La soirée se passa joyeusement, tous dévorant des pizzas après l'échec culinaire monumentale et habituel de Shiro. Beaucoup charrièrent Keith sur la photo présente sur l'étagère, tous le trouvant adorable à tenir cet énorme poisson. Le jeune homme se sentit gêné, mais pas autant que lorsque Shiro raconta le jour où il l'avait littéralement pris la main dans une boîte de gâteau en pleine nuit.
Des coussins et des matelas furent installés sur le sol pour la nuit, et tous se couchèrent les un à côté des autres. Ils parlèrent longtemps, se racontant des histoires plus ou moins effrayantes : Allura remporta le concours avec la sienne, et traumatisa Lance qui se retrouva incapable de dormir.
Keith, prit d'insomnie, tourna la tête à sa gauche pour voir son amant. Il pouffa en le surprenant à toujours fixer le plafond avec un air crispé et angoissé.
- Arrête d'y penser, tu sais que c'est faux, chuchota-t-il.
- Plus facile à dire qu'à faire..., rétorqua l'autre tout aussi bas.
Il vit ses poings enserrer la couverture. Décidant de sauver le tissu avant qu'il ne soit déchiré, il alla ouvrir une main. Lance sursauta lorsque son indexe se fit écarter de force, mais en sentant les doigts de son compagnon, il se laissa peu à peu faire, jusqu'à laisser la paume se faufiler sous la sienne.
Un petit flottement prit place, avant que le cubain de fasse danser ses doigts pour les glisser entre les siens avec une délicatesse sans nom. Le contact était fluet, très doux, et toucha profondément le demi-galra. Ce dernier resserra leur prise, pressant sa paume contre la sienne. Puis, ils commencèrent à jouer lentement et doucement avec leurs doigts par de multiples caresses.
Keith se sentait bien, le parfum de son amant et ce tendre contact l'apaisait comme jamais. Ils fermèrent peu à peu les yeux, sombrant dans le sommeil. Leurs mains restèrent liées toute la nuit, se dissimulant sous les couvertures dans une recherche de chaleur, et se reposant sur le ventre se Keith.
Le lendemain matin, tous se réveillèrent tranquillement. Romelle et Allura étaient bondissantes, en amusant certain, et agaçant les autres. Ils se préparèrent, allant l'un après l'autre à la douche, et allèrent ensemble jusqu'à la garnison.
La joie et la bonne humeur qu'ils avaient les quittèrent lorsqu'ils tombèrent sur Iverson, à l'entrée du chantier. Shiro arriva derrière eux, et posa une main sur l'épaule de Lance et de Pidge, un large sourire aux lèvres.
- Commandant, devinez qui je viens de retrouver ce matin ? C'est fou, non ?
Son ton léger était d'une insolence sans nom, surprenant tout le monde, sauf Keith qui sourit avec amusement. Il savait que son aîné pouvait agir ainsi si jamais il était poussé à bout, et son statue de commandant le mettait désormais hors de toute sanction obligatoire de la part d'Iverson.
Ce dernier se raidit, rageant qu'il se moque de lui. Le capitaine de l'Atlas laissa ses amis se disperser sur le chantier, et argumenta avec son homologue qui était remonté après que tous les paladins aient déserté leur dortoir la veille. Les jeunes gens avaient des scrupules à le laisser seul, mais ils acceptaient sans trop de résistance sa décision : personne n'avait envie de se heurter de nouveau à ce commandant borné.
Pendant la journée, Lance vit Keith bien caché dans un coin, à souder délicatement des composants dans le sol. Il regarda de tous les côtés, avant de le rejoindre discrètement, descendant les petites marches avant de laisser au sol ce qu'il avait dans les bras.
Son amant ne le vit pas arriver, trop concentré sur sa soudure, et sursauta lorsqu'il se retrouva accroupi à ses côtés. Keith allait lui reprocher de ne pas être à son poste, mais il frissonna face à son sourire enjôleur qui le charma. Dans un enchaînement fluide, ils glissèrent leurs mains l'un après l'autre sur leur visages, et s'embrassèrent.
Ils se redressèrent pendant le baiser, appréciant chaque seconde de ce doux contacts qu'ils n'avaient pas partagé depuis longtemps. Une bouffée d'émotions les enhardit, aussi, Lance trouva plus sage qu'ils se séparent. Keith vint quérir quelques derniers baisers chastes et rapide, mais intenses, contre ses lèvres, tandis qu'il se relevait. Il ne le laissa que lorsqu'il fut hors de sa portée, et le regarda partir après avoir récupéré sa caisse. Hagard, il resta une longue minute à regarder l'entrée de la cavité dans laquelle il était, avant de reprendre son travail.
Il continua sa journée comme si de rien était, et au moment venu, rejoignit son groupe pour aller dîner. Sa mère les accompagna, la veste de son père autour de ses hanches. Il échangea un sourire avec elle, avant de regarder devant lui.
Bien qu'à contre-cœur, après le repas, il monta aux dortoirs avec tous le monde. C'est alors qu'il remarqua que Shiro était encore avec eux, ce qui n'était pas habituel. Il n'était pas le seul à l'avoir vu, et rapidement, tout le monde se tut pour l'interroger du regard. Le nouveau commandant sourit d'un air satisfait, et attendit patiemment que les pilotes MFE arrivent.
- Bien, maintenant que tout le monde est là, je vais pouvoir passer mon annonce : Lance tu vas échangé ta chambre avec James.
Sur le coup, Keith allait lui demander d'un air perdu pourquoi Lance et pas Ryan, mais lorsque son regard croisa celui amusé de son aîné, il se décomposa : Shiro avait déjà tout compris.
- Quoi ?! s'exclama James, outré. Depuis quand on autorise des caprices pareils ?! Si on avait osé déserter une nuit entière, on aurait été viré de la garnison ! Alors pourquoi pas eux ?
- Je suis leur commandant, commença Shiro. Leur sort dépend de moi, et ils étaient sous ma surveillance et responsabilité hier soir : il n'y a donc aucune fugue puisque j'ai autorisé cette sortie.
- Mais Keith...
- N'a jamais été en tort.
- Mais il...
- Était sous ma surveillance, et donc dans ses droits.
Sa dernière phrase avait été prononcée plus forte, et plus lourde d'autorité. James baissa les yeux en serrant les poings. Les amis dévisagèrent un peu le jeune homme, ne comprenant pas pourquoi il s'obstinait ainsi.
- Dépêchez-vous de prendre vos affaires, je ne peux pas partir tant que ça n'a pas été fait sous mes yeux, sinon ce sera compté comme un changement non-autorisé de dortoirs, et je devrais sanctionner comme il se doit.
James grinça des dents avant d'aller d'un pas rapide et rageur chercher ses affaires. Keith écouta vaguement ses amis le féliciter pour avoir obtenu ce qu'il voulait, et apprécia distraitement les accolades collectives. Il jeta plutôt un regard à son frère de cœur, raide, peinant à croire qu'il ait été si peu discret sur ses attirances. Shiro haussa juste un sourcil avec un petit sourire, avant d'échanger un regard complice avec Krolia.
Oh, là tout devenait très clair.
Offusqué de s'être ainsi fait avoir, mais ne pouvant clairement le dire, il ne put se réjouir avec ses amis. En laissant ses yeux converger, il vit que Lance ne semblait pas y croire non plus. Il avait ses sacs dans les bras, Hunk l'aidant, et regardait dans le vide, l'air tendu. Il pouvait parfaitement comprendre à quoi il pensait : être si près, mais devoir résister pour ne pas être surpris. Ça allait être difficile...
Les deux garçons se croisèrent brièvement, James rentrant sèchement dans l'épaule de Lance en le fusillant du regard. Le paladin préféra ne pas réagir, et alla dans la chambre de son amant. Shiro, son travail accomplis, repartit avec Krolia en leur souhaitant une bonne nuit. Keith était à la fois blême et rouge, et complètement raide sous le regard encourageant de sa mère.
- Tu ne vas pas te coucher ? demanda Allura, sur le point de fermer sa porte, le sortant de ses pensées.
- Si ! Si...
Il rentra dans la chambre, et ferma la porte à reculons pour se coller dessus. Il fixa le sol, se demandant comment il devait réagir. Lance, assit sur son nouveau lit, se frotta la nuque avec embarra.
- Je vais pas te bouffer, hein... Ça va bien se passer.
« Oh bordel, si, bouffe-moi ! », tel était le hurlement incessant de ses instincts reptiliens.
- Non, non, je sais..., bredouilla-t-il, ses pensées s'agitant sous son imagination trop fertile. Je... Je vais me doucher...
Lance le dévisagea intensément un bref instant, ses prunelles bleues brillants de la net envie de l'accompagner. Il était tenté lui aussi, sentir l'eau couler sur et entre leur corps intimement liés...
- Ok...
Il marcha rapidement jusqu'à la salle de bain, et s'y enferma sans un regard supplémentaire. Une fois séparé, ils poussèrent un long soupir en levant les yeux au ciel : bon sang que ça allait être difficile.
Keith se doucha, et laissa sa place à son partenaire. En attrapant son linge sale, il remarqua qu'il manquait un tee-shirt. Surpris, il regarda partout, avant de jeter un regard accusateur sur Cosmo. Ce ne serait pas la première fois que son loup pique l'une de ses affaires pour dormir avec ailleurs, et ne pas les lui ramener.
Il abandonna l'idée de retrouver ce vêtement, auquel il n'était pas spécialement attaché, et se rendit à la laverie de son étage. Il déverrouilla une machine avec la clé de sa chambre, et la verrouilla de la même façon après son lancement. Lorsqu'il revint dans la chambre, Lance était déjà couché, et lui tournait le dos. Il se glissa également dans son lit, dos à lui, et éteignit la lumière.
Un étrange sentiment de mal aise mêlé à de la tension s'installa. Tous deux ressentaient parfaitement que l'autre souhaitait un dernier baiser, mais ils étaient conscients que s'ils commençaient ainsi, ils n'allaient pas pouvoir se restreindre.
Ne voulant pas laisser ses souvenirs appuyés ses pensées concupiscentes, Keith ferma les yeux, et serra la couverture dans ses mains.
- Bonne nuit..., souffla Lance.
Il ne sut pas comment le prendre. Les seules fois où ils s'étaient dit ces mots, c'était lors des rêves du mage. Sa salive était difficile à ravalée, et il sentait qu'il frémissait de retenu.
- B-bonne nuit...
Merde, il avait bégayé, c'était pas discret... Il espérait que Lance ne parle pas à nouveau, et qu'il ne tente surtout pas d'approche, même par téléphone. Heureusement pour lui, son ami était lui même en proie à ses propres réflexions, et voua toute sa concentration à dormir.
Le sommeil fut difficile à trouver, mais ils y parvinrent après beaucoup d'efforts. Le lendemain, Keith récupéra ses vêtements propres avant de se préparer, et d'aller à la cafétéria avec tout le monde. Lance était bien trop embrouillé le matin pour qu'ils puissent être distrait par leur attirance. Il trouvait même amusant de voir son ami se rendormir à moitié, la brosse à dent dans la bouche.
Cosmo à ses talons, et un bon petit-déjeuner dans le ventre, il se rendit sur le chantier avec tout le monde. Acxa le rejoignit plus tard dans la mâtiné, pendant qu'il prenait une petite pause entre plusieurs soudures. Il était obligé de relever les yeux quelques minutes s'il ne voulait pas faire d'erreur, sinon tout semblait se brouiller, et il n'arrivait plus à réfléchir.
- On a eu des nouvelles du cristal de Balmera, annonça la jeune femme en s'asseyant à côté de lui.
- Il arrive ?
- Oui.
- Dans combien de temps, tu le sais ?
- Il faut encore deux mois d'après ce que j'ai compris, sans hyper-espace, le voyage depuis leur planète est très long.
- Si les lions n'étaient pas aussi affaibli, on aurait pu le ramener en deux fois moins de temps..., ragea-t-il.
- D'après Shiro, Iverson et Krolia, on doit s'estimer chanceux s'il n'est pas intercepté en route. Quelques membres des lames de marmora l'escortent, mais on sait tous qu'ils ne sont plus que l'ombre d'eux-même.
- On aurait dû aller chercher ce cristal nous-même !
- Je suis de cet avis aussi...
Ils se turent un instant, avant que Acxa n'ait une attitude timorée, et hésitante. Keith se tourna vers elle, découvrant son regard fuyant, quelques rougeurs sur ses joues. Aussitôt, il sut de quoi elle allait parler.
- Dis... T'as eu le temps de... Savoir ?
- Ah, non, pas encore, désolé...
Il était un peu gêné, et il passa sa main dans sa nuque.
- Tu sais quand tu pourras me donner une réponse ? redemanda-t-elle.
- Pas encore, mais je viendrais te voir dès que j'en aurais une à te donner.
- Aurais quoi ? tonna une voix emplis d'amertume derrière eux.
Ils sursautèrent, surpris, se retournant dans un bon. En découvrant Lance, qui les dévisageait tour à tour suspicieusement, ils se raidirent. Acxa se défila sans un mot, esquivant les yeux du cubain, et Keith resta figé, hypnotisé par la contraction du biceps de son amant qui portait une caisse sur son épaule, l'autre main sur sa hanche.
Oh bon sang, son muscle était large et gonflé...
- De quoi vous parliez ? demanda froidement Lance, le sortant brusquement de ses rêveries.
- Euh.. Rien, rien en particulier, bredouilla-t-il en remontant ses yeux dans les siens.
Merde, erreur ! Ses yeux le fixaient intensément, un sentiment qu'il ne connaissait pas le rendant sombrement attirant. Il serait capable de se perdre dès heures dans ce regard qu'il jurerait être possessif.
- Ok...
Lance arracha ses yeux de lui pour partir livrer sa caisse, le laissant pousser une longue expiration qu'il ne pensait pas retenir jusqu'à présent. Et il s'étonnait que Shiro ait tout remarqué ? C'est pas étonnant s'il était toujours aussi peu discret.
Il retourna à son travail, et essaya de ne pas trop chercher son amant des yeux. Le soir, tous dînèrent dans le calme, fatigués de leurs journées. En rentrant le premier dans la chambre, Keith ne pensa à rien, et il alla juste se doucher rapidement avant de ressortir en pyjama : c'est à dire un tee-shirt et un boxer.
Il s'assit lourdement sur son lit, vérifiant qu'il n'avait pas loupé de message pendant la journée. De sa main libre, il essorait encore l'eau de ses cheveux avec la petite serviette épaisse, peu attentif à ce qui se passait dans la pièce. C'est alors qu'il remarqua que Lance était revenu, et qu'il le détaillait de la tête aux pieds.
Il avait laissé son geste en suspend, et son regard intense remontait lentement jusqu'à atterrir dans le sien. Ils se figèrent, ayant conscience de leur attirance mutuel comme de ce qu'ils avaient partagé dans ce lit sur lequel Keith était assis.
Le paladin rouge détourna difficilement les yeux pour fixer l'écran de son portable, son cœur battant à tout rompre. Il entendit Lance reprendre ses activités, et le vit du coin de l'œil entrer dans la salle de bain. Il laissa sa tête retomber contre son téléphone, désespérant de lui-même.
Pour ne pas recroiser les prunelles bleutées, et être trop tenté, il se glissa sous les draps avant d'éteindre de son côté de la chambre. Il entendit son camarade sortir de la salle de bain, et rejoindre son propre lit avant d'éteindre également. Commença alors un long silence emplit de tension.
Ils avaient les yeux ouverts, et ressentaient parfaitement leur présences malgré la distance, comme s'ils étaient dos à dos. Pour tenter de se ressaisir, Keith décompta de sept en sept en commençant par cent, expirant lentement et calmement. Il en était à la moitié, et s'était presque complètement décontracté, lorsque Lance reprit la parole.
- Tu ferais quoi si jamais je t'embrassais, là, maintenant ?
Il rouvrit les yeux, le souffle coupé, et la pression chutant dans son petit-bassin. La voix de son ami n'avait pas cette intonation de renseignement, mais avait bien sonné comme un avertissement sur ce qui allait inévitablement arriver. Il tressaillit, l'impatience affluant dans ses veines avec un désir si grand qu'il le jugeait inavouable.
- Essaye, un peu...
Ce qui était censé être un gentil conseil avait été dit sur une voix un peu trop haute, son tons montant au lieu de descendre. De ce fait, cela sonnait plus comme une invitation dissimulée. Il s'était entendu, et espérait que Lance s'approche. Il attendit, longtemps, mais il ne perçu aucun mouvement du côté de son ami. Intrigué, il se tourna légèrement pour pouvoir le voir du coin de l'œil, le voyant toujours dos à lui, comme plus tôt. Il l'entendit reprendre la parole.
- Tu sais ce qui pourrait arriver, si jamais ça arrivait, pas vrai ?...
De nouveau ce timbre légèrement rauque, emplit de tension et de souhait luxurieux... Keith frissonna de part en part en revenant à sa place initiale.
- Oui...
Il espéra à nouveau que son partenaire vienne jusqu'à lui, mais toujours rien. Agacé, il se décida à lancer son invitation, la faire plus claire, et bordel il avait la gaule de sa vie maintenant !
- J'aurais déjà réagis depuis longtemps sinon...
Il espéra que sa perche tendue soit comprise et attrapée, mais Lance ne bougea toujours pas. Il n'osait pas se lever, refusant de lui céder alors qu'il avait commencé l'approche. Il serra les draps dans ses poings, jurant intérieurement contre la lenteur de son partenaire.
Puis, il l'entendit attraper vivement sa couverture pour l'écarter, ce qui le raidit d'une délicieuse appréhension. Malheureusement pour lui, Lance sembla se figer de nouveau, main en suspend et contenant encore le bord de ses draps. Il savait qu'il résistait contre ses pulsions, son côté gentleman et avenant l'empêchant d'être aussi entreprenant sans avoir été accepté de façon claire et précise. Également, il devinait sans mal qu'il ne voulait pas que quelqu'un les entende, sentiment qui était partagé.
- Lentement, ça irait...
Keith peina à l'entendre, mais il finit par comprendre ces quelques mots que Lance avait prononcé pour lui-même. Il put suivre son fils de pensée, et supposa que ça pouvait marcher - au combien ils risquaient d'aller plus vite, et par le fait, d'être bien plus vocal que prévu -.
Tentant une approche discrète pour l'encourager, leur envie étant clairement mutuelle, il repoussa sa couverture du pied. Intérieurement, il remercia Cosmo d'avoir choisit de dormir par terre pour cette nuit.
Lorsque Lance entendit le son mat des draps froissés, il se leva, ne tenant plus, et rejoignit son partenaire. Ce dernier se tourna sur le dos, et le réceptionna avec plaisir pour démarrer un baiser fiévreux. Ils tremblaient d'extase de se retrouver, et sentait la tension s'apaiser de moitié maintenant qu'ils avaient cédé.
Keith l'aida à se placer entre ses cuisses, resserrant même sa prise contre ses hanches avec elles. Il glissa ses mains dans le dos, et apprécia les muscles qu'il pouvait percevoir au travers du tee-shirt. Avec joie, il le laissa mener la danse humide de leur baiser, et joua avec sa langue qu'il caressait passionnément avec la sienne.
Puis, quelqu'un frappa à la porte. Ils se figèrent, stoppant tout mouvement, la chaleur écrasante rivalisant avec la peur glacée de se faire surprendre. Ils continuèrent de fixer leurs lèvres, essoufflés, attendant de voir si le visiteur allait partir. Malheureusement pour eux, de nouveaux petits coups retentirent. Ils jurèrent intérieurement, et firent le moins de bruit possible, mais d'autres coups se firent entendre.
- Faudrait répondre, non ? supposa Keith en chuchotant.
- Si on répond on va devoir ouvrir...
- Et alors ?
- Je peux pas j'ai une érection ! lui fit remarqué son amant, les yeux écarquillés, en parlant d'une voix presque aiguë tant il la poussait dans un cri chuchoté.
Le demi-galra rougit plus encore, et fit l'erreur de baisser les yeux pour voir. Il les écarquilla, figé et fasciné. Le cubain ne rigolait pas quand il disait qu'il était réveillé ! Il voulait détourner les yeux, rester sans bouger jusqu'à ce que ce visiteur inconnu et dérangeant s'en aille, mais sa main ne lui obéit point. Elle se leva d'elle-même, et vint timidement toucher la forme évidente et durcit qui tendait le sous-vêtement jusqu'à l'écarter légèrement.
Lance toucha son poignet de sa paume tremblante, paniquant lorsqu'il comprit ce qu'il faisait. Il tourna la tête vers la porte, espérant que l'inconnu parte rapidement. Malgré ses maigres protestations silencieuses, les doigts de Keith se glissèrent sans mal dans l'entrebâillement de son boxer, et dévalèrent délicatement le long de son sexe tendu. Il tressaillit en poussant un soupir saccadé entre ses dents, les yeux fermés. Ce contacte était comme une braise qui envoyait des vibrations dans son bassin.
D'autre coups retentirent contre la porte, plus fort et plus rapide, leur créateur s'impatientant visiblement. Cela ne découragea pas Keith qui continua son exploration tactile, complètement obnubilé par la taille et la puissance du sexe qu'il avait sous les doigts. Il pouvait sentir le sang pulser dans les veines, l'étrange élasticité de ces dernières contrastant avec la dureté du membre brûlant. Ses doigts suivirent une grosse veine, remontant jusqu'au prépuce, et glissèrent sur le gland qui commençait déjà à perler d'un liquide glissant.
Son partenaire avait tressaillit, soupiré un souffle brûlant sur ses lèvres, retenant le moindre son qui pourrait trahir leurs activités. Ses découvertes lui plaisait, et il désirait continuer plus en profondeur son exploration. D'un geste souple et élégant, il descendit à nouveau jusqu'à la base, sa paume frottant le sommet.
Lance frissonna plus lourdement en relevant le menton et en se mordant la lèvre depuis l'intérieur. Crispé, il attendit de dompter cette vague de délice avant d'expirer lentement sans risque de geindre. Il sentait son ami continuer de le caresser, découvrant de sa main avide d'apprendre, chaque courbe de son sexe. Sa gorge était serrée, et son souffle profond devenait plus rapide.
Lentement, et sans qu'il ne s'en rende compte, son bassin commença à bouger. La main eut dû mal à suivre le rythme, surprise de ses mouvements qui devinrent régulier, ce qui la poussa à entourer le membre pour assurer sa prise. Keith perdit pied en le sentant mimer l'acte, ses jambes percutant les siennes, son corps emporté par les assauts lents, mais puissants du sien.
Lance se pencha pour plaquer sa bouche contre son épaule, avant qu'un son rauque et vibrant, bien qu'étouffer, ne raisonne. Le sonorité réveilla Keith qui le plaqua plus fermement contre lui de sa main libre.
- Shht..., souffla-t-il, décontenancé par les ondulations qui frottaient leurs corps entre eux, augmentant la tension chez lui.
- Joder...
Il fut ébranlé de frissons à l'entente du juron espagnol. Sans le vouloir, il resserra sa main autour du sexe en le remontant. Lance se redressa vivement avec la bouche ouverte, crispé, et manqua de laisser échapper des vocalises de justesse. Ses muscles étaient contractés, ses sourcils arqués et froncé à la fois, son visage brillant de sueur.
Bon sang qu'il était beau, bordel qu'il faisait chaud, Keith était à bout. Malgré tout, il plaqua sa main sur sa bouche, l'aidant à se taire. Les mouvements continuaient, leurs corps se balançant dans un rythme raide qu'ils connaissaient si bien. Retenir ses gémissements devenait de plus en plus difficile pour le cubain. Quelques sons frêles parvenaient à lui échappé, et être à moitié étouffé par la paume moite de son amant. S'ils continuaient, non seulement Lance allait bientôt finir, mais en plus faire du bruit.
« Merde, lâche-le... », jura Keith envers lui-même, sa main refusant de rompre tout contacte délicieux. « Lâche-le, bordel, lâche-le ! ». Il parvint enfin à éloigner sa main, la gardant raide, les doigts écartés, et en suspend.
Lance se décontracta, reprenant son souffle, les yeux fermés. Lorsqu'il les rouvrit pour rencontrer ceux de son partenaire, ils comprirent rapidement les risques prochains. S'ils s'unissaient maintenant, ils allaient finir par être rapide et brute, comme toujours, et le couloir entier allait les entendre, et pas qu'un peu. Ils devaient trouver le moyen de décharger la tension, afin d'y aller plus doucement, de pouvoir contrôler leur voix.
La même idée brilla dans leurs iris, et ils se comprirent d'un regard. Doucement, et après une brève hésitation, Keith reprit le sexe de son compagnon entre ses doigts, et plaqua son autre main contre sa bouche. Lance plongea dans l'oreiller, incapable de pensée à la potentielle douleur d'une telle position pour le bras de son partenaire, et étouffa le premier gémissement qui lui échappa.
Il donna de nouveaux coups de reins, de plus en plus rapides et brutes, ce qui rendait Keith fébrile. Le claquement de leur peau devenues moites retentit légèrement dans la pièce, mais ne passait pas par dessus la voix rauque et vibrante du cubain qui se mourrait contre la paume et l'oreiller.
Le demi-galra accéléra les mouvements de sa main lorsqu'il le sentit se raidir, et l'accompagna jusqu'à ce qu'il atteigne son orgasme libérateur. Il l'aida à étouffer le son puissant qu'il poussa, une onde de choc le secouant lorsqu'il l'entendit à son oreille. Grâce à sa main et l'oreiller, ce fut suffisant pour que rien ne passe les murs de la chambre, mais lui, il l'avait entendu et ressentit.
La semence collante couvrait ses doigts, son esprit parfaitement réceptif à chaque tremblements et respirations de son amant à bout de souffle. Il se sentait étrangement à la fois proche et loin de l'orgasme, une sensation frustrante qui le fit grincer des dents. Soucieux et attentif, il tourna son regard, jusque là fixé sur le plafond, pour se concentrer sur son partenaire.
- Ça va ? chuchota-t-il.
Lance se redressa, le libérant, et hocha doucement la tête. Il ouvrit les yeux pour le regarder avec gratitude, en plus d'une touche plus chaleureuse qui fit vibrer le cœur de Keith. Ce dernier baissa ses prunelles sur sa main crispée, la sensation gluante commençant à le déranger. En comprenant ce qui n'allait pas, le paladin bleu prit les mouchoirs dans sa table de chevet, et l'aida à s'essuyer.
Une fois plus propre, passant un peu sur le pénis de son amant, Keith reçut un long baiser calme et appuyé. Il tressaillit en fermant les yeux avec force, sensible au moindre stimulus. Bien qu'il en voulait plus, il laissa son ami récolter toute l'affection dont il avait visiblement besoin. Il n'y était pas insensible, mais une étrange sensation qui se développait dans sa poitrine le mis mal à l'aise. Il finit par tourner la tête, appréciant tout de même les caresses dans ses cheveux. Lance n'insista pas, et jeta un coup d'œil à son bassin lorsqu'il retira son propre boxer.
- Je vais m'en occuper, bouge pas...
Cette simple phrase le mis dans une cruelle attente. La sensation de son sous-vêtement qui glissa sur sa peau lorsqu'il fut retiré était comme le contact dangereux d'une lame tant il était sensible. Il attendait avec impatience une main qui l'amènerait jusqu'à un bonheur certain, souhaitant plus que tout ressentir la délicieuse sensation de son esprit vide et blanc. Mais Lance avait une autre idée en tête, une idée qu'il ne comprit que lorsqu'il le vit se baisser sur son bassin.
Surpris, il se redressa vivement sur les coudes, mais le souffle chaud, et encore un peu court, de son amant sur son sexe tendu l'ébranla de frisson. Muet, la gorge serrée, il le vit et le sentit passer sa langue sur sa peau ardente. Le contact humide lui fit perdre son équilibre et il chuta à nouveau sur son oreiller.
- Anh !...
Il plaqua sa main sur sa bouche, son geignement de surprise, heureusement bas, les ayant pris tous deux de court. Lance s'était arrêté, le poussant à le regarder pour savoir ce qui se passait. Il comprit rapidement son regard soucieux, et sentit son cœur rater un battement dans sa poitrine. D'un geste plus doux qu'il n'aurait cru, il caressa sa joue, l'autorisant à continuer, et se laissa retomber sur les draps en fermant les yeux.
Rassuré, le cubain continua ses attentions buccales, découvrant autant que son partenaire cette pratique dont il avait tant entendu de mérites. Keith ne semblait pas s'en plaindre, au contraire : il se tendait, se cambrait légèrement par moment, sa tête partait en arrière lorsqu'il remontait, et sa respiration saccadée tremblait autant que le reste de son corps parfois pris d'un spasme sous le plaisir.
Le goût était plutôt neutre, un goût de peau, ainsi que celui très particulier du liquide pré-séminal. Découvrir ces formes de ses lèvres étaient particulier, et même pour lui, c'était inattendu. Bon sang, si jamais le jour où il avait intégré la classe de pilote de combat, quelqu'un lui avait dit qu'il se retrouverait la tête entre les cuisses de Keith, il aurait hurlé de rire. Pourtant, c'est ce qui arrivait aujourd'hui, et il en appréciait chaque instant, chaque son humide qu'il produisait, chaque soupire dense que son amant soufflait.
Il présenta ses doigts à l'entrée palpitante et humide, la caressant délicatement. Il entendit la poigne du paladin se resserrer sur les draps dans une délicieuse appréhension, juste à côté de sa tête, ce qui le fit sourire. Cette approbation silencieuse comprise, il commença à doucement entrer un doigt en même temps qu'il le prit entièrement dans sa bouche. Keith se tendit, la lenteur ne l'aidant pas à contenir les puissantes vagues de plaisir qui le crispait. Des larmes montèrent à ses yeux tandis qu'il se cambrait, un spasme le secouant une première fois alors qu'il serrait sa gorge et ses lèvres autant qu'il le pouvait. Il retenu son gémissement de justesse, ayant bien sentit qu'il aurait été incapable de l'étouffer entièrement.
Il lâcha les draps pour venir plonger ses doigts dans les courtes mèches brunes. C'était un pur réflexe sous les agréables sensations que lui offrait la bouche, qu'il estimait divine, de son partenaire. Son excitation grandit en sentant plus facilement les mouvements de tête, deux doigts s'agitant désormais à l'intérieur de lui. Ses jambes tressautèrent, un son vibrant se faisant étouffer contre sa paume.
Il voulait tenir plus longtemps, apprécier le plaisir nouveau de cette pratique inconnue. Malheureusement, la pression montait, et les doigts de Lance retrouvèrent sans mal la zone si sensible et particulière à l'intérieur de son corps. Ils la touchèrent dans une caresse circulaire une première fois : il se tendit. Une seconde fois : il se cambra en tremblant. Une troisième fois : la pression explosa, sa tête appuyée sur l'oreiller, sa main se crispant sur les cheveux, et ses yeux partant vers l'arrière. Son corps tressaillit, et il sentit vaguement une autre main se plaquer contre sa bouche, inconscient du son haut qu'il avait poussé.
Essoufflé, et encore retourné par toutes ses émotions, il ne comprit pas pourquoi Lance se redressait avec tant d'inquiétude. Il le regarda tendre l'oreille, le couvant d'un regard embué d'admiration par tout ce qu'il avait ressentis.
Le cubain, rassuré que personne n'ait l'air d'avoir entendu le gémissement un peu fort, revint à son amant, et il se sentit chuté à l'intérieur de lui-même. Les cheveux en bataille, collant à la peau de son visage rouge et en sueur, les yeux brillants de larmes de plaisir, sa poitrine se soulevant rapidement : il était la chose la plus érotique et la plus magnifique qui lui ait été donnée de voir. Il en oublia l'horrible goût amer qui restait sadiquement collé à sa langue.
Enhardit à nouveau, mais tout de même plus calme, il vint doucement caresser son visage. Il plissa les yeux, jurant pendant un bref instant d'avoir cru voir le blanc des yeux du jeune homme être d'une légère couleur flavescente. Il faisait trop sombre, il ne pouvait pas bien distingué ce détail, mais il pouvait juré avoir sentit des crocs dans sa bouche.
Keith ferma les yeux, et déglutit en se frottant presque contre sa paume. Un nouveau son, rauque et vibrant, mais discret, se fit entendre, entre-coupé par moment. Intrigué, il se pencha, et comprit que ça provenait de son amant, de sa gorge plus particulièrement, et que ça raisonnait dans sa poitrine. En posant une main sur son torse, il le sentit vibrer.
Il commença à rire.
Décontenancé, surtout après autant de douceur, Keith le dévisagea, arrêtant inconsciemment ce son, son apparence revenue à la normale.
- Quoi ?
- Oh bon sang... Tu ronronnais, j'y crois pas !
Embarrassé, car bien conscient qu'il en était capable, il se raidit en détournant le regard. Il ne le produisait que s'il se sentait vraiment bien et en sécurité, et que toutes ses barrières s'abaissaient. Le premier qu'il eut, c'était avec sa mère, dans l'abîme quantique, lorsqu'elle s'était laissée aller en caressant doucement ses cheveux. La seconde fois était avec Cosmo, prit dans une étouffante mais agréable étreinte avec son animal affectueux. C'était rare, et difficile à faire venir, mais Lance, en littéralement un tour de main, le lui avait décroché.
À la fois impressionné, embarrassé, et vibrant de fascination, il regarda son amant. Ce dernier s'était calmé, et le couvait d'un regard très doux et chaleureux. À nouveau, cette sensation dans sa poitrine l'envahit, et remonta jusqu'à sa gorge pour le pousser à l'embrasser du bout des lèvres. Lui-même surpris par ce geste, il se figea, et jeta un regard inquiet et attentif sur l'autre. Lance sourit simplement, un peu hagard.
- Ah...
Son exclamation discrète lui valut un regard interrogatif de la part de Keith.
- Eumh... J'ai une érection...
Cette fois, il n'eut pas besoin de baisser les yeux pour voir à quel point c'était critique. Figé, les yeux ronds, et un air étrangement grave plaqué sur le visage, il sentit son cerveau fondre. Il se demandait comment il devait réagir, qu'est-ce qui était juste de dire, de faire... Il n'était pas habitué, au combien ils avaient perdu le calcule de ces nuits de luxure. Il ouvrit la bouche, préférant être imprécis pour tâter le terrain.
- Bon... Et maintenant ?
Lance sourit largement, le secouant de frissons. Ce sourire était si différent de tous ceux qu'il pouvait avoir avec les autres, et même de ceux pendant qu'il draguait. Ce sourire était si chaud qu'il se sentait devenir moite, et vibrer de la même passion dévastatrice qui assombrissait ses yeux : un sourire purement et simplement sexuel.
- La suite ? proposa le cubain.
Plus à l'aise après qu'il en ait fait la demande, Keith hocha la tête. Il laissa son amant se positionner, bougeant un peu ses jambes pour l'aider. Ils avaient déjà horriblement chaud, et se sentaient comme dans un milieux tropical tant l'air leur paraissait être lourd et humide. Ils s'unirent lentement, le sexe du paladin bleu glissant presque de lui même à l'intérieur du demi-galra.
Ils plaquèrent leurs bouches ouvertes l'une contre l'autre en poussant un profond soupir, avant de réunir leurs lèvres pour geindre discrètement dans un baiser, un premier mouvement de bassin oppressant de lui-même.
Leurs techniques de se faire venir une première fois pour assurer leur discrétion sembla fonctionner à merveille. Ils étaient beaucoup plus lent, plus doux, et par ce fait : silencieux. Ils s'enlacèrent étroitement, se mouvant de concert dans un rythme ondulant et tranquille. Les baisers s'enchaînèrent langoureusement, claquant doucement entre eux, quelques bruits humide provenant de leur union les accompagnant. Ils caressèrent leurs corps dans des touchers appuyés, retrouvant les zones les plus sensibles avec une habilité acquise par l'expérience. Ils se connaissaient tant qu'ils savaient comment ils fonctionnaient, ce qu'ils aimaient, et grâce à cela, ils se livraient sans restriction l'un à l'autre.
- Anh, Lance...
Pas besoin d'étouffer ce geignement suffisamment discret, mais il découla de tant de passion que le dénommé se sentit vibrer jusqu'au plus profond de son être. Leurs corps se balançaient doucement, l'un emportant l'autre dans cette danse qui était la plus langoureuse qu'ils aient jamais eu.
- C'est bon..., avoua-t-il contre les lèvres du sang mêlé. T'es tellement bon...
Surpris, Keith rouvrit les yeux, un étrange frisson le secouant. Ses yeux brillaient à la fois de curiosité et de plaisir, ce fut suffisant pour que son partenaire parle à nouveau.
- Tu es magnifique...
Keith se tendit, son frisson s'entendant dans son soupir. Il reçut un nouveau baiser, lui faisant fermer les yeux, ses mains caressant avec passion son torse qui s'était développé au fils des entraînements.
- Anhmmerde...
Lance pouffa, comprenant qu'il se sentait se perdre dans leur acte, et incapable de se restreindre. Il ne le pouvait pas non plus, et le lui confia par mouvement de bassin plus long et souple que tout les autres, allant aussi loin qu'il le pouvait. Cela appuya inévitablement contre la douce zone à l'intérieur de son corps, leur faisant voir des étoiles à tous les deux. Les yeux du paladin rouge roulèrent derrière sa tête en devenant jaune avant de se fermer, poussant un gémissement coupé par son cambrement aussi lent que ce geste.
Lance récupéra sa bouche de la sienne, geignant contre elle et ses crocs, et se frotta contre son corps. Ils glissaient l'un contre l'autre, leurs ébats prenant un air presque artistique tant il était intense. Ils ôtèrent leur tee-shirt, leur permettant d'être nu, et offrant ainsi plus de possibilité de caresses. Ils bougèrent pendant un long moment délicieux, étouffant les bruits qu'ils produisaient dans leurs baisers, et les caresses les comblant dans un besoin d'affection qu'ils n'auraient jamais soupçonné.
La fin s'approcha lentement, la pression aiguë montant tranquillement, comme pour leur laisser le temps de se préparer. Les mouvements s'accélérèrent, leurs peaux claquèrent l'une contre l'autre, et leurs voix s'intensifièrent. Plus la pression monta, et plus ils se raidirent, rendant les coups de bassins plus brut. Finalement, elle explosa, ce, avec une telle douceur qu'ils en furent surpris. Elle se diffusa lentement en eux, les faisant vibrer, et geindre contre leurs lèvres en continue pendant de longues secondes.
Ils se stoppèrent, appréciant les vestiges de cet orgasme partagé en cherchant désespérément leur souffle. Collés l'un à l'autre, aussi près qu'il leur était possible de l'être, ils savourèrent ces instants où plus rien n'existait, uniquement conscient de leur présence à tous les deux.
Ils s'apaisèrent doucement, avant de se délier, et de rester enlacé, le corps alanguis et trempés de sueur. Leurs yeux entre-ouvert se croisèrent, et ils se laissèrent happer par l'attraction pour échanger un tendre et léger baiser. Lance remonta sa main jusqu'aux cheveux de jais pour les caresser délicatement, passant parfois le dos de ses doigts contre sa joue et son cou. Keith, appréciant grandement la sensation, s'entendit ronronner. Cette fois, il se laissa aller, un bras dans le dos griffé de son ami pour l'enlacer. Calmement, ils sombrèrent dans le sommeil.
