Bonjour, bonjour
Ouais un chapitre posté à une heure "normale" ça se fête non ?
Je vous remercie, comme toujours, pour vos reviews, les favoris, les alertes, les lectures anonymes : j'espère que Wibbly Wobbly continue à vous plaire ! Vraiment !
N'hésitez surtout pas à me faire des remarques, à me dire s'il y a des fautes, des incohérences, des paragraphes répétés (car mine de rien ça m'arrive souvent vu que je reformule tout quinze fois) etc.
J'ai également posté le début de l'OS dont je parlais la dernière fois (ouais le début seulement... je l'ai transformé en TS vu qu'il était vraiment trop long sinon)
Bonne lecture !
Teen Wolf ne m'appartient pas... malheureusement (même si ça dépend, toujours, pour qui)
Wibbly Wobbly Timey Wimey - Chapitre 9 : Program compatibility assistant
Aïe. Aïe. Aïe.
L'interjection résonnait encore et encore aux oreilles de Stiles... comme pour toutes les autres malheureux actuellement présents et ayant eu la chance, toute relative, d'assister à la scène entre Peter et Derek. L'unique être humain actuellement présent dans la pièce savait que pour réussir à arracher un aïe à Peter (même si le dit aïe devait plus être de l'ordre du symbolique que du douloureux) alors le mini-Derek avait réellement dû le blesser.
Tout le monde savait ce qui se passait lorsqu'un loup-garou se trouvait être blessé ! Enfin... non. Tout le monde ne le savait pas. Peu nombreux étaient ceux à le savoir d'ailleurs. Compte-tenu que les lycanthropes n'étaient même pas censés exister : il paraissait plutôt difficile de savoir ce qui leur arrivait dans la vie réelle quand ils étaient charcutés par leur très cher et adorable neveu. C'était bien là que se trouvait tout le problème, d'ailleurs. Une partie de tout le problème mais... passons.
Les loup-garou n'existaient pas. Un peu comme la magie dans Harry Potter. Talia, Derek, Peter (et tout le reste de leur famille) étaient, aux yeux du reste du monde, de simples humains. Stiles n'était pas supposé voir ce qu'il allait voir car normalement ce n'était pas possible de le voir vu qu'on peut difficilement voir ce qui n'existe pas. Il ne pouvait comprendre ce qu'il allait comprendre car on ne peut comprendre quelque chose qui n'est pas censé pouvoir avoir lieu. Il ne devait, théoriquement, pas savoir ce qu'il savait car il n'y avait strictement rien à savoir. Et pourtant... il allait voir, il allait comprendre et il allait savoir... enfin non : il savait déjà.
L'adolescent hyperactif, parfois un peu trop bavard pour son propre bien (souvent un peu trop bavard pour son propre bien), avait réussi à tenir sa langue depuis le début afin de ne pas commettre trop d'impairs (évidemment : il avait tout de même fauté une paire de fois, paix à son âme). Y avait pas intérêt à ce qu'on vienne lui dire, à cette époque ou à une autre (la sienne de préférence), qu'il n'était pas foutu de se taire non mais oh !
Stiles avait d'ores et déjà commencé à faire fonctionner ses neurones, ses méninges, son cerveau et tout ce qu'il fallait activer et tant pis si l'idée générale se trouvait être la même. Il devait être capable de donner une explication un tant soit peu plausible lorsqu'on la lui demanderait... si on la lui demandait... mais on la lui demanderait. Il en était certain... ou presque. Bah ouais ! Il pouvait pas tout savoir non plus.
Puis c'est pas comme si il connaissait réellement les trois Hale qui se trouvaient face à lui. Enfin il en connaissait personnellement deux et avait entendu parler de la troisième... mais ceux là étaient tellement différents !
Ce mignon petit Derek était loin d'être le mec renfrogné qui parlait quasiment jamais à part pour menacer de mort les gens mais sans jamais réellement les tuer (à part son oncle mais ceci est une autre paire de manche... et les méchants... parfois). Le Peter un peu timide, bizarre et bavard avec qui il sympathisait était, à son époque, un Peter plutôt flippant et bizarre. Au moins y avait quand même un point commun entre les deux. Même si le sens du mot bizarre ici rencontrait le même problème que le mot salade : plusieurs définitions.
Honnêtement, Stiles ne voyait absolument pas comment il pourrait avouer ne pas être étonné par la guérison spectaculairement rapide de Peter. Enfin il pouvait le faire, le dire et tout ça mais... fallait ensuite expliquer le fait qu'il connaissait déjà l'existence du monde surnaturel depuis un bail et c'était de suite moins cool. S'il le faisait, il voyait déjà venir gros comme un pigeon (ou un camion, ou une maison, ou un immeuble... voire plus gros encore mais l'immeuble c'est quand même déjà vachement bien et vachement gros) la question suivante : comment pouvait-il déjà être au courant ? C'est pas comme si on croisait des loup-garou à chaque coin de rue après tout. Enfin, à Beacon Hills, c'est un peu ça l'idée... mais on est pas censé savoir qu'on rencontre des loup-garou à chaque coin de rue !
Là encore, la vérité n'était pas idéal.
Loin de là même.
Très loin de là.
Vraiment très loin de là.
Non mais sérieusement ! Comment il pouvait dire que, s'il connaissait l'existence des lycanthropes, c'était parce qu'un Alpha avait trouvé malin de mordre son meilleur ami la seule fois où Stiles l'avait lâchement abandonné au milieu des bois en une chaude nuit d'été pas si chaude que ça mine de rien ? Ça sonne quand même plutôt mal. Et ajoutons des détails pour rendre le tableau plus horrible encore ! Bah ouais ! C'est tellement plus drôle ! Le loup-garou responsable se trouvait être, et non c'était même pas une blague de mauvais goût, Peter Hale lui-même. Parce que oui : Peter allait être un Alpha. Pas longtemps, certes, mais il aura quand même trouvé le temps de mordre un gentil Scott innocent, tuer une paire de méchants avant de se faire zigouiller par son adorable petit Derek. C'est tellement beau l'amour d'un Hale, quand même !
C'est un peu comme si Stiles était destiné à apprendre l'existence des loup-garou quoi qu'il fasse... et que Peter était obligé d'y être mêlé de près ou de loin. Surtout de près si on y regardait bien. Après tout : Stiles et Peter étaient actuellement plutôt proches dans le salon ; et pour que Peter puisse mordre Scott : y avait bien fallu que le premier soit suffisamment proche du second pour être capable de planter ses dents dans son flanc. Bah ouais... mine de rien : c'est que ça pouvait quand même être pratique de mordre quelqu'un pour lui infliger une morsure-garoutesque.
Aïe. Aïe. Aïe.
Ouais : Peter n'avait dit qu'une seule fois "aïe" et c'était déjà bien assez de l'avis de tous ici présents... sauf que là c'était Stiles qui se disait "aïe aïe aïe" car ils étaient quand même tous dans une galère pas possible et qu'il pouvait dire le nombre de "aïe" qu'il voulait. Un peu comme tous les autres... d'ailleurs : il se demandait combien de "aïe" ils étaient en train de dire, eux.
D'un bond, Derek s'était éloigné de son oncle qu'il venait de blesser involontairement. La tête baissée, les yeux rivés vers le sol, tout penaud : quiconque venait du futur serait plus qu'étonné par cette réaction de l'enfant. Seul Stiles pouvait donc être étonné car seul Stiles venait du futur... du moins il l'espérait ! Quel bordel ce serait si les autres suivaient son exemple et venaient envahir cette époque.
Peter, quant à lui, regardait avec un mélange d'horreur et de soulagement son bras qui était en train de se soigner. Dans un même temps, avec celui qui allait très bien, il essayait également d'attirer son neveu afin de le serrer contre lui et refaire apparaître le grand sourire qu'il avait encore un instant plus tôt. Un petit monstre qui sourit c'est quand même vachement mieux qu'un petit monstre tout triste... même si un petit monstre tout triste c'est aussi beaucoup moins étrange quand le dit petit monstre se trouve être Derek Hale.
Talia, de son côté, ne fixait pas son frère et sa blessure qui était déjà presque cicatrisée ; elle ne regardait pas non plus son fils qui avait enfoui son nez dans le cou de celui à qui il venait de faire du mal tout en murmurant d'incessantes excuses à son attention... non : elle fixait l'humain debout à leurs côtés et guettait sa réaction.
Étrangement, il ne paraissait pas être aussi surprit qu'il aurait dû l'être. Si Thomas semblait être en pleine réflexion : il n'avait pas non plus l'air d'être horrifié ou sur le point de prendre ses jambes à son cou pour fuir le plus vite possible loin de cette maison de fou (Courage ! Fuyons ! Étant parfois une solution parfaite). Si elle devait essayer de deviner ses pensées en prenant comme modèle de comparaison son cher petit frère : alors Talia irait même jusqu'à supposer que l'humain était en train de chercher quelles questions on allait lui poser afin de pouvoir y répondre en conséquence. Elle avait le sentiment qu'il était plus occupé à chercher un mensonge plutôt crédible à leur donner plutôt qu'à voir ce qui se passait autour de lui.
Pas vraiment le genre de réaction normale en clair.
Il fallait bien ça pour réussir à percer la carapace de Peter.
- Je... Thomas, c'est... faut pas que tu... c'est pas exactement ce que... bafouilla Peter qui ne voyait pas comment justifier ce qui venait de se passer. Je peux t'expliquer... c'est juste que... euh...
Peter ne s'était pas fait les même réflexions que son aîné apparemment.
- Tu peux l'expliquer mais tu sais pas comment l'expliquer car c'est pas vraiment le genre de truc que tu expliques souvent car c'est pas un truc qu'on explique aux gens car si on expliquait ce truc aux gens ils flipperaient et prendraient les gens qui leur expliquent ce truc pour des fous ?
- Euh... ouais... c'est à peu près ça, marmonna le premier, sourcils froncés. Ouais... c'est... hein ?
Diable ! Mais... depuis quand son nouvel, et seul, ami était-il ainsi ? Pourquoi n'avait-il jamais paru aussi étrange jusqu'à aujourd'hui ? Un sourire crispé étira laborieusement les lèvres du frère de l'alpha. Aussi délirants puissent être les mots de l'humain : Peter ignorait si c'était là un signe de paix ou jusque quelque chose d'étrange. Oui... d'étrange. Et non c'était pas l'hôpital qui se fou de la charité... ou juste un peu dans ce cas.
- Tu veux que je rentre ? Je peux rentrer si tu veux que je rentre. Je peux aussi ne pas rentrer tout de suite si tu veux pas que je rentre car tu voudrais que... je rentre... pas. C'est comme tu veux. Je rentre ou pas ?
- Tu veux rentrer ? Demanda l'autre d'une petite voix qui déstabilisa, l'espace d'un instant pas vraiment court, son interlocuteur. C'est à cause de ce que t'as vu ?
- Et qu'est-ce que j'ai vu ? Chuchota Stiles en s'approchant d'un pas et penchant la tête sur le côté.
- Quelque chose que tu n'aurais pas dû voir.
C'est qu'ils iraient loin à cette allure là !
- Pourquoi ?
Peter et Talia froncèrent les sourcils. Il y avait bien des réactions possibles après ce qui venait de se passer ; il y avait beaucoup de réactions qui seraient logiques et justifiées... ça... il se trouve que ça n'en était clairement pas une.
- Bah... t'étais là... tu sais mieux que moi ce que tu as vu... je suppose.
- Tu guéris super vite, sourit Stiles. C'est cool : je pourrais te frapper sans remords comme ça.
L'alpha de la pièce sourit. Elle voyait parfaitement où voulait en venir l'humain qu'elle venait de rencontrer. Le sens réel de cette remarque d'apparence anodine n'était guère difficile à trouver, après tout. Talia comprenait bien mieux que son cadet en tout cas. Peter était en train de fixer, d'un air hébété, son camarade de classe et cherchait comment interpréter ces dernières paroles.
- Tu... que... quoi... Hein ?
- T'es un loup-garou, sourit Stiles. C'est cool. Pas de soucis. Tu sais te contrôler à ce que j'ai vu en plus. J'adhère totalement. Bon j'adhérerais probablement nettement moins si tu commençais à me grogner dessus, à m'assommer avec des pièces de voiture, à me claquer la tête sur un volant, à me demander de te couper le bras, à me menacer de m'égorger avec tes dents... mais tu me menaces déjà de m'égorger avec les dents donc bon...
Pas de tressautements avec son cœur.
Il ne mentait pas... pour une fois.
Voilà qui était plutôt bon signe... bien que fort étrange.
- Tu... tu connais l'existence des loup-garou ? Grommela Peter de manière inintelligible.
- Non, se moqua Stiles en mettant définitivement à mal la distance entre eux deux. C'est quoi un loup-garou ? C'est un gâteau ?
- Un gâteau empoisonné alors, souffla le premier.
Talia fut la seule à remarquer la brève lueur de douleur dans le regard de l'humain. Comme son frère l'avait déjà fait remarquer quand il parlait de son ami : il y avait quelque chose de bizarre chez lui...
J'espère que Wibbly Wobbly Timey Wimey vous plaît toujours (au moins un peu) J'espère que vous n'êtes toujours pas déçus !
Ah ! Et si jamais vous pensez à quelques situations qui pourraient mettre Stiles légèrement dans la mouise (plus qu'il ne l'est déjà, s'entend) n'hésitez pas ! Je verrais s'il m'est possible de les inclure.
Au niveau de la ligne de temps : Stiles et Peter se connaissent depuis quelques semaines déjà mais un mois grand maximum.
Je commence à sécher au niveau des titres... donc si jamais vous avez en tête des messages d'erreur d'ordinateur (windows notamment car bon... c'est windows quoi) hésitez pas !
A bientôt !
Skayt
