Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre qui je crois devrais plaire à certain/certaine d'entre vous.
Merci beaucoup Lola pour tes commentaires, ils m'ont fait très plaisir et j'espère que ce chapitre te plaira tout autant.
kiwi, je suis heureuse que le début t'es plus et j'espère qu'il en sera de même pour la suite. Rassure toi j'ai bien l'intention de continuer l'écriture, cette dernière est déjà bien avancé.
Et encore merci à Rose-Eliade pour ces fidèles commentaires.
Ce chapitre est un peu plus long que d'habitude il me semble donc je vous souhaite une bonne lecture !
Mais malgré ma discrétion il me semble apercevoir quelqu'un m'observer et cela n'augure rien de bon….
- J'ai besoin de parler à quelqu'un Lady Levanah.
- Je vous écoute.
- L'attaque d'hier n'était pas un accident. Elle a été organisée par Walder.
- Vous êtes sûr ?
Je ne voulais pas y croire alors j'ai fais des recherches. Walder a consulté le dossier des travaux il y a quelque jour, il s'est alors rendu-compte que ceux du mur Sud n'avait pas commencé. Mestre Brenett affirme que deux corbeaux ont disparu et nous avons reçu un apport d'or. De l'or dont la source est inconnu. De plus Walder et tous ses enfants chéris étaient en sécurité dans le fort au moment de l'attaque. Peu de mes frères se sont battus ce jour là. Je ne sais pas pourquoi il aurait fait ça, et je sais que ces preuves sont mince mais je suis presque certaine que c'est lui.
- Et je vous crois. Qu'allez-vous faire ?
- Que voulez-vous que je fasse ? Il s'agit de mon père, je ne peux le trahir.
- Même malgré tout ce qu'il vous a fait ?
- Je connais mes devoirs envers ma famille et je veille à les remplir.
- Moi je n'ai aucun devoir envers votre famille.
- Et je n'ai aucun contrôle sur vos actions.
- Vous comptez sur moi pour trahir votre confiance ?
- Je compte sur vous pour faire ce qui est juste. Ce que je suis incapable de faire.
J'en demande beaucoup à Lady Levanah je le sais mais je sais également que si on ne fait rien Walder pourrait recommencer. Je pensais tout savoir sur les horreurs dont il était capable, je le pensais mais je me suis trompé.
- Tu as toujours été beaucoup trop intelligente pour ton propre bien.
Je sursaute vivement pour me retrouver face à Walder et dans son ombre Benfrey. Les battements de mon cœur s'accélèrent et la panique s'insinue dans toutes les fibres de mon corps.
- Père ?
- Pourquoi a-t-il fallu que tu ailles parler de ce que tu avais découvert ? Je pensais pourtant que tu voulais protéger ta famille.
- Je protège ma famille.
- Garder le silence, rester invisible ça c'est ce que tu devais faire pour protéger ta famille mais il a fallu que tu aille trouver le roi. Que tu face tout pour ruiner mes plans, comme tu l'as toujours fait. Pourquoi ne peux-tu pas être comme tes sœurs ?
- Soumise et obéissante ? Vous savez bien que ce n'est pas dans ma nature.
- Et je savais que cela allait nous attirer des ennuis. Que le roi ne serait pas insensible à ton charme après tout comment pourrait-il ne pas craquer pour ce visage d'ange et ce caractère de feu. Je connais les Nordiens et je connais les Stark, ils aiment ce genre de personnalité.
- Ils vous étaient donc nécessaire de me tenir éloigner du roi. C'est pour ça que vous avez tout fait pour retarder les travaux, c'était pour me tenir occupé. Pour que je passe mes journées avec le mestre Brenett.
- Mais je ne sais comment tu as réussi à te mettre sur sa route.
- Je n'ai rien fais. J'ai tout fais pour vous obéir, pour me tenir loin de lui mais…
- Tu as échoué ! Je t'avais demandé une seule chose et tu ne l'as pas fait !
- Vous avez donc pris des résolutions.
- Les Fer-nées ont été trop impatient. Ils devaient attendre votre mariage pour agir, ils auraient tué le roi et ses bannerets ainsi que toi. Toi mon plus grand échec, ma plus grande erreur.
- Le Nord ne vous l'aurez pas pardonné !
- Le Nord aurait été pris par les Fer-née, Winterfeld serait revenu au Fer-née et Roslin aurait épousé Balon Greyjoy. Elle serait devenue reine du Nord et des îles des Fer-nées.
- Vous aviez tout prévu….
- Oui mais il a fallu que tu ouvre ta jolie petite bouche et que tu fasses tout loupé.
- Vous allez recommencer n'est-ce pas ?
- Et cette fois tu ne te dresseras pas sur mon chemin.
Avant que je ne puisse réagir Benfrey était sur moi et rapidement après je sens un vertige me prendre. Tout autour de moi devient noir, mon corps devient lourd et je me laisse sombrer. Le froid, l'humidité, l'obscurité et le sol dur voilà la charmante formule vacance que vous offres les cachots des Jumeaux. Ce n'est pas la première fois que j'y fais un séjour mais c'est la première fois que je me retrouve menotté et les yeux bandés. Je ne sais pas ce que Walder a prévu exactement mais je devine qu'il veut me voir disparaître. Il ne me tuera pas, il a trop peur de la vengeance des Dieux mais il connait d'autre moyen pour me rendre inoffensif. Il va s'en doute me faire quitter les Jumeaux, peut être m'a-t-il vendu. Cela expliquerait le bandeau, il veut s'assurer que si jamais cela ne fonctionne pas je ne vois pas qui dans Westeros s'adonne au commerce d'esclave. Commerce proscrit et punis selon nos lois. Dans tout les cas je resterais ici jusqu'au départ des Nordiens, il ne prendra pas de risque inutile. Il a déjà s'en nul doute dû organisé mon soin disant départ précipité dans la nuit. Peut être m'aura-t-il inventé une histoire d'amour avec un commerçant de Valantis ou alors une romance avec un pirate. J'espère qu'il aura fait original… C'est étrange de se sentir si sereine dans cette situation mais je suppose que le fait de m'y préparer depuis des années aide. En effet j'aurais cru que Walder ce serait débarrassé de moi il y a des années maintenant. Le temps me semble incroyablement long et je n'ai d'autre compagnie que mes pensées, des pensées qui se tourne toujours vers un jeune roi. Le manque d'eau et de nourriture me pousse même à m'imaginer ce qu'aurait pus être notre vie à deux. Dans cette vie j'aurais été heureuse, Robb semble partager les principes d'honneur et de justice de son père. Ned Stark étaient un homme beau, je l'ai rencontré durant son séjour dans les Jumeaux lorsque sa fille Arya nous avait surpris Olyvar et moi au cours d'un entrainement. L'un de nos fils auraient pus porter son nom…. J'aurais donné le nom de ma mère à l'une de nos filles. Moi qui jamais n'ai rêvé d'enfant je me surprends à m'imaginer heureuse entouré d'une ribambelle d'enfant ayant les yeux de Robb. Ses yeux pas les miens. Pas ceux de Walder. J'aurais pus être heureuse, vraiment heureuse pour une fois mais je me suis montré trop fière pour le laisser gagner. J'ai toujours cru que les sentiments étaient une faiblesse et ils le sont dans les Jumeaux mais pour une fois je me dis que j'aurais dû être faible. Pour une fois ça n'aurait pas été si mal…. J'ai dû m'endormir car je suis surprise par le grincement caractéristique d'une porte qui s'ouvre. Est-ce le moment ? Vais-je enfin savoir quel est mon futur ? Cela signifie sans doute qu'un mariage a été célébré il y a peu…. Cela me fait encore plus mal que la faim qui tiraille mon ventre, la sécheresse de ma gorge et la douleur de mes poignets. J'entends des pas s'approcher de moi ainsi que des murmures mais je suis incapable de comprendre ce qu'ils disent et pourtant j'ai l'impression d'entendre mon prénom. Je sursaute lorsqu'une main gelé se pose sur mon épaule et par réflexe envoi ma jambe dans son estomac puis un coup de tête dans son visage. Au travers du brouillage de mon esprit j'entends un cri de douleur et me recroqueville un peu plus contre le mur. Derrière la barrière de tissu cachant mes yeux je discerne la lumière des flammes. Les voix discutent vivement mais plus personne ne s'approche de moi. Ma tête oscille doucement et je lutte pour rester consciente, je ne me rendrais pas sans me battre.
- V…. Vent…. Vent-Gris ?
Ma voix est rauque, faible et il m'est difficile de parler tellement ma gorge est sèche. La truffe humide de Vent-Gris sur ma joue et sa langue râpeuse font naître un sentiment de soulagement dans ma poitrine. Je ne tressaille pas lorsque je sens les crocs de Vent-Gris griffer ma peau au niveau de ma tempe. J'ai confiance en lui et je sais qu'il ne me fera pas de mal. Je cligne plusieurs fois des yeux lorsque je me retrouve débarrassé du bandeau. Mon regard me semble comme embué mais dans ce brouillard j'arrive à discerner le visage des hommes face à moi. Des hommes du Nord. Je sens la pression sur moi et sur mon cœur disparaître. Mon regard se pose sur l'homme qui s'était approché de moi précédemment. Je crois que je lui ai cassé le nez.
- Je suis désolé….
Je murmure doucement et me laisse sombrer dans le sommeil. Tout ce cauchemar est enfin terminé et en cet instant la raison qui a poussé les hommes du Nord à descendre ne compte pas pour moi. La seule chose qui compte c'est que je ne suis plus dans ces cachots froids et humides. Je ne suis plus entre les mains de Walder Frey.
- Olyvar ?
C'est étrange de se réveiller sur autre chose qu'un sol dur. Je crois que je n'ai jamais autant apprécié le moelleux d'un matelas de plume. Mais ce qui me fait le plus de bien c'est la présence d'Olyvar. Il doit me veillé depuis qu'on m'a trouvé et est finalement tombé de fatigue. Il dort assis sur une chaise le visage posé sur nos mains liées. Je passe tendrement ma seconde main dans ses beaux cheveux blonds. Je laisse un petit rire passer la barrière de mes lèvres lorsqu'il se met à remuer en réclamant quelque minute de plus. Le son de mon rire semble le réveiller d'un coup vu qu'il se redresse vivement.
- Que les anciens et les nouveaux dieux soient loués tu es réveillé.
Comme toujours l'étreinte d'Olyvar me fait me sentir en sécurité. Nous restons ainsi un moment avant qu'Olyvar se redresse en se mettant à me poser tout un tas de question qui me donne mal à la tête.
- Olyvar je t'en pris calme toi….
- Désolé. Tu vas bien ?
- Je me sens fatigué et un peu engourdit aussi mais je vais bien.
- J'ai eu tellement peur petite sœur.
- Qu'est-ce qui c'est passé Olyvar ? Comment est-ce que vous m'avez retrouvé ?
- Il nous a fait croire que tu étais parti, que tu avais pris la route pour Braavos mais je savais que tu ne serais pas partie sans me dire au revoir. Père avait rédigé une lettre, toutes tes affaires avaient été emballées dans une impression de hâte et ton cheval a disparu. Il avait touts préparé Cornelia.
- C'était lui l'attaque Olyvar. Il me l'a dit et il a dit qu'il recommencerait. Olyvar il faut…
- Calme-toi Cornelia. Calme toi tout va bien, nous sommes au courant. Respire calmement s'il te plait.
Olyvar me force à boire quelque chose tout en faisant des cercles rassurant dans mon dos pour m'aider à retrouver mon calme. Je me laisse aller contre lui alors qu'il referme ses bras autour de moi.
- Et après ?
- Le roi était en colère. Il a cru que tu étais parti à cause de lui et il s'en est voulu. Je lui ai dit que jamais tu ne fuirais comme ça, que jamais tu n'abandonnerais les tiens. C'est alors que Lady Levanah est venu, elle nous a tout raconté, tout ce que tu lui avais dit. Le roi a ordonné l'arrestation de Walder. Il y a eu un combat, les Fer-née sont venus les aidés. Il nous a fallu deux semaines pour arrêté tout les conspirateurs, faire fuir les Fer-nées et enfin faire parler Walder. Enfin c'est plutôt Roslin qui l'a fait parler. Elle a été incroyable tu sais ? Elle m'a impressionné. Au début il a voulu nous faire croire que tu étais déjà loin, il a même dit que tu étais morte et ça a mis le roi dans une colère noir. Lord Omble a demandé son exécution pour venger la mort de la reine.
- La reine ?
- C'est ce que tu es aux yeux des Nordiens. Tu sais que depuis que l'on t'a retrouvé au début du mois il n'arrête pas de parler de ta combativité. Lord Cerwyn porte fièrement l'énorme coup que tu lui as porté.
- Presque deux mois ce sont écoulé depuis la dernière fois que j'ai été libre alors….
- C'est terminé Cornelia, plus personne ne te feras de mal je te le promets.
- Il ne m'a pas fait de mal tu sais. Il a juste oublié que j'avais besoin de manger et boire.
- Oublié ?! Il n'a rien oublié du tout.
- Qu'est-ce qui va se passer pour Walder et les Jumeaux ?
- Cela vous n'avez pas à vous en occupez Ma Dame.
Je ne l'avais pas entendu entrer et Olyvar non plus apparemment. Olyvar dépose un baiser sur mon front et défais son étreinte me donnant instantanément la sensation d'être seule.
- Olyvar ?
- Je vais te chercher quelque chose à manger, je reviens vite je te le promets. Votre majesté.
- A peine est-il parti que le roi vient prendre sa place. Je lève le visage vers lui rencontrant ses yeux bleus fatigués. Tout son visage semble fatigué et soucieux.
- Vous allez bien ?
- Ce serait plutôt à moi de vous poser la question Ma Dame.
- Je vais bien, ça aurait pu être pire.
- Oui ça aurait pu…
Je ferme les yeux laissant mon visage reposer contre sa main appréciant la douceur de sa caresse. Je n'ouvre les yeux que lorsque je sens un mouvement sur ma gauche signe qu'il s'est assis à mes côtés. Je lui souris doucement et frôle de mes doigts les plis soucieux qui sont apparu au coin de ses yeux.
- Vous avez besoin de repos Robb.
- Robb ?
- Vous ne voulez plus que je vous appel comme ça ?
- J'ai cru vous avoir perdu.
- Vous ne me perdrez pas. Jamais. Je suis tenace, il est difficile de se débarrasser de moi.
- J'en remercie les nouveaux et les anciens Dieux. Qui sait ce que Walder aurait pus vous faire….
Oui qui sait. Je baisse le regard et ferme les yeux ne voulant pas imaginer ce qui aurait pus se passé si Olyvar n'avait pas été là. S'il ne me connaissait pas aussi bien.
- Qu'est-ce qui va-lui arrivé ?
- Il va être jugé pour trahison.
- Vous allez le condamné à mort.
- Les Lords le demande et c'est la sentence qu'il mérite pour tout ce qu'il a fait. Pour ce qu'il vous a fait.
- Il ne m'a rien fait.
- Il vous a enfermé dans les cachots.
- Walder est friand de cette punition.
- Vous voulez dire que….
- Oui ce n'était pas la première fois. Mais habituellement on m'apporte à boire et à mangé, bien que cela fasse un long moment que je n'y avais eu droit. Walder n'aime pas que ses enfants lui désobéissent et je suis loin d'être une enfant obéissante. Cette fois au moins il ne m'a pas frappé, je me considère chanceuse.
- Ce ne devrait pas être le cas. Il n'avait aucun droit de faire cela.
- Il a tout les droits. Il est mon père et je ne suis qu'une fille. Je lui dois obéissance, tout comme je devrais obéissance à mon mari. Et après on se demande pourquoi je ne veux pas me marier….
Je soupire et me laisse tomber contre mes oreillers massant mes tempes avec mes doigts. Le concept comme quoi une femme doit dépendre d'un homme je le déteste. C'est comme des chaines invisibles dont l'on ne peut jamais se défaire. Je déteste ça et après avoir connu l'influence de Walder je ne veux pas changer pour quelqu'un qui pourrait être pire.
- Touts les hommes ne sont pas comme votre père.
- Il semblerait en effet.
- J'ai discuté avec votre père, il ne voit dans les femmes que des objets de plaisir et des donneuses d'enfants mais je ne suis pas d'accord avec lui.
- Vraiment ? Donc vous n'êtes pas partisans du « une femme doit garder la bouche close mais les cuisses ouverte » ?
- C'est ce qu'il vous dit ?
- Une grande partie de son éducation. Walder se soucie très peu de ses enfants, encore moins de ses filles mais il veille à ce que l'on est compris cette partie de notre éducation.
- Je ne pense pas de cette manière. Mon père m'a appris à respecter les femmes, à écouter leur avis et à les traiter de la meilleure manière qui soit. Au cours de la guerre j'ai appris que les femmes pouvaient être de redoutable adversaire ainsi que des alliés précieux. Je respecte les femmes comme je respecte les hommes, je ne fais pas de différence. Oh je sais que les devoirs et rôle des hommes et des femmes sont différents mais j'estime qu'il est juste de traiter les femmes comme nos égaux tout en leur accordant le respect qu'elle mérite. Je n'attends pas obéissance de la part de ma femme, j'attends son soutient et sa loyauté.
- Ce sont là de bien bel parole.
- Je le pense vraiment.
- Et étrangement je vous crois.
- Vraiment ?
- N'ayez pas l'air aussi surpris.
- C'est que vous m'avez habitué à devoir lutter beaucoup plus pour vous convaincre.
- N'est-ce pas vous qui m'avez dit ne plus vouloir lutter ?
- Vous allez me rendre fou Ma Dame.
- Ce n'est pas ce que je veux.
- Et que voulez-vous ?
Je me retrouve incapable de formuler une réponse à cette question. Je détourne le regard en rougissant légèrement mais il glisse sa main sous mon menton pour que mon regard rencontre le sien.
- Que voulez-vous Cornelia ? Dites moi ce que vous voulez et je ferais tous pour vous le donner.
- Je….
Je repousse mes cheveux de mon visage gêné. Je ne ressens pas souvent ce sentiment mais je doute, puis-je réellement lui dire ce que je veux ? En ai-je le droit après tout ce qui c'est passé ? Après ce que les Frey lui ont fait ?
- Je ne sais pas si…. Enfin je… Je suis une Frey et….
- Et ça n'a aucune importance. Vous n'êtes pas responsable des erreurs commises par votre famille.
- Par sa trahison Walder vous libère de votre parole. Vous n'êtes plus tenu d'épouser une Frey.
- Vous ne répondez pas à la question Ma Dame. Que voulez-vous ?
- Vous.
La réponse m'a échappé sans que je ne puisse la retenir mais je suis maintenant terrifié de sa réponse. Il a dit qu'il m'aimait mais peut être a-t-il changé d'avis maintenant. Mon père a tout de même tenté de le tuer et….. Et ses lèvres sur les miennes me font perdre le fil de mes pensés. Je n'ai jamais rien ressentit de tel, j'ai l'impression de m'enflammé de l'intérieur. A peine se sépare-t-elle que nos lèvres se retrouve. L'une de ses main s'emmêle dans mes cheveux alors que l'autre laisse une traîner brulante au travers de ma robe alors que les miennes voyagent sur son torse allant parfois se perdre dans ses cheveux. J'avais presque oublié quelle sensation cela faisait d'embrasser Robb Stark, à quel point cela été agréable et à quel point j'aime ça.
- Olyvar !
- Il y a des choses à propos de ma sœur que j'aurais aimé de jamais savoir.
- Tu ne pouvais pas frapper ?
- J'ai frappé ! Quand à vous votre majesté malgré tout le respect que je vous porte je vous demande de bien vouloir ôter vos mains de ma sœur. Vous la toucherez lorsque vous l'aurez épousé.
Je dévisage Olyvar alors qu'il vient déposer un plateau repas face à moi jetant un regard noir au roi qui s'installe alors sur la chaise à côté du lit.
- Mange au lieu de me regarder comme ça.
- C'est fou comme tu ressemble à Ryger quand tu fais ça.
- Mange.
- Très bien je mange.
Je lui jette un regard moqueur et commence mon repas alors que les deux hommes restent silencieux. Je dois dire que la réaction d'Olyvar est amusante.
- Vous avez l'intention de rester comme ça encore longtemps ? Non pas que les silences pesant me dérange.
- J'ai prévenu Mestre Brenett que tu étais réveillé il passera bientôt pour examiner les blessures à tes poignets et voir si ta fièvre à disparu.
- Ma fièvre ? Ca explique la sensation d'être prise dans la brume….
- Ca ne t'a pas empêché de casser le nez de Lord Cerwyn.
- Je me suis excusé…. Il va bien n'est-ce pas ?
- Oui il va bien et je ne pense pas qu'il t'en veuille.
Les deux hommes me tiennent compagnie jusqu'à l'arrivé du mestre qui déclare que j'ai besoin de calme et de repos. Les blessures à mes poignets ne sont pas belles mais elles guérissent bien. Je garderais de fine cicatrice mais je ne m'en soucie pas vraiment. Je vais devoir suivre un régime spécial pour me remettre de mon séjour dans les cachots.
- Vous avez eu beaucoup de chance qu'ils vous trouvent Ma Dame. Un peu plus est la fièvre vous aurez tué.
- Vous avez tu ce détail à mon frère ?
- Ainsi qu'au roi Ma Dame.
- Merci Mestre Brenett.
- Faites moi plaisir Ma Dame remettez-vous vite. Les Jumeaux ne sont pas les mêmes sans vous.
Je passe les jours suivant à osciller entre éveille et sommeil mais je me remets.
Merci à tous de m'avoir lu, j'espère que ce chapitre vous a plu et n'hésité pas à laisser un petit commentaire !
