POV Aryane :
- Bienvenue à l'École Secondaire de George Washington !
Je pris les papiers que le directeur me tendait, et je sortis du bureau. À l'entrée m'attendaient mes trois amis et mon nouveau frère.
- Bienvenue au collège, soeurette ! s'exclama Alec en passant son bras autour de mes épaules.
- Je savais que tu allais passer ces tests d'admission ! Mais maintenant, on doit aller au gymnase. Le directeur va faire son discoure et, apparemment, on a de nouveaux professeurs cette année, me dit Kate.
- On va t'aider à t'orienter bien sûr, ajouta Sam. Tu viendras manger avec nous le midi !
- Et, sans vouloir t'enlever certaines libertés, il vaut mieux que tu ne te fasses pas d'amis trop proches ici car si jamais Loki l'utilise contre nous, on ne pourra rien faire, chuchota Chen.
- Je comprends, répondis-je.
- Aller, viens là nouvelle sœur, je sens qu'on va bien s'amuser ! s'exclama Alec en me serrant dans ses bras.
Je le repoussais en riant et nous entrâmes dans le gymnase. Il n'y avait pas beaucoup de monde mais, bien vite, la salle se remplie. Nous nous installâmes tout en haut des estrades et je remarquais que tout le monde me nous fixait en chuchotant.
- Qu'est-ce qu'ils ont à nous fixer ? demandais-je à Kate ma gauche.
- Ici, on est un peu les populaires. Personne n'est capable de nous approcher. On est très respectés, dans cette école, et jamais personne ne vient nous importuner ou nous causer des problèmes, expliqua-t-elle.
- Et comme je suis avec vous en ce moment, toutes les rumeurs vont me concerner pendant des mois, soupirais-je.
- C'est à peu près ça, oui, rigola Chen.
À ce moment là, le directeur fit son entrée et les chuchotements s'estompèrent. Le directeur se racla la gorge et commença. Je n'y prêtais pas vraiment attention, étant donné qu'il m'avait déjà tout expliqué dans son bureau. Soudain, Sam me donna un coup de coude et je levais mon regard vers la scène qui avait été élevée à la va-vite et remarquais que plusieurs personnes avaient fait leur entrée. Oh non, c'est pas sérieux quand même, si ? Devant nous se tenaient Banner, Rogers, Barton et Natasha.
- Et je vous présente vos nouveaux professeurs ! S'écria le directeur. Mr Banner sera le professeur de science avancée, Mr Rogers sera le professeur d'Éducation Physique, Mrs Romanoff sera la professeure d'histoire et Mr Barton sera votre nouveau professeur d'anglais ! Merci à tous de les accueillir chaleureusement !
Des applaudissements retentirent de toutes parts, mais nous restâmes figés sur place. Après, nous dûmes aller commencer les cours. Super. Nous commencions en… Éduc. Fantastique, on allait sentir la sueur durant le reste de la journée ! Je me dirigeais tout de même vers les vestiaires avec Kate. Je ne savais pas comment, mais j'étais dans la même classe que les autres. Sûrement un coup de Fury. En tout cas, j'y repenserais plus tard. Nous nous changeâmes rapidement et retournâmes ensuite dans le gymnase, où se trouvaient déjà la majorité des garçons. Je sentais leur regard peser sur moi, mais je n'en tins pas compte. Je m'asseyais à côté des trois autres et le reste des filles arriva. Peu après, Rogers fit son entrée. Je ne comprenais pas. Tout le monde savait qui il était, sa véritable identité ! Ça risquait de nous causer des problèmes.
- Très bien tout le monde ! dit-il. Je sais que la majorité d'entre vous, voir vous tous, me connaissent sous le nom de Captain America, mais ici, je suis professeur d'Éducation Physique et rien d'autre ! Maintenant, au boulot ! Je veux que vous fassiez trois tours de gymnase au pas de course !
Tout le monde se leva, énervé par le fait d'avoir un super héros comme professeur, et se mit à la course. Je m'avançais vers Rogers afin d'avoir des réponses à mes questions.
- Captain, qu'est-ce que c'est que ces histoires ? demandais-je.
- Fury nous a demandé devenir vous surveiller. Toute l'école et ses occupants sont sous surveillance et protection rapprochée, ne t'inquiète pas. Maintenant, va courir, go, go, go !
Je souris et partis rejoindre les autres.
Le premier cours se termina plus rapidement que prévu et, quand moi et Kate fûmes certaines que tout le monde était dans les vestiaires, on s'approcha de Steve.
- En tout cas, faites attention, chuchotais-je en essayant de paraître sérieuse. Il y a plusieurs filles du groupe qui vous ont reluqués tout à l'heure.
Il éclata de rire et nous envoya nous changer. Peu après vint le cours de science, qui se déroula très bien. D'ailleurs, je comprenais pourquoi c'était Banner qui avait pris le rôle de prof de science, il était bien trop intelligent ! Vint (enfin) l'heure du diner. Nous nous dirigeâmes en riant vers une table au fond de la cafétéria, après avoir payé notre diner bien sûr, et commençâmes à manger en parlant de nos nouveaux professeurs. Je sentis un regard peser sur mon dos et, quand je me fus retournée, je croisais un regard meurtrier. J'examinais la personne de haut en bas et elle soutint mon regard avec un air hautain et suffisant. Elle avait de longs cheveux noirs qui lui atteignaient les épaules, mais seul un œil avertit (comme le miens) pouvait se rendre compte qu'il s'agissait de teinture et de rallonges. Ses yeux bleus, glaciaux, me regardaient comme si ils voulaient me transpercer, me liquéfier sur place. Elle avait une poitrine généreuse, un décolleté en V plongeant (trop selon moi) et un petit air snob qui me dégoutait. Un groupe de filles la suivait partout où elle allait, apparemment, comme des petits chiens qui suivent leur maitresse. C'était un spectacle écoeurant. Tout chez elle empestait le faux à plein nez ; son nez, ses cheveux, sa bouche, tout ! Elle se leva avec gracieuseté et, sans quitter mon regard, s'avança vers nous. Elle alla s'installer sur une chaise vide à côté d'Alec, qui semblait désespéré.
- Alec ? dit-elle avec un voix aguicheuse.
- Non.
- Mais tu ne sais même pas ce que j'allais dire ! protesta-t-elle, les mains sur les hanches.
- Tu allais me demander si j'étais libre ce soir, mais je te dis que non. J'ai… des trucs à faire, répondit-il, blasé.
- Mais tu as toujours quelque chose à faire ! insista-t-elle en lui faisant des yeux de chien battu.
- Hey, la pimbêche !
Elle darda aussitôt son regard de glace sur moi.
- C'est à moi que tu parles, la nouvelle ? demanda-t-elle avec hargne.
- Ben, je crois pas qu'il y a d'autres cruches que toi à cette table, assenais-je avec force.
Elle ne répondit rien, hébétée, pendant quelques secondes.
- Et t'es qui, pour me dire ça ? demanda-t-elle, le rouge lui montant aux joues.
- Aryane Casterwill, c'est un véritable déplaisir de faire ta connaissance, répondis-je avec un sourire arrogant.
Elle eu un reniflement méprisant, puis reporta son attention sur Alec.
- Tu ne m'as jamais dis que tu avais une sœur…
- Je ne te dis jamais rien, de toute façon, soupira-t-il.
- Et, de toute manière, aurait-il une raison de le faire ? intervins-je à nouveau.
- Qu'as-tu dis ? s'insurgea-t-elle.
- Déjà que t'es pas si intelligente, faut qu'en plus tu sois à moitié sourde, me moquais-je. Si Alec te dit qu'il a des choses à faire ce soir, il n'a pas à se justifier auprès de toi.
- Mais je suis sa petite amie !
Je me mis à rire à gorge déployée.
- Toi ? La petite amie d'Alec ? Je te crois pas ! Tu n'es même pas assez bien pour un chien !
On aurait pus croire que de la fumée allait lui sortir par les oreilles et que l'alarme de feu allait se déclencher.
- Comment oses-tu !
- J'ose, voilà tout. Ce n'est pas un bien grand exploit de te remettre à ta place.
- Alec ! Mais défens moi, bon sang ! s'écria-t-elle d'une voix aigue.
- Que ce soit bien clair : Je ne suis jamais sortis avec toi, je ne sors pas avec toi et je ne sortirais jamais avec toi ! expliqua-t-il calmement comme s'il parlait à une attardée mentale.
Quoique c'était peut être le cas.
- Tu dis que tu es occupé ce soir, le coupa-t-elle d'une voix rageuse. Alors, qu'est-ce qui t'occupe tant ?
Il balbutia des réponses incompréhensibles, et la fille afficha un air victorieux.
- Tu vois, tu n'as rien de prévu ce soir, tu n'as aucune raison de me refuser un rendez-vous !
- Alec est trop gentil pour te le dire, mais je commence à sérieusement m'ennuyer devant tes tentatives désespérées, alors je vais le faire. Ce que mon frère essaie de te dire, en fait, c'est qu'il en a marre de toi et qu'il a envie que tu dégages. Il veut pas te voir, tout le monde dans cette école l'a comprit ! Alors maintenant tu vas retourner gentiment à ta place et ne reviens pas, sinon je pourrais réellement m'énerver, dis-je calmement.
- Mais… mais…
- Va-t'en, Malory, dit-il en la fixant d'un regard dur.
- Dis moi que c'est faux ! hurla-t-elle.
Et voilà, le grand drame ! Elle fait la scène super dramatique dans les films où son petit copain lui dit qu'il ne l'a jamais aimé.
- Tu t'es créé des histoires, répondit-il. Je n'osais pas te le dire, mais ma sœur a finalement réussi à faire ressortir ce que je pensais vraiment.
Elle resta bouche-bée devant cette déclaration, mais resta figée. Je m'impatientais.
- Bon sang, c'est pas compliqué ! M'énervais-je en me levant, poussant ma chaise bruyamment. Il ne t'aime pas, tu as été trop stupide pour le remarquer, et that's it ! Fini, ton histoire d'amour imaginaire ! Maintenant, casses-toi, tu pollues mon air.
Tout en gardant son air de petite fille à qui on a brisé le cœur, elle quitta la cafétéria, ses petits chiens derrière elle. Je me rasseyais, étant calmée, et me rendit soudain compte que tout le monde nous regardait, interloqué. Où plutôt me fixait. Tout comme les quatre autres.
- Quoi ? Il était temps qu'elle comprenne qu'elle ne pouvait pas avoir tout ce qu'elle voulait ! En plus, je ne l'ai pas aimé dès que je l'ai vu. Une vraie garce !
Mes amis éclatèrent de rire devant ma mine énervée.
- En tout cas, il faut pas t'énerver parce que c'est vraiment impressionnant, dit Chen.
- Elle l'aura appris à ses dépends, répondis-je en haussant les épaules.
- C'est comme ça qu'il fallait lui parler, admit Kate avec vigueur.
- En tout cas, merci, me dit Alec en expirant bruyamment. Je sais pas si j'aurais pus me retenir plus longtemps de lui sauter à la gorge !
- Je compatis à ta douleur, affirmais-je avec un visage sérieux, posant une main compatissante sur son bras.
Nouvel éclat de rire. Moi, je me contentais de sourire. Personne ne s'en prenait à ma famille. Personne.
