Chapitre 10

BAD KIDS

(Traduction de la chanson en bas de page)

VEUILLEZ LIRE LE « IMPORTANT » EN BAS DE PAGE SIOUPLAIT !

Harry stressait. Plus le temps passait, plus il doutait de son plan génial qui consistait à renforcer la sécurité pour que Draco, au cas où il viendrait malgré tout, rebrousse chemin en voyant une muraille infranchissable d'Aurors. Il se demandait s'il ne devait pas abuser de son autorité pour appeler encore plus de collègues en renfort, quand il vit les premiers invités arriver. Il était trop tard à présent, il ne pouvait qu'espérer…

Hermione regardait son meilleur ami se ronger les ongles d'angoisse. Elle soupira pour la énième fois. Elle avait le cœur lourd. Comment peut-on être aussi bête que l'avait été Harry et Ron dans cette affaire ?! Cela la dépassait totalement. Par moment elle avait vraiment envie de les étrangler. C'était pour cette raison qu'elle avait fait en sorte de rester loin d'eux toute l'après-midi, craignant de passer à l'acte. Si jamais il arrivait quoi que ce soit à Draco, elle jurait de les frapper très fort tous les deux ! Car son époux était également coupable pour ne pas avoir réfléchi plus de trente secondes : il avait volontairement provoqué Harry et le Ministre ! Mais qui, dans le monde entier, pourrait faire une telle bêtise ? Quand est-ce qu'une telle action pouvait paraître censée dans l'esprit d'une personne ? Cela dépassait l'entendement. Alors elle voguait de-ci de-là, espérant trouver quelque chose ou quelqu'un qui pourrait tempérer sa colère.

Ron pensait pourtant avoir fait ce qu'il fallait. Il pensait qu'en parlant de Draco Malfoy au Ministre de la Magie, il pourrait le défendre et le faire réfléchir sur la justice de telles poursuites. C'était Harry qui avait tout gâché. Quel besoin avait-il eu d'ouvrir la bouche ? Il ne comptait pas dire que Lord Gaga allait venir ! Il n'était qu'un imbécile impulsif ! C'était à cause de telles réactions que la maison Gryffondor était jugée téméraire et idiote pour certains, surtout les serpents. Monsieur le héro du monde sorcier anglais avait été trompé, alors il voulait se venger de la pire et la plus cruelle des façons. Et maintenant, sa femme lui faisait la tête, et il ne comprenait pas pourquoi.

Il devait accueillir chaque personne en compagnie du Ministre qu'il exécrait. Et cela le faisait enrager intérieurement. Il voulait aller revoir les protections et la sécurité cent fois, il voulait vérifier que Draco ne venait pas. Et s'il venait, il voulait l'intercepter lui-même ! Car si un autre Auror le prenait, il serait alors enfermé, jugé, et peut-être condamné. Il devait être celui qui l'arrêterait, et il l'amènerait directement chez lui, au Square Grimmaurd. Il l'enfermerait, entravé s'il le fallait, pour l'empêcher de s'enfuir jusqu'à son retour. Et alors il le questionnerait une bonne fois pour toute, peut-être coucheraient-ils ensemble… Et il le renverrait à Paris faire ses shows pour les moldus, chaque chose revenant à sa place. Cependant, ici, à serrer des mains et sourire hypocritement à chaque personnalité se présentant, il ne servait à rien. Il ne pouvait protéger son amant. Et il grinçait des dents, imaginant le pire scénario possible. Celui-ci serait sans doute qu'il parvienne par un quelconque miracle à franchir les barrières qu'il avait eu tant de mal à ériger, et qu'il faisait ce qu'il avait à faire : spectacle, bombe, discours, qu'importe. Car une fois cela fait, s'il en avait le temps, nul doute qu'il serait condamné, puisque cet acte lui-même porterait offense au Gouvernement et à l'autorité. Cela était condamnable. Et si s'ajoutait ses actes précédents durant la guerre et sa fuite à l'étranger avant son jugement… Les motifs d'accusation devenaient vraiment très lourds. Et Harry commençait sérieusement à en avoir peur.

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Draco avait très peur. L'angoisse le prenait aux tripes, à l'estomac, et tout le long jusqu'à la gorge. Il avait l'impression qu'il allait vomir tant il était anxieux. Et tout cela n'était que des euphémismes. Il semblait près à tourner de l'œil. Heureusement, il n'était pas seul. Tous ses amis étaient près de lui, préparés à le défendre bec et ongles, corps et âmes, jusqu'au bout. Leur simple présence était déjà une armure. Mais en acier ou en papier ? Serait-ce suffisant ? Il en doutait… Mais cela ne faisait rien. Cependant, même s'il avait déjà prévu le pire, et qu'il s'y attendait, il ne pouvait s'empêcher de trembler. Après tout, même en le cherchant, l'échafaud ne pouvait qu'épouvanter. Il ne restait plus qu'à se montrer digne et fier, gagner le respect par son courage, et faire vibrer d'émotions dans ses derniers instants. Ce n'était pourtant pas dans sa nature d'être ainsi téméraire… Et pourtant, il sentait qu'il n'avait pas le choix. Personne ne parvenait à comprendre. Pourtant, c'était bel et bien le cas. Ce n'était pas un suicide, c'était simplement sa meilleure option.

Car son passé le rongeait, corps et âme. Il en avait fait des insomnies avant de venir en Angleterre, avant de programmer son plan. Mais il ne savait pas à quoi cela était dû avant. Il pensait que cela pouvait être à cause des mauvaises critiques qu'il avait eues, même si cela ne l'avait jamais atteint auparavant. Tout avait commencé avec une anxiété inexplicable. Cela l'avait pris en plein milieu de la nuit. Il avait finalement réussi à s'endormir, et il avait alors oublié. Puis, il avait fait sa première insomnie la semaine suivante. Deux jours plus tard, une crise d'angoisse. Encore un peu plus tard, il avait fait de l'hyperventilation en plein répétition. Les insomnies s'accumulaient. Il avait peur de recommencer une crise n'importe quand. Tout son entourage s'inquiétait. Il ne parvenait plus à écrire la moindre chanson ni à composer le moindre accord. Quant aux mises en scène, elles désertaient totalement son esprit. Les idées ne venaient plus, c'était le pire « syndrome de la page blanche » qu'il n'avait jamais vécu ! Et il durait, encore et encore…

Et le mot de Pansy. L'invitation. Tout se fit clair dans sa tête : son passé le rattrapait. Pourquoi maintenant était un mystère. En dix ans, il y avait évidemment longtemps pensé, mais son propre avenir supplantait tout le reste. Il y avait alors tout à construire. Peut-être était-ce simplement parce qu'il était maintenant à l'apogée de sa gloire ? Il ne lui restait qu'un pays à conquérir : l'Angleterre. Et elle lui était totalement fermée. Cela fût un calvaire de trouver une explication au sujet de son absence dans ce pays, alors qu'il faisait des tournées mondiales. Il avait dû convaincre son propre manager, une moldue inconsciente de la moindre parcelle de magie en ce monde. Et à part insister comme quoi il ne mettrait pas un orteil sur cette terre, il n'avait pas su quoi faire ni dire… Heureusement, celle-ci fût plus intelligente, et avait simplement annoncé à la presse que Draco avait une phobie des îles : être sur une terre entourée d'eau le mettait dans un état de stress incroyable. Impossible de faire un concert là-bas. Et même si on lui disait que tous les continents étaient forcément entourés d'eau, il ne voulait rien savoir : après tout, une phobie est forcément inexplicable et ne répond à aucune logique. Il doutait que cette explication un peu vaseuse soit la meilleure, mais elle était déjà mieux que son silence obstiné.

Cette lettre de sa meilleure amie… Une torture. Car une solution à ses problèmes. Elle confirmait ses pires craintes. Il devait agir. Il devait faire quelque chose… S'il continuait ainsi, même en ayant la réponse à ses questions, il mourrait à petits feux. Car dans cette situation, il ne pourrait plus jamais composer, il ne pourrait plus jamais créer, et tous ses fans l'abandonneraient au profit d'étoiles montantes. Sans eux, il n'était rien. Il n'avait plus de raison d'être. Et cela n'était pas juste une passade : c'était vrai, tangible, éternel, certain… S'il ne se réconciliait pas avec son passé, il se serait plus rien. Moins encore que l'ancien Mangemort qu'il fût. Tous le prendraient en pitié. Et il plongerait dans l'oubli. Il serait juste une vieille star qui avait fait son temps et ne serait plus évoquée que par nostalgie. Plus de chanson, plus de fan, plus de statut, plus de métier, plus d'argent, plus personne autour de lui, plus de raison d'être…

Si jamais il avait eu un doute auparavant, il était dissipé dès qu'il posa un pied hors de l'aéroport. Les émotions avaient fusé dans son esprit, il avait eu à nouveau des idées. Et cela fût confirmé chez Pansy, lorsqu'il avait pu écrire trois chansons en une journée ! Un record. Ces retrouvailles avec ses amis et avec sa terre natale furent miraculeuses. Et il comptait bien faire profiter ses nouveautés avant de mourir par la main de ceux qui lui avaient redonné ce bonheur d'avoir un sens à sa vie. Car l'Angleterre et les anglais ne faisaient qu'un, et ils étaient ses muses. Alors il leur ferait cadeau de ce qu'ils avaient aidé à créer. Il leur offrirait ses enfants immatériels dont ils étaient les pères. Des enfants ingrats, mauvais, rancuniers, haineux. Des Bad Kids. Il se ferait un plaisir de les leur balancer à la figure.

- « Stéphane ? » intervint tout à coup M.

Il mit quelques secondes à réaliser que c'était lui qu'il interpelait. C'était étrange, car il s'était fait depuis longtemps à ce faux prénom. Stéphane Kayne. Un nom d'emprunt pour pouvoir démarrer et se faire ensuite appelé Lord Gaga. Il avait perdu cette habitude d'entendre ce surnom si aisément depuis son retour à Londres ! Comme s'il n'avait jamais existé. Ce qui était à peu près le cas, après tout…

- « Qu'y a-t-il ? demanda Draco en souriant, quelques secondes après.

- Tu crois qu'on sera prêt ? J'ai des doutes…

- Et moi j'en suis sûr. De toute façon, nous n'avons pas le choix. Il est l'heure de se mettre en route.

- Oh merde, gémit K. Je stress !

- Tout va bien, K., tenta celui que tout le monde commençait à appeler J. Dis-toi que ce n'est que… qu'une répétition ?

- Je me chie toutes mes répétitions, reprises, doublons, imitations, leçons, refrains, réitérations et autres ! grommela K. Quel que soit le nom que tu donnes à ça, je me rétame lamentablement.

- Mais non, tu es parfaite ! insista H. Ne vous inquiétez pas ! On va déchirer ! Et personne ne pourra toucher à notre petit Gaga Draco.

- On ne fait pas de supers gardes du corps, si tu veux mon avis, bougonna M., peu convaincu de ses prestations.

- Cela tombe plutôt bien, personne ne t'avait demandé ton avis, sourit hautainement Lorc'.

- Soit pas désagréable, ou j'te plante un pieu ! s'emporta K., à cran.

- Nombreux ont essayé, personne n'y est encore parvenu, sourit sournoisement le dénommé Lorc'. Cela ne fait certes que quarante-trois ans, je suis encore très jeune et un simple hybride, mais tu peux toujours essayer. Je ne te garantis cependant pas de ne pas planter mes crocs dans ton cou.

- On se calme tout le monde, essaya d'apaiser Draco. Vous allez être fantastique, je n'en doute pas un seul instant. »

Cela coupa court à toutes autres remarques de la part de tous ses amis à cran. S'ils s'y mettaient eux aussi il sentait ne pas pouvoir tenir très longtemps l'illusion du sang froid. Il bouillonnait intérieurement. A la fois de sa mort prochaine, comme de pouvoir enfin clouer le clapet à toutes ces ordures ! Il allait enfin avoir sa revanche. Il allait prouver à tous de quoi il était capable. Et cela valait bien sa vie.

- « Il est temps d'y aller », annonça sombrement Lorc', fixant le blond droit dans les yeux pour savoir s'il avait toujours le courage d'accomplir ce qu'il souhaitait.

Draco se contenta de hocher la tête, retrouvant tout son calme et sa détermination.

- « C'est parti. »

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Millicent mit beaucoup de temps avant de trouver la force de commencer à lire le long testament. Ce n'en était d'ailleurs pas vraiment un, puisqu'il ne s'agissait pas du document officiel. C'était plutôt une annonce de ce qu'il comportait, bien au chaud dans son enveloppe scellée chez le notaire. Celui-ci, en revanche, était accompagné de messages pour chacun d'entre eux. Des sortes de dernières volontés associées à des commentaires et autres critiques… Bien ciblées, et tapant droit sur les plaies ouvertes et purulentes de chacun d'entre eux. Ce qu'il ne leur avait jamais dit, plutôt sous-entendu très régulièrement durant leurs rares contacts. Ils le savaient pourtant, ils avaient toujours su ce qu'il pensait. Mais ils avaient préféré ignorer, c'était bien plus commode. Et Draco revenant à la charge avec tact et douceur, il était si aisé de biaiser la réponse pour finalement changer de sujet… Ce n'était que des choses qui n'avaient pas de véritable impact, car il y avait Gaga. Il était là, c'était tout ce dont ils avaient besoin. Mais à présent, tout changeait… Il allait disparaître. L'impact réel de ces derniers mots prenait tant de sens maintenant. Des mots qui frappaient d'autant plus fort dans le contexte. Des conseils et des ordres qu'ils ne pouvaient pas ignorer dans l'état actuel des choses. Une sorte de coup de gueule adressé directement à eux, avant le coup de gueule pour l'Angleterre sorcière. Car il n'avait pas que des comptes à régler avec le Gouvernement : il en avait aussi avec ses propres amis !

Difficilement, elle se racla la gorge et trouva difficilement la voix qui lui faisait défaut :

« Mes chers amis,

« Je vous annonce à tous que je ne suis pas un idiot, comme vous semblez le penser depuis un bon moment, avec vos paroles pleines de bons sens et d'amitié. Je sais que c'est parce que vous m'aimez. J'en suis conscient et même heureux. Mais par moments, j'ai vraiment l'impression que vous me prenez pour un imbécile, une diva qui fait son petit caprice ! Et cela peut parfois être proche de l'insupportable. Alors maintenant, au cas où vous en douteriez encore, sachez-le : je sais parfaitement ce qui m'attend et l'ai décidé. Personne ne peut m'ôter cela ! J'ai choisi ! C'est un privilège rare que de pouvoir faire des choix, aller dans des directions différentes… Cependant, celles-ci se limitaient à cela : la mort par ce que tous semblent appeler la Justice Anglaise, même si elle n'en a que le nom, ou bien la mort spirituel et l'oubli. Epineux, n'est-il pas ? Pourtant, je reste particulièrement fier de ce que j'ai décidé : affronter mes peurs, me montrer enfin brave et courageux, maintenant que j'ai pu réunir les armes suffisantes pour me défendre. Car enfin je peux me montrer et agir ainsi !

« Durant la Guerre, nous redoutions l'échafaud parce que nous voulions vivre, parce que nous n'avions rien choisi de tout cela, parce que nous étions nés au mauvais endroit au mauvais moment et que c'était injuste. Ici, il n'est question que de règlements de comptes, mais surtout de justice ! Ma justice à moi, ce que je veux, ce que j'ai tout au fond de mon être et qui me hurle, me supplie de sortir. Je n'ai jamais été aussi heureux et, je le redis, aussi fier de moi qu'à cet instant, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. J'ai fait ce que je voulais, je suis devenu ce que j'ai toujours été et serais toujours, et je continuerais à jamais dans cette voie. Je suis parti pour grandir, m'élever, avancer à la rencontre de moi-même, me découvrir, et voir jusqu'où je pouvais aller. J'ai eu me réponse. Et elle dépasse mes rêves les plus fous. J'ai voyagé, j'ai connu des tas de personnes différentes qui m'ont aidé à mûrir, à voir la vie différemment. J'ai beaucoup plus appris en un an sur le Continent côté moldu, qu'en dix-huit ans en Angleterre côté sorcier. J'ai compris que j'étais le seul maître de mes pensées, de mon corps, de mon avenir, de mes désirs… Je suis prêt à me battre au péril de ma vie pour préserver ma liberté. Personne ne pourra plus jamais m'ôter mon libre-arbitre, je m'y refuse ! Pas même vous !

« Surtout pas vous, qui vous contentez de m'observer et de rêver sans jamais rien faire. Je porte fièrement ma gloire, et j'emmerde ceux qui ne sont pas contents. Je peux être plein d'orgueil, je le mérite. Je me suis battu, ma réussite a été battit avec ma chair et mon sang, ma sueur et toute mon énergie. J'y ai mis tout ce que j'avais, et le résultat a de quoi me rendre tout ce qu'il y a de plus arrogant et vaniteux ! Et je le suis ! Je ne rate pas un instant pour montrer ma suffisante et ma condescendance. Jaloux et idiot celui qui me le reprochera. Je n'aime que ceux qui m'aiment, et laisse aisément tomber ceux qui ne sont pas d'accord. Je ne vois pas pourquoi je m'encombrerais d'eux. Mais si ceux-ci m'empêchent d'être ou de faire ce que je veux, alors je me dresse contre eux et le leur fait regretter amèrement. J'en ai le droit. J'ai tenté ma chance, suis parti de rien. Je me suis débattu, j'ai souffert sans jamais abandonner, bien que j'avais mille raisons pour cela. Et finalement j'ai réussi, tous les mérites me reviennent. Des personnes m'ont aidé, mais c'est moi qui les ai cherché, c'est moi qui les ai attiré, elles ne sont pas venues toutes seules. Je ne nie pas leur intervention malgré tout, mais je persiste : c'est moi et moi seul qui me suis hissé là où je me trouve, au sommet. Et j'ai décidé de terminer en beauté.

« Je suis fait pour chanter. Depuis tout petit, ma mère m'a enseigné la musique. A l'âge de six ans, je savais déjà jouer les musiques des plus grands compositeurs classiques. Je fredonnais sans cesse dans les sombres et tortueux couloirs du manoir. Cela exaspérait mon père, jusqu'à l'énerver, voir parfois le mettre hors de lui. Alors je m'arrêtais dès qu'il était en vue. Mais seul, je pouvais m'égosiller en tournoyant, heureux comme si tout ce que je retenais en moi pouvait enfin sortir librement. Mais je me souviens de ce jour terrible où mon père avait brûlé le piano familial, le jour même de mes sept ans. Il jugeait que j'étais un homme ce jour-là, et que je ne devais plus m'adonner à des loisirs de femmes. Je devais arrêter de jouer, de m'amuser, pour m'occuper d'affaires plus importantes pour mon avenir. Vous vous souvenez à quel point nous avons ri en découvrant ce piano à Poudlard ? Quel magnifique pied-de-nez à ce cher Lucius et ses principes d'arriérés ! J'ai continué à vivre de ma passion, au mépris de ses ordres ridicules. En secret de nos autres camarades Serpentards, naturellement, qui se seraient fait un plaisir d'envoyer un pli à mon géniteur pour me dénoncer… Heureusement, sinon j'en serais mort. Cependant, j'ai tenu grâce à ça. Et grâce à vous, qui m'aviez confié avoir également trouvé le courage de survivre avec mes chants. C'est mon souffle de vie, ce qui me maintient sur cette terre. Sans cela, je ne suis plus rien. Un déchet, un corps sans vie, un zombie, un être décharné, sans étincelle, sans âme, sans rien. Sans le chant, je ne suis plus rien. Autant mourir si je n'ai plus de voix. Ma voix. C'est mon arme, ma manière à moi de me battre, de transmettre mes idées, mes impressions… De partager tout ce que je suis, ce que je ressens, ce que je vis et ai vécu. Cela a toujours été ainsi, d'aussi loin que je me souvienne. Je suis né comme ça.

« Mais il y a autre chose. Je n'avais jamais réussi à mettre le doigt dessus. Il y a quelque temps, j'ai réussi à trouver de quoi il s'agissait. C'est Pansy qui me l'a appris. C'était pourtant si évident. Nous avons tous été tant marqué par cette foutue Guerre… Quand j'ai reçu cette invitation à la fête de la Décennie… J'ai mis quelque temps avant de saisir ce malaise dans lequel tout cela me plongeait. « Malaise » étant un euphémisme comparé à tout ce que j'ai pu ressentir. Et j'ai compris. J'ai compris que je devais me rendre à l'évidence. Mes chansons n'avaient pas atteint l'Angleterre, contrairement à ce que j'avais espéré. J'avais beau hurler, j'étais trop loin pour cela. Il n'y avait aucune réponse, ni même une réaction quelconque. J'attendais peut-être une lettre, quelqu'un qui viendrait me voir pour me dire comment étaient perçues mes chansons, ou un article de journal, même avec une simple allusion… Mais rien, ni le Ministre, ni les autres politiques, ni les citoyens sorciers n'ont laissé paraître quoi que ce soit. Alors j'ai su qu'il me fallait me déplacer vers eux. J'ai su que je devais aller au cœur même du Gouvernement, devant le Ministre de la Magie lui-même, pour lui dire ce que je pensais de tout ça. Et quelle merveilleuse idée que cette fête grotesque pour célébrer quelque chose qui n'a jamais réellement eu de fin.

« A présent, nous sommes dans une Guerre Froide. Nous ne nous battons plus de la même façon, et ce n'est plus les mêmes qui doivent se débattre pour obtenir un soupçon d'oxygène. Mais rien n'est réglé. Peut-on parler de paix quand certains sont encore lésés et sous le joug des plus forts ? Comment les héros peuvent-ils s'aveugler à ce point en persistant à croire que tout va bien ? Ils ne se rendent même pas compte que, certes moins cruellement et plutôt en douceur, leurs actions ne valent pas mieux que celles du Seigneur des Ténèbres. Et pire encore, ces exactions sont faites sous le couvert d'une justice censée être équitable et objective ! Rien qu'avec ces mots, je pourrais être condamné à mort. En partant, j'ai trouvé mon air. Je n'ai pas eu à subir cette nouvelle politique écœurante. Cependant, je ne peux supporter que mes amis en pâtissent. C'est inadmissible ! Et de façon bien plus égoïste, je prends très mal le fait que personne ne fasse attention à moi, à ce que je puisse dire… Sans compter que je ne peux même plus mettre les pieds sur ma terre natale sans risquer d'en mourir. Cela ne devrait pas être. Il y a un problème et je vais y mettre fin, à ma façon. Avec ma propre arme. Je compte bien dire ma façon de penser, à ma manière, à tous ces dirigeants libidineux. Je vais me faire entendre, les obliger à ouvrir leurs esgourdes une bonne fois pour toute !

« Oui je vais chanter. Oui je vais faire mon petit show. Et croyez-moi, ils vont m'entendre. Je me moque totalement qu'ils comprennent, je veux juste qu'ils sachent. Je veux faire un scandale, heurter, choquer, provoquer ! Je toucherais au moins quelques personnes, car certains se questionneront sur mon objectif, sur le pourquoi j'ai agi ainsi. Cela les fera réfléchir un peu plus que d'habitude. Si ce n'est pas durant la soirée, ce sera au moins dans les journaux. Au moins, je ferais comprendre qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Je n'ai pas l'intention de reporter la victoire ni d'atteindre une majorité. Simplement quelques uns, planter la graine de l'incertitude en espérant qu'elle grandira. Soit on me prendra pour un fou furieux, mais un fou inoffensif, soit ils verront bien qu'il y a un problème. Tout cela fera son petit chemin dans les esprits. Je compte sur les autres pour réagir, j'aurais au moins accompli ma part dans ce nouveau combat. Qu'une star qui vivait parfaitement bien sa vie à l'étranger, qui avait eu suffisamment d'intelligence pour atteindre les sommets, et il en faut une bonne dose… qu'un être tel que moi, donc, réalise un acte aussi insensé devrait mettre la puce à l'oreille. Peut-être comprendront-ils qu'il y a une raison, et la raison se trouve dans mes chansons.

« Mais mes raisons sont également purement égoïstes. Je n'ai pas la prétention de passer pour un martyre, ni un sacrifié. Je fais tout cela pour moi, et moi seul. Pour vous aussi, naturellement. Mais je n'en ai rien à faire des étrangers. J'agis tout simplement parce que cela me fera un bien fou ! Cela me libérera enfin de mes angoisses et de ses chaînes du passé qui me rongent de l'intérieur. Comme lorsqu'on hurle pour évacuer tout stress et toutes colères, pour se défouler. Ce sera mon défouloir à moi, mon ultime et dernier cri. Pour mon bien-être et ma tranquillité d'esprit. Je ne sais pas si on peut appeler cela du courage. Je vais peut-être à une mort certaine, mais je le fais pour ma petite personne. Parce que j'ai choisi entre deux morts : celle plus douce mais avec des regrets, et l'autre violente mais sans amertume. Je vais vous résumer la chose une bonne fois pour toute pour que vous puissiez bien comprendre : si je ne fais rien, je m'en mordrais les doigts tout le long du reste de ma vie. Ce remord m'empêchera d'avancer, je ne me fais pas d'illusion. Et si je n'évolue pas régulièrement, je peux dire adieu à mon statut. Je me ferais manger à petits feux par toutes ces petites stars montantes qui n'attendent que ça. Je n'aurais plus rien. Mes fans finiront par me délaisser petit à petit. Je plongerais dans l'oubli et ne serait évoquer que par nostalgie. Qu'en étant « celui qui n'a fait qu'un temps ». Une déchéance que je ne saurais tolérer. Je ne serais plus rien. Il me faut donc agir. Et si je dois en mourir, et bien soit. Au moins, ce sera en faisant ce que je suis. Ma dernière heure de gloire. La plus belle mort pour un artiste ! C'est beau, non ? La consécration ! Certes, je suis un peu jeune pour mourir, mais je l'accepte. J'atteindrais des sommets post-mortem, on se souviendra de moi comme le chanteur qui a toujours agit pour ses idéaux, qu'elle qu'en soit le prix. J'ai fait ce que je voulais, je suis fier de mon parcours, même si je souhaiterais rayer la première partie de mon existante pré-guerre et pendant celle-ci… Personne n'est parfait.

« J'en viens à vous… Qu'est-ce que vous avez fait de votre nouvelle vie au juste ? A part me regarder, qu'avez-vous fait de vos passions ? De ce qui vous maintient en vie ? Vous en avez chacun une, je le sais très bien et vous le savez également. Ce petit quelque chose qui vous pousse à vous lever chaque jour, qui vous fait sourire, qui vous donne envie de continuer à faire, encore et encore, à vous perfectionner, à aller au-delà. Des rêves fous mais réalistes, des envies et des désirs, ce qui peut faire pleurer et rire, peut mettre en colère, peut plonger en dépression tout comme rendre euphorique. Une passion qui en devient sa propre vie ! Où sont donc passées les vôtres ? Sans elles, on ne peut que survivre. Et c'est ce que vous faites. Qu'est-ce donc alors qui vous fait continuer malgré tout ? Moi ? Encore et toujours moi et mes chansons ? Cela ne vous ait jamais venu à l'esprit de vivre vos propres vies ? Que je pouvais ne pas aimer du tout votre manque d'action et ce laissé aller si agaçant ? Vous croyez que cela me rend heureux de vous voir dépendants de mon succès ? Que vous soyez fiers de moi, bien sûr, j'en suis content. Cela fait toujours plaisir que mes amis apprécient ce que je fais, mais est-ce tout ce qui vous motive ? Suis-je donc la seule personne sur qui vous reposez tous vos espoirs ? N'y a-t-il vraiment rien d'autre ? Je sais ce que vous aimez, je sais ce qui vous rend heureux, ce qui vous aide à respirer. Et si vous pensez pouvoir accuser le Gouvernement pour vos maux sans ne jamais rien faire, laissez-moi rire ! Rire et vous traiter de pauvres idiots. Des crétins incapables qui ont trop peur pour se bouger le cul ! Râler sans agir, c'est faire du vent. Une légère brise qui n'atteindra personne. A quoi bon ? Si vous ne voulez pas vous soulever contre les politiciens, alors battez-vous au moins pour vos rêves ! Ils sont réalisables ! Si personne ne vous en donne les moyens, prenez-les ! Mais qu'est-ce qui vous retient au juste ?!

« Grégory Goyle ! Espèce de balourd trouillard et sans cervelle ! Ton inactivité frise l'imbécilité ! Tu as un véritable don qu'envieraient les plus grands chefs pâtissiers ! Ce que tu fais avec un peu de farine, du sucre et du lait est prodigieux ! Et tu n'as eu aucune formation pour cela. Ton instinct est proche de la perfection, même si quelques unes de tes expériences ne sont pas très heureuses. Au moins tu essaies, tu tentes ta chance, et c'est ainsi que tu découvres de nouveaux goûts ! Le monde entier réclame ces recettes et tu les gardes jalousement pour toi. Pourquoi ?! A quoi sert donc de créer si ce n'est pas pour partager, si ce n'est pas pour gagner sa vie avec, si ce n'est pas pour quitter des emplois déprimants pour enfin se consacrer à sa passion ?! Il te manque la niaque ! Je suis sûr qu'avec tes pâtisseries tu ferais saliver la Terre entière ! Et à qui fais-tu goûter tes bons petits gâteaux ? Tes amis… Seulement et uniquement tes amis. N'est-ce pas une perte énorme pour l'humanité, et pour toi-même ? Tu dis ne pas avoir d'argent pour démarrer dans le métier… Mais il y a d'autres méthodes ! Beaucoup partent de rien ! Pourquoi ne pourrais-tu pas ? Tu n'es pas plus stupide qu'un autre, contrairement à ce que tu sembles croire. Il faut savoir faire la bonne chose au bon moment. Tu peux parfaitement te faire conseiller si tu ne t'en sens pas capable ou si tu as peur. Et ton talent, ton travail acharné, devrait pouvoir t'ouvrir de nombreuses portes tout en t'apportant la reconnaissance des plus grands. Par exemple, connais-tu la notion de sponsor ?! Tu n'as jamais pensé, par exemple, à t'incruster dans une soirée mondaine pour faire tourner une centaine de tes recettes ? Ou prendre rendez-vous avec un gastronome ? Ou même faire un simple stage ! Au lieu de jouer de tes biceps pour trouver un travail qui te rend dépressif rien qu'à y songer, tu n'as jamais pensé utiliser tes talents culinaires pour cela ? Tout ceci est si ridicule que j'ai décidé de te mettre un bon coup de pied au derrière ! J'ai acheté une boutique en plein centre du Londres moldu. Je te la cède. Je n'y ai pas touché, elle est à l'abandon, à toi de l'arranger comme tu le souhaites. Et pour que tu n'ais absolument aucune raison pour traîner des pieds, je te lègue également dix milles Galions que tu ne toucheras que, et uniquement que, pour ton nouveau commerce ! Que cela soit l'aménagement, les provisions ou la publicité, débrouille-toi ! Le comptable français, qui aura la charge de ce compte à ma mort, ne débloquera l'argent que si tu lui présentes le plan prévisionnel qu'une certaine somme pourrait permettre de réaliser. Et s'il l'approuve, il viendra ensuite régulièrement vérifier que tu accomplis bel et bien ce que tu as déclaré. Fais attention, je lui ai dis ne tolérer qu'un certain standing ! Si tes projets ne sont pas à la hauteur, tu n'auras rien du tout ! Je veux que les plus grandes stars se battent pour tes cupcakes ! Et tu as intérêt à réussir ou je reviendrais te hanter ! Tu as, maintenant, tout ce qu'il faut pour cela. Que je ne t'entende plus chouiner de là où je serais ! Ne me fais pas honte !

« Théodore Nott… Ah… Théo… Tu as eu le mérite, et tu es bien le seul, de faire de ta passion ton métier, d'avoir au moins essayé… Mais tu restes également un crétin fini ! Tu n'as jamais remarqué que ta maison d'édition se moquait de toi ?! Tu n'as jamais jeté un œil sur tes ventes ? Ne me dis surtout pas que tu n'as jamais remarqué que tes livres faisaient régulièrement des best-sellers ! Qu'ils étaient traduits dans des dizaines de langues ! Ils sont vendus côté moldu et tu ne vas jamais voir, préférant resté bloqué côté sorcier et te morfondre qu'aucun libraire du Chemin de Traverse ne veuille vendre l'un de tes ouvrages… Mais pourquoi ?! Cela n'a aucun sens ! Et tu crois réellement ton patron quand il te dit que ton pourcentage ne te permet de toucher que ce misérable salaire ? Tu n'as jamais vu que les interviews de l'auteur sont toutes faites par un illustre inconnu ? C'est le fils de ton patron ! Tu es le plus idiot de tous ! Tu restes cloîtré dans le monde magique sans te tenir au courant du monde moldu dans lequel tu es censé naviguer dans ton travail ! Même moi, à des kilomètres, j'ai pu découvrir la supercherie ! Et si je ne t'ai rien dit, c'est pour ménager mon petit effet de maintenant… Car je t'ai réservé une petite surprise : je t'ai volé un manuscrit. Celui que tu gardais soigneusement caché dans ta boîte aux secrets, en haut de ton armoire. Celui que tu as écrit il y a cinq ans de cela, mais que tu n'as jamais osé soumettre à une maison d'édition, même la tienne. Surpris ? Je voulais te donner une bonne leçon. J'ai engagé quelqu'un pour fouiller chez toi afin de trouver un de tes romans terminés, en espérant qu'il y en ait un. Je n'avais pas beaucoup d'espoir, et ce qu'il m'a ramené a dépassé même mes espoirs les plus fous ! Je l'ai fait lire à quelques professionnels. Ils étaient unanimes : c'est une perle ! Le genre policier-historique te va à merveille, continu sur cette voie ! Je l'ai fait publier à New York, et il a été traduit dans plus de trente langues. Il dépasse tous tes autres livres. J'ai juste interdit la parution en Angleterre et t'ais donné un nouveau pseudo pour que ta maison d'édition ne s'en aperçoive pas. Et particulièrement côté sorcier, pour ne pas que tu le découvres par mégarde… même si je pense sincèrement que cela n'aurait pas été le cas, au vu de comment tu te débrouilles. Maintenant que tu l'as dans le cul bien profond, je te lègue les droits d'auteur et tous les royalties que j'ai perçu à ta place depuis un peu plus de quatre ans maintenant. C'est-à-dire plus de vingt millions de dollars. Et ça continue d'augmenter de jours en jours. Mais tout cela, naturellement, à l'unique condition que tu quittes ta maison d'édition dès que possible : soit immédiatement ! Tu lèves tes fesses de ta chaise maintenant, tu appelles, et tu les envoies chier le plus violemment possible ! Qu'ils gardent tes précédents ouvrages : ils ne seront de toute façon que de la chiure de troll comparé à ce que tu vas faire maintenant. Ils en mangeront leur chapeau d'avoir perdu un auteur aussi exceptionnel que toi ! Je t'ai monté tout un dossier, qui te sera donné avec mon testament, te permettant de les poursuivre en justice afin d'avoir un dédommagement. A mon avis, tu n'auras pas de mal à gagner, c'est du tout cuit ! Avec ça, tu pourras recevoir de bons dédommagements et ils perdront très gros. Et comme je ne fais absolument plus confiance en ton jugement et ton intelligence après toutes ces années à te faire avoir lamentablement, je t'oblige à t'associer avec la maison d'édition de New York qui a géré ce livre en question. Un avocat spécialisé dans les droits d'auteur suivra avec beaucoup d'attention ton parcours, j'en ai parlé au directeur qui est d'accord. La seule contrainte sera que tu écrives un bon roman dans l'année. Au moins, je suis certain que tout ira bien pour toi. Tu n'as plus qu'à te mettre au travail devant ta machine ! Et pond-nous d'aussi belles merveilles que celui que je t'ai volé, voir meilleurs, ou toi aussi je reviendrais te hanter !

« Millicent Bulstrode… Pauvre petite crétine qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez ! Des études moldues dans le droit : parfait ! Si seulement tu ne te laissais pas envahir par ta morosité, par ta haine, par ton laissé-allé, par ton désespoir puéril ! Tu travailles comme une forcenée, mais ne va jamais à tes examens. Tu as peur de quoi ? De qui ? De toi ? Te rends-tu compte à quel point tes leçons de vie sonnent creuses avec ton comportement ? Ah ça ! Tu aimes donner des leçons ! Mais toi tu ne fais rien ! Tu te laisses devenir une loque ! Une perdante ! Une moins que rien ! Ca te plait ? Tu aimes ça ? Non mais tu nous fais quoi là ? C'est quoi ton problème ?! Ton problème, le voilà : la Guerre t'a anéantie. Tu n'as plus aucune attache en Angleterre. Tu n'y as plus rien et tu le sais. Les sorciers te rejettent, et tu n'arrives pas à t'adapter aux moldus. Sais-tu pourquoi ? Et bien uniquement parce que les sorciers te narguent par le fantôme de leur présence. Parce que tu sais que certains lieux, près de toi, te sont interdits. Et cela te déprime. Te rends-tu compte que tu plonges petit à petit dans la dépression en agissant ainsi ? Si tu restes, tu dépéris. Tu as besoin de changer d'air. Pourquoi tu ne pars pas ? « Pour rester avec mes amis ». « J'ai pas d'argent »… je t'entends déjà me dire tout cela, et autres variantes… Cette inaction, j'appelle cela de la couardise. C'est de la lâcheté que de pas rien risquer alors que tes rêves sont à porté de main. Tout comme Theo, tu tentes ta chance… sans jamais t'en donner les moyens. Pour toi, j'irais même jusqu'à dire que tu refuses tous ces moyens ! Theo a choisi l'aveuglement. Toi, c'est volontairement que fui toutes possibilités d'atteindre ton objectif. C'est la pire bêtise à laquelle je n'ai jamais cru pouvoir assister ! Tu croyais que j'avais de l'argent ou du soutien, moi, en partant ? Tu croyais franchement que j'avais pu toucher un soupçon de ce que mes parents avaient ou m'avaient mis sur un compte en banque à Gringotts ? Tu pensais sincèrement que je pouvais me payer le luxe de partir et commencer une nouvelle vie ? Et tu crois que j'ai fait comment au juste ? Et bien je me suis tout simplement débrouillé comme j'ai pu. J'ai tout fait, tout misé sur des rêves et des envies. Au début, je ne mangeais qu'une fois tous les deux jours. Je me faisais traiter comme de la merde, j'ai même failli me faire violer dans un coin sombre d'une ruelle le deuxième jour. Et je me souviens de la fois où on m'a proposé de me prostituer pour manger. Tu as cru que ma vie avait été rose du début à la fin ? Je me suis battu pour obtenir le respect ! Je ne suis pas courageux sur le champ de bataille, mais je peux t'assurer que dans la vie, même Potter ne m'arrive pas à la cheville ! Toi, tu n'as aucun courage pour affronter la vie. Tu crois que faire des études et suffisant ? Etudiant n'est pas une situation mais un chemin ! Si tu reste plantée sur le côté de la route, tu n'arriveras jamais à rien sauf à te laisser mourir lentement. Et personne ne viendra chercher ton cadavre, personne ne viendra te chercher, t'aider ou te tenir la main. Tu penses aller où ainsi ? Nulle part. Tu crois pouvoir continuer longtemps comme ça ? Atterrie un peu, toi qui te clame terre-à-terre, ton esprit survole les nuages de l'aveuglement ! Ouvre les yeux, ma grande, et bouge-toi ! Je suis bon seigneur et je vais être celui qui te tendra la main, bien que cela ne devrais jamais arriver à quelqu'un qui se laisse ainsi aller. Je te lègue un appartement en France, acheté exprès pour toi, à cinq minutes à pied de l'école de droit. Je t'y ai inscrit pour l'an prochain, directement en deuxième année. Tu dois juste passer des tests pour voir ton niveau, et je ne doute pas un seul instant que tu vas réussir. Tout cela, et les dix mille euros en plus que je te cède sur un compte en banque parisien, tu ne les auras que si tu réussis ce test ! Débrouille-toi pour le billet d'avion, pour le logement avant le résultat, et pour avoir une bonne note à cet examen d'entrée : cela te fera les pieds ! Crois-moi, si tu n'y vas pas ou que tu échoues, tu peux bien crever je n'en ai aurais strictement rien à faire. Et dans l'au-delà, je me foutrais éternellement de toi et de la vie misérable que tu as eue. Tu as tout ce qu'il faut pour réussir professionnellement depuis plusieurs années déjà. Tu n'as fait que perdre ton temps d'une façon lamentable. Si tu échoues, c'est que tu n'es qu'une moins que rien. Le test est pour dans trois semaines, je t'aurais à l'œil où que je serais !

« Blaise Zabini. Espèce de Don Juan de mes deux ! Tu seras quoi en vieillissant ?! Tu feras quoi ? Tu n'as même pas d'appartement ! Tu n'es qu'une pute ! Et encore, elles, je les respecte pour leur courage. Toi tu n'as rien, tu n'es rien. Aucun courage, comme les autres, mais en plus tu n'as aucun respect pour ta propre personne ! Tu es une insulte envers les Serpentards ! Comment as-tu pu en arriver là ? Que t'est-il donc arrivé ? Cela me dépasse totalement, je n'arrive pas à comprendre. Non mais franchement, tu es fier de ce que tu es devenu ? A ta place, je me mépriserais ! J'ai terriblement honte de toi ! Qu'est-ce que tu as fait de ton rêve ? Tu es devenu une larve ! Tu n'as rien ! Pas d'argent, pas de métier, pas de logement, à peine les habits que tu portes sur toi, que tu changes uniquement quand on t'en offre de nouveaux par pitié. Bientôt tu n'auras plus d'amis, qui en ont plus que marre de te voir trainer comme une limace, à vivre à leurs dépends. Plus de famille non plus. Tu n'as même pas la possibilité d'épouser un riche vieillard libidineux pour l'héritage, n'étant pas une femme. Même si le mariage gay est autorisé dans l'Angleterre moldue, ce n'est pas encore très répandu dans la haute société, pour ce qui du « politiquement correct ». Les vieux riches épousent les jeunes femmes, pas encore les jeunes hommes. Alors avant que tu trouves un vieux comme cela, il va falloir attendre que tu ais des rides et tu ne seras plus bon pour l'emploi… Et donc ? Quelles sont tes perspectives de carrière ? Je suis curieux. Je vais te le dire : rien ! Le néant absolu ! Tu as la chance d'avoir un physique superbe, tout en étant intelligent et drôle ! Tu pourrais devenir ce que tu veux ! Mais il faudrait pour cela que tu t'en donnes au moins la peine. Mais non. Tu préfères vivre dans la débauche au lieu d'utiliser tes atouts pour réussir, pour avoir une très belle vie. Te rends-tu compte de ce que tu possèdes ? En as-tu simplement conscience ? Tu pourrais parfaitement être une star, comme moi, être envié et adulé, côtoyer les grands… Et que fais-tu ? Tu vends ton corps contre un abri, de la nourriture et des vêtements. Tu me dégoûtes ! Où est passé mon ami ? Celui qui rêvait sans cesse, qui instillait l'espoir dans le désespoir le plus profond. Celui sur qui on pouvait compter pour nous dérider ? Celui à qui on pouvait parler pour nous remonter le moral ? Où est passé ce garçon que j'étais si fier de dire qu'il était mon ami ? Je ne le retrouve plus en toi. Je ne vois plus qu'un boulet encombrant qui vivote de-ci de-là, comme si rien n'avait d'intérêt ou de valeur. J'espère seulement que tu n'as pas tué cet ami si cher en mon cœur, mais seulement caché. Qu'il est encore là, quelque part, au fond de toi, ne demandant qu'à sortir pour nous illuminer de joie et de nous faire rire à gorge déployée. Ce proche que je voudrais toujours voir et présenter à tout le monde en leur disant fièrement « c'est mon ami ! ». Alors je te donne un test ! Je t'ai inscrit à une audition de mannequinat, dans quatre jours. Les détails seront dans mon véritable testament. Je sais que tu as toujours voulu devenir un mannequin. Tu en as l'allure et l'élégance. Et si tu fais preuve d'intelligence, ce que je sais très bien que tu as même si tu tentes de le masquer bêtement, tu sauras rebondir quand tu sentiras la vieillesse venir en même temps que la fin de ta carrière. Pour t'acheter des vêtements convenables, ou les faire faire, je te donne cinq mille euros qui ne pourront t'être délivré que pour des achats d'habits. Naturellement, tu n'auras cet argent que pour les vêtements de luxe que je veux te voir porter ! Ceux qui seront suffisamment présentables pour la boîte de mannequinat où je t'envoie. Mon avocat y veillera. De quoi porter des ensembles à peine acceptables, tu ne pourras pas t'en contenter éternellement. A toi de faire le reste. Tu as intérêt à assurer ou je te renie de toute mon âme ! Quant au book que tu vas devoir faire faire, j'ai déjà payé tous les frais et pris rendez-vous chez un photographe de mode pour après-demain. L'impression des photographies numériques ne devrait pas prendre plus d'une journée, je me suis renseigné et ai bien insisté sur ce point. Prouve-moi que tu es resté celui que j'ai aimé, et apprend à vivre ta vie, à te battre pour cela. Depuis l'endroit où je me trouverais, je veux être fier et voir les stylistes se battre pour t'avoir !

« Et enfin, Pansy Parkinson. Ma chère et tendre amie rêveuse et amoureuse du monde entier… Chaque fois que je te parle, je me demande quand tu te décideras à atterrir. Et pourtant, je n'ai pas non plus envie que tu le fasses. Tu es un véritable paradoxe pour moi. Si douce et aimable, agréable et joyeuse. Je ne veux pour rien au monde te voir perdre cette joie de vivre qui n'a pourtant aucun sens. C'est une merveilleuse philosophie de vie que tu as, et je t'admire pour cela. Je suis très loin de l'avoir. En vérité, je ne l'ai jamais eu, bien loin de là, et mes expériences n'ont fait que m'éloigner de plus en plus d'elle. Je n'ai jamais su comment tu faisais. Ta réaction face à la Guerre est plus que singulière : à force de voir des horreurs, tu as décidé qu'il n'y en aurait plus en ce monde, et les renies de tout ton être. Et pourtant, il y en a encore. Tout un tas. Cela ne sert à rien d'ignorer. Même en tournant la tête, cela ne signifie pas que ce que l'on fuit n'existe plus. Je peux comprendre cette réaction, mais ne peux pas l'approuver. Car ne pas reconnaître le malheur de ses pairs ou le sien, c'est l'accepter. Or, je sais pourtant que ce n'est pas le cas. Alors si tu veux que l'Angleterre devienne exactement comme tu l'imagines, il va falloir voir la vérité en face : rien ne va, tout est à refaire. Non, Pansy, les maltraitances n'ont pas disparues, l'injustice reste omniprésente, personne ne bouge, tout semble s'être mis en pause pour pourrir lentement. Et oui, Pansy, je vais sans doute mourir. Crois-tu qu'ils vont applaudir ce soir ? Crois-tu qu'ils me laisseront faire, heureux d'un concert gratuit ? Penses-tu qu'ils vont me pardonner, alors que je les défie ouvertement ? Ils vont me capturer pour me juger. Et ma conduite passée puis ma fuite après Guerre, ajoutée à cette petite provocation que je m'apprête à faire, ne vont pas jouer en ma faveur. J'ai de très fortes chances d'être condamné au baiser du Détraqueur. Ce n'est même pas vraiment « des chances de… », mais plutôt une certitude. Et au vu de combien je vais les énerver, ce qui va me faire un grand plaisir, il est aussi envisageable qu'ils ne passent même pas par un procès. Il va falloir que tu l'acceptes, comme les autres, parce-que je ne vous laisse pas le choix. C'est comme ça, je suis prêt, et c'est ce que je veux. Alors je vais t'obliger, toi aussi, à passer à autre chose pour t'occuper enfin de ta propre vie. Une vie pleine de rêves… irréalisables. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une perte de temps, c'est très beau d'avoir des utopies. Mais à la condition d'avoir également des envies accessibles ! Serveuse… C'est un métier louable, et tu es suffisamment sérieuse pour économiser. Je n'ai pas grand-chose à te reprocher, à toi. Surtout qu'en fouillant, oui j'ai fouillé ton appartement, j'ai découvert que tu n'avais jamais abandonné ta passion. Au contraire, tu m'as même avoué sans le vouloir ne rien abandonner et toujours penser pouvoir devenir designer de mode. Cependant, tu n'y mets peut-être pas assez de volonté, puisque tu penses toujours avoir le temps et que tous vont te tomber dans les bras quand tu sortiras ta première collection de vêtements. Rien n'est plus faux ! Et je me dois, pour toi, de te donner des claques pour te réveiller une bonne fois pour toutes ! Il va falloir te préparer, il te faudra te battre de tout ton cœur, toute ton âme. Ce sera loin d'être facile, et tous vont te mettre des bâtons dans les roues. Si tu n'as pas de talent ni ne fais tes preuves, tu seras méprisée. Et si au contraire tu montres un don incroyable avec un travail acharné, tu seras détestée. Il te faudra jouer des coudes et hurler pour te faire entendre. J'aurais dû t'aider depuis bien longtemps déjà. J'ignorais que tu n'avais jamais abandonné, je croyais l'inverse et désirais te donner une leçon comme aux autres. Cependant, à part des claques pour te réveiller de ce que je savais déjà être ton état d'esprit trop pacifique et aimant, tu devais juste avoir un coup de main. Je regrette sincèrement de ne pas l'avoir fait auparavant. Car j'aurais pu t'ouvrir des portes auxquelles je ne pourrais plus avoir accès maintenant. Mais puisque je n'ai plus le temps de te pousser, voilà ce que je vais faire pour toi : j'ai donné l'une de tes collections au meilleur couturier de Londres. Il est, en ce moment, en train de confectionner chacune des vestes, jupes, chemises, chacun des bustiers, pantalons, shorts, etc. J'ai également prévu un casting de modèles qu'il te faudra choisir pour dans deux semaines. Je t'oblige simplement à prendre Blaise parmi eux. Si tu le souhaites, il pourrait devenir ton égérie ? S'il se montre à la hauteur, naturellement. Je compte sur toi pour lui botter les fesses au moindre signe de faiblesse qu'il manifestera. Le défilé que je t'oblige à organiser aura lieu dans un peu plus d'un mois, le temps de tout préparer pour qu'il soit parfait. J'y ai convié tout le gratin possible : des grands couturiers, des attachés de presse, les grands directeurs de magazines en vogue, des starlettes de toutes sortes, etc. Tous sont déjà au courant et se sont montré impatients. J'aurais tant aimé y être, tu n'imagines même pas ! Peut-être m'aurais-tu permis d'être l'un de tes mannequins ? Qu'est-ce que nous aurions pu rire ! Je l'imagine déjà ! A toi de faire le reste, tu dois assurer !

« Quand à ton « petit copain », laisse-moi te dire qu'il n'est pas aussi parfait que tu sembles le penser. Je ne l'ai pas rencontré, mais pas besoin d'être un génie pour savoir qu'avec ta vision des choses, tu vois tout trop parfait pour être vrai. Cela vaut pour lui comme pour tout le reste. Et si tu ne vois pas les hommes tels qu'ils sont réellement, cela ne marchera jamais. Je compte sur vous tous, mes amis, pour la surveiller ! Qu'elle voit enfin la vérité en face, sans pour autant dégringoler trop brusquement de son nuage. Il faut qu'elle reste aussi positive qu'elle l'est en ce moment, malgré tout. Cela va être difficile, je le conçois… D'ailleurs, je veux que chacun de vous soutienne les autres et les pousse à aller au-delà ! Ne rien lâcher, toujours aller plus loin, ce que vous auriez dû faire depuis bien longtemps ! C'est assez invraisemblable que vous ayez attendus tant de temps, que vous ayez attendus que ce soit moi qui vous ordonne de vous bouger et de faire quelque chose de votre vie. Dois-je donc demeurer à jamais votre seul soutien et souffle de vie ? Je ne le pourrais plus à présent… Si je dois avoir un regret, c'est bien de ne pas pouvoir tous vous aider plus… Car vous m'êtes ce que j'ai de plus cher au monde.

« Et également de ne pas pouvoir vous voir, vous tous, décrocher les plus beaux contrats, décoller vers les plus hauts sommets, réussir dans votre passion avec brio et panache, voir les autres se battre pour vous avoir… Et continuer, tous ensemble, à aller boire des verres, à faire la fête, à tomber amoureux, à vous marier, à avoir des enfants, à acheter une maison… J'aurais tant aimé devenir le parrain d'un morveux ou d'une morveuse, lui acheter des jouets, m'acharner sur une manette de console pour ne pas perdre face à lui ou elle, le ou la consoler de ses premières peines de cœur, rire de vous avec lui ou elle… J'aurais aimé devenir le témoin de vos mariages. J'aurais aimé que, tous ensemble, vieux décrépis, nous nous remémorions notre jeunesse sur la terrasse d'une de nos maisons, nous moquer des jeunes couples, raconter nos petits malheurs ridicules, insulter les Gryffondors… J'aurais aimé me mettre à nouveau devant un piano, avec vous pour seul public, et voir vos visages rire ou pleurer par la simple force de ma voix. J'aurais aimé pouvoir dire clairement pendant mes concerts, « cette chanson est dédiée à Pansy, Blaise, Millicent, Théo et Grégory, mes meilleurs amis, sans qui jamais je n'aurais pu être là aujourd'hui » sans avoir peur que la presse cherche de qui il s'agit. J'aurais aimé ne jamais avoir à cacher mon affiliation magique, j'aurais aimé jouer à Londres sans risquer ma vie…

« Et je peux d'ors et déjà vous le dire, le concert de ce soir est pour vous, et pour la vie que nous n'aurons jamais, tous ensemble. Pour la vie qui nous est refusée, pour la vie que nous n'avons jamais eue.

« Une hymne à tous les « jamais ».

« Adieu.

« Draco Malfoy, votre ami pour toujours. »

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VEUILLEZ LIRE LE « IMPORTANT » SIOUPLAIT !

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NOTES :

Et voilà. Désolée pour le retard, même si je n'ai jamais rien promis (vous savez maintenant à quel point je peux être irrégulière). J'ai réussi à décrocher un stage tout de suite dans un studio d'animation 2D (trop heureuse) ! Mais du coup, mon temps d'écriture et très nettement diminué… Le soir, je rentre complètement naze vers 20H… Je m'endors comme une merde sur mon canapé ! Sans déconner, c'est vrai… Et comme j'ai les ongles longs, je me blesse la paume de la main en dessinant -_-… ARG ! Je vais devoir les couper… Et puis aussi : les cintiq, c'est la life ! C'est GENIAL ! J'en veux une, mais il me faut 1800€… Je suis trop triste…

Bon, j'en reviens à ce petit chapitre. Il est « spécial testament » et « installation rapide de la fête à Poudlard dont les invités commencent à affluer ». Quelqu'un a-t-il compris qui étaient les personnages mystères ? Petit indice : ils sont 10 en tout. Dix personnes qui viennent aider Draco et le protéger « par leur simple présence » disent-ils. Et l'un d'entre eux n'est pas humain. Qui sont-ils donc ? Personne n'a encore trouvé la bonne réponse, héhéhé.

J'ai cru comprendre que j'avais fait passer dans une nouvelle dimension ? J'avais cru l'avoir fait avant, petit à petit, mais je suis immensément heureuse de finalement n'y être parvenue que maintenant où l'intensité dramatique doit monter d'un cran ! C'est juste parfait ! Ici, c'est triste, surtout la fin. Mais c'est surtout Draco qui s'acharne contre ses « BAD KIDS » et n'y va pas avec le dos de la cuillère. Juste à la fin j'ai voulu instaurer un peu plus de douceur et de mélancolie. C'est lors de ce chapitre-ci que je me suis rendue compte que je ne respectais pas trop mal le message « gagatesque ». J'ai terminé par « une hymne à tous les jamais » mais j'aurais très bien pu aussi dire « une hymne à tous les rêves et les passions » ! Parce que c'est cela que je veux malgré tout laisser passer ! Moi aussi je veux hurler à tous de faire ce que vous rêvez de faire ! Et que même si c'est dur, il ne faut jamais perdre sa niaque ! Ne pas se laisser marcher sur les pieds, prendre le bon, apprendre du mauvais, et ignorer la méchanceté gratuite ! Ce n'est pas facile, je suis la première à me prendre facilement la tête pour rien. Alors ce message, ce chapitre, ces textes, sont également pour moi ! Un peu une manifestation de ce que je veux souhaite et je jure solennellement de ne jamais lâcher l'affaire ! Je vous souhaite la même chose à tous ! Après tout, la vie est trop courte, et elle serait bien triste sans cela ! Une grande bataille pour arriver à ses fins, ça pimente le quotidien ! Haha !

Je vous annonce que le prochain chapitre sera ENFIN le fameux concert de Draco ! Alors il risque d'être bien long et DONC forcément il mettra quelques temps à arriver… Je vous annonce aussi qu'il vaudrait mieux écouter les chansons qui vont être chantées ou sinon cela sera bien ennuyeux… Je vous explique : il y aura beaucoup de description sur la mise en scène liée au rythme et aux paroles. Je noterais naturellement ces dernières, créant un chapitre songfic (ou songchapter) bien que je n'aime pas trop ça… Alors si vous n'écoutez pas en même temps la musique, il n'y aura pas du tout l'effet désiré. Et ce serait bien triste…

Pour ce chapitre-là spécialement, j'ai noté la mise en scène avec dessins. Il y aura donc des costumes (dont j'ai piqué quelques uns à Lady Gaga elle-même, sinon c'est pas drôle), des positions voir même des explications de chorégraphie. Il y aura aussi des dessins avec Harry, Ron, Hermione, Pansy, Millicent, Blaise, Theo et Grégory (peut-être pas tous, on verra). J'ai commencé à faire ce scénario ultra détaillé, j'ai déjà plusieurs pages (une bonne dizaine) et je n'ai pu terminer que deux chansons et commencer la troisième ! Et cela m'a pris trois jours entiers ! Sachant qu'il y en aura seize en tout ! Donc, ça risque de prendre beaucoup de temps.

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IMPORTANT !

Pour montrer ce fameux carnet de mise en scène détaillé, j'ai créé un blog SPECIALEMENT pour les fanfictions ! J'y poste déjà des dessins à moi pour montrer des vêtements ou d'autres petites choses. VOUS POURREZ LE TROUVER SUR MON PROFIL, TOUT EN HAUT ! Sinon, le voici, supprimez les espaces :

fanfics hp drawings. wordpress. com

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Pour himechu95670, très chère revieweuse du précédent chapitre avec Manoirmalfoys, j'avais créé une petite énigme pour faire découvrir quel sera la playlist du concert. Cependant, comme elle ne connait pas trop Gaga, c'était un peu compliqué de trouver la réponse. Donc, je me suis dit que j'allais vous proposer cette énigme à vous tous, chers lecteurs fantômes ou non :

« La première sera le thème du dévoilement

« La seconde est sur la raison d'être d'un star

« La troisième est pour Pansy

« La quatrième est sur l'addiction

« La cinquième est l'âme de l'Amour

« La sixième est une position

« La septième est la fuite

« La huitième est un appel

« La neuvième est une réponse aux chieurs

« La dixième est à la fois l'addiction et le fric

« La onzième est une pute

« La douzième est une autre pute

« La treizième est du désespoir d'avoir peu

« La quatorzième sont des larmes de sang

« La quinzième est la source de la passion

« Et la seizième, enfin, est le titre. »

Dans l'espoir de vous faire cogiter des heures ! Ou au moins un peu.

Certaines réponses sont plus facile que d'autres…

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LA TRADUCTION :

Vous l'aviez sans doute compris, les « BAD KIDS », ce sont les Serpentards ! Mais pas seulement : Draco en est un aussi ! Je crois qu'aller voir directement la traduction vous donnerez de belles indications de pourquoi il en est un ! Naturellement, comme cela reste une chanson de Gaga, j'ai tout mis au féminin.

Quand j'ai traduit « C'est assez de toujours devoir être sûr », elle parle de cheval en anglais. Je crois que ça vient de l'expression « straight from the horse's mouth » qui veut dire en gros « de source sûre »… mais ça peut être autre chose. Je trouvais ça trop bizarre alors du coup j'ai mis ça comme ça. C'est peut-être totalement faux mais bon… Ca peut très bien être aussi l'expression « beat a dead horse », soit « s'acharner pour rien » mais je savais pas du tout comment le traduire du coup…..

J'ai mis « UN sale gosse » au masculin malgré le féminin, tout simplement parce que personnellement, j'emploi de temps en temps ces mots (ironiquement, vous vous en doutez… haha) et toujours au masculin même en parlant à une fille.

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(Traduction légèrement romancée, et parfois pas tout à fait exacte… J'ai cherché à retranscrire l'idée de chaque mot, mais pas une traduction littérale qui, en français, ne veut rien dire. Alors pardonnez-moi les inexactitudes. Et si vous n'êtes pas d'accord, faites-vous votre propre traduction.)

Bad Kids

We don't care what people say, we know the truth
Enough is enough with this horse shit
I am not a freak, I was born with my free gun.
Don't tell me I'm less than my freedom.

I'm a bitch, I'm a loser baby maybe I should quit
I'm a jerk, wish I had the money but I can't find work
I'm a brat, I'm a selfish punk, I really should be smacked
My parents tried until they got divorced 'cause I ruined their lives

I'm a bad kid and I will survive
Oh I'm a bad kid, don't know wrong from right
I'm a bad kid and this is my life
One of the bad kids, don't know wrong from right
(This is my life)

Don't be insecure if your heart is pure
You're still good to me if you're a bad kid baby
Don't be insecure if your heart is pure
You're still good to me if you're a bad kid baby
A bad kid baby
(Don't be insecure)

I'm a twit, degenerate young rebel and I'm proud of it
Pump your fist, if you would rather mess up than put up with this
I'm a nerd, I chew gum and smoke in your face
I'm absurd
I'm so bad and I don't give a damn, I love it when you're mad
When you're mad, when you're mad.

I'm a bad kid and I will survive
Oh I'm a bad kid, don't know wrong from right
I'm a bad kid and this is my life
One of the bad kids, don't know wrong from right
(This is my life)

Don't be insecure if your heart is pure
You're still good to me if you're a bad kid baby
Don't be insecure if your heart is pure
You're still good to me if you're a bad kid baby
A bad kid baby
(Don't be insecure)

I'm not that typical baby
I'm a bad kid like my mom and dad made me
I'm not that cool and you hate me
I'm a bad kid, that's the way that they made me

I'm a bad kid I'm disastrous
Give me your money or I'll hold my breath
I'm a bad kid and I will survive
One of the bad kids, don't know wrong from right

Don't be insecure if your heart is pure
You're still good to me if you're a bad kid baby
Don't be insecure if your heart is pure
You're still good to me if you're a bad kid baby
A bad kid baby x4

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TRADUCTION

On se fout de ce que disent les gens, nous savons la vérité. C'est assez de toujours devoir être sûr. Je ne suis pas un monstre, je suis née avec une arme. Et ne me dites pas que je vaux moins que ma liberté !

Je suis une salope, une perdante, peut-être que je devrais abandonner. Je suis une branleuse, je veux de l'argent mais je ne trouve pas de travail. Je suis une morveuse, une punk égoïste, on devrait vraiment me gifler. Mes parents se sont donnés du mal et ont fini par divorcer, j'ai ruiné leur vie.

Je suis un sale gosse et je survivrais. Je ne sais pas discerner le bien du mal. C'est ma vie.

Ne te sens pas en danger si ton cœur est pur. Tu es assez bien pour moi si tu es un sale gosse.

Je suis idiote, une jeune rebelle dégénérée et j'en suis fière. Lève le poing si tu préfère foutre le bordel plutôt qu'arranger les choses. Je suis asociale, je mâche du chewing gum et te souffle ma fumée au visage. Je suis aberrante. Je suis si mauvaise et je m'en fous, j'adore que tu sois en colère.

Je ne suis pas comme les autres, je suis un sale gosse telle que mes parents m'ont faite. Je ne suis pas si cool et tu me détestes.

Je suis une catastrophe, donne-moi ton fric ou je retiens ma respiration.