Bonjour à toutes et à tous! voici l'un des derniers chapitres de cette fic, qui je l'espère vous aura plu! Vous connaîtrez enfin tout (pas sur le zizi quoique) et je vous laisse cliquer le le bouton vert si le cœur vous dit de reviewer!
Merci à ma bêta qui se démène pour moi : Elleay Sahbel. Un mot à mon revieweur favori (ben oui chez les mecs c'est mon favori, c'est le seul mouahaha) Dark Neo et son frère interne Smith!
ENJOY!
Ps : Oui, je commence à mettre des titres de chansons, faites pas gaffe...
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Chapitre X / Once and future king
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Draco s'était remis à chanter. Enfin si on pouvait appeler ça chanter. « Heureux ceux qui sont morts ». On a déjà vu plus joyeux.
La prison ridicule dans laquelle ils se trouvaient sentait la sueur, la moisissure, le sang, l'urine et les excréments.
Ils étaient seuls, mais entendaient les dizaines d'autres se plaindre, parfois un bras décharné apparaissait au travers d'un barreau, demandant avec la force du désespoir un peu d'eau. Draco était tout contre lui, et Ron remercia le ciel que les gardes ne les aient pas séparés.
Il ne voyait rien. Le noir était total, mais il savait qu'il y avait un couloir étroit face aux barreaux, et sinon des murs épais tout autour de lui. Ils avaient atterri tout près de l'immense cour du château, et à peine descendus d'Aelendil, des hommes immenses, habillés de noir avec tellement de superpositions de capes qu'on ne voyait pas même leurs visages.
On les avait jetés dans cette petite cage après les avoir transportés ficelés comme des saucissons. Et surtout, on leur avait retiré tout habit en quelques secondes pour les vêtir de sorte de sacs de toile brutes. Et depuis plusieurs heures ou quelques secondes, Ron ne savait pas, ils attendaient.
Draco ne disait plus rien, à part ce chant, le seul qui sortit de sa gorge. Ron lui-même n'avait qu'une envie, fermer les yeux et oublier cet endroit. La mort hantait les lieux, et s'il n'était pas certain qu'il avait migré aux pôles, Ron dirait que des détraqueurs étaient ici.
Il caressa le bras de son amant, embrassa la racine de ses cheveux et posa sa tête contre le mur poisseux. Rien ne pourrait les sortir de là. Pourquoi personne ne leur avait dit? Tous étaient sous la domination du vampire?
Il ferma les yeux, et s'endormit, épuisé.
Un bruit le fit sursauter. La serrure cliquetait. Il ne voyait rien, mais il sentit qu'on lui retirait Draco, que son mari tentait de crier, et qu'une main se plaquait sur sa bouche.
Il fut emmené, ou plutôt traîné à travers des couloirs froids, butant sur des tapis, des objets qu'il ne parvint pas à identifier. Le château entier était plongé dans le noir le plus complet. Et puis tout s'arrêta, il fut projeté à terre, et entendit la respiration saccadée et apeurée de Draco.
Il était rassuré. Son amant était avec lui. Une voix s'éleva, lugubre, puissante et dangereusement calme.
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- Qui êtes-vous?
Les deux hommes sentirent une volonté s'emparer d'eux, à la manière du veritaserum. Ils devaient répondre, et de façon juste, sans aller plus loin que ce qu'on leur demandait. Les lèvres de Ron bougèrent toute seules.
- Les sorciers Ron Weasley, et Draco Malefoy.
- Que voulez-vous? La voix était comme en colère, contrariée.
- Obtenir des informations sur Agarhaug. Ron sentit à ce moment-là le froid envahir ses entrailles.
- Vous êtes comme Lui. Ce voleur méprisable qui s'est introduit chez nous. Vous voulez vous aussi voler nos écrits! Répondez!
- Non. Nous venions savoir comment un sorcier que nous combattions avait pu réveiller Agarhaug. Le roux sentit une douleur à la tête. Quelqu'un fouillait son esprit avec force, brisant toutes ses barrières sans efforts.
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Un long sifflement se fit entendre. L'orateur semblait indécis, malgré le fait qu'il devait savoir que le roux ne mentait pas.
Ces deux petits cafards étaient comme lui, ils sentaient comme lui. Mais d'une certaine manière, étaient différents.
Ron sentit une piqûre à la base de son poignet, et son corps refusa de réagir en réflexe, et resta parfaitement immobile. Il entendit un faible gémissement du côté de Draco, le même traitement lui avait été fait.
Il vit alors la pièce dans laquelle il était. Une lumière faible entourait l'endroit, d'un doré pâle. Il se trouvait agenouillé sur un tapis immense, dans une salle ronde qui devait faire la taille d'un demi terrain de quidditch. Devant lui, à une dizaine de mètres, il y avait une estrade sur laquelle se trouvaient trois trônes. Un grand en velours rouge orné d'or, et deux autres à ses côtés, plus petits, et noirs.
Les murs étaient recouverts de draperies, mais on distinguait la riche boiserie solide et travaillée avec soin en dessous. Aucune porte n'était visible. Sur les trônes, il remarqua un homme en tenue de chevalier errant, qui portait des bottes de cuir, une tunique noire brodée et ourlée de rouge, et un collant de la même couleur.
Sa cape, immense et attachée sur le devant par une broche aux couleurs de l'étendard du château, en or, tombait de part et d'autre de ses épaules, bien plus longue que son porteur, lourde, et rouge comme du sang. L'homme lui-même avait un teint très pâle, des yeux en amande, d'un noir profond, des lèvres minces, et de longs cheveux corbeau raides qui descendaient jusque sur ses épaules.
Sa tenue et son port auraient pu attester qu'il était un roi, dans toute sa splendeur. Seule une mèche de cheveux très blancs confirmait qu'il avait plus de quarante ans, car son visage n'en avait pas plus de trente. Les deux sièges sur les côtés étaient vides.
L'homme se leva, ses minces lèvres étirées en un sourire, et Ron se sentit immédiatement mieux, ses membres engourdis avaient repris leurs fonctions, et sa gorge s'était dénouée. Il vit Draco, le visage impassible se relever en même temps que lui.
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- Je vous crois étrangers. Je vous donnerai ce que vous souhaitez, et vous repartirez d'où vous êtes venus.
Il claqua des doigts, et les deux amants se retrouvèrent habillés. Pas comme avant, mais à la manière de leur interlocuteur.
- Je suis Abraham Van Helsing, maître temporaire de ces lieux. Mon Maître est absent et préfère ne pas avoir à traiter avec les humains. Suivez-moi.
Sans leur laisser le temps de réaliser, ils suivaient le vampire. Draco avait happé la main de son mari, et ils avançaient vers l'est, à droite des trônes. Et puis ils virent. Une porte était savamment ancrée dans le mur.
Sans un geste de la part de Van Helsing, elle s'ouvrit, et mit à vue un salon richement décoré, dont le mur du fond était une bibliothèque. Un grand canapé et deux fauteuils noirs entouraient une table en chêne massif. Le vampire prit un fauteuil, alors que les amants se posaient dans le canapé face à lui. La même lueur diffuse entourait la pièce, la rendant presque accueillante.
- Désolé pour cet accueil, messieurs, mais nous prenons beaucoup de précautions avec les gens de votre espèce. Les humains, précisa-t-il devant le regard torve de Draco. Il y a quelques années, l'un d'entre vous nous a volé un ouvrage que nous gardions précieusement, et qui relatait de la naissance des wamphyris, et de nos origines. C'était le dernier que nous possédions, celui que les elfes n'avaient pas détruit.
- Comment quelqu'un a pu voler quelque chose ici? Demanda Draco, plus sûr de lui.
- C'était un très bon sorcier. Quant à savoir comment il a appris l'existence de notre père, nous pensons qu'il a dû réunir de fines informations pour arriver ensuite jusqu'à nous. À présent ce trésor est détruit.
- Qu'en a-t-il fait? Demanda respectueusement Ron.
- Il a appelé notre père, et l'a fait apparaître, le Diable seul sait comment. Mais le mieux est encore que vous le voyiez par vos propres yeux. Il fit apparaître une bassine de pierre dans laquelle ondulait une sorte de souffle solide.
- Une pensine? Mais comment... Fit Draco.
- Nous sommes des wamphyris, mais nous ne sommes pas dénués de magie. Elle est cependant différente de la vôtre, fit-il en se levant et en se déplaçant derrière le canapé. Ron ne sentait plus aucun de ses membres. Alors je ne vous garantis pas que les ombres du passé ne puissent vous voir... Ou plus, dit le vampire en leur plongeant la tête dans la bassine avec force.
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Les deux garçons se sentirent aspirés alors qu'ils entendaient un rire fin au loin. Ils atterrirent brusquement au centre d'une salle ronde, avec une estrade. Il ne fallut pas beaucoup de temps aux deux amants pour comprendre que c'était la salle qu'ils venaient de quitter, mais dénudée de tout ornement et meuble. Le sol même était en pierre brute.
D'instinct, ils cherchèrent un endroit où se cacher, et ils virent Van Helsing derrière un panneau de bois posé négligemment contre un mur, et qui leur faisait signe. Le vampire n'avait pas changé d'un poil, et semblait même au courant de ce pourquoi les deux hommes étaient là. Draco préféra ne pas se demander comment un souvenir pouvait le voir.
Ils s'accroupirent à ses côtés, et un être entra dans la pièce par une porte du fond. Il portait une longue cape à capuche, et serrait un livre en cuir noir dans ses bras. Il ressemblait beaucoup au journal intime de Tom, se dit Ron.
Et puis la capuche tomba, et les deux garçons purent voir Voldemort, le visage tiré, bien qu'il ait encore son nez et ses oreilles, il était vraiment horrible. Il s'accroupit, posa le livre à terre, et commença une longue litanie de mots que les deux garçons ne comprirent pas.
Au fur et à mesure, l'air de la pièce se fit lourd, les mots s'emmêlaient, devenaient presque palpables, et une force invisible nouait les entrailles et la gorge des personnes présentes. Même le vampire semblait un peu gêné. Et puis la chose apparut.
C'était un corps d'homme de six mètres de haut, lacéré, blessé de part en part, couvert de chaînes, une tête de chauve-souris énorme, dont la langue sortait, pendante et longue, dégoulinant de sang. Sa seule main était atrophiée, déformée, et tenait un filet, sûrement une arme magique. En regardant bien, le filet en question était fait de « choses » vivantes et grouillantes.
L'autre avant-bras avait été coupé, remplacé par un bras de poulpe grossièrement greffé, cousu de façon barbare, mais bien vivant. Il était gras et seul un pagne sale couvrait son entrejambe. Agarhaug, le démon de sang.
Van Helsing semblait émerveillé.
Sa voix, sombre et grasse, était tout simplement une torture à entendre.
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- Que me veux-tu humain? Personne ne peut prétendre me déranger pour rien.
- Je viens demander une vie en échange de la mienne, et seul toi peux l'accorder, répondit Voldemort d'une voix monocorde.
- Pourquoi le ferais-je?
- Je vous lance un défi. Prenez ma vie et mon âme si vous le pouvez. Ou accordez-moi ce que je demande.
- Sombre imbécile.
Le bras de pieuvre s'abattit sur le sorcier qui ne cilla pas, mais tomba lourdement à côté. Il attrapa Voldemort, l'approcha de son horrible gueule, et voulu le couvrir de son filet. Sauf que ce dernier se dissout lorsqu'il toucha le Lord.
De rage, Agarhaug serra son emprise sur l'humain, serra, mais rien ne se passa. Voldemort avait même un regard suffisant et méprisant pour le démon. Un rire écœurant et caverneux se fit entendre.
Le démon avait posé le sorcier à terre, il avait perdu son pari, et n'avait pas ri depuis bien longtemps.
- Tu es étrange, humain. Tu es le seul qui savait comment rester en vie auprès de moi. Tu demandes la vie? As-tu si peur de mourir?
- Je souhaite simplement garder un atout de mon côté.
- Je ne peux te donner de vie sans âme. Je pourrais te donner un corps, mais il sera vide, bien que vivant. Est-ce là ce que tu souhaites, humain?
- J'ai ce qu'il faut, ici. Ceci est une partie de moi. Dit-il en donnant une petite amphore au démon.
- Alors tu vivras, mais ton âme sera mienne, sorcier. Tu mourras dans la douleur et t'éveilleras dans la peur. Tu seras lui, et ce que tu es reviendra en lui lorsque les temps seront venus. La pureté de l'âme que tu m'as offerte se mêlera à la noirceur de tes souvenirs, trois ans après ta propre mort, qu'il en soit ainsi!
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La magie tournoya autour d'eux, et Voldemort changea encore physiquement. Son nez et ses oreilles disparurent, ainsi que ses cils et sourcils. La bague que portait le sorcier sembla se décharger, se carbonisa, et une lueur rouge atterrit dans le petit livre noir.
L'amphore disparut dans un tourbillon blanc, et le démon partit dans un rire. Le contrat avait été signé par le livre. Voldemort épuisé remit la capuche sur sa tête, et partit.
Van Helsing avait l'air très satisfait de lui. Il regarda les deux amants figés depuis le début de l'échange, et son regard si hypnotique les fit sombrer dans l'inconscience.
Ils se réveillèrent sur le canapé, engourdis et le cœur un peu affolé. Le vampire les observait de son fauteuil.
- Vous savez à présent ce que nous savons. Vous repartirez d'ici dans l'instant.
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Sous son sourire, les deux hommes encore sous le choc du souvenir se sentirent soulevés par une force qu'ils ne voyaient pas, et tirés à une vitesse phénoménale à travers la porte ouverte et dans les couloirs.
Ils traversèrent plusieurs allées faiblement éclairées, les murs défilaient et finalement, atterrirent dehors, lâchés à la sortie, déstabilisés comme s'ils venaient de quitter un tapis roulant très rapide. Et là, ce fut la douleur qui prit place en eux.
Le soleil à son zénith brûlait leur peau, la lumière les aveuglait. Ils durent se cacher sous les capes avant de comprendre. Le château n'était pas éclairé. On leur avait injecté quelque chose pour qu'ils puissent voir comme les vampires. Et avoir les mêmes désavantages. Ils purent voir au travers du tissu comme avec des lunettes de soleil.
Ils étaient dans la cour principale, un immense jardin travaillé avec soin.
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- Merde, Ron on fait quoi?
- Je vois pas le dragon.
- Viens, on va s'asseoir quelques secondes. J'en peux plus j'ai mal partout.
- Moi aussi. Ça doit être leur pouvoir de persuasion qui fait ça.
- On aurait dû se méfier, fit le blond. Papa m'avait dit que c'était différent de l'impero. Je pensais pas qu'obliger un corps à faire quelque chose était aussi douloureux.
- Sans parler de leur légilimancie. Dit Ron en s'asseyant contre un mur à l'ombre.
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Ils soupirèrent, et Draco posa sa tête contre l'épaule de Ron. Deux minutes s'écoulèrent avant qu'ils ne puissent plus rien voir au travers des capes, et purent les enlever.
Le soleil était assez agressif, mais beaucoup moins qu'avant. Alors qu'ils se levaient, Aelendil se posa devant eux. Un garde avait dû lui dire de venir à ce moment-là. Avec beaucoup de plaintes, ils grimpèrent sur son dos quand Draco eut une idée.
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- Aux frontières du monde indépendant, Aelendil!
- Tu crois qu'elle peut? Demanda Ron alors que la femelle s'élevait haut dans le ciel.
- Je pense que oui, et de là-bas, on transplanera.
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La dragonne partit d'un bon train, et les deux amants, à cause du vent ne pouvaient parler pour se dire ce qu'ils voulaient. De toutes façons, avec toutes ces oreilles qu'ils ne voyaient pas mais qu'ils sentaient, il était préférable de ne rien dire avant d'être entre les murs de Poudlard.
Dans le petit salon, le vampire attendait avec un livre à la main. Un sourire étira ses lèvres alors que rien n'aurait été détectable même par un elfe. Une main se posa sur son torse, et il leva la tête vers celui qui venait d'entrer dans la pièce, et se penchait au dessus de lui, s'appuyant sur le dos du fauteuil.
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- Pourquoi avoir aidé ces insignifiantes créatures, Abraham?
- Je m'ennuyais, Maître Vlad.
- Et de quoi? Susurra le vampire en griffant le vêtement de ses longs ongles, le déchirant presque.
- De vous, Maître.
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La longue chevelure noire du dominant entourait le visage de Van Helsing. Ses jambes croisées à la garçonne ne faisaient que cacher le désir qu'il éprouvait à la vue du plus grand de tous.
Le comte était d'une beauté époustouflante, une de celles que jamais les vivants ne pouvaient atteindre. Ses yeux d'un vert éblouissant luisaient comme ceux d'un chat, son visage fin mais autoritaire promettait nombre de choses, et finissait sur un cou gracile, puis sur un corps parfaitement musclé et taillé dans le marbre.
Sa longue cape noire descendait sur ses épaules, donnant tout son mystère au seul qui pouvait voir dans l'ouverture, assis dans son fauteuil. Le comte se pencha, et happa les lèvres de Van Helsing qui arqua sa tête encore plus en arrière si cela était possible.
Le baiser s'approfondit, et de ses doigts fins, Abraham caressa doucement la tempe de son aîné. Alors que Dracula s'écartait un peu pour mieux reprendre leur baiser passionné, un filet de sang s'échappa de la commissure des lèvres de Van Helsing, en même temps que leurs soupirs.
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- Comment vas-tu mon amour?
- Plutôt bien. J'ai la tête comme dans un étau, je dois dire.
- C'est normal. Ça disparaîtra d'ici quelques temps. Hermione ne va pas tarder pour t'examiner.
- Et Draco?
- Il est parti quelques temps mais reviendra bientôt ne t'en fais pas.
- Il va bien?
- Oui, répondit le lycanthrope, un peu honteux. Préoccupes-toi avant tout de ta santé, Narcissa.
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La femme s'assit sur le lit, et se trouva bien. Ses cheveux avaient été peignés, sa robe et ses draps changés par les elfes prévenants, qui savaient qu'elle ne voulait en aucune circonstance montrer une mauvaise image d'elle, surtout à son mari. Il l'embrassa, et Lucius frappa doucement à la porte.
Il entra et étreignit doucement Narcissa. Elle n'avait rien de changé, mis à part la couleur or de ses yeux. Mais cela lui allait bien. Il annonça l'arrivée d'Hermione dans les secondes qui suivraient, et était venu chercher Remus pour laisser les femmes entre elles.
Entre nous peu d'hommes se risqueraient à rester avec deux demoiselles enceintes. Surtout une Serpentard et une Gryffondor.
Les deux hommes partirent en cuisine pendant que la malade tout juste sortie de convalescence se faisait examiner.
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- Alors? Demanda le blond.
- Je n'ai aucune nouvelle de Draco, fit le lycanthrope. J'ai dû mentir à Cissy.
- Il s'en est bien sorti. J'en suis certain. Cesses de te ronger les sangs comme cela. Je n'imagine même pas dans quel état se trouve Molly.
- Elle refuse de me voir, même Hermione. Cela dit je la comprends. Le nombre de fois où elle a faillit perdre Ron. Mais d'ici ce soir, ils devraient être de retour, au plus tard.
- Dans ce cas, nous devrions aller à Poudlard. Severus nous y attend sûrement. Le ministère ne te dit rien?
- Non, j'ai confié la tâche à Shaklebolt et Tonks. Ils font bien leur travail pendant que je me concentre sur Narcissa et l'affaire en cours.
- Bien. Allons-y alors, un elfe va conduire Hermione après ses examens. Je lui ai demandé de prévenir Narcissa de notre départ.
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Ils partirent et transplanèrent dans le jardin, et rejoignirent le bureau de Snape quelques minutes plus tard. À leur grande surprise, Ron et Draco s'y trouvaient déjà.
Remus et Lucius prirent leur fils dans leurs bras, malgré les protestations de ce dernier qui voulait un minimum de dignité devant son parrain, et Ron reçut aussi sa dose de Remus, qui ne s'en serait jamais remis auprès de Harry si quelque chose lui serait arrivé.
Sirius quant à lui reçut l'accolade de son ami et le regard pervers de son deuxième amant.
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- Alors? Comment cela s'est-il passé?
- Ils vous raconteront tout lorsque tout le monde sera présent. J'ai fait convoquer Harry et Hermione, fit Severus. En attendant monsieur Weasley pourrait envoyer une missive au Terrier puisque Molly n'a pas arrêté de me harceler depuis hier pour avoir de vos nouvelles, fit-il en regardant Ron, amusé.
- Ah oui! Fit l'intéressé.
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Ron prit rapidement un bout de parchemin, se servit d'une plume qui traînait sur le bureau (et qui était à Snape), et fit un mot rapide pour dire à sa mère que tout allait bien. Draco signa de même (le neuvième fils de Molly, fallait pas déconner avec ça disait Fred) pendant que Sirius et Harry faisaient la conversation à Remus.
Les troubles causés par l'AAV (action anti-Voldemort) se tassaient, et peu de délits avaient été répertoriés ces derniers temps.
Enfin la porte s'ouvrit, et Hermione arriva, soufflante. Il ne lui restait qu'une semaine avant son terme pour mettre au monde le petit Stanislas.
La porte fut alors verrouillée, et tous s'assirent en cercle pendant que la jeune femme tentait discrètement de mettre la main sur les petits gâteaux que Severus avait mis à disposition.
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- Ordre du jour, la visite au territoire indépendant. Draco, Weasley, prenez la parole. Draco se râcla la gorge et commença.
- On vous passe les détails du voyage, mais c'est très bien gardé. Nous avons pu voir ce qu'il s'était passé avec le père des vampires, et effectivement il y a eu marché. Voldemort l'a invoqué via un petit livre, le dernier qui parlait du démon lui-même, et lui a demandé une vie en échange de son âme et d'une mort douloureuse.
- Il lui a remis une petite bouteille, fit Ron, et le démon l'a prise avec lui, disant que le côté pur serait peu à peu affecté par le côté sombre de Voldemort.
- Comme si Voldemort avait un côté pur, fit Sirius songeur.
- Ensuite il a fait quelque chose avec la bague de Voldemort, et ce qui était dans la bague est parti dans le livre. D'un même mouvement, Ron, Harry et Hermione (qui avait réussi à chiper un gâteau) se tournèrent vers Lucius.
- Vous l'avez encore?
- De quoi parlez-vous? Demanda Remus.
- Le livre, fit Hermione. Le livre de Tom Jedusor. Celui qu'on pensait être un journal intime et que Harry a détruit avec un crochet de basilic. C'est le livre du démon! Et il l'avait remis à Lucius en deuxième année!
- Je pense que je l'ai toujours, fit Lucius. Il doit être dans ma bibliothèque personnelle.
- Peut-être que ce qui était réellement écrit dedans étaient des informations sur Agarhaug, fit Hermione.
- Mais oui!
- Harry, ça ne va pas?
- Je me souviens, maintenant, Sirius! La partie pure de notre âme, je me disais bien que j'avais vu ça quelque part! Les anélones, ce bouquin que j'ai pris chez toi. Je ne me souviens pas vraiment mais il racontait que c'était une sorte d'horcruxe, mais composée uniquement de ce qu'il y a de bon en nous.
- C'est pour cela que Tom ne se souvient de rien, et est aussi gentil, fit Severus. Alors pourquoi ces souvenirs? La prophétie faite par le démon? Donc Tom redeviendra bel et bien Voldemort, et voilà qui boucle le tout. Mais pourquoi avoir créé les horcruxes?
- Je pense, fit Draco que c'est grâce à cela que le démon n'a pas pu le tuer, et a dû négocier avec lui. Sans ses horcruxes Voldemort aurait été tué sur place.
- C'est donc bien cela, fit Lucius. Il s'attendait à mourir, avait créé les horcruxes pour le démon, et attendait sa mort de Harry. Il savait qu'il renaîtrait, c'était risqué cependant. Il n'avait pas prévu que sa partie pure soit aussi importante, et surtout recueillie par Poudlard.
- Mais nous avons vu sa puissance magique. Même « innocent » il serait capable de tous nous tuer, fit Severus, la mine sombre. Il pensait que ses mangemorts seraient là pour le récupérer. Quant au lieu, le démon l'aura expédié n'importe où, je pense.
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La conversation continua, et tous se rendirent compte que Voldemort était bien plus dangereux et torve que ce qu'ils s'étaient imaginés. Voilà pourquoi il se fichait alors de ses horcruxes, pourquoi Harry l'avait vaincu si facilement.
Mais il restait Voldemort, dangereux, et il allait revenir plus fort que jamais. Il pensait certainement que personne ne découvrirait son secret, sauf peut-être sur l'anélone, et l'accepterait dans la société jusqu'à ce que le jour de son retour arrive.
Et voilà aussi pourquoi il était devenu si inhumain. Il n'avait même plus une once de pureté en lui. Pas étonnant qu'il puisse invoquer ce démon.
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- Je suis désolée, Harry, fit Hermione.
- Mais il n'est pas dangereux, pour le moment.
- Il redeviendra Voldemort, peu importe le temps que cela prendra. Et Tom disparaîtra. Il avait prévu cela.
- Ne sois pas maternelle, 'Mione. C'est pas comme si tu ne m'avais jamais prévenu. J'aurais tellement voulu qu'il « oublie » cette partie du sort.
- C'est de Voldemort dont tu parles, Harry.
- Hermione. J'aimerais te demander... Je sais que c'est une folie, mais... Jamais je n'ai été si heureux et je voulais préserver cela jusqu'à ce que Tom ne soit plus là.
- C'est une demande de promesse que tu veux, Harry?
- Non. Un simple oui ou non me suffira. Je veux simplement qu'on ne tue pas Tom maintenant. Il lui reste du temps, je le sais.
- D'accord, alors. Je ferais en sorte qu'on attende, et on cherchera tous les deux si une solution existe.
- Merci 'Mione.
- De rien Harry.
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Les deux amis se levèrent et Hermione partit dans la voiture pendant que Blaise disait bonjour à Harry. Il neigeait pour la première fois cette année.
Le survivant reprit le chemin de ses appartements, où, il l'espérait, il retrouverait Tom. Ce dernier avait été mis à titre provisoire professeur remplaçant car le professeur Flitwick avait contracté la cécité du lutin en écosse alors qu'il était parti voir sa sœur.
Il lui fallait une petite semaine de récupération. Son compagnon, qui ne savait toujours rien sur son propre sort accueillit Harry avec joie, et ils passèrent une agréable soirée dans les bras l'un de l'autre.
Les jours passèrent, et chacun mit à somnoler l'idée que Tom était Voldemort. Il n'eut plus aucune crise, se portait bien, même si sa peau restait blanche comme du lait. Il eut même le droit de rendre visite à Draco et Ron sous tutelle de Remus.
Et puis vint le divorce de Narcissa et Lucius. Les deux amis s'étaient étreints à l'annonce officielle de la nouvelle lors d'un grand repas qui avait réuni les Weasley, Zabini, Snape, Black, Londubat et Potter. Sur le coup Lucius embrassa Severus en tenant son visage en coupe.
Devant toute l'assemblée.
Et fit ceinture pendant deux semaines.
Le divorce se fit rapidement grâce à Remus, et tous furent invités au mariage du lycanthrope la semaine d'après. Colin fit de nombreuses photos ce jour là, dont une qu'il gardera personnellement pour lui, en cas de chantage de ses beaux frères.
Lee Jordan entouré des deux jumeaux, Fred adossé contre le mur prenant le brun de dos contre son torse, lui faisait tourner la tête pour l'embrasser alors que Georges lui faisait un suçon dans le cou.
Étrange, Shaklebolt avait le même...
Harry n'était pas spécialement présent. Il cherchait et cherchait encore un moyen de sauver Tom, de détruire la part de Voldemort qui grandissait en lui. Il avait déjà récupéré le carnet intime qu'il avait détruit à grands renforts de dent de basilic en deuxième année.
Lucius l'avait mis de côté dans l'un de ses greniers avec des affaires qui concernaient le passé. Lorsque Harry remit de l'encre sur les pages, le papier ne fit que se tâcher. Il resta des heures devant le livre abîmé, assis à son bureau, tentant diverses potions qu'il connaissait. Mais rien ne se produisit sinon qu'il dû utiliser l'évanesco à plusieurs reprises.
Le livre traitant des anélones fut épluché au peigne fin, et le survivant découvrit que l'opération durant laquelle la partie pure de l'âme était extraite demandait bien plus d'efforts que de produire un horcruxe. Mais rien de bien précis.
Severus réussit tout de même l'exploit de réparer le trou créé par le crochet de basilic dans le livre du démon.
Et un jour, un hibou arriva avec Ron en panique. Hermione avait accouché avant terme, même si le bébé se portait bien.
Blaise était dans tous ses états, et ils le retrouvèrent à l'hôpital où sa fille le consolait avec ses petits bras potelés. Comme le bébé se présentait mal, on dut user de magie pour qu'il n'ait rien, lui et sa maman. Draco dut guider le bras de son meilleur ami pour qu'il parvienne à couper le cordon correctement, et finalement, quelques heures plus tard, une tripotée de sorciers gazouillaient devant le poupon nouveau né.
Grâce aux médecins, et à la magie sorcière, Hermione avait appris que les vergetures et les douleurs post-natales qu'avait eu sa mère étaient retirées en trois coups de baguettes à pot (nouvelle expression sorcière).
Elle avait voulu être « naturelle » pour Artemisia et avait perdu ses kilos en trop avec le sport, honteuse d'user de magie pour une chose qu'elle pouvait faire seule. Ses bonnes résolutions se firent la malle avec Stanislas et elle retrouva son corps de femme, mince et opérationnel trois heures après l'accouchement.
Vive la magie.
Intérieurement, elle ne dit pas qu'elle l'avait fait aussi pour Harry, car le temps pressait, et qu'elle voulait que son meilleur ami puisse avoir droit au bonheur. Voldemort n'était pas encore revenu, il n'était pas trop tard.
C'est ainsi que trois jours après le conseil, Harry et Hermione avaient décidé de se réunir régulièrement dans la salle sur demande, et de prévenir Tom de ce qu'il lui arriverait bientôt. Les premières réunions furent difficiles, Tom tombait inconscient lorsque la jeune femme était trop explicite, mais au final, il comprit, put assimiler, et décida d'aider les deux amis.
Personne d'autre ne fut mis au courant, pour que les manœuvres soient plus aisées et parce qu'à eux deux, Harry et Hermione travaillaient mieux.
Nous étions à l'une de ces réunions dans la salle sur demande, une salle aux murs épais, avec un simple tapis épais en son milieu, neutre couleur terre de sienne.
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- Sorts de révélation?
- Rien, répondit Harry.
- Et la légilimencie?
- Sur un cahier? Je doute que ça fonctionne, Hermione.
- Je ne sais plus. Nous avons tout essayé. Peut être que nous ne pouvons rien voir, nous? Fit-elle en regardant Tom.
- Tu veux que j'essaye? Fit l'ex-Lord.
- On peut toujours tenter, on y perdra rien, répondit Harry, las.
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Tom prit le petit ouvrage précautionneusement, et regarda. Il se concentra, prit le livre en son milieu, mais rien. Il n'y avait que des pages blanches. Il tourna alors quelques pages, mais la finesse du papier entama son doigt, et une goutte de sang s'étala sur le papier par capillarité.
Et c'est là, qu'ils virent.
L'écriture apparut, incurvée, mais avec des mots qu'ils ne comprenaient pas.
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- J'aurais dû y penser, fit la jeune femme. C'est Voldemort qui a utilisé ce livre, c'était le morceau de son âme à l'intérieur. Donc c'est son sang qui révèle l'écriture, faute de pouvoir y remettre une âme.
- Alors je dois saigner au dessus? Demanda Tom.
- Encore un peu, fit Harry. Assez pour que toutes les lettres puissent se former.
- Mais à quoi cela va servir si on ne peut rien lire?
- Ne vous en faites pas. J'ai pu reprendre le journal de Tom, celui qu'on avait trouvé dans son ancienne demeure, fit Hermione. Et il avait créé des sorts de traduction bien utiles. C'est grâce à ça qu'il avait pu lire ce livre lui-même. On y va!
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Tom s'entailla légèrement la paume de la main, et un long et généreux filet de sang tomba sur les pages blanches du livre. On dut recommencer deux fois l'opération pour que toutes les pages se rougissent d'écriture.
Une fois soigné, Hermione écrivit en français sur un bout de parchemin personnel pour tester la formule.
Elle imprima le mouvement, et recommença sur le livre. Avant que les garçons aient pu faire un geste, elle s'en était emparé et avait commencé à dévorer l'écriture des yeux. Quand les protestations de Harry se firent trop importantes, elle eut un mince sourire.
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- Harry, on peut récupérer Tom!
- Vraiment? Firent les deux hommes en même temps.
- Oui écoute ça « Lorsque Leuk et Cassiopée se retrouveront pour la troisième fois consécutive embrassées dans la voûte céleste... »
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...
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Harry était heureux. Ils savaient à présent comment détruire à jamais Voldemort. Comment laisser Tom, son Tom en paix. Seulement il fallait Le retrouver. L'objet avait été mis négligemment de côté, et il devenait introuvable.
Ils avaient retourné tout l'appartement, chaque coussin, ouvert chaque tiroir. Rien.
Le sort de localisation ne donnait pas grand chose.
La journée fut employée à retrouver ce petit mais si important objet. Harry avait même annulé ses cours de la journée pour s'y mettre. L'enjeu était bien trop important.
Mais rien n'y fit. Et Hermione dut retourner chez elle, Severus continua d'être le directeur de l'école de Poudlard, et Tom était surveillé durant ses cours.
L'épée de Damoclès brillait au dessus de leurs têtes, et le fil qui la retenait semblait rongé et usé.
Chaque jour Harry cherchait, chaque jour, l'appartement devenait de plus en plus désordonné. La prochaine crise de Tom allait lui être fatale.
Il s'assit lourdement dans son fauteuil. La journée avait été épuisante, et il ne s'était pas rendu compte que les élèves étaient curieux à ce point. Tom arriva derrière lui et l'entoura de ses bras. Il n'avait que trop bien compris ce qu'il se passait. Plus ses crises étaient fréquentes, plus il acceptait le fait que Voldemort et lui-même ne soient qu'une seule personne.
Lorsque Azraël aura prit son cœur, et Chronos son corps, alors Gaïaen ouvrira ses portes et fera renaître son corps de la terre nourricière.
Harry releva la tête, et reçut le baiser de celui qu'il aimait. Il se leva, le prit dans ses bras, et captura ses lèvres si douces, si surnaturelles. Il prit son visage en coupe, et embrassa la naissance de ses cheveux. « Pourquoi cherches-tu tant l'amour, Harry? Tu pourrais te noyer ici-même » avait dit Albus. « Je ne suis pas réel. Je ne suis qu'un souvenir. Je ne suis que ce que tu veux que je sois ».
Et la boucle reprenait. Tom était comme Albus. Tom n'était peut-être pas réel. Peut-être que le souvenir de Voldemort, rien de plus. Ou un leurre qui se comportait comme lui le souhaitait. Il le serra fort dans ses bras, et Tom, surpris, répondit de même. Non. Son Tom était réel. Et il ne tenait qu'à lui de le garder bien précieusement.
L'âme pure de son détenteur sera son cœur, son reflet sera à son image, blanche et candide.
Il embrassa encore avec plus de fougue, mêlant leurs langues. Il ne l'avait jamais désiré comme ça.
Il le voulait sien, les rôles s'inversaient. Souvent il se laissait dominer par sa tendresse, heureux d'en avoir un peu chaque jour, mais là, il allait le perdre. Alors il ne voulait pas une miette, il voulait tout de Tom. Son corps brûlant contre le sien, ses cris qui le réclamaient, il le marquerait comme sien, et ne pourrait jamais regretter.
Son souffle se fit erratique alors qu'ouvrant les yeux quelques secondes de temps en temps, il apercevait le visage de Tom dans la semi-obscurité, offert, fiévreux, empli de désir, en totale confiance. Il le plaqua contre le mur à côté de son bureau, et entama son repas d'abondance.
Il connaissait le goût de la sueur de Tom, il voulait le goût de sa peau. Il savait quelle saveur avait sa langue, il voulait celui de son sang. Il avait déjà posé ses lèvres sur le sexe de son amant, il voulait imprimer le goût de sa jouissance.
Tom, un peu perdu dans tant de plaisir incontenu murmurait le nom de Harry, demandait plus et voulait ralentir tout à la fois. Il caressait les cheveux de Harry qui léchait son cou, s'accrochait à lui, et gémissait lorsque des mains pétrissaient ses fesses au travers de son pantalon.
Son sexe pulsait, il voulait en avoir plus, se donnant confiant à son amant. Il ne vit pas les larmes que le survivant ne parvenait à retenir. Et si c'était la dernière fois? Aucun vêtement ne fut retiré. Seules les mains parcouraient de façon douce et violente à la fois le torse blanc neige de Tom.
Il sentit son pantalon être déboutonné violemment, le faisant cambrer, et le vêtement fut descendu sur ses cuisses en même temps que son caleçon. C'était trop rapide. Il voulait un peu de tendresse, d'amour.
On ne faisait pas ça comme ça.
Il avait besoin de savoir que c'était Harry. Il ne put protester cependant, trop soumis, et sentit ses jambes remonter haut sur le torse de Harry, ses genoux encore entravés du pantalon sur les épaules de l'élu. Un bruit caractéristique, Harry avait descendu la fermeture éclair son jean. Il s'était légèrement baissé pour se retrouver à l'entrée de Tom, le soutenant de ses mains.
L'ex-Lord eut alors peur.
Son amant n'avait pas prononcé un mot, pas un gémissement, ne l'avait pas préparé comme il le faisait d'habitude si amoureusement. Harry le détestait, lui faisait payer le fait d'être Voldemort?
Une larme s'échappa quand il sentit le sexe de Harry s'enfoncer en lui violemment, et entamer de grands vas-et-vient dans son intimité pour forcer l'ouverture, et l'empaler totalement.
Une de ses jambes tomba sur le bras de Harry, et il put se pencher pour mordre sa nuque sous la douleur.
Et il entendit.
Tout bas, Harry répétait sans cesse, sans peut-être même s'en rendre compte « Je t'aime. Je t'aime tant. Tom, si tu savais... ». Il laissa alors ses larmes aller, acceptant le traitement, se détendant, encourageant celui qu'il aimait. Et sans qu'il sente venir, il jouit entre eux deux alors que Harry se mordait les lèvres pour ne pas crier sous le coup de l'orgasme.
Le survivant fit descendre ses jambes rapidement, et se plaqua contre lui, la tête dans le creux du cou de Tom. Ils s'étreignirent comme si c'était la dernière fois qu'ils se voyaient. La violence de l'amour qu'ils se portaient pourrait bien les briser.
Le lendemain était Dimanche. Le lendemain, Tom avait eu un peu mal au crâne le matin, mais n'y avait pas fait attention. Le lendemain Harry avait été appelé auprès de Remus pour régler une affaire concernant le ministère, et Tom le savait. Mais Harry lui manqua.
Et Voldemort revint.
Il était terrible. Beau, fort, puissant dans le bureau du directeur. Il était entré en trombe, il se sentait vraiment mal. Et ce fut son suicide psychologique.
Il se vit détruire la porte de Severus. Severus était au courant de tout, c'est lui qui lui avait enlevé Harry, qui l'avait obligé à aller voir Remus. Il avait surpris Sirius, Lucius et Severus ensemble, plaisantant autour d'un verre, et en furie avait commencé des sorts sans baguette.
Seule l'adresse au combat des trois amants avait évité la mort de l'un d'entre eux. La barrière magique qui protégeait Tom, emplissant ses yeux d'un éclat blanc, soulevait ses cheveux, contrait presque toutes les attaques.
Le bureau se retrouva vite en chantier, et alors que Tom hurlait, demandait SON Harry ici et maintenant, Sirius eut la bonne idée d'user des manières moins orthodoxes. Une chaise fut balancée au travers de la barrière magique, frappant Tom à la nuque, le mettant à terre quelques secondes.
La magie se dissipa instantanément, et Tom sembla étourdi, perdu. Profitant de ce délai, les deux autres purent le maitriser d'un stupéfix avant de l'attacher solidement sur une chaise.
On apprit plus tard que le bureau avait été insonorisé par Tom, et que tous avaient ressenti comme une vague d'angoisse lorsqu'il avait attaqué, sans comprendre d'où cela provenait.
Ayant rangé magiquement toute la pièce, Severus se tourna vers Tom. Il n'eut besoin d'aucun mot, l'ex-Lord avait lui-même compris qu'il devenait trop dangereux, même pour Harry. Sa vie s'arrêterait là pour le bien de tous.
Harry frappa à la porte du bureau de Remus. Tout avait été refait, et maintenant, les pièces étaient plus accessibles, bien que mieux protégées. Il ouvrit en entendant la voix de son ancien professeur, et entra. Des photos de Draco, Narcissa et Sirius emplissaient la pièce.
Il constata sur une étagère du fond la photo de ses parents, et la sienne juste à côté. Le grand bureau prenait presque toute la place, si on ne comptait pas la montagne de papier qui lui faisait concurrence. Mais ce que Harry remarqua surtout, ce fut le professeur MacGonagall aux côtés de Remus, l'air très fatiguée et amaigrie. Hermione arriva d'une autre porte avec deux potions dans les mains, Stanislas dans son porte bébé contre le ventre de sa maman.
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- Bonjour, Harry, fit Hermione. Nous savons où il se trouve.
- Professeur MacGonagall? Que s'est-il passé?
- Assieds-toi, répondit Remus. Minerva va se remettre un peu et tu sauras tout ce qu'il s'est passé ces derniers jours en même temps que nous.
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La professeur de métamorphose but successivement les deux potions en faisant la grimace, mais des couleurs revinrent sur ses joues. Elle parut reprendre des forces, et alors qu'elle était à côté de Remus, Hermione se mit dans un fauteuil confortable à côté de Harry, berçant son bébé.
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- En tant que professeur et membre de l'Ordre, j'avais su ce qu'avait fait Voldemort pour séparer son âme en sept parties. Je savais qu'il y avait une autre raison car Albus m'avait parlé d'une chose encore plus horrible que Tom avait pu faire auparavant. Il se trouve Harry, qu'il n'a pas toujours été ainsi. Il fut un jour où le professeur Dumbledore réussit à lui ouvrir les yeux alors que Tom n'avait pas commencé sa grande guerre, ni même réunit des partisans. Mais il ne l'a pas supporté.
Ce jour là, il avait rencontré quelqu'un, s'était lié d'amitié avec lui. C'était extraordinaire venant de la part d'un homme tel que lui. Pourtant ce petit garçon avait réussi à saisir qui il était, et Dumbledore avait espoir que Tom en finirait avec cette idéologie. C'était être bien naïf quand il apprit qui était ce garçon.
Sirius Black.
Il était très jeune à l'époque, mais il était bien assez intelligent pour avoir saisi le sens de sa mission d'ouvrir les yeux du mage. Tom eut l'impression de s'être fait avoir, et décida de devenir Voldemort. Il s'enfuit sous une apparence hideuse, et nous n'apprîmes que plus tard qu'il avait retiré tout ce qui était bon en lui pour pouvoir pactiser avec un démon. Son âme n'était alors pas séparée en sept mais en deux.
Il était inutile à l'époque qu'il créé des horcruxes. Ces derniers ont été faits par la folie du mage noir, il craignait toujours de mourir, malgré tout ce qu'il avait entrepris.
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- Alors toute cette histoire remonte bien plus loin qu'on ne le pensait, fit Remus.
- Oui, reprit la dame. Je savais pour Agarhaug, je vous l'aurais dit si j'avais seulement pu vous voir. Il vous faut tout savoir avant d'en arriver là, précisa-t-elle devant les trois paires d'yeux interrogateurs. Voldemort s'était donc assuré une vie qui se renouvellerait, et pensait même vous vaincre, Harry, et renaître après une mort naturelle pour revenir ensuite continuer son règne.
Mais fort heureusement vous avez vaincu. Sauf que le démon avait tenu sa promesse. Dumbledore lui même était parti voir les wamphyris, mais ces derniers lui ont simplement lavé le cerveau pour que jamais il ne parle de leur pays. Il était alors bien plus puissant que le Tom qui était venu voler leur ouvrage. Sur cet ouvrage, Hermione, vous avez pu voir ce dont il retournait.
Il s'agit du contrat que le démon a passé avec Tom. Il lui promet la vie après sa mort. Et il prédit aussi le retour de la noirceur de Voldemort un peu plus tard. Et au milieu des incantations, et des sigles de magie noire, il est bien dit que « Le premier objet qui est sien deviendra le réceptacle du souvenir ». Elle eut une vague de douleur au crâne.
- Comment avez-vous pu lire le livre de Tom? Demanda Hermione.
- À l'époque, fit Minerva, Albus avait assez de pouvoir pour faire apparaître les mots, puisque la trace de l'horcruxe, bien que détruit, était fraîche. Ce fut long et épuisant, mais nous réussîmes à comprendre le principal en combinant nos sorts. Cette phrase parle du Tom actuel, et vous l'avez compris. L'objet, le premier qu'il a touché et qui lui a appartenu avant sa « résurrection » sera le réceptacle de l'horcruxe de Voldemort, cet objet qu'une prophétie l'obligeait à toucher et qui le liait à l'ancien mage noir par ce simple contact.
- Le petit sac en velours rouge de Gringotts, dit pensivement Harry. Ce sac était la première chose qui lui appartenait réellement.
- Je suis au courant, car je l'ai vu, fit la professeur de métamorphose. Je n'ai pas pu revenir à Poudlard, monsieur Potter, après votre reprise dans la vie active grâce à Severus, soit le jour où Tom vous a été remis par les centaures.
Ce jour là, vous avez veillé sur lui,miss Zabini est venu l'examiner, et j'ai voulu en parler au professeur Flitwick, lui donner une place au sein de Poudlard puisque son cerveau était vide et innocent. Il me répondit que nous devions lui retirer ses pouvoirs, et ne pas attendre qu'une seconde guerre éclate, ce que je compris, aux vues des pertes que nous avions eues.
Je le convainquis cependant d'attendre avec moi si un signe précurseur survenait, prônant la prudence, mais aussi un œil neuf sur cet être qui venait en fait de naître. Nous eûmes nombre de conversations que je ne vous raconterais pas en détails, mais au fil des jours, Filius voulait me convaincre, et y parvint peut-être un peu, que Tom était extrêmement dangereux pour lui-même et les autres. J'avais toujours des doutes puisque rien ne corroborait le récit de mon collègue.
- Attendez, vous voulez dire que le professeur Flitwick voulait faire enfermer Tom? Demanda Hermione en caressant les cheveux de son bébé.
- C'est exact, et je dois dire que je comprenais son point de vue. Après tout, nous avions à faire au mage noir qui avait fait tant de victimes. Le jour où je ne fus plus de son côté fut celui où il pointa sa baguette vers Tom qui parlait avec Sirius dans le parc. Je détournais sa baguette, et vous, Harry, vous arriviez justement et l'emmeniez dans le château. Filius se mit en colère, et je ne compris pas tout ce qu'il me dit.
En revanche il m'attrapa par le bras et me fit transplaner dans une petite maison. Je me sentis assommée, et je repris bien plus tard mes esprits, enfermée dans une petite cellule, le badge arraché. J'appelais durant des heures, et finalement, un elfe vint m'apporter un repas.
J'appris que j'étais au manoir Flitwick, et avec le départ de l'elfe, la porte s'ouvrit sur mon collègue, et ancien ami. Il était très en colère, disant que j'étais contre lui, que je voulais la guerre, et que j'étais une mangemort sous mes traits de professeur de l'Ordre. Je ne compris que trop tard que Filius faisait partie de l'AAV, et même à son sommet. Il avait perdu sa femme, sa fille et son frère dans la bataille, et ne s'en était pas remis.
Je restais longtemps enfermée, dans le noir, souvent sans nourriture, et j'appris à écouter. Il avait réussi à obtenir les informations qu'il voulait avec les vampires, en les soudoyant, et avait prévenu de l'arrivée probable de l'un ou plusieurs d'entre nous. Un soir il revint avec un petit sac rouge, en velours.
Au milieu de son discours étrange et délirant, je compris qu'il s'agissait de la pièce maîtresse qui contrôlait le corps de Tom, et qui libérait l'horcruxe une fois ouvert.
- Ses crises! Fit Harry en se levant. Où est Flitwick? Il faut récupérer le sac!
- Il n'est plus là, fit Minerva. Il s'est évaporé, et je n'ai pu me sauver que grâce à un elfe de maison. Il pensait que je ne reviendrais plus, prenait du polynectar pour prendre ma place, parfois, en faisait boire à l'un des membres de l'AAV pour qu'il puisse être aussi présent à ses cours. Je l'ai cherché partout, et je pense qu'il est retourné à Poudlard. Mais vers le septième étage, impossible de retrouver sa trace.
- La salle sur demande, dit sombrement Harry. Il n'a rien fait à Tom ces derniers temps, alors il faudrait voir à le retrouver avant qu'il ne recommence.
- Il s'est sûrement caché quand il a vu que vous commenciez à tout découvrir, proposa Remus. En attendant, Hermione, Minerva vous restez dans mon bureau, Tonks viendra au cas où il reviendrait. Je vais avec Harry prévenir Severus et qu'on retrouve Filius.
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Remus se leva en même temps que Harry, et transplanèrent directement à Poudlard et coururent presque jusque dans le grand hall éclairé par le soleil qui pointait à peine. Alors qu'ils arrivaient, le lycanthrope entendit un son étrange, et se retourna vivement.
Son ouïe fine avait repéré un tintement et ses yeux virent un petit éclat rouge qui voletait, empruntant les escaliers. Il tira la manche de Harry, et les deux hommes prirent les marches quatre à quatre, manquant tomber dans le vide, coururent dans les couloirs, et ils virent que c'était lui. Le petit sac voletait jusqu'à un endroit familier pour Harry. La porte de la salle sur demande s'ouvrit d'elle même, et un sort arriva directement sur les deux hommes.
Ils tombèrent en avant, bloqués, et la porte se referma d'elle-même. Au milieu de la pièce, Flitwick dans sa robe noire trop grande, baguette à la main, un rictus sur les lèvres.
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- Je savais que tu viendrais, Potter-le-traître. Tes parents doivent avoir honte de toi de là où ils te regardent.
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Si UN SEUL d'entre vous s'y attendait... Chapeau huhu!!
Alors... Review?
à dans une semaine! (pataper)
