Soulmate Of Darkness

Par Luna-Ciel

Source : Harry Potter

Histoire :à moi, Luna

Correctrice : elhy

Résumer :Un être rêveur mais réaliste, fragile mais courageux,un innocent, Harry James Potter. Un tordu sans cœur, manipulateur et sadique torturé par son passé, Tom Marvolo Riddle. Leurs liens ? Ils sont immortels, car vampire et calice se complètent. Mais le destin ne cesse de les rattraper.

Note: M

Pairing:LV (Tom) / HP

Publication:Le Dimanche

Chapitres:Une quarantaine

Chapitre 10

«L'espérance »

Le 10 septembre 1988 au manoir Malfoys.

C'est dans une paisible matinée qu'un mari, mais aussi un père rentrait chez lui l'esprit serein. Il avait accomplit ses missions et avait hâte de combler sa famille et les deux invités qui résidaient chez eux depuis plus de deux mois.

Il savait que dès qu'il ouvrirait la porte il serait envahi par cris et hurlements entre les deux bambins, il serait saturé d'informations, mais les deux mois de solitude qu'il connaissait depuis fort longtemps l'avait rendu morose même s'il ne l'avouerait jamais sous la torture.

Passant la porte, le froid Lucius Malfoy tomba de haut. Aucun cri ne l'accueillit, aucun rire, ni sarcasme venant de son fidèle ami. Mais ce qu'il vit fut le visage désespéré de sa femme, et la douce froideur allant à l'encontre de celle-ci venant de Severus.

- Que ce passe t'il donc ici ? Que s'est-il donc passé au bout de seulement deux misérablement mois d'absence ?

Les réponses virent avec les excuses de sa pauvre, et future défunte femme se dit-il alors avec humour.

- Crois moi je t'en supplie Lucius tu sais bien que je les aime, et notre pauvre petit bébé. Oh non qu'ai-je encore fait ? Je ne veux pas perdre encore une fois un de mes enfants ! Cria-t-elle sous des larmes hystériques.

Sa femme était inconsolable depuis son arrivée, et répétait inlassablement cette phrase sans jamais réussir à la terminer. Elle qui se ventait d'être minutieuse, son sort avait échoué lamentablement et de la pire des façons. Elle se savait déjà condamnée par le maître, mais la pire chose qu'elle ressentait était la peur. Pas de sa mort, mais du fait d'avoir envoyé à l'échafaud son fils et le jeune prince. Elle avait échoué en tant que parent, et elle ne se pardonnerait jamais de son imprudence. L'attention au départ était bonne, mais ce qui en résulta était néfaste pour elle et son entourage.

- Je pensais sincèrement les avoir envoyés dans la forêt juste à coté de notre château, et je pensais venir les rechercher deux jours plus tard. J'avais laissé des vivres et des vêtements pour eux ! Mais deux jours plus tard toujours rien ! Oh Lucius qu'est ce que j'ai fait ! Mon bébé ! Cria-t-elle encore une fois en larmes.

Elle était ainsi depuis deux mois, après des recherches méticuleuses, le résultat était tombé, les enfants avaient été envoyés autre part. La question était où ? Alors que Narcissa était formelle, elle avait bien réalisé son sort avec la vérification de Severus.

- Calme toi donc ma chère, Draco est fort on l'a élevé pour qu'il le soit et il est certain qu'il protégera le prince, nous devons juste les retrouver. Annonça-t-il calmement.

- Mais où sont t-ils donc ? Dit t-elle avec espoir mêlé à du désespoir.

- Ma tendre as tu oublie le sort que nous avons imposé sur notre fils ?

- Non n'y pense même pas ! Non pas lui, je suis sûre qu'il y a d'autres moyens, cela fait tellement longtemps qu…

- Peu importe le nombre d'année, ce sort restera marqué sur sa chair et son sang tu le sais bien.

- Quelqu'un peut-il m'expliquer, annonça sarcastiquement Severus.

- Mon cher ami, tu sais bien que nous avons quelques secrets par rapport à notre héritage, et ce sort très bien gardé en fait partit. À la naissance de tout vampire, et avec l'approbation du conseil, chaque vampire se voit attribuer un marquage comme il est d'usage. Du fait de notre immortalité, nous nous lassons vite des choses matérielles et préférons voyager et parcourir le monde. Ces voyages peuvent durer un siècle ou deux cela dépend des personnes.

- Et qu'est ce que cela a à voir avec notre affaire Lucius ? Demanda intelligemment Severus.

- Ce marquage sert aux quelques parents inquiets, et sans aucune nouvelle d'hiboux, pour retrouver la trace de leur enfant. Et cela nous montre ses signes vitaux, ses besoins, s'ils sont comblés et aussi sa localisation. Ce qui est particulièrement utile. Mais cela a des conséquences qu'il ne faut pas négliger, dit-il sombrement.

- Comme tu le sais sans doute Severus, dit tristement Narcissa, notre dernier fils est mort.

- En effet dans des conditions des plus mystérieuses, et le peu qui restait sur son corps a été trouvé desséché de tout sang et eau, mais pourquoi ?

- Nous avions utilisé le sort de marquage sur lui, alors qu'il était dans une situation des plus précaires. Tu sais bien qu'il a lui aussi disparu, et en essayant de le localiser nous l'avons tué, car ce sort maudit requiert de prélever la vitalité de l'hôte, et si l'hôte était déjà entrain de...

- De mourir, reprit Lucius, alors nous l'achevons. Mais encore une fois nous n'avons pas le choix. Et Draco est plus fort, plus fort que son petit frère. Assez tardé, nous devons commencez le rituel.

- Mais tu es sûr q…

- Narcissa ta main ! On n'a pas le choix, s'il y avait, non ! On n'a pas le choix. Toi même tu le sais nous ne devons pas tarder, comme nous l'avons fait la première fois. Tu te souviens de ce qui s'est passé, n'est ce pas ? Alors fais-moi confiance, car moi j'ai confiance en toi depuis notre premier baiser, dit-il en l'embrasant. Je serais toujours avec toi jusqu'à la mort, te rappelles-tu de nos vœux de mariage ?

- Oui, dit-elle doucement en s'approchant de lui.

- Alors crois en moi, en notre fils, crois en tes talents. Tu n'as pas commis d'erreur, cela n'est pas ta fautes. Nous allons retrouver notre fils et le prince. Nous allons le chérir comme nous l'avons toujours fait. Dit-il en prenant sa main et commençant l'incantation.

Dans un des salons Malfoy, sous une lumière tamisée, seulement éclairés par des jets de lumière sortant du corps des parents Malfoy, Severus observait. Ce jet de magie venant de leur noyau intérieur qui se réunissait petit à petit, doucement et douloureusement pour eux, car plus ils utilisaient ce sort, plus leur vie se raccourcissait. Ce sort avait besoin des deux parents, des deux âmes sœurs, car l'un ne peut vivre sans l'autre. Si l'un meurt, l'autre ce doit de mourir avec lui, mais qu'est qu'une vie sans enfant ? Rien.

Ils n'avaient utilisé ce sort qu'une fois durant leur jeune âge avec succès, mais le résultat obtenu les avait anéantis et dissuadé d'utiliser encore une fois ce sort. Mais la roue tournait et le destin était bien malicieux. Peu importe ce qu'on avait prévu pour nos enfants et notre futur, tout pouvait changer en un claquement de doigt. Ils l'avaient appris avec le temps, et dans la douleur, marquée au fer rouge, ils ne l'oublieraient jamais. Mais ils ne voulaient pas que la plaie ne s'ouvre encore plus béante que ce qu'elle était dans le passé. Perdre encore un de leur enfant, leur unique et dernier fils serait insurmontable pour eux.

Le masque parfait de Lucius avait été tissé dès son plus son âge, et c'était pareil pour tout sang pur. Voir une Malfoy née Black comme Narcissa perdre son sang froid et montrer l'anxiété qui la rongeait au plus profond de son être signifiait le désespoir absolu.

Lucius devait admettre qu'il ressentait une peur sourde, qui envahissait chaque centimètre de sa peau, mais ne voulant pas partager sa peur et souhaitant rassurer sa compagne, il se devait de tenir bon, il était le pilier de cette famille et si le support craquait tout s'effondrait

Il s'était écroulé une fois dans sa vie, et ça avait été un choc pour ses proches. Il ne devait pas dégringoler, pas cette fois. Après, oui il pourra s'effondrer en câlinant son fils, en le protégeant, et en l'étouffante de son amour, comme le ferrait sans aucun doute sa femme mais pas pour l'instant. Il devait tenir et ne pas fondre en larme. Tenir bon !

En ponctuant de douces caresses les doigts de sa femme, tout deux s'élevèrent du sol, et leur sang ressortit de leur veine et s'incorpora entre eux, puis une carte se dessina avec le sang et leur montra la vérité.

Le 10 septembre 1988, dans la forêt interdite

Sous une chaleur intense et un vent frais, les jeunes enfants chassaient, puis grillèrent la nourriture et mangèrent à leur faim. Leur tenue était déchiquetée, celle d'Harry était plus des morceaux de vêtement qu'un habit en lui-même. Les enfants avaient gagnés en peu de temps des centimètres, en plus de quelques muscles qui commençaient à se former tranquillement.

Ils avaient pris l'habitude de se réveiller dans des sols durs, et avaient développé tous leurs sens. Ils avaient appris à apprécier le silence, et se montraient furtifs au moindre bruit. Il ne savait toujours pas où ils étaient, on ne pouvait pas sortir de cette forêt. Peu importe les directions prissent, ils finissaient inlassablement à se trouver au centre de la forêt, ils ne pouvaient jamais rejoindre les limites.

Après deux mois à survivre les deux enfants avaient mûri et changé. Ils restaient toujours espiègles mais dans leur regard, ils étaient près à tout pour survivre. Manger, dormir, tuer pour se nourrir, avec leurs sens aux aguets, voilà ce qu'ils avaient vécu après deux mois seuls sans adultes pour les protéger et les rassurer. C'était leur vie maintenant, ils s'y étaient résignés.

Maintenant, ils n'étaient plus Drago et Harry se haïssant, non ils étaient devenus des survivants à l'état dur. Ils n'avaient plus de nom, ils étaient devenus des frères d'arme qui s'entre protégeaient et s'aidaient.

- Plus vite Harry.

- Je fais ce que je peux Drago.

- La nourriture va filer ! Gronda encore une fois Draco. Je ahhhh !

Le jeune Draco s'était arrêté dans sa chasse et ressentit une vive douleur dans la poitrine, il avait le souffle coupé et peinait à reprendre sa respiration. Il tremblotait de froid et se sentit vidé de toute force.

- Mais quel est donc ce maléfice ! Souffla t'il avant de sombre dans l'inconscience, en entendant vaguement qu'on criait son nom.

- Draco ! Cria encore une fois Harry. Non ! Laissez-le ! Cria-t-il à ses assaillants, Non ! Draco.

Le jeune garçon s'était fait assommé avant qu'il ne puisse prononcer d'avantage, et ne ressentit pas la désagréable sensation du transplanage.