Bonjour

Merci encore pour vos reviews et vos mises en alerte et favoris !

Le chapitre 9 étant assez court, je me suis permise de mettre également le 10. J'espère que vous n'y verrez pas d'inconvénient. Bonne lecture !

Chapitre 9 : L'inconnue

Elle prit une profonde inspiration.

-Pourquoi ne pas faire connaissance ?

Pov Bella

Il se raidit en entendant ma question. Qu'avais-je dis de mal ? Il partit sans un mot, l'air frustré. Surprise, je mis quelques secondes avant de me lever et d'aller manger. Encore une fois, c'était parfait : il y avait de tout, sucré et salé, et c'était délicieux. Une seule question me turlupinait encore et encore : pourquoi ?

Je mangeais tout en fouillant encore une fois la pièce du regard. Il n'y avait rien à faire, même pas le plus petit jeu de cartes ou des feuilles pour écrire ou dessiner. Une fois mon petit-déjeuner fini, je poussai un soupir et murmurai.

-Pourquoi Edward ? Qui es-tu vraiment ? Pff ! Me voilà folle, je parle toute seule.

Je souris devant mon état d'esprit. Pour m'occuper, je pris une douche qui dura longtemps, afin d'occuper le temps et de me détendre. Je n'avais toujours aucune notion de l'heure, il faudrait que j'en parle à Edward. Ce jeune homme me fascinait, c'était étrange : il me faisait peur mais m'attirait en même temps, et je ne savais pas de quel côté faire pencher la balance. En sortant de la salle de bain, je vis Edward, le visage impassible.

-Si je te propose une autre activité, qu'en dis-tu ?

J'acquiesçai. A ce stade, tout est bon à prendre. Il me conduisit dans une autre pièce du premier étage, une bibliothèque. Un sourire aux lèvres, je me retournai vers lui.

-Merci Edward !

J'avançai et pris le premier livre qui me tomba sous la main : le roi Lear, de Shakespeare. Edward me laissa seule, non sans prendre la précaution de tirer le verrou extérieur. De toute façon, où voulait-il que j'aille ? Je n'avais pas de chaussure. Tiens, encore une chose à lui demander !

Je commençai ma lecture, concentrée pour vivre l'histoire. Shakespeare m'a toujours transporté dans l'Italie du moyen âge, aussi je me plongeais dans ma lecture, confortablement installée dans un fauteuil rembourré. Il n'y a pas à dire, ils connaissaient le luxe ici. Seule la poussière indiquait que personne n'y vivait à temps plein. J'étais à la moitié de la pièce quand un grand fracas me fit bondir : une femme était passée à travers la fenêtre. Ses yeux étaient noirs et elle fulminait son regard me transperçait. La peur fut telle que mon cerveau ne put comprendre et je m'évanouis.

Quand je repris conscience, j'étais dans mon lit, Edward à mon chevet. La femme était nonchalamment assise sur le canapé, me vrillant toujours du regard. Je me recroquevillai et la peur me serra l'estomac.

-N'ai pas peur Bella ! dit doucement Edward en passant sa main sur ma joue. Elle ne te fera rien.

Je le regardai craintivement en tremblant, tant de peur que de froid. Edward cessa de me caresser le visage, geste qui aurait dû me paraître déplacé, et me couvris. L'inconnue renifla, signe de son mépris.

-Si fragile ! dit-elle dédaigneusement.

-Bella, je te présente Tanya. C'est ma meilleure amie.

-Mais elle devrait… Comment a-t-elle réussie à sauter ! Au premier étage ? Il n'y avait pas d'arbre…

Il baissa la tête tandis que Tanya éclata de rire.

-Voyons maintenant si ta protégée est aussi compréhensive que tu le dis !

Devais-je le prendre comme un compliment ? Vu le ton, je n'en étais pas sûre. Edward ne disait rien.

-Nous sommes des vampires, me dit encore Tanya.

Je cherchai la lueur dans ses yeux qui m'assurerait qu'elle plaisantait, mais n'y trouvai rien, et le fait qu'Edward ne bronche pas ne m'aidait pas. Je levai la tête vers lui, et la compréhension s'insinua en moi tandis que mon esprit revoyait tous les détails étranges de mon ravisseur. Aussitôt je bondis hors du lit, tremblant encore plus, pour me cacher derrière le lit. Edward se leva et tenta de me raisonner.

-Je ne te ferais rien Bella, je te le promets. Est-ce que je t'ai blessé depuis que tu es là ?

Je réfléchis. Non, en effet. Au contraire même, il avait été gentil. Mon regard se porta sur Tanya. Pourquoi avait-elle tenté de me sauter dessus ?

-Elle est jalouse, me dit-il encore. Elle n'a pas supporté que je te prête ses habits.

Je me relevai à moitié, méfiante néanmoins. Et je le resterai un bout de temps.

-Alors, c'est pour ça que tu as la peau si froide ? Et que tes yeux sont dorés ?

Il hocha la tête. J'inspirai, tentant de garder les idées claires malgré mon corps qui ne voulait que me replonger dans l'inconscience. Tanya se leva et je me fis toute petite contre le mur, mais elle me lança un regard dédaigneux puis sortit.

-Tu veux que je te laisse seule ?

J'acquiesçai lentement. Il se dirigea vers la porte, le regard triste.

-Edward ? » Il se retourna. « Je n'ai pas peur de toi. Enfin, pas trop. Mais d'elle oui.

-Je dirais que c'est normal, dit-il en souriant. Je reviens bientôt.

Il sortit, me laissant avec mes pensées. Vampire. Mais ça n'existait pas ! Ils étaient censés boire le sang des humains. Alors pourquoi étais-je encore en vie ? Aro voulait-il mon sang ? Je n'eus pas plus le temps de réfléchir : Edward revenait. Il ferma la porte mais resta appuyé dessus, sans s'avancer, et je l'en remerciai mentalement.

-C'est vrai ? Tu es un vampire ? Je veux dire… N'aurais-tu pas dû boire mon sang ?

-Tu sais, tous les vampires ne boivent pas de sang humain. Moi, je bois celui des animaux. Et je t'assure que personne ne touchera au tien. Si tu veux tout savoir, nous ne brûlons pas au soleil, mais notre peau réagit. Je te montrerai un jour. Puis-je ?

Il m'indiqua le canapé, je hochai la tête. Pour ma part, j'allai m'asseoir sur le lit.

-C'est pour ça que je ne voulais pas faire connaissance. J'avais peur de ta réaction, mais encore une fois, tu as réagis de façon différente que la plupart des gens. Cet après-midi, je vais m'absenter pour acheter à manger, et des vêtements. Tanya veillera sur toi.

-Mais …

-Elle ne te fera rien. Tu es sous la protection d'Aro, et tant que ce sera comme ça, tu ne crains rien. Personne ne s'attaquera à toi.

Je hochai la tête, pas très rassurée. Soudain, je repensai à la montre et aux chaussures. Je lui demandai s'il pouvait faire quelque chose et il m'assura que je pouvais demander n'importe quoi. Il partit en me disant que j'aurais tout ça le soir même.

L'après-midi avec Tanya se passa mal. Elle était constamment sur mon dos, me vrillant de son regard haineux qui me faisait frissonner. A un moment, alors que je regardais la télé pour tenter de me calmer, elle reçut un coup de téléphone et partit vers la cuisine pour parler librement, me laissant seule. Chance inespérée ! Je me levai d'un bond et ouvris la porte dont elle n'avait pas tiré les verrous. Hélas, à peine avais-je passé le seuil qu'Edward me retint, un bras en travers de ma poitrine, me coupant le souffle.

-Non Bella, dit-il en secouant la tête. Tu te doutes quand même que ça ne servira à rien de t'enfuir !

Enervée, fatiguée, je me mis à pleurer.


Chapitre 10 : Cadeau

Pov Tanya

Et voilà ! Elle pleurait comme une gamine ! J'étais bien contente de ne plus être humaine. Si fragile, si insignifiante, si pitoyable, si…exaspérante ! Et Edward qui s'était entiché d'elle, même s'il refusait de l'avouer, j'en étais persuadée. J'aurais voulu la tuer ! Non seulement il la préférait à moi, mais en plus il lui prêtait mes vêtements ! Ils ne lui allaient même pas ! Edward m'en voulait déjà de lui avoir fait peur, mais le fait de l'avoir laissée sans surveillance ne lui plaisait pas du tout. Je l'entendais essayer de calmer l'humaine. Il aurait dû être avec moi ! Il fallait que je me confie, et Jane était la meilleure personne à qui je pensais.

Pov Edward

Je rageais. Si je n'étais pas revenu à temps, Bella serait dans les bois, seule. Ce n'était pas le fait qu'elle ne soit plus sous ma surveillance qui m'énervait, mais plus sous ma protection. Et la différence était énorme pour moi. J'entendais Tanya se lamenter, engluée dans sa jalousie, mais je n'en avais cure : Bella était dans mes bras et me racontait ce qu'elle avait sur le cœur : sa peur de Tanya qui l'avait fixée tout l'après-midi, sa frustration de ne pouvoir bouger d'ici, sa peur de ce qui allait arriver, ses craintes sur notre nature de vampire, sa peine d'avoir perdu ses parents, et la frayeur qu'elle avait ressentie lors de son enlèvement. Elle pleura deux heures puis se calma peu à peu. Je me contentais de la tenir dans mes bras, elle qui était enroulée dans une couverture pour ne pas geler à mon contact. Elle était épuisée et son cœur battait trop vite.

-Calme-toi Bella ! Je comprends ce que tu ressens, mais je ne peux malheureusement pas t'aider beaucoup. Je ferai en sorte que tu ne te trouves plus jamais seule avec Tanya, je veillerai à ce qu'il ne t'arrive rien, je te le promets. Tiens, regarde ce que j'ai trouvé !

Je lui tendis un paquet en tissu qu'elle ouvrit. Son regard s'illumina devant le petit bracelet en argent orné de petites lunes. Je lui accrochai à son poignet droit. Elle me remercia en me faisant un baiser sur la joue, laissant des traces de ses larmes brûlantes sur ma joue. Je la forçai à se coucher.

-Je t'apporte ton dîner. Je n'en ai pas pour longtemps. Ne t'inquiète pas, Tanya est partie !

Je déposai un petit réveil digital sur la table de chevet puis sortis, la laissant sécher ses larmes. Quand je revins, porteur d'un bol de soupe et d'une part de pizza, elle me sourit faiblement.

-Dis-moi Bella, voulais-tu vraiment t'enfuir tout à l'heure ?

-Je voulais surtout fuir Tanya. C'est la seule chose à laquelle je pensais. Si j'étais partie, tu aurais été puni ?

Elle m'étonnait vraiment. C'était elle la prisonnière et elle s'inquiétait des conséquences que sa fuite pouvait avoir pour moi.

-Non, mais je t'aurais vite retrouvée. Nous, les vampires, avons des sens surdéveloppés. J'aurais pu te suivre très facilement.

Elle hocha la tête. Je la forçai à manger, ce qu'elle fit sans entrain. Elle semblait s'être résignée à rester enfermée pour un moment.

-Puisque je ne peux pas sortir, que me proposes-tu pour m'occuper ?

-Tu peux sortir, mais pas sans moi. As-tu compris que même si tu te mets à courir avec deux heures d'avance, je te rattraperais ?

-Oui, ça je l'ai compris, grommela-t-elle.

J'eus un faible sourire qu'elle ne vit pas. J'attendis qu'elle ait fini de manger puis sortis avec le plateau après lui avoir souhaité une bonne nuit.

Tanya était partie il y a peu mais j'étais sur mes gardes à cause de cet après-midi. Le seul côté positif, c'est que Bella s'était un peu plus rapprochée de moi. Quand j'avais vu la porte s'ouvrir en rentrant, j'avais foncé et elle avait à peine posé un pied dehors, aveuglée par ses larmes, que je l'avais retenue avec un bras. Elle s'était débattue mais n'avait pas résisté lorsque je l'avais ramenée à l'intérieur. Si fragile, comme disait Tanya. Si elle avait encore été là, je l'aurais frappée sans hésiter tant j'étais en colère contre elle. Comment peut-on faire du mal à un humain alors qu'ils sont incapables de se défendre face à nous ?

Mon téléphone sonna à ce moment. Encore Aro.

-Tout va bien ?

-Oui Aro. Les choses vont-elles mieux à Volterra ?

-Pas vraiment. Caius est parti mais je ne m'inquiète pas, il reviendra. Il a trop besoin de pouvoir exercer son autorité. Il me tarde de voir l'humaine.

Il raccrocha. Je retournai dans la chambre pour regarder Bella dormir. Pourquoi ne pouvais-je avoir accès à ses pensées ?

Alors, ça vous a plu ? Le secret est dévoilé, mais ce n'est pas Edward. Un pronostic sur la suite ?

Je ne posterai pas samedi, mais si j'ai plein de reviews, je poste dimanche.

Je vous souhaite un joyeux Noël, passez de bonnes fêtes !