-Tout est bien qui fini bien, en effet!

-Vous permettez? Lui demande William en lui tendant la main.

-Quoi?

-Donnez-moi votre main! J'aimerais vérifier quelque chose!

Comprenant que le professeur veut simplement voir si le fait de la toucher provoquerait la même chose que lorsqu'ils étaient tous les deux possédés, Élisabeth avance sa main à la rencontre de la sienne.

Dès que leur peau entre en contact, leurs doigts se soudent et les deux se retrouvent dans les bras l'un de l'autre. Ils ne peuvent voir, ni entendre leur conversation, mais Sonyia, cachée un peu plus loin, ne perd rien de l'échange. Elle assiste émerveillée aux retrouvailles de ses parents qui utilisent Élisabeth et William comme véhicule.

-Benis m'avait dit que tu avais trouvé ma mine et que tu m'avais volé un diamant!

-C'était un mensonge Mathias! Tu aurais du le savoir! Le sermonne affectueusement Sara tout en lui caressant le visage.

-J'ai perdu la raison lorsque j'ai vu que tu portais mon diamant dans le cou!

-Je sais! Le rassure Sara en posant ses lèvres sur sa joue. Je sais que tu m'as protégée avec la tige de bambou!

-Je t'aime! S'écrie Mathias en prenant possession de ses lèvres avec passion.

-Mère, père! S'exclame Sonyia, sortant de sa cachette et s'avançant vers eux.

Les deux amants se détachent en sursautant et se tournent vers la nouvelle venue qu'ils accueillent avec prudence.

-Qui êtes-vous? Lui demande alors Mathias en se mettant devant Sara.

-Je suis votre fille! Sonyia!

-C'est impossible! Mon bébé est mort à la naissance! S'écrie Sara en sortant de derrière le dos de Mathias.

-Non mère, c'est ce que le sorcier voulait que tu penses! Vous êtes mes parents!

-Je ne comprends pas! Lance Mathias en se tournant vers Sara.

-Oui, Mathias. Elle dit vrai! J'ai mis au monde une fille lorsque je suis partie loin de toi pendant deux ans. Seulement, le sorcier m'avait dit qu'elle était morte! Et je l'ai cru! Oh, mon Dieu!

-Ne vous en faites pas! Je vais bien! Vous allez pouvoir partir en paix maintenant. La vérité a été révélée. Benis a été arrêté et devra payer pour ses crimes.

-Viens, approche! Lui demande finalement Sara en ouvrant les bras à Sonyia.

Éclatant en sanglots à son tour, l'africaine s'approcha lentement du couple qui lui faisait face et se laissa étreindre tendrement.

Quelques instants plus tard, Sonyia se détacha d'eux pour regagner sa cachette dans le boisé. S'essuyant les yeux rapidement, elle ramassa les objets qu'elle avait disposés un peu partout autour d'elle, puis se redressa pour aller rejoindre le couple qui était encore possédé par les deux amants décédés. Brisant la magie de l'instant en récitant une formule connue d'elle seule, Sonyia assista alors à la séparation des deux âmes sœurs qui semblaient aussi confuses l'une que l'autre.

-Je suis désolée! Bafouilla Élisabeth en réalisant que sa main était toujours sur la poitrine du professeur.

-Non! C'est ma faute! Ajoute William en s'écartant d'elle aussitôt.

-Ça va! Lui demande la jeune femme le voyant rougir.

-Je vais bien! Je suis soulagé! On peut désormais se toucher sans rien ressentir d'anormal. Lui dit le professeur tout sourire.

-Vous avez raison! Vous n'êtes donc pas mon âme sœur!

-Dieu merci!

-Quel soulagement!

-En effet!

Recevant les mots du professeur comme des poignards, Élisabeth se détourne et cherche Sonyia des yeux.

-Alors? Cette expérience? On la fait ou pas? Lui demande Élisabeth en la voyant arriver.

-Non! Ce n'est plus nécessaire! Répond l'africaine d'un air mystérieux.

-On est venus ici pour rien alors? Demande William légèrement irrité.

-Oui! Mathias et Sara sont repartis. Ils n'ont plus besoin de vous!

-Bien, je vais me retourner travailler alors! Ajoute William en se mettant en marche vers le campement.

Perdu dans ses pensées, le jeune scientifique ne remarque même pas qu'Élisabeth est restée derrière pour parler avec Sonyia. Lorsqu'enfin il réalise qu'il n'a pas été suivi par les deux autres, il se détourne et comprend aux signes que les deux femmes lui font, qu'elles veulent rester là pour discuter. Résigné à rentrer au camp seul, William reprend la marche en soupirant. En tant que scientifique, ses convictions et ses croyances avaient été fortement ébranlées durant toute la durée de cette expédition. Débarrassé de ses douleurs et heureux d'avoir réussi à prouver le bien fondé de ses hypothèses, William n'avait que de bonnes raisons de se réjouir. Toutefois, la fin de son voyage, voulait aussi dire qu'il lui faudrait se séparer de gens auxquels il s'était attaché. L'image d'Élisabeth lui souriant passe devant ses yeux, mais il la chasse aussitôt.

-Je ne suis pas Mathias et elle n'est pas Sara!

Pour sa part, restée derrière avec Sonyia, Élisabeth l'écoute lui raconter comment elle s'est sentie en parlant avec ses parents.

-Je suis heureuse pour toi Sonyia!

-Et toi Élisabeth, est-ce que tu as réfléchi à ce que tu veux faire avec ton bébé?

-Non… pas encore! Je verrai une fois rendue chez moi!

-Et à William? Tu ne vas rien dire?

-Non! Je sais qu'il voudrait que je me fasse avorter! Et je ne peux me résigner à perdre sur les deux tableaux!

-Je vois! Tu vas donc faire comme Sara et mettre ton enfant au monde toute seule!

-S'il le faut! Oui!

-J'espère que tu ne le regretteras pas! Ajoute Sonyia pour elle seule.

À suivre…

D'après vous? Élisabeth va le regretter au pas?

Miriamme