Auteur : Kiara x)
Disclaimer : Tous les personnages et l'univers sont à JK Rowling
Couple : DRARRY (HPDM) mais aussi RWHG (mentionné seulement)
CONTEXTE : L'histoire se déroule après la guerre, soit le 7e livre. Tout es d'origine, c'est-à-dire qu'il n'y a aucun changement dans l'histoire de JKR (sauf la partie 17 ans plus tard, bien entendu). Tous les élèves qui ont participé à la guerre et ratés leur dernière année ont la possibilité de revenir à Poudlard pour faire une 8e année et ainsi obtenir leurs diplômes. Dans cette année, ils partagent donc leurs cours car ils étaient trop peu nombreux pour une dernière année.
CHAPITRE 10
Méthode n°10 : Harry et Draco, tout simplement
Il était de nouveau dans le labyrinthe. Sauf que cette fois-ci, le fil d'Ariane était de nouveau dans sa main et, au loin, une jolie voix chantait pour le guider. La chanson parlait de paix, d'espoir et de renouveau. De plaies aussi, mais de plaies bandées qui se transformaient en cicatrices symboles d'avenir. Il courait maintenant. Il courait vers cette voix, vers cette lueur en laissant derrière lui les ténèbres, la haine et les voix sifflantes. Il courait vers un endroit qu'il avait il y a très longtemps visité, dont il ne se souvenait que de la chaleur. Il courait vers un lieu où l'attendait une fille au sourire doux.
.
Vendredi, 20h03 – Salle Commune de Serpentard
Il soupira et devant le regard remplit de larme de sa meilleure amie et celui plein de culpabilité et de remord de son frère de cœur, il sourit doucement, pour leur montrer qu'ils étaient pardonnés. Il était faible. Ils étaient sa seule faiblesse. Alors il ouvrit les bras et Pansy s'y réfugia en éclatant en sanglot. Dans les yeux de Blaise, il y lu un soulagement tel qu'il en fut un instant ému.
« Draco… Draco… » hoqueta la Princesse de Serpentard en essuyant sa morve sur la robe de Draco. « Je suis désolée… Je suis désolée… Je suis désolée… »
« Chuuuuuuuuuut… C'est bon… C'est bon… Je vous pardonne. »
« Tu… Tu es sûr ? Parce que on comprendra si… » balbutia un Blaise mal à l'aise, une lueur d'espoir brillant au fond de ses prunelles noires.
Draco sourit, d'un vrai sourire, le genre de sourire qui apparaissait si rarement sur son visage, surtout depuis la guerre.
« Oui. Vous êtes mes meilleurs amis. Qui suis-je sans vous moi ? Qui est Draco, s'il n'y a personne pour l'appeler ainsi ? »
Blaise eut alors un sourire éblouissant de bonheur et le Prince sut qu'il avait fait le bon choix.
« Je veux juste… Que vous me disiez pourquoi. Pas besoins de milles excuses ou d'explications. Je veux juste savoir pourquoi et si vous regrettez. »
Blaise et Pansy se regardèrent. Puis Pansy se pencha et déposa ses lèvres sur la joue du blond dans un baiser aérien.
« On voulait juste te rendre heureux. Et c'était une des étapes pour cela. Alors… Si c'était à refaire… Pour revoir ton sourire… je recommencerais. » murmura-t-elle à son oreille d'une voix chargée d'amour et de tendresse.
Il ferma les yeux et accepta.
« Merci. »
.
Samedi, 00h34 – Couloir du 3e étage.
« Pansy. Blaise. »
« Ron. Hermione. »
« … »
« … »
« … »
« Est-ce… que vous m'en voulez toujours ? » demanda une petite voix hésitante.
Pansy s'approcha de la jeune fille et prit ses mains dans les siennes. Elle posa ensuite son front contre le sien et sourit.
« Nous avons enfin comprit… Désolée d'avoir mis tant de temps. »
« Ce n'est pas grave. » sourit-elle à son tour.
« Harry nous a pardonnés. » annonça le roux.
« Draco aussi. » répondit le Serpentard.
« Ils sont prêts à être ensemble. Du moins, Harry est près. »
« Je pense… que Draco aussi. Avec les cauchemars… Il… Il a compris à quel point… Il ne pouvait vivre sans Potter… »
« Alors je suppose que nous allons nous côtoyer encore un moment ! » déclara Ron avec un rire joyeux.
Blaise lui lança une tape amicale sur le dos.
« Prenez bien soin de nous ! »
.
Samedi, 02h48 – Couloir du 5e étage
Il courait, le cœur battant. Il ne réfléchissait pas – il avait décidé d'arrêter une fois le 3e étage passé –, courait juste vers Potter. Il ne savait pas vraiment pourquoi, il avait juste un besoin vital de le voir. A cette heure-ci, il devait surement dormir. Donc direction le dortoir du Gryffondor !
Mais il se heurta à une silhouette tapie dans le noir et manqua de tomber à la reverse.
« Oh, Draco. Bonsoir. » fit une voix lunatique.
Il posa ses yeux surpris sur Loufoca, aka Luna Lovegood.
« Loufoca ?! Qu'est-ce que tu fais ici ?! A bientôt 3 heures du matin en plus ! »
Elle se releva sans aucune aide et dépoussiéra sa robe bleue nuit.
« Je cherchais mon invitation à votre mariage. Tu sais, celle où Harry m'invite à prendre le thé. Je l'ai perdue. »
« Mon... ?! Oh. Oh, oui, bien sûr, bien sûr. Mon mariage. Et bien bonne chance pour la retrouver ! » lança-t-il en reprenant son chemin.
Mais la voix de la jeune fille s'éleva de nouveau et le figea.
« Tu cherches Harry ? »
Il sursauta et se retourna, les yeux ronds comme des citrouilles.
« Comment— ?! »
« La dernière fois que je l'ai vu, il était dans la tour d'Astronomie. Il devait être 2 heures 30. Lui non plus n'a pas trouvé mon invitation mais il a dit que vous m'en renverrez une. Merci beaucoup, j'étais inquiète. Bonne soirée, Draco. »
Puis elle disparut silencieusement, de la même manière qu'elle était apparue. Il resta un moment estomaqué avant de secouer la tête en se disant qu'elle était vraiment folle mais que ça servait parfois puis fit demi-tour et de se dirigea vers la tour d'Astronomie.
.
Samedi, 02h57 – Tour d'Astronomie
Il faisait bon ce soir. La lune était découverte de nuage, pratiquement pleine. Cela lui faisait penser à Remus alors il évitait de trop la regarder. Luna avait disparu il y a quelques minutes. Elle avait parlé d'un certain mariage avec Malfoy et pendant une seconde, il se l'était imaginé. Lui et Malfoy. Malfoy et lui. Harry et Draco. Draco et Harry. Hermione et Ron lui avait demandés il y a longtemps de sortir avec lui s'il se souvenait bien. A cause d'un pari avec Zabini et Parkinson – Ron et Hermione lui avaient tout racontés. Lui et Malfoy… Étrangement, cette idée ne le dérangeait plus. Maintenant, il connaissait d'autres facettes de Malfoy. Il l'avait serré dans ses bras, il avait dormi avec lui, il l'avait protégé, il avait été protégé.
« Je me demande lequel des deux a sacrifié son nom… » murmura-t-il avec amusement à la lune.
« Certainement pas moi Potter. » lui répondit une voix familière.
Il sursauta et se retourna si vivement qu'il crut un moment basculer dans le vide.
« Malfoy ! »
« Lui-même. Et pour information Potter, je ne risque pas de sacrifier mon digne nom de famille. Tu devras le porter un point c'est tout. » déclara-t-il d'un ton impérieux en s'approchant du brun.
Brun qui rougit sous l'insinuation. Mais il se prit au jeu.
« Ah non ! Je ne sacrifierais pas mon nom non plus ! On a cas… garder les deux ! Pareil pour nos trois enfants. »
« Trois ? Tu te ramollis Potter ! Cinq minimum ! Les grandes familles sont importantes ! Mais pas plus, je ne veux pas d'une tribu comme les Weasley. »
« Dans ce cas, Hermione est la marraine de l'ainé(e) et Ron le parrain du second enfant ! »
« Pansy et Blaise aussi ! Et on ira au Manoir voir ma mère aux vacances de Noël ! »
« Mais on vivra le reste du temps chez moi, au 12, Square Grimmaud ! »
« D'accord, mais je m'occupe de le re-décorer. Je suis sûr que tout est rouge et or ! »
« Hey non ! Regulus, le frère de Sirius – celui qui m'a légué la maison –, était à Serpentard. »
« Enfin quelqu'un avec du gout ! »
« Mes enfants n'iront pas que à Serpentard tu sais. Il y en aura aussi à Gryffondor. Surtout avec 5 enfants ! »
« Oui mais ce seront de Serpentardesques Gryffondors. »
« Comme leurs pères ? »
« Exactement ! » s'exclama Malfoy d'un ton fier.
Attendrit, Harry fondit sur les lèvres du blond. Simplement en se penchant, il déposa les lèvres doucement sur celles de sa Némésis, les effleurant à peine. Son cœur battait si fort qu'il n'entendait que ça. Puis il s'écarta et leva les yeux qui voir son expression. Malfoy était impassible. Puis il leva un sourcil et dit d'une voix aristocratique :
« C'est tout ce que tu sais faire Potter ? »
Éclatant de rire, Harry l'embrassa de nouveau, cette fois-ci avec force et passion. Draco répondit avec un petit gémissement, l'attirant à lui en tirant sur sa nuque. Il s'écrasa contre lui jusqu'à mouler parfaitement ses formes. Ils gémirent ensembles quand leurs langues se rencontrèrent. Harry glissa ses mains dans sous la chemise froissée de l'autre garçon et arpenta la peau cicatrisée du bout des doigts. Mais ils durent se séparer rapidement et Harry déposa son front contre celui de son maintenant petit-ami – et futur mari surement. Ils se sourient puis Harry éclata de rire.
« Et on compte leur dire un jour que l'on couchait déjà ensemble avant leur foutu pari ? »
Son petit-ami eut un sourire carnassier alors qu'il s'emparait de la main du brun.
« Oh non, je veux attendre quelques années encore avant de lâcher la bombe. Ils sont tellement fiers d'eux ! »
Harry rit de nouveau puis serra plus fort la main dans la sienne. Il posa sa tête sur l'épaule du Prince et soupira. Dans son labyrinthe, il tendit la main et attrapa la lueur qui éclairait les ténèbres et les réchauffait.
« Tu sais, je l'ai mal pris quand tu as dit que tu préférais mettre les habits d'un elfe de maison plutôt que de sortir avec moi. Je sais que tu ne voulais pas que tout le monde sache pour nous deux, mais ce n'était pas une raison pour lâcher ça ! » grogna-t-il d'une voix boudeuse.
L'autre lui coula un regard amusé.
« Je te signale qu'ensuite, tu es celui qui m'a enfoncé non ? »
« Je voulais me venger. »
« Comme après nous avoir surpris Pansy et moi main dans la main l'autre jour ? »
« Avoue que tu as aimé ta punition. Tu n'avais jamais autant gémi » répondit-il tout contre son oreille avec un sourire lubrique et carnassier.
Draco frissonna au souvenir de l'heure de colle qui avait suivie et du traitement du brun.
« Le coup lors du match de Quidditch était vicieux ! Tu as fait exprès de me déconcentrer ! » souffla d'une voix un peu trop rauque le Serpentard.
Il sentit le corps du Sauveur secoué par ses rires contre lui.
« Ah oui, je me souviens de ce moment là. Mais je me suis rattrapé après non ? »
« Oui c'est vrai… Mais c'était quand même très Serpentard comme action ! »
Harry ne répondit pas. Il se contenta de tourner un peu la tête et d'embrasser doucement la peau tendre de son cou offert.
« Tu sais… J'ai vraiment eu peur quand tu as eu ton cauchemar. J'ai cru que je mourrais quand j'ai vu que tu souffrais et que je ne pouvais rien faire. »
« Et moi je me voyais te perdre encore et encore. Au bout d'un moment, j'avais si mal que je voulais mourir avec toi. Juste pour être ensemble. »
« Alors tu m'as fait promettre de ne pas mourir quand tu t'es réveillé. » souffla Harry en comprenant enfin.
« Oui. Tu n'as pas le droit de mourir sans moi. Pas avant d'être marié, père de cinq enfants et très, très vieux. Pas avant d'avoir vécu ta vie à mes côtés. »
« D'accord. C'est… une promesse. »
Il tendit la main et pour celer cette promesse, le blond glissa ses doigts entre les siens. Encore une fois, Hermione ne lui avait pas menti. Maintenant, ça allait mieux.
.
Dimanche, 16h28 – Couloir du 3e étage
« Champagne ! »
« A notre victoire ! »
« A Harry et Draco ! »
« A leur bonheur ! »
« A nos futurs cinq enfants ! »
« Cinq ?! Ce n'est pas un peu beaucoup ? »
« Venant de toi, Weasley, je ne veux rien entendre. »
Ron prit une moue boudeuse et Harry éclata de rire sous le regard émerveillé de Draco. Il y avait un vrai sourire sur les lèvres d'Harry, et les yeux de Draco pétillaient. Ils semblaient heureux. Jusqu'à ce que tout dérape parce que Harry Potter étant Harry Potter et Draco Malfoy étant Draco Malfoy, ils ignoraient encore comme préserver leur bonheur.
Il avait suffi d'un seul regard d'Harry au cul d'un garçon qui passait à côté de lui pour que Draco grogne de jalousie.
« Potter ! »
Il lui attrapa le poignet et le força à tourner la tête vers lui.
« Je t'interdis de regarder un autre que moi ! Tu m'appartiens ! »
Sauf que Harry n'apprécia pas. Pas du tout. Il fronça les sourcils et dégagea son poignet. Il se leva brusquement, furieux.
« Pardon ?! Je ne t'appartiens pas Malfoy, tu as rêvé ! »
Draco se leva à son tour, lui aussi furieux. Leurs yeux auparavant si tendres, se fusillaient maintenant.
« Tu es à moi ! A personne d'autre ! » déclara un Serpentard possessif.
Ce qui rendit le brun encore plus furieux. Sa magie s'affolait. Il plissa les yeux dangereusement et se mit à siffler en Fourchelangue.
« Je. Te. Suis. PAS. A toi ! »
Sur ces mots, les verres de la table se mirent à léviter avant de se briser sur le bois de la table (créée magiquement par Hermione), faisant pousser des cris de surprise et de peur aux Gryffondors et aux Serpentards – plus modérés malgré tout.
Draco s'apprêta à suivre Harry qui quittait le couloir mais Ron le retient.
« Malfoy attend. »
Le blond se tourna vers lui et le fusilla du regard mais Ron resta impassible.
« Il y a quelque chose que tu n'as pas encore comprit sur Harry. Harry est... Comment dire... Comme un "milles-feuilles". Il a construit autour de lui des dizaines et des dizaines de barrières. Déjà à notre première rencontre, il en avait. Parce que c'était un enfant qui avait dû apprendre à vivre dans un environnement qu'il lui était déjà défavorable. Mais Hermione et moi, on réussissait à cette époque à passer au travers. Puis... Le nombre de barrières et leur puissance a augmenté avec son rapport avec Voldemort et on a commencé à avoir de plus en plus de mal à trouver le "vrai" Harry, celui bien caché, bien protégé tout au fond, derrière toutes ces barrières. Après la mort de Cédric, Harry a en quelque sorte… créé un deuxième Harry, à mi-chemin entre nous et le vrai, pour nous tromper, pour nous empêcher d'aller chercher plus loin. Et nous on a naïvement cru qu'il nous faisait assez confiance pour baisser ses barrières avec nous mais... A partir de la 6e année, avec les cauchemars et Voldemort, et Sirius et tout ça, Harry s'est encore plus refermé sur lui-même et ses barrières se sont épaissies. Arrivée 7e année... On ne pouvait plus voir que le faux Harry, et encore. Le vrai Harry était si profondément en lui, que plus personne n'entendait ses larmes. La guerre puis l'après-guerre n'ont fait qu'aggraver les choses et Hermione et moi avons compris que même le faux Harry commençait à se briser.
» Puis tu es arrivé. Toi et tes mains d'aristo', avec votre haine, vous avez plongés sans une once d'hésitation dans la boue noire à l'intérieur d'Harry pour creuser, creuser toujours plus profondément, pour faire sortir le faux Harry de sa merde et maintenant, tu es si près du vrai que tu le touche presque. Sans que toi ou Harry ne vous en rendez compte tu as fait tomber toutes ses barrières. Mais tu dois faire attention. Attention à ne pas blesser Harry en brisant ses barrières Malfoy parce que le vrai Harry, lui, il pleure toujours en dedans » finit Ron d'une voix grave et d'un visage sérieux.
« Harry ne t'appartient pas, Malfoy » ajouta Hermione elle aussi avec sérieux. « Pas plus qu'à quelqu'un d'autre, et encore moins à la société sorcière. Harry n'appartient qu'à Harry. Il n'est pas un objet ou une arme que l'on possède tu sais ? »
« Non je... » essaya Draco avant de se mordre la lèvre, culpabilisant un peu.
« Ce n'est pas ce que tu as voulu dire et on le sait. Harry aussi surement. Mais... Cela ravise d'anciens souvenirs pas agréables pour lui »
« Vous êtes en train de dire... Que je devrais m'excuser c'est ça ? »
« Oui. »
« Un Malfoy... »
« ... Ne s'excuse pas, oui on sait Drake » termina Blaise
« Mais un Draco Malfoy s'excuse devant un Harry Potter » précisa Pansy.
Draco hésita. Il regardait la fin du couloir, ses amis, la fin du couloir, les Gryffondors, la fin du couloir, la table. Puis il poussa un cri de frustration et couru – aussi dignement que possible – après son brun. Celui-ci se dirigeait d'un pas furieux vers sa Salle Commune.
« Potter ! »
Mais il ne se retourna pas. Au contraire, il sembla à Draco qu'il accéléra.
« POTTER ! »
Il n'allait pas lui courir après dans tout Poudlard tout de même ! Il ne s'abaisserait jamais à ça ! Même pour son futur mari-père-de-ses-enfants-Potter !
…
Apparemment si.
« HARRY ! » cria-t-il avec désespoir.
Le brun sursauta et manqua de tomber sous la surprise. Il se retourna vivement, rouge, alors que Draco le rejoignait. Ce n'est qu'une fois qu'il arriva à sa hauteur qu'il s'arrêta et se plia en deux pour reprendre son souffle.
« Écoute… Harry… je… je ne m'excuserais pas… parce que… en tant que… stupide et possessif Serpentard… je veux… être le seul à voir ton sourire… à entendre ton rire… à te couvrir de baiser… à te toucher, te pénétrer, te lécher, te caresser. Pour moi, tu es mon petit-ami et tu m'appartiens parce que… je ne veux te partager avec personne. Tu comprends ça ? »
Il leva les yeux et tomba dans ceux d'Harry qui brillaient d'une lueur qu'il avait peur d'interpréter. Pourtant, le jeune homme semblait ému. Harry baissa la tête et cacha ses yeux verts au Prince.
« Je ne suis pas à toi Malfoy. Mais… En tant que petit-ami… Tu as... la jouissance exclusive sur moi... je suppose… »
« La quoi ? »
« La jouissance exclusive. Ça veut dire que quelque chose est "à toi" sans t'appartenir vraiment. Ta cravate par exemple. Elle est à toi mais comme ce n'est pas TON argent qui l'a acheté, tu la possède sans qu'elle ne t'appartienne entièrement. Tu as sa jouissance exclusive. »
« Hm… Donc… Cela veut dire que… Tu es à moi sans m'appartenir ? »
Un grand sourire apparut sur son visage.
« C'est ça. »
« Hm… "Draco Malfoy, jouisseur exclusif d'Harry Potter". Ça sonne bien ! » déclara-t-il d'une voix satisfaite.
Harry éclata de rire et toute la tension accumulée en lui retomba. Il se détendit. Draco lui attrapa la main et le tira à lui. Surpris, Harry n'opposa aucune résistance, un petit gémissement s'échappant même de ses lèvres quand le blond plongea sa tête dans son cou avant de sucer délicatement la peau, qui piqueta. Une douce chaleur s'empara d'eux.
Puis, encore avec un grand sourire, satisfait de son travail, Draco lécha la marque et recula de quelques pas sans jamais lâcher son brun.
« Parfait ! Comme ça, tout le monde saura que tu es à ma "jouissance exclusive" » annonça le Prince des Serpentards en avisant le suçon violet qu'il venait de poser sur la peau halée.
Les joues du Sauveur prirent une teinte piment et il grogna quelque chose sur les stupides Serpentards possessifs. Mais tout le reste de la journée, il ne chercha pas un instant à cacher la marque fièrement érigée bien en vue.
Accomplissement de la méthode n°10 !
