Merci à Comtesse Lilith pour son commentaire! Et merci à mes chers lecteurs de m'avoir suivie jusqu'à la fin (cette fois, la vraie!) de l'histoire d'Evangeline! Vous êtes tous super! Désolée d'avoir mis tant de temps à écrire la suite, je n'ai presque pas d'excuse. (bah oui, les cours ont repris!)

Bonus: Un 14 février...

Evangeline se leva de bonne heure, ce jour-là. Elle passa rapidement à la douche, se maquilla, se coiffa correctement (pour une fois) et alla même jusqu'à s'appliquer une fine couche de fard à paupière foncé et un peu de rouge à lèvres. Elle enfila la jolie robe que Tom lui avait offerte pour l'occasion, un fourreau noir orné de minuscules étoiles argentées assorti à un châle pour se protéger du froid de février. La jeune femme subit la torture des bas collants et put mettre ses chaussures à talons plats par dessus. Ouf, c'était ça de fait! On frappa à la porte. Il s'agissait d'un elfe de maison qui lui apportait son petit déjeuner comme elle le lui avait demandé le jour précédent. Elle le remercia et mangea goulûment sa montagne de croissants et de toasts tout en s'étranglant avec sa tasse de thé matinale.

Puis elle se lava consciencieusement les dents et prit élégamment place sur le sofa pour attendre Tom qui devait arriver pour neuf heures trente.

Et elle patienta.

Patienta.

Patienta.

Dix heures et quart. Elle allait finir par s'énerver! Evangeline attrapa un livre et le feuilleta, trop nerveuse pour lire normalement. Un crac! sonore la fit sursauter et le bouquin faillit terminer dans la cheminée. Le Seigneur des Ténèbres venait d'apparaitre dans son salon, l'air penaud.

-Bonjour, Evangeline.

-Ah ben quand-même! s'emporta-t-elle. Hrm, ...bonjour...Tom.

-Excuse-moi pour mon retard, j'ai été retenu par l'incompétence de ceux qui se prétendent mes meilleurs serviteurs. Ne savent même pas régler leurs problèmes tous seuls, ceux-là! grommela-t-il entre ses dents.

-Oh, c'est bon, je te pardonne. Même si tu as (regard oblique vers l'horloge) une heure de retard et que c'est indigne d'un lord, fusse-t-il autoproclamé et un peu maléfique sur les bords...Ce n'est pas ta faute si tu m'as laissée en plan comme une godiche, tu sais. Après tout, ce n'est pas comme si j'avais mis une robe de cocktail à dix heures du matin pour te faire plaisir.

-Par le plus grand des hasards, essaierais-tu de me faire culpabiliser? sourit Tom en l'attrapant par les épaules dans une parodie d'interrogatoire.

-Moi? Nooooon! Je n'oserais pas!

Tom embrassa le bout de son nez et fit surgir une gerbe de fleurs du néant pour la lui offrir.

-Oh, merci, elles sont magnifiques! s'extasia la prof. Enfin, tu ne t'es pas vraiment foulé pour les acheter ou les cueillir, alors...

-Détrompe-toi, je les ai achetées ce matin, elles étaient juste miniaturisées dans ma poche pour les transporter plus facilement.

-Merci, Tom, ça me fait vraiment plaisir.

La jeune femme déposa le bouquet dans un vase que Tom remplit obligeamment d'eau et se retourna pour l'embrasser à son tour le long de sa mâchoire avant de s'en prendre à sa bouche. Ils restèrent comme ça, dans leur monde, à s'embrasser comme s'ils ne s'étaient pas vus le jour d'avant pendant quelques minutes.

-Joyeuse Saint-Valentin, ma chérie, souffla doucement le grand brun.

-Toi aussi, mon amour, répondit-elle sur le même mode.

-Tu es ravissante dans cette robe. J'ai bien fait de te l'offrir.

-C'est sûr, tu as sans doute permis à cinq familles moldues de vivre dans un logement convenable pendant dix ans, avec tout ce que tu as dû dépenser!

-Ce n'était rien, je t'assure. Tu es prête?

-Depuis une heure, trois minutes et dix-huit secondes, mon cher. Oh! Attends! J'ai un truc pour toi...

Evangeline courut ouvrir un placard et sombra sous la masse d'objets aussi zarbis les uns que les autres qui en sortirent et se jetèrent sur elle sans pitié. (vilain foutoir!)

-Heu, ça va? demanda Tom, les coins de sa bouche frémissant dangereusement.

-Oui, oui! Faudra juste que je range plus tard...un jour, peut-être...

Evy retourna ses affaires pendant plusieurs minutes sans parvenir à dénicher ce qu'elle cherchait. C'est alors que le regard de Tom tomba sur un paquet cadeau qui trainait sur une table basse. Il souleva ledit emballage du bout du doigt et le soupesa.

-Ma chère Evangeline, reine incontestée de l'ordre et de la discipline...

-Oui? On me parle? fit la jeune femme en émergeant de la vague destructrice qui ravageait son appartement.

-Ne serait-ce pas ceci que tu cherches avec tant de...d'énergie?

Evy tomba en arrêt sur image, un air complètement ahuri étalé sur le visage. Puis elle se reprit.

-Ah, si. Je l'avais posé sur le guéridon pour ne pas le perdre... Suis-je bête!

-Tu es juste incroyablement distraite, c'est tout.

-Pfeu! Bon, bah ouvre-le, puisque tu l'as en mains! Mais je te préviens que ce n'est pas aussi fastueux que cette robe.

-Je vais me gêner.

Le Seigneur des Ténèbres décolla avec délicatesse les bords du papier et se retrouva nez à nez avec une boite de chocolats.

-Heu...? fit-il, sûr qu'il s'agissait d'une blague.

-Oui, oui, c'est bien ton cadeau. Seulement, il y a une petite surprise dans chacune des pralines... Une potion avec un effet différent à chaque fois que tu en manges une. Je te déconseille de grignoter en face de tes fidèles, ou tu vas perdre toute ta crédibilité, expliqua Evy avec une pointe de sarcasme.

-C'est original, merci beaucoup ma chérie. Est-ce que par le plus grand des hasards il s'agirait d'un produit de Weasley & Weasley?

-Comment as-tu deviné? Ces garçons sont extraordinaires!

Tom soupira. Pour son propre bien, il ne disserterait pas sur les traitres à leur sang qu'étaient les Weasley. Evy était encore capable de le mettre dehors, s'il le faisait.

-Bon, si tu permets, je la laisse là et je la récupèrerai ce soir, d'accord?

-Ok, laissa tomber Evy en se recoiffant.

Galamment, il lui tendit son bras droit pour les faire transplaner. La jeune femme s'en empara avec un sourire et se sentit aussitôt comprimée dans cet affreux tuyau pourtant bien pratique.

Ils arrivèrent dans une rue commerçante ensoleillée et bordée de ...marchands de glaces? Les gens se promenaient en vêtements légers et en hauts talons, pas du tout en raccord avec le temps hivernal d'Ecosse.

-C'est ce...?! fit Evy.

-Nous ne sommes plus en Angleterre, expliqua Tom avec malice.

-Mais on est où?

-Devine.

Evangeline plissa les yeux, cherchant à entendre le dialecte du coin ou à apercevoir un monument quelconque, une architecture qui pourrait l'aider...Son regard tomba alors sur un genre d'énorme cylindre de pierre sortant du sol et un peu démoli sur le côté.

-C'est marrant, on dirait le Colisée...Ne me dis pas qu'on est à Rome?!

-Ben si, sourit Tom en la prenant par le bras pour visiter les environs et faire (un peu de) shopping.

C'était un des côtés négatifs de la relation hétéro. L'un des deux doit se dévouer pour accompagner l'autre pour faire du lèche-vitrine. Vie de m...! Le jeune homme retrouva vite le sourire en entendant le hurlement de joie de la prof et bénit Bella de lui avoir malencontreusement glissé l'idée en croyant qu'il allait l'inviter. Pauvre Bellatrix.

Tom, en bon "presque-prof-ancien-élève-surdoué", se fit un devoir de faire voir les plus belles choses de la ville à sa petite amie. Bon, d'accord, il savait très bien qu'ils n'auraient pas le temps de faire les magasins s'ils visitaient beaucoup de trucs à la suite. Très Serpentard de sa part...

Vers quatorze heures, il l'emmena dans un des plus prestigieux restaurants de Rome et commanda du champagne. Hé, c'était la saint-Valentin, tout de même! Même si un an auparavant, il aurait répondu "la Saint-quoi?" à toute personne qui lui en aurait parlé...

Après le dessert, il sortit une boite de sa poche et l'offrit à Evy. La jolie femme la saisit avec délicatesse et ouvrit de grands yeux.

-Oh, Tom, il ne fallait pas...!

-Ce n'est rien, tu sais...

-Tu m'as offert une boite! Elle est magnifique!

Heureusement que le Dark Lord avait l'habitude du drôle de comportement de sa copine, sinon il aurait éclaté de fureur au milieu du restau, devant tous les moldus présents.

-Non. Franchement. Ouvre-la, dit-il, mi figue mi raisin.

Evangeline eut un léger rire à sa blague pas drôle et s'exécuta avec joie.

-Oh! Tom, ce bracelet est vraiment magnifique! Il a dû te coûter les yeux de la tête!

Ledit bijou était en argent, représentait un serpent enroulé sur lui-même avec des yeux en émeraudes dont chaque écaille était finement ciselée et ne faisait pas plus de deux millimètres d'épaisseur. Du travail d'orfèvre.

-Tu devrais savoir, après ces deux mois, que je ne recule devant rien pour obtenir ce que je veux. L'argent n'est rien pour moi.

Même si elle n'avait pas apprécié les intonations possessives de son petit ami, Evangeline n'en montra rien. Enfin, très peu. Elle passa le bracelet à son poignet et l'admira à la lumière.

-C'est magnifique, merci.

-Je t'en prie. Je compte bien échanger ce présent contre ta présence toute cette journée.

Evy grimaça.

-Tu sais, Tommy, parler des femmes de cette façon n'aide pas vraiment à avoir une bonne réputation de séducteur.

Voldemort sourcilla au surnom, puis se pencha vers elle avec un micro sourire.

-Vois-tu, avant de te connaitre, je n'avais que faire de ma réputation de séducteur, comme tu dis. J'étais célibataire et fier de l'être.

La prof sentit l'atmosphère s'alourdir et changea rapidement de sujet, histoire d'éviter une dispute. Après le repas, ils ressortirent du restaurant et flânèrent dans la rue jusqu'à ce que Tom les entraine dans un coin sombre pour transplaner vers une destination pour l'instant inconnue. Lorsque la jeune femme put distinguer le monde extérieur, elle écarquilla les yeux en voyant une ville dont les rues étaient remplies d'eau.

-Venise?! Non mais tu te fiches de moi ou quoi? Comment je vais faire pour te rendre la pareille, maintenant? glapit Evy, catastrophée et ravie à la fois.

-Je te l'ai dit, réserve-moi ta journée et je serai le plus heureux des hommes.

Le mage noir emmena sa conquête sur une gondole pour une mini croisière dans les canaux. Evy, blottie dans les bras de son amant, profita à fond de la chaleur et du parfum qu'il dégageait tout autant que des curiosités de la ville. A la fin du périple, le gondolier lui offrit une rose rouge pour la Saint-Valentin (hé! c'est la ville des amoureux!)tout en ignorant le regard noir de Tom. Elle la piqua dans son chignon négligé et s'enquit de l'heure qu'il était. Bizarre.

-Il est seize heures trente, indiqua calmement le Dark Lord en essayant de ne pas se sentir vexé.

-Oh, zut!

-Que se passe-t-il? demanda Tom, un peu inquiet.

Un peu gênée, Evangeline le regarda par en dessous, l'air très mal à l'aise.

-Heu...Tom?

-Oui?

-En fait...promets-moi de ne pas t'énerver.

S'attendant au pire, Voldemort jura.

-Il se trouve que...qu'aujourd'hui n'est pas un jour de congé pour les élèves de Poudlard, malgré le bal de ce soir.

-Et...?

-Et, vois-tu, aujourd'hui, j'ai...cours avec les troisième.

-Et?

-Ben, je dois y aller.

Tom l'attira à lui et tenta d'ignorer la colère qui naissait dans son ventre et lui montait au nez.

-Prends congé, gronda-t-il dans les cheveux de la jeune femme morte de peur.

-Je ne peux pas, j'ai déjà trop séché, et je ne veux pas que mes élèves ratent leur année à cause de moi. Tu voulais être prof, non? Tu dois comprendre ce que je dis, dans ce cas.

Pris au dépourvu, Tom releva la tête.

-Et moi, je fais quoi pendant ce temps?

Evangeline réfléchit, puis eut un sourire qui ne présageait rien de bon.

ECLVECLVECLV

-..., Donc Mr Jedusor va assister au cours d'aujourd'hui pour le compte du Ministère, racontait Evy aux étudiants de troisième année de façon assez convaincante. Soyez gentils avec lui ou vous mourrez dans d'atroces souffrances.

Les élèves ne surent que penser de cette dernière déclaration mais décidèrent de le prendre comme de l'ironie. Grand bien leur fasse.

Tom, pour la première fois de sa vie, aurait voulu être avalé par la terre. Il alla s'asseoir derrière tout le monde sur un pupitre, à côté d'une fillette de treize ans qui le matait sans retenue. Il entendit des chuchotements l'informant que d'après les standards du moment, il était "torride" et "horriblement canon" et soupira. Une heure. Il pouvait bien tenir une heure, pour Evy. Juste pour elle. Tant que Rogue ne passait pas par-là, tout irait bien.

Il s'accouda donc sur sa table et écouta avec passion la femme qu'il aimait parler des Sombrals avec une ferveur qu'il ne lui connaissait pas. Il se surprit à demander un rouleau de parchemin à sa voisine pour prendre des notes, ce que la gamine se hâta de lui fournir. Il ignora ses œillades et se concentra sur le cours. Ce que ça faisait du bien de revenir derrière les bancs après toutes ces années! Ca lui avait manqué plus qu'il ne l'imaginait.

-Bien, qui peut me dire pourquoi on considère -à tort-les Sombrals comme des créatures malfaisantes? demanda la prof de DCFM.

Personne ne leva la main. Après tout, ces bestioles étaient assez méconnues et il n'y avait pas d'Hermione Granger bis dans les environs. Tom soupira et se dévoua à la plus grande surprise de tous.

-Heu, oui Mr Jedusor?

-Les Sombrals ne sont visibles que par ceux qui ont déjà vu la Mort en face, c'est pourquoi ils ont mauvaise réputation malgré leur comportement pacifique et leur indéniable utilité.

-Merci pour cette réponse claire, nette et précise, sourit Evangeline. Et pouvez-vous nous dire en quoi les Sombrals sont utiles?

-Ils peuvent tirer de lourdes charges et voler très longtemps avec un ou plusieurs passagers. Il suffit de leur dire où vous voulez vous rendre. Les Sombrals sont des animaux très intelligents, quoi qu'on en dise.

Tom eut un rictus sadique et continua.

-Ce sont eux qui tirent les calèches le jour de la rentrée scolaire.

Aussitôt, un frisson secoua la classe.

-Quoi? Ce sont ces horreurs qui tirent les fiacres? fit une fille du troisième rang.

-Même s'ils ne ressemblent pas à de gentils poneys pour gamines de cinq ans, ça n'en fait pas des horreurs, répliqua Tom d'une voix cinglante. Après tout, vous êtes bien contents quand vos elfes de maison vous apportent votre thé, ou quand les gobelins mettent votre or en sécurité. Pensez-vous qu'ils sont horribles ou repoussants? Vous devriez savoir, même à votre âge, que la beauté est la moindre des qualités.

Evy avait les yeux comme des soucoupes. Son petit ami venait de rabattre le caquet de ses élèves tout en insinuant qu'il doutait de leurs capacités intellectuelles et critiques.

-Merci Mr Jedusor pour ce brillant exposé. Parlons maintenant de... reprit-elle pour ne pas provoquer de débat ouvert entre le Seigneur des Ténèbres et des enfants de treize ans.

Tom lui sourit narquoisement et se remit à noter tout ce qu'elle racontait.

Trente minutes plus tard, ils se retrouvèrent seuls dans la classe.

-Tu ne pouvais pas t'en empêcher, hein? rigola Evy.

-Désolé, ça me tentait trop. Dorénavant ils réfléchiront deux fois avant de parler.

-Tu es encore plus puéril qu'eux.

Tom l'enlaça et huma le haut de son crâne.

-J'aime bien comment tu donnes cours. Quelle nostalgie...

-Contente que ça te plaise. Considère ça comme un cadeau de Saint-Valentin.

-Ok, merci.

-Bon ben, tu vas pouvoir rentrer au manoir pour te préparer pour le bal de ce soir!

-Mais c'est dans deux heures! Je n'ai pas besoin d'autant de temps!

-Moi si. On se retrouve dans la Grande Salle à vingt heures pour l'ouverture.

-Mais...tu me vires?!

-Tout à fait.

Tom prit un air faussement attristé. Puis il tira un énième paquet cadeau de sa poche et l'offrit à sa bien-aimée, qui l'ouvrit et y découvrit un flacon de parfum qui devait sans doute valoir le PIB annuel d'un petit pays.

-Je te remercie, mais vraiment arrête les frais, fit Evangeline, sarcastique. Je ne vaux pas tout ça. Si tu as trop d'argent, donne-le à une œuvre caritative au lieu de le gaspiller pour moi.

-Tu sais très bien ce que je vais te répondre, grogna Voldemort en lui volant un baiser.

La jeune femme profita à fond de l'échange, puis se détacha à regret du grand brun.

-Hmmm, tu embrasses comme un dieu, mais là il faut que tu partes. Va faire un tour à Pré-Au-Lard, va torturer quelques mangemorts (les Carrow par exemple), occupe-toi et sois là ce soir.

-Pfff...

ECLVECLVECLV

Deux heures plus tard, Evangeline attendait son amoureux près du buffet, au beau milieu de la Grande Salle. Elle avait revêtu une robe rouge en soie et tripotait nerveusement le corset en forme de pétales de fleurs s'évasant vers la jupe, une magnifique traîne en plumes formant un dégradé du rouge vers le blanc. Ses lourds cheveux bruns reposaient sur son épaule droite et bouclaient à qui mieux-mieux, ornés de la rose rouge de Venise. Elle avait enfilé des bracelets en dentelle noire et avait verni ses ongles dans la même couleur. Une fois n'étant pas coutume, elle portait des hauts talons (beaucoup trop hauts) blancs avec des lacets qui s'entortillaient comme des serpents autour de ses mollets. Un loup en dentelle noire dissimulait ses yeux soulignés d'un trait d'eye-liner. Enfin, elle avait vaporisé une fine poussière dorée sur sa coiffure, au risque d'étinceler à la lumière comme un vampire de roman à l'eau de rose. Le parfum que lui avait offert son amant, léger mais suave, restait très discret, ce qui lui convenait très bien.

Elle scrutait la foule à la recherche de son cavalier, mais comme tout le monde était masqué, la chose n'était pas simple. Elle dut décliner plusieurs invitations et attrapa une flûte de champagne pour se donner une contenance. Le problème, c'était qu'habillée et coiffée ainsi, elle était méconnaissable. D'ailleurs, en se regardant dans le miroir tout à l'heure, elle avait cru avoir affaire à une étrangère.

La jeune femme poussa un glapissement alors qu'un homme imposant la saisit par la taille, une odeur de vin flottant autour de lui comme un essaim d'abeilles en colère.

-Heu, vous pouvez me lâcher? S'il vous plait?

-Pas avant que vous n'ayez dansé avec moi, fit le mâle avec assurance.

-Heu, c'est-à-dire que là, j'attends quelqu'un. Mon copain, pour être exacte.

-Tu l'oublieras bien vite.

Evy nota le tutoiement et se sentit prête à gifler l'importun, même au milieu de cette foule.

-Je ne crois pas, non. Je vous conseille fortement de me lâcher tout de suite.

L'homme resserra au contraire sa prise sur sa hanche, la faisant grimacer de douleur. C'est alors qu'une main se posa avec légèreté sur l'épaule du malotru avant de la broyer.

-La demoiselle vous a dit de la lâcher, vous n'avez pas entendu? gronda une voix coléreuse et familière.

-Tom!

-Hé, petit, laisse les grands parler entre eux, d'accord?! s'énerva le crétin.

Il se tourna alors complètement vers le Seigneur des Ténèbres qui le foudroya du regard.

Evangeline ne voyait rien, mais vu la vitesse avec laquelle l'abruti la largua pour s'éloigner en vitesse, Tom avait dû laisser transparaitre ses envies de meurtre dans son regard rouge comme le sang.

-Merci, Tom. Ce gars était atroce et il puait la mort.

-Evangeline?

-Ben, oui...C'est bien moi.

-Bon sang, je ne t'avais pas reconnue! A cause du masque. Tu es...resplendissante!

-Merci du compliment. Tu n'es pas mal non plus.

En plus du masque obligatoire, Tom avait enfilé un superbe costard moldu noir avec une chemise blanche sous une cape de sorcier qui lui donnait un petit air mystérieux. Ses iris gris brillaient comme jamais sous la lumière des torches et ses cheveux étaient...bah, aussi bien coiffés que d'habitude. Une pochette en soie bordeaux dépassait de sa poche de veston, car pour la Saint-Valentin, les danseurs se devaient de porter la couleur de l'Amour.

Le Dark Lord l'invita immédiatement à danser, ce qu'elle accepta avec joie, même si elle était tellement nulle que les orteils du pauvre garçon devaient virer au violet à chaque pas qu'elle faisait.

Ils se gavèrent de petits fours et ôtèrent leur masque à minuit, comme les autres couples pour échanger un long et langoureux baiser. Des fées s'envolèrent en carillonnant en même temps que le plafond magique prenait la teinte de l'aurore sous les applaudissements des invités. La salle commença doucement à se vider et Evangeline convia son amant à se rendre dans ses appartements.

Là, ils prirent place dans le canapé au coin du feu et se racontèrent des histoires en alternant câlins baveux et dégustation de chocolats surprises des frères Weasley, ce qui déclencha des changements de couleur de cheveux, des apparitions d'attributs tels que des queues ou des oreilles d'animaux et des éternuements dégoutants et impromptus. La soirée se termina dans de grands éclats de rire et ils finirent par s'endormir sur le divan, complètement fourbus, l'une blottie contre l'autre.

-Tu sais quoi? fit Evy, somnolente.

-Oui?

-Demain c'est samedi, et j'aurai besoin d'un homme fort et responsable pour m'accompagner quelque part.

-Hm? Et où ça ma chérie?

-Au supermarché moldu, pour acheter des cookies. Les sorciers ignorent tout de l'art des biscuits au chocolat.

-Glups.

Voilà, je peux enfin l'écrire:

FIN

Oui, c'était con (et assez long quand j'y pense)et ça m'a pris deux bonnes semaines pour tout écrire, d'une part parce que la plupart du temps, je revenais assez tard de l'école et d'autre part par manque de courage. mais bon, tout est bien qui finit bien, maintenant j'ai fini. Je vous invite et vous encourage à commenter, n'hésitez pas à donner votre avis, positif ou négatif tout en restant correct je vous prie.

Et oui, c'était guimauve, mais un peu de douceur ne fait pas de mal dans ce monde de brutes.

Et bon sang, j'ai pas de fu***n connexion!

A la prochaine!