Bonjour à tous,

Désolé pour le retard et comme on est très prise à partir de maintenant, c'est moi Craft qui publierait. J'ai un peu plus de temps que Sam. Mais sachez qu'on ne vous oublie pas. Encore merci de nous lire et de nous dire ce que vous pensez de l'histoire et des personnages. Bonne lecture à dans 15 Jours. Craft.


Chapitre 9 : Les hostilités sont ouvertes.

Au lever du soleil Shun monta sur son bateau. Il donna les dernières indications avant la bataille qu'il pensait proche. Mais pas autant que ça car il eut à peine fini de donner ses ordres qu'une détonation se fit entendre. Un coup de canon venait d'être envoyé de la crique de l'alligator vers la ville.

Le ciel qui était si calme fut dérangé. Les nuages s'écartaient sous le passage de ce boulet de canon et un feu d'artifice d'un autre genre s'était montré.

Il n'avait rien de joli ou de sublime mais étrangement, il était tout aussi hypnotique et transcendant.

Il n'avait pas de jeu de couleur, simplement des étincelles et une fumée grandissante sous son passage. …C'était un spectacle qu'on ne pouvait quitter des yeux et durant des secondes entières, le silence s'était élevé malgré la détonation tonitruante.

Puis le tir de sommation c'était mue en une attaque répétée et infinie.

Des tas d'autres points noires s'étaient montrés dans le ciel et prit de frayeur, des hurlements se firent entendre. La ville était en panique, désœuvrée et les habitants impuissants.

C'est alors que les soldats postés là, commencèrent à crier les consignes et à protéger les villageois de cette pluie explosive.

Sur le pont du bateau, Shun regardait une dernière fois cette attaque qui se jouait sous ses yeux et donnant l'ordre de partir, il se promit de mettre la main sur Crocodile.

Aux portes de sa demeure, Dracule serrait les poings et suivit de son second, ils regroupèrent des hommes. Si l'homme au crochet déclarait la guerre alors soit, qu'il le fasse mais jamais il ne céderait un centimètre de cette terre !

A la tête de ses hommes, Crocodile souriait largement.

Il avait envoyé des hommes au sol pour faire naitre la peur autour d'eux ainsi que pour trancher dans le vif et montrer au Seigneur Dracule qu'il était sérieux. Que d'une façon ou d'une autre, ses terres seraient siennes.

Ses bateaux se montraient doucement, fuyaient leur cachette pour entourer l'île et donnant des ordres précis, il leur exigea de tuer quiconque s'opposerait mais de laisser en vie Dracule Mihawk ! Crocodile lui réservait quelque chose de spectaculaire.

Sortant sa montre à gousset, un autre sourire se montra sur le visage du crochet puis rangeant celle-ci, il donna le second assaut.

Il allait prendre son temps. Prendre son temps et faire plier celui qu'on appelle Dracule Mihawk !

- Laissez un bateau à quai et dites-leur de tuer tout ce qui bouge ! Ordonna Crocodile non sans rire à gorge déployée.

- A vos ordres !

Tout se déroulait selon les plans. Tout était parfait, absolument parfait et regardant sa fille près de lui, il rit un peu plus !

Elle était en pleurs… en pleurs pour ses ennemis et c'était affreusement marrant bien qu'incompréhensible. Une fois fini, tout cela serait à elle –ou à lui- alors non, rien n'était à pleurer au contraire, tout était prétexte à sourire.

- Père arrêtez, je vous en supplie. Cria Vivi en accrochant le bras de son paternel.

- Tu es une imbécile, apprend plutôt et contemple notre victoire.

- Mais… des innocents…, père il y'a des enfants et-

- Cela ne me regarde pas. Tout ça est de la faute de Dracule. Il aurait dû t'épouser ou tu aurais dû le convaincre de le faire. Ce champ de bataille est de votre faute à tous les deux, ma fille.

Essuyant quelques larmes de rage, la jeune fille hurlait sur son père. Elle le détestait vraiment cette fois. Elle le détestait et jamais elle ne lui pardonnerait une telle chose.

Il sacrifiait des tas de personnes innocentes par caprice. Parce que ses projets avaient été contrariés et elle ne voulait pas participer à tout cela.

Disparaissant dans les cabines –impuissante-, elle trempa ses vêtements de ses larmes et priant pour que tout s'arrête, elle serra ses mains jointes et implorait les Dieux.

Lancé à pleine vitesse maintenant, les vaisseaux de Shun pointaient le bout de leur nez et l'un d'eux arriva juste à temps pour bloquer la progression de cette invasion marine.

Quatre des six bateaux planqués dans la crique avaient déjà disparus en mer mais qu'importe, ils seraient détruits.

Préparant les canons et amorçant les charges, les hommes du Seigneur de Tortuga avaient pour ordre de tirer à vue et de couler la flotte adverse.

De faire prisonnier les hommes restant, de les interroger et de tuer ceux en fuite.

Une détonation en série se fit entendre et touchant leur première cible, les dix canons responsables de cela se faisaient recharger et rallumer. Il fallait tirer et toucher. Il fallait anéantir les bateaux les uns après les autres et attraper l'auteur de tout ça !

Apercevant la fumée au loin, les informations arrivèrent vite aux oreilles du Seigneur Crocodile et approuvant le fait qu'une réponse se montrait, il était sûr de s'amuser. Sûr d'adorer cette journée à l'odeur de poudre et de sang.

- Allez-y, feu ! Cria le Seigneur Shun à ses hommes.

Droit devant eux se tenait l'un des navires de ce crochet et si certains canons ratèrent leur cible, rien n'était perdu.

La mer était maintenant agitée et colérique. Les vagues frappaient fortement les bateaux et tirer dans ses conditions devenait difficile mais pas impossible.

Au loin, on aurait pu croire à une danse sur l'eau. A un sublime ballet mais il n'en n'était rien. Seule la victoire comptait et pour cela, il fallait anéantir l'adversaire.

- Recommencez et cette fois ne le manquez pas ! Motivant ses hommes, Shun criait les ordres qui finissaient par être résonné par d'autres bouches pour que tous entendent.

Scrutant de sa longue vue, il cherchait le navire de Crocodile. S'il le capturait maintenant tout se terminerait rapidement…, seulement il était introuvable et peut-être encore trop loin aussi.

Griffant sa lèvre de ses dents, un autre navire se montra sur leur trajectoire et comprenant rapidement les intentions de l'autre, il fit appel à l'un ses autres bâtiments pour parer la menace mais pour cela, il fallait s'éloigner de la côte.

Attirer les bateaux vers l'extérieur et les faire couler. Les faire couler et encercler le dernier. …Celui où se trouvait son pire ennemi en ce moment.

Parce qu'imperceptiblement, il ne pouvait s'empêcher de penser à un noiraud prit sous les feux et aux explosions. Il ne pouvait s'empêcher de craindre pour la vie de Dracule.

Progressant rapidement sur leurs chevaux, Mihawk était à la tête d'une dizaine d'hommes. Ces meilleurs hommes.

A ses côtés, Zoro le suivait comme son ombre et si les attaques se focalisaient sur le centre-ville, Dracule connaissait l'emplacement exact de ses ennemis. Ils ne pouvaient se trouver qu'à l'entrée de la ville et progresser pour eux seraient difficile.

Mihawk avait toute confiance en chacun des hommes qui assuraient la protection de cette ville et il savait qu'aucun d'entre eux ne laisserait des monstres se mélanger à la foule.

Puis un carnage dévora ses prunelles d'ors. Les pierres étaient tâchées de sang, de morceaux de chairs et d'éclaboussures fraiches. …Des cris se propageaient, des cris de douleurs pures –de souffrance et d'abattement-.

Puis apercevant l'un des habitants aux prises avec ces « pirates » -il n'y avait pas d'autres mots pour les désigner-, Dracule attrapa son épée, sauta de son cheval et trancha l'homme aux multiples cicatrices.

- On les extermine jusqu'au dernier. Tonna le seigneur de Lugubria d'un air sombre et assoiffé de vengeance. Zoro…, tu as le champ libre.

Souriant des mots de son ainé, il accepta cette requête et quittant son cheval, il attrapa l'une de ses lames pour couper en deux un homme qui jusqu'à lors ne connaissait aucune résistance.

Protégeant les arrières de son seigneur, ils étaient tombés dans un vrai petit nid et bien que cela ne doive pas les réjouir, seigneur et second se plaisaient à cette bataille.

Ils adoreraient se battre, trancher, découper et l'odeur du sang ennemi. Ils avaient été élevé de la même manière alors peut-être que ceci expliquait cela mais, peu importe comment on pouvait le voir, pour eux c'était distrayant et à aucun moment ils ne devaient perdre.

Continuant de venir en aide à des habitants, le dirigeant de l'île guettait la moindre trace, le moindre indice de ce crocodile mais il semblait avoir disparu en mer. …C'était contrariant.

En mer, il y avait une personne à laquelle il tenait et pendant une brève seconde, il s'était demandé si tout irait bien pour lui bien, qu'il soit rempli de ressource.

C'était plus dur que prévu, c'était beaucoup plus important que ce qu'ils avaient imaginés et maintenant, le soleil avait fait le tour de cette île pour terminer sa course derrière une montagne.

Le soleil orangé donnait une étrange impression de ciel écarlate –aussi rouge que les pavés de la ville- et si l'épuisement se montrait parfois ce n'était rien en comparaison de la motivation qu'ils gardaient tous.

Le bateau de Shun avait abordé un navire adversaire, les hommes s'entretuaient sur le pont supérieur et habile à l'épée, le seigneur de Tortuga terrassait ses ennemis facilement.

Bien que la lumière du jour déclinait à vue d'œil et que la nuit s'annonçait longue, Shun ne lâchait rien.

Il avait promis d'aider, donné sa parole qu'il gagnerait et avec cela en tête, il continuait de trancher et de découper.

Trois bateaux avaient coulés, deux se faisaient aborder en ce moment même et un autre avait déjà été désinfecté de la vermine à bord. Il ne restait plus rien …mais c'était ce « plus rien » qui était le plus difficile à abattre.

Au sol, Mihawk continuait de faire couler le sang. Ses adversaires étaient venus en nombres mais grâce à l'aide de ses hommes et de son second, il avait progressé et le port était enfin à portée de vue.

Ce n'était maintenant plus qu'une question de mètre et Dracule s'était promit de les franchir durant la nuit et d'attraper ce Crocodile.

Respirant l'air empestant le métal, une goutte tomba sur son bras puis plusieurs. Le ciel avait décidé de devenir capricieux et de rendre son combat un peu plus amusant encore.

Rapidement, une pluie drue s'abattait sur la ville et la mer et trouvant cela de circonstance, le seigneur de Lugubria sourit.

C'était une bonne journée pour mourir. Resserrant le manche de sa lame, il avançait droit devant lui et embrochait ceux qui avaient le malheur de s'opposer à lui. …Dans ses traces, Zoro s'arrêta un instant et fixant la mer qui se confondait avec le ciel, il redressa sa course et prit une direction différente.

Certes, il n'avait pas pris le chemin le plus court mais, il était arrivé là où il devait. Courant sur ce ponton étrangement vide, le Roronoa sauta sur l'un des navires qui l'avait reconduit jusqu'à son île et se renseignant, il resserra ses armes. …Il devait tenir une promesse et rassurer son seigneur même si celui-ci ne lui avait rien demandé.

Trempé, le sang disparaissait de sa peau. Bientôt, le sixième bateau de Crocodile allait sombrer et bientôt il pourrait s'approcher du port et en finir avec ce massacre.

Se battant avec un adversaire coriace, Shun parait les coups d'épée à la perfection, ce qui était énervant c'est que l'autre faisait de même.

Le duel était acharné et ni l'un ni l'autre ne voulait lâcher le morceau. Le duel était atrocement long et ne voulait pas se terminer.

Pourtant Shun trouva la solution à son problème et enfonça son épée directement dans le cœur de l'homme. Avec finesse et tranquillité. Sans bruit et en le regardant dans les yeux.

Avec le capitaine du bateau mort, les autres déserteraient rapidement les lieux… c'est ce qui se passait généralement mais on oublie les hommes qui veulent venger leur capitaine et leur mentor.

On oublie cela parce que généralement, ils meurent avant… quoiqu'il en soit l'un d'entre eux vivait toujours et frôla de sa lame la joue de Shun.

Quelques centimètres plus à gauche et le seigneur de Tortuga aurait eu des problèmes –de gros problèmes- et il devait son salut à une personne. A un vert arrivé au bon moment et non sans sourire. Le danger disparu, Shun avait remercié le Roronoa puis rejoignant sa flotte, le bateau devenu fantôme se faisait couler par des tirs de canons à bout portant.

- Que fais-tu ici !? Demanda Shun durant cette brève accalmie.

- Vérifier que nos alliés n'ont rien, Seigneur et je suis arrivé à temps semble-t-il.

- On peut dire ça, oui. …Comment est-ce que cela se passe au sol !?

- Les hommes de Sir Crocodile disparaissent les uns après les autres et mon Seigneur cherche un moyen de faire sortir celui-ci de sa cachette. Renseigna Zoro d'un ton neutre.

- Ne devrais-tu pas être avec lui dans ce cas !?

- Mon seigneur n'a pas besoin de moi à l'instant où je vous parle, je peux vous l'assurer.

La phrase terminée, Zoro ne rajouta rien tandis qu'il coupait une corde d'amarrage.

Plus que deux bateaux, ils étaient à deux bateaux d'une victoire sûre et alors que la lune se montrait, des vagues plus grandes encore se dessinaient.

Une main sur l'épaule de son cadet, Shun souriait. Rien ne pouvait empêcher leur victoire, il en était sûr et donnant l'ordre d'avancer contre le vent, il rejoindrait les terres en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Ce qui n'était pas prévu, c'est que Crocodile avait encore des cartes en main. Rien n'avait été laissé au hasard. Tout avait été fait pour que la bataille dure… . Pour que cela soit long et pour qu'il puisse frapper au moment propice. Au moment où ils s'y attendraient le moins !


J'espère que vous avez aimé même si c'est un peu sanglant comme toutes les guerres. Biz Craft.