L'avantage que je m'impose pas de délai (fin plus ou moins), c'est que des fois, le chapitre peut pointer son petit nez en avance. ("Ça a pas de nez un chapitre. - M'en fous !")
J'aimerai dire que je suis désolée pour la phrase à suspens dégueulasse, vraiment... Mais ce serait mentir :D Ravie de savoir que l'histoire vous plait toujours autant, fait plaisir !
Sur ce...
Apocalypse Time !
POV Luffy
Putain, ma tête ! Ça fait un mal de chien ! J'ai l'impression qu'un orchestre symphonique y a élu domicile et qu'on me fracasse le cerveau à coup de tracto-pelleteuse. Je tente de me lever, mais une main sur mon épaule m'en empêche.
"Reste assis et bois ça Luffy." M'ordonne gentiment mais fermement Sabo.
Je prends le verre qu'il me tend et le boit d'une traite, avant de grimacer. Mon dieu, ils ont foutus quoi dedans, c'est amer à en crever ! Pourquoi les médicaments ont toujours un goût de merde ? Comme s'il avait entendu ma question silencieuse, mon grand frère lance :
"Il parait que c'est plus efficace.
- C'est sûr, t'as tellement pas envie d'en reprendre que tu te démerdes pour guérir vite." Grommelé-je, le goût infect me restant sur la langue.
Il rit pendant que je prends enfin le temps d'observer l'endroit où je suis. On est clairement pas dans l'immeuble, c'est beaucoup trop luxueux pour ça. La pièce est recouverte de papier peint bleu ciel et de moquette blanche. Quelques cadres sont accrochés sur les murs, et un lustre en cristal surplombe le tout. L'ambiance n'est pas pesante comme je m'y serai attendu, mais douce.
Je m'y sens bien, même si ça ne vaut pas notre chambre à tous les trois.
Je souris en pensant au challenge de cohabitation entre nous. On se battait tellement pour savoir quoi accrocher aux murs qu'on a fini par abandonner et les laisser nus. Pour ce qui est de la musique, on se démerde pour écouter ce qu'on aime quand les autres ne sont pas là. Sauf dans le but d'emmerder l'autre évidemment. Ace avait pété un câble quand j'avais réussi à bloquer le lecteur cd sur les Quatre Saisons de Vivaldi. Et s'était vengé en me réveillant avec du death métal à trois heures du mat'. Avec Sabo qui comptait les points, comme toujours.
Je tente de me lever, mais les murs décident de danser la gigue autour de moi et je me rassois presque immédiatement, nauséeux. Ok, mauvaise idée. Sabo me tend une bassine en plastique dans laquelle je vomis mes tripes, tandis qu'il me tient les cheveux. J'me sens vraiment pas bien.
Quand j'essaie de me rappeler ce qu'il s'est passé avant ça, j'ai le droit à un enchainement de bruits et de lumières en bordel, et ma tête se fait terriblement douloureuse. Plus qu'elle ne l'est déjà s'entend.
"Il s'est passé quoi avant qu..."
Je ne finis pas ma phrase, le nez dans le récipient en plastique. Ça va commencer à me faire chier de régurgiter toutes les trente secondes un repas que j'ai déjà fini de dégobiller depuis longtemps.
"Je sais pas ce que tu as fait hier soir, Ace a rien voulu me dire. Tout ce que je sais, c'est qu'il était hors de question de rester avec toi avant que tu décuves."
Qu'est ce que j'ai pu faire pour qu'il réagisse comme ça. Oh, wait. Dites moi que j'ai pas fait ce que je pense. La seule et unique fois où j'ai été bourré, c'était à l'anniversaire de Zoro. Et d'après ce qu'on m'a dit, j'lai embrassé avant de commencer à lui faire un strip-tease. Il a dû m'assommer tellement j'étais incontrôlable. J'ai passé une bonne semaine à m'excuser envers lui et sa copine de l'époque, une certaine Jewelry. La honte.
Le blond remarque ma tête dépitée et me demande :
"Tu te souviens ?
- Non, mais j'ai ma petite idée, au vu de mes... Antécédents dira-t-on.
- Et j'peux savoir ? Demande-t-il malicieusement.
- Ben hum... J'pense que j'ai chauffé Ace. À mort. Rougis-je. TE MOQUE PAS !"
Il voudrait parler, mais dès qu'il essaye, il repart dans son fou rire. Il finit par réussir à articuler :
"Bordel... Je me suis jamais autant marré... Que depuis que tu es là... Bwahahaha !
- Mais arrêteeeeeuh !"
Je veux me jeter sur lui pour le faire taire, mais mon foie me rappelle à l'ordre et je me retrouve à nouveau tête dans la bassine, sous les rires de Sabo, qui semble décidément pas pouvoir s'arrêter.
Il finit quand même par réussir à se calmer et déclare :
"J'commence à comprendre pourquoi il s'en veut autant.
- Gnié ? C'est moi qui ai dû faire le con, c'est pas à lui de s'en vouloir.
- J'devrais pas te le dire, alors tiens ta langue. Quand Ace est arrivé hier soir avec toi dans ses bras, il arrêtait pas de s'excuser. Il s'en voulait, et s'en veux toujours d'ailleurs, de pas t'avoir surveillé et soutenu alors que t'étais au bout du rouleau. Et puis..."
Il s'interromps brusquement, ce qui attise ma curiosité.
"Et ?
- J'suppose qu'il doit s'en vouloir de pas t'avoir entièrement résisté quand tu l'as chauffé.
- Mais c'ma faute ! Contrairement à ce que vous croyez tous, je suis un grand garçon. J'dois m'occuper un peu de moi parfois, et assumer mes conneries et leurs conséquences."
Je marque une pause, sous le regard interrogatif de Sabo, avant de balancer avec un grand sourire :
"Puis j'ai confiance en lui ! Il ferait jamais rien qui puisse me blesser !
- Alors va lui dire. Dit-il, souriant, en me tapotant la tête. Fin quand tu pourras marcher droit sans te bouffer de mur.
- Ah ah, très drôle." Grogné-je, avant d'être pris de vertiges et de me rallonger.
Sabo enlève les cheveux devant mes yeux et m'embrasse sur le front, avant de dire :
"Je suis désolé moi aussi. J'aurais dû voir que t'étais pas bien.
- C'est bon, vous avez pas à me surveiller en permanence j'te dis.
- Si. Parce que tu es notre précieux petit frère après tout. Repose toi maintenant"
Je souris, avant de me blottir avec bonheur sous la couette. Et les draps, en satin s'il vous plait.
Je sais pas au bout de combien de temps j'émerge, mais je me sens vachement plus frais. Dormir m'a fait du bien, et le médicament a dû faire son effet. Je me lève doucement, pas tenter le diable non plus, avant de faire quelques pas. C'est bon, avec l'aide du carrelage, je marche à peu près droit. Je sors de la pièce dans laquelle je suis, et regarde autour de moi. Mazette, il mesure combien ce couloir ? On n'en voit pas le bout ! Et la rampe des escaliers est en or ! J'suis prêt à parier qu'ils ont des cuvettes de chiottes en diamant.
Mon attention est attirée par un papier sur le sol. Je le prends et le lis :
"Si tu lis ce mot, c'est que tu dois être réveillé. Si c'est pas le cas, c'est flippant. Bref, je suis sorti avec Vivi régler deux trois trucs. Notre grizzli doit dormir sur le canapé du salon, j'te laisse le plaisir de le réveiller. T'as le droit de piquer des trucs dans le frigo si t'as faim.
Sab'
P.S. : Piquer dans le frigo ne veut pas dire le vider entièrement. La remarque concerne également Ace, tu transmettras ~
... Roooh, tout de suite.
Je ne peux retenir un sourire devant le mot. Je descends les escaliers en agrippant fermement la rampe et arrive dans le salon. Ace dort profondément, allongé torse nu sur le fauteuil, sans même une couverture. Ça lui arrive d'avoir froid à ce type ?
Sur ces mots, une idée germe dans mon esprit. Je récupère quelque chose dans la cuisine, avant de retourner auprès de mon grand frère.
"Hey, nii-chan, on se réveille..." Dis-je en le secouant doucement.
Je lui laisse trente secondes pour se réveiller avant d'utiliser ce que j'ai prévu. Sa seule réaction est de se retourner dans son sommeil en réclamant des croissants. Je pouffe, avant de laisser ma main glisser le long de son dos. C'pas croyable comme sa peau est chaude. Je continue ma descente, décolle légèrement l'élastique de son boxer... Et y vide mon bol de glaçons. Je me recule rapidement, et la réaction ne se fait pas attendre. Il se lève en gesticulant et en hurlant :
"Des lapins roses à rayures oranges armés de lasers réfrigérants nous attaquent !"
Il semble réaliser où il est en croisant mon regard moqueur.
"Des lapins roses à rayures oranges hein ? Le raillé-je.
- Ferme là s'pèce d'emmerdeur. C'est toi qui m'a foutu les glaçons dans le calbard, n'est-ce pas ? Lance-t-il, agressif.
- Ben non. Tu l'as dis toi même, c'est des lapins qui nous attaquent."
Je ne regrette rien. Je tente de me barrer en courant, mais vu mon état, je me fais attraper par le col en moins de trente secondes.
Il agrippe mes joues et tire comme un malade dessus. Bordel, ça fait mal !
"C'est marrant, ça s'étire vachement. Remarque-t-il, amusé.
- Maintenant que t'as fait avancer la science avec ça, t'peux me lâcher ? Baragouiné-je.
- J'pense que cette expérience mérite une étude plus approfondie, vois-tu..."
Ace maintient sa prise encore un moment, avant de finir par me lâcher la peau, que je frotte pour atténuer la douleur. Avant de remarquer un truc sur sa propre joue.
"C'quoi la grosse marque rouge sur ton visage ?" Demandé-je.
Son sourire se fane immédiatement, tandis que la lueur que j'aime tant voir dans ses yeux disparaît. Oh la boulette. Si je me souviens pas de comment il l'a eu, y a de fortes chances pour que ça se soit passé quand j'étais bourré.
"C'est moi qui t'ai fait ce truc ? L'interrogé-je, inquiet.
- Comme si tu pouvais me blesser avec ta force de brindille. Ricane-t-il. Ça, c'est pas toi.
- C'qui signifie que d'autres choses, c'est moi."
Alléluia, mon cerveau remarche ! Ça aurait été sympa qu'il se manifeste un peu plus tôt, mais bon, pas le brimer alors qu'il fait de son mieux. Il pourrait se vexer.
La culpabilité se lit sur le visage d'Ace. On dirait carrément que ça le bouffe de l'intérieur. J'm'en veux. Je déteste quand il est comme ça. C'est pas lui cette expression torturée.
"J't'ai allumé hier soir, c'est ça ?
- Tu te rappelles ? S'exclame-t-il, paniqué.
- Non. Sinon j'aurai pas demandé pour la marque.
- Comment tu sais alors ?
- Parce que c'est déjà arrivé. Quand j'ai trop bu, j'ai des tendances disons... Très tactiles avec les personnes que j'apprécie. La dernière fois, c'était Zoro qui a dû me supporter. Devant sa copine en plus, j'te raconte pas. Ris-je. J'étais assez grand pour me surveiller, arrête de culpabiliser, t'as rien fait de mal en me laissant abuser de la bouteille.
Il me fixe en silence, avant de dire :
"Comment tu peux en être sûr ?"
Sa voix est dure et claque dans la pièce. Elle montre clairement tout le dégoût qu'il a de lui même. Il continue, toujours sur le même ton :
"Qui te dis que j'en ai pas profité hein ? T'étais mort, j'aurais pû te faire ce que je voulais. Surtout vu ce pourquoi j'étais dans le bar.
- Parce que j'ai confiance en toi. Réponds-je avant de lui faire un grand sourire. Tu me feras jamais de mal.
- T'as tort. J'y ai répondu à ton putain d'baiser ! J'ai pas pu résister à tes hanches qui se frottaient sensuellement contre les miennes ! Si cette meuf m'avait pas giflé, j'me serai pas arrêté ! S'énerve-t-il.
- Je suis sûr que si."
Je fais abstraction de ce qu'il me raconte, c'est pas le moment. Et le fait qu'il a répondu à mon baiser, c'est plus que secondaire. J'pense que j'aurai fait pareil avec ces circonstances. Et peut-être même sans en fait, j'en sais rien. J'insiste, c'est vraiment pas le moment.
Son visage se crispe violemment à mes mots, et son regard vrille le mien. Y a tant d'émotions dedans que je suis incapable d'en lire juste une seule. Je ne suis sûr que d'un truc. Il va péter un câble.
"C'est quoi... Ton putain de problème à toi ? J'comprends pas pourquoi tu me fais confiance comme ça ! Y a pleins d'autre gens, me la donne pas à moi ! J'la mérite pas, et d'façon, j'en veux pas ! J'm'en fous de toi si tu veux tout savoir ! Chais pas ce qui m'a pris de devenir le frère d'un taré comme toi !"
Il est pas bien cohérent, mais je risque pas de l'être plus, alors hein.
" Et c'est quoi le tien de problème ? Hurlé-je. Ça te trouerait le cul d'accepter que quelqu'un d'autre t'aime bien, te fasse confiance ? Apparemment oui. C'est quoi le truc dans ta tête qui t'empêche de croire qu'on peut apprécier gros con ? Hein, c'est quoi qu'il y a dans ta vie pour que tu craches ton poison dans la gueule de gens qui tiennent à toi ?
- Tu veux vraiment le savoir ! J'vais te le dire moi, pourquoi ! Chuis sûr qu'après ça, tu comprendras que t'es qu'un putain d'imbécile de me faire confiance. Tu l'accordes à tout le monde gratos d'façon, c'pas comme si ça avait la moindre valeur !
- Ça suffit vous deux." Lance sèchement Sabo qui vient de rentrer.
D'façon, j'pouvais pas continuer. Des larmes coulent abondamment le long de mes joues. Chais même pas quand ça a commencé, ni exactement pourquoi je chiale comme une tarlouze. Mes jambes peinent à me maintenir debout. Sabo veut me soutenir pour pas que je tombe, mais je le repousse sèchement, avant de me tourner vers Ace et de murmurer, la vision troublé par mes larmes :
"J'te déteste."
Et je file dehors en claquant la porte.
Je suis assis sur un banc, le cul sur la neige. Je commence sérieusement à me les peler, mais tant pis. J'veux pas rentrer, mais je me sentais pas assez bien pour aller plus loin. Puis de toute façon, où aurais-je pu aller ? Je suis pas à ma place ici. Ça peut être aussi luxueux que ça veut, c'est pas chez moi. Ma maison, c'est là où sont mes amis, Sabo et Ace. Pas ailleurs.
Ace est un con. Il a tiré pile là où il fallait pas. Et le pire... C'est que j'arrive pas à lui en vouloir réellement.
Je suis tiré de mes pensées par une main sur mon épaule. Je me retourne vivement, paniqué :
"C'est que moi Luffy, calme toi."
Je reconnais la voix de mon grand frère, qui s'assoit à côté de moi, son chapeau sur sa tête. J'l'aime bien d'ailleurs, je le trouve classe. Celui d'Ace aussi en fait. Même si rien n'égalera jamais mon chapeau de paille.
"Faut qu'on rentre petit frère. On a déjà trainé trop longtemps ici.
- J'veux pas rentrer. J'veux pas le voir en tout cas.
- Ça, je comprends. Il est déjà à la base, on fera le chemin juste tous les deux. Ça va aller ?
- Ouais, j'pense.
- Et après, on se démerdera pour qu'Ace passe la nuit avec Bobby, loin de toi.
- Bobby ? C'est qui lui ? Demandé-je, un léger sourire se dessinant sur mon visage.
- J'trouve ça sympa comme nom pour notre copain dans le frigo, pas toi ?
- J'préfère Alphonso.
- Je sais pas d'où tu me le sors, mais va pour Alphonso alors."
On rit tous les deux en se rappelant que l'on est en train de débattre sur le nom d'un cadavre rangé dans notre réfrigérateur. On se lève, le cul trempé par la neige, quand une voix résonne au loin :
" Hey, un instant vous deux !"
Cette voix me dit quelque chose, mais Sabo m'embarque en courant. On s'arrête après la porte de sortir, certains qu'il ne nous suivra pas. Comme s'il allait quitter son petit paradis doré pour deux gosses comme nous.
"Sab'... J'pourrais savoir pourquoi t'as fui comme ça ?"
Il ne répond pas et avance en marmonnant "Je ne reviendrai pas, jamais." Sans arrêt, les poings serrés. Il finit par croiser mon regard et, comme presque tout le temps, il ne résiste pas à mes yeux de chien battu.
"Allait bien falloir que je te le dise un jour après tout... Je déteste quand tu fais cette tête, tu le sais ça ?
- Shishishi !"
Même pas fait exprès en plus.
On est presque arrivé à la base, et j'peux pas m'empêcher de sentir qu'il y a un truc qui craint. Mais pas moyen de déterminer quoi. J'ai la réponse quand la porte du quatrième étage s'ouvre violemment, sortant à moitié de ses gonds. Je me cache derrière Sabo, avant de lancer en tremblant :
"G-Grand-père ?"
C'BON GARP, CONTENT ? POUR UNE FOIS, J'AI DÉCIDÉ OÙ TU APPARAISSAIS, NA ! Saleté.
sabrina-visiteur : NAON. J'te permets pas de péter mon scénario. T'as pas le droit d'anticiper l'arrivée de Garp *boude en boule sous sa couette* Plus sérieusement, je suis super heureuse que tu adores cette fanfiction.
Pour tes hypothèses et questions, tu te doutes bien que je ne peux rien dire mwahaha ~ Tu auras tes réponses, patience patience...
merci encore !
