Bonjour à toutes (et tous, l'espoir fait vivre).

D'abord, comme d'hab, un grand merci pour toutes vos reviews qui me vont droit au coeur. J'espère n'avoir oublié personne dans mes réponses.

Merci aux nouvelles qui passent des nuits blanches ou leur journée pour lire les chapitres.

Voici un chapitre qui expliquera (un peu ) l'attitude d'Alice.

Je vous laisse lire maintenant.

Disclamer: Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Je ne fais que broder autour.

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Chapitre 9 : Vivre avec les Cullen

POV Bella

Un faible rayon de soleil filtrait au travers de mes rideaux me tirant lentement des rêves merveilleux qui avaient peuplé ma nuit. J'ouvrai doucement mes yeux afin de leurs permettre de s'habituer à la luminosité. Après m'être étiré, je me redressai sur le lit, m'appuyant contre la tête du lit, position idéal pour réfléchir.

J'avais revécu en boucle les évènements de la veille durant cette nuit mais je devais maintenant remettre mes idées en place et analyser la situation plus clairement. Je devais admettre que j'avais passé une merveilleuse soirée hier malgré les remarques désobligeantes d'Alice. J'avais du mal à comprendre son animosité à mon encontre mais puisque les autres semblaient m'accepter, je décidai de ne plus y prêter attention. Enfin, du moins d'essayer. Ils étaient tous vraiment très gentils et je m'entendais très bien avec eux.

J'avais d'abord eu peur quand Alice et Rosalie m'avaient parlé de bowling car connaissant ma maladresse légendaire, je m'attendais au pire. Pourtant, pour une fois, aucune catastrophe n'arriva. Edward avait dû faire équipe avec moi, qui étais complètement nulle alors que lui jouait divinement bien. D'ailleurs, il semblait réussir tout ce qu'il entreprenait me faisant paraître encore plus insignifiante que je ne l'étais, même si lui disait le contraire. Il m'apprit comment lancer correctement la boule ce qui nous permis de gagner une partie. Il était un excellent professeur.

Nous avions gagné la partie et le cadeau que je reçus en récompense fut magique. Edward m'avait soulevée du sol pour me féliciter et là, subitement, la terre s'était arrêtée de tourner. Edward m'avait gardée dans ses bras et nous nous étions embrassés.

C'était waouw !

Je ne trouvais pas d'autres mots pour qualifier tout ce que j'avais ressenti. Ce baiser avait été doux, tendre et passionné à la fois. Malgré le fait que j'avais déjà désiré qu'Edward m'embrasse depuis son arrivée, il m'avait pris au dépourvu. Je n'avais pas bien su comment réagir surtout face au regard furieux que nous lançait Alice. Heureusement, elle n'avait fait aucune remarque mais j'appréhendais cette journée.

Pourquoi me déteste-t-elle autant ?

J'avais vécu le reste de la soirée sur mon petit nuage et je pense que je n'étais toujours pas redescendue. J'étais maintenant sûr de deux choses. Premièrement, j'étais irrémédiablement et irrévocablement amoureuse d'Edward Cullen même si je me demandais comment il pouvait s'intéresser à une fille comme moi. Et deuxièmement, que la situation n'était pas simple et que quelque soit les sentiments d'Edward ou les miens, nos routes avaient beaucoup de chance de se séparer à la fin de ces vacances.

Que dois-je faire ? Comment réagir ?

Toutes ces questions tournaient inlassablement dans ma tête. J'aimais Edward, j'en étais sûr mais lui de son côté, que ressentait-il ? D'après les vagues allusions que j'avais entendues, il était plutôt du style dragueur, ce que je pouvais comprendre quand on était beau comme un dieu. Me voyait-il comme une conquête de plus, sûrement mais moi, voulais-je accepter cette situation ? Je secouai la tête comme pour m'éclaircir les idées et décidai de sortir du lit pour affronter cette nouvelle journée avec les réponses à certaines questions afin, je l'espérais.

Après une douche rapide, je rejoignis mon père dans la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Charlie était plongé dans la lecture de son journal et ne remarqua ma présence que lorsque je tirai la chaise pour m'y asseoir.

« Salut, Bells. Tu as passé une bonne soirée hier ? » Me demanda-t-il, buvant une gorgée de son café.

«Bonjour Papa. Oui, une très bonne soirée. Nous avons été au bowling. »

« Oh. Et…il ne t'est rien arrivé ? Pas de casse ? »

« Ca suffit, oui. Je ne suis pas si maladroite que ça, » rouspétai-je, vivement.

« Si tu le dis. La dernière fois, tu avais failli assommer Jacob, il me semble, » ironisa-t-il.

« Je n'ai blessé personne, ni moi. Et de plus, nous avons même gagné une partie Edward et moi, » ajoutai-je victorieusement.

« Edward …et toi ? »

« Bin, oui. On avait fait trois équipes puisque nous étions six. »

« Ah, ouais ! »

« Bon, c'est pas que je m'ennuie mais il est l'heure de partir travailler. A plus. »

« C'est ça. A ce soir, ma chérie. On se retrouve chez Billy comme d'habitude ? » Insista-t-il, suspicieux.

« Bien sur, on est mercredi. Ciao »

Je sortis précipitamment afin de couper court au questionnement de Charlie. Pas que je voulais cacher quoi que ce soit à mon père mais je sentais qu'il n'apprécierait pas que je fréquente Edward autrement que comme mon employeur. En vérité, Charlie n'appréciait pas que je fréquente qui que ce soit à une exception près. Pour lui, je restais sa petite fille. De toute façon, autant voir comment se passerait cette journée. Et c'est une fois de plus anxieuse que j'arrivai devant la villa.

Décidément, je n'ai jamais été aussi stressée de ma vie que cette dernière semaine. J'arrivai à la résidence vers 9h. Tout était calme. Je m'approchai lentement vers la porte de la cuisine mais j'hésitai à la pousser. Soufflant un bon coup, j'entrai d'un pas décidé. Elle était vide. Aucun bruit ne résonnait dans la maison.

Peut-être dorment-ils encore ?

Je me dirigeai vers la bibliothèque, allumai l'ordinateur et m'installai au bureau pour me mettre au boulot. Je réussis à me concentrer, me permettant de sortir un peu Edward de mes pensées mais aussi de rattraper le retard de hier. J'admirais vraiment cette bibliothèque et je m'y sentais vraiment bien. Les ouvrages étaient variés et superbement bien rangés. Monsieur et Madame Massen devaient vraiment apprécier la littérature.

Je pris un des ouvrages de Jane Austen, m'installai sur la divant et commençai à le lire. J'étais tellement absorbée par ma lecture que je n'avais pas entendu la porte s'ouvrir. Je sautai en l'air quand deux bras m'entourèrent par derrière le canapé. Avant même de reconnaitre celui qui me tenait, je reconnus l'odeur caractéristique d'Edward ; un mélange de musc et de vanille.

Edward me tenait fermement et déposa de petits baisers dans mon cou provoquant instantanément des frissons. Il me lâcha et vint prendre place auprès de moi passant son bras gauche autour de mes épaules. Il y a quelques heures, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. A présent, je savais que je le voulais. Je voulais Edward même si ce n'était que pour quelques semaines.

Je me tournai vers lui, souriante mais légèrement intimidée. Edward se pencha vers moi, déposa ses lèvres dont j'avais rêvé durant toute la nuit sur les miennes.

« Bonjour, ma belle, » murmura-t-il à mon oreille.

« Bonjour, Edward, » répondis-je en déposant à mon tour ma bouche sur la sienne.

« J'aurais tellement aimé être ici à ton arrivée mais c'était sans compter sur Emmett. Il m'a entrainé à l'aube pour un jogging, » confessa-t-il enfouissant son visage dans mon cou. J'entendis Edward inspirer profondément. « Puis j'ai préféré prendre une douche avant de venir te rejoindre. »

« Me voilà rassurée, je pensais que vous aviez tous déserté, » répliquai-je en riant.

« Tu ne crois pas te débarrasser de moi si vite ? »

« Hum, j'espère bien, » avouai-je, en baissant les yeux.

« Je n'ai pas arrêté de penser à toi depuis que je t'ai reconduite hier soir. »

« Moi aussi. Edward, je voudrais… » Commençai-je. Mais une fois de plus, la porte s'ouvrit violement sur Emmett.

« Salut, Bella. Bien dormi ? » Demanda-t-il, en prenant place devant nous sur la table basse.

« Tu veux quelque chose, Emmett, » s'enquit Edward, fronçant les sourcils.

« Non, je viens vous chercher pour le déjeuner. »

« Ok, on arrive. » Edward regardait son frère mais celui-ci ne semblait pas impressionné du tout et surtout ne partait pas.

« Tu veux autre chose ? » Ajouta Edward, agacé.

« Non, je vous attends. On ne sait jamais que vous vous perdiez ! »

« Bon, on te suit. Viens, Bella, sinon il ne nous lâchera pas, » dit-il, en prenant ma main pour m'aider à me lever et m'attirer vers lui afin de m'embrasser avant de suivre Emmett.

« Tu vois, Edward que tu as faim. Allez, oust, direction la cuisine. Rosalie a préparé une salade niçoise pour tout le monde. »

« Tu vois ce que je voulais dire en disant que notre tranquillité était terminée, » chuchota Edward à mon oreille, me prenant la taille pour m'emmener avec lui vers la cuisine. Tout le monde était déjà attablé à notre arrivée. Rosalie vint m'embrasser affectueusement, ce qui me détendit un peu. Je saluai Jasper qui me répondit ainsi qu'Alice qui elle m'ignora royalement.

Sainte pimbèche de retour. Je m'en fous, c'est pas avec elle que je veux être.

« Alors Bella, as-tu passé une bonne soirée avec nous, hier ? » Questionna Rosalie en me servant à manger.

« Oui, merci. » Je n'osais pas trop parler sentant le regard noir d'Alice posé sur moi et son frère.

« Nous aussi. On en aura pleins d'autres pendant notre séjour. De plus, nous avons une revanche à prendre » ajout Emmett.

« Ce sera sans nous, » lâcha Alice.

Avant que je ne puisse lui demander ce qu'elle avait à me reprocher, Rosalie prit une fois de plus ma défense. « Oh mais on ne parlait pas vraiment de te prendre avec, Alice. J'ai même l'intention de programmer une virée shoping avec Bella, un de ces jours. »

« C'est absolument hors de question de me laisser ici pendant que vous vous ferez les boutiques, » s'écria Alice.

« Mais, chérie, je ne voulais pas t'imposer la présence de Bella, » riposta Rosalie en me faisant un clin d'œil.

« Ok, j'ai compris le message. Je m'excuse, Bella, » dit-elle en quittant la pièce. Jasper fit une grimace à sa sœur en se levant pour suivre Alice tandis qu'Edward et Emmett éclataient de rire. Moi, j'étais confuse.

« Mais, qu'est ce que je lui ai fait ? » Ne pus-je m'empêcher de demander.

«Ce n'est pas toi, Bella. Alice est plutôt fachée sur moi. Ne fait pas attention » expliqua Edward. Il se tourna ensuite vers Rosalie.

« Merci Rosalie pour maintenant mais aussi pour hier quand tu as pris la défense de Bella. »

« Ce n'est rien, Edward. Alice a besoin d'être remise à sa place parfois et son rôle n'est pas garde du corps d'Edward Cullen. Ne te tracasse pas Bella, elle changera quand elle te connaitra. »

« Je ne suis pas certaine de vouloir la connaitre, moi. »

« Pourtant, tu n'auras pas le choix. Alice n'est pas la fille qui arrive à se faire oublier. » Décréta Emmett.

Nous poursuivîmes notre repas tous les quatre, reparlant de notre soirée d'hier. J'aidai Rosalie à débarrasser puis repris le chemin de mon antre pour poursuivre mon travail. Edward m'y accompagna.

« Tu vas rester près de moi ? »

« Oui, pourquoi, tu ne veux pas ? » S'inquiéta Edward.

« Si, bien sur mais tu vas t'ennuyer. Tu sais que je ne suis pas loquasse quand je travaille. »

« Oh, mais j'ai un passe temps très agréable, » susurra-t-il en me prenant dans ses bras.

« Lequel ? »

« T'observer. Puis j'ai aussi un dossier à finir d'analyser alors autant le faire près de toi. »

Un dernier baiser échangé et nous prenions place. Edward dans le canapé et moi à l'ordinateur au bureau, notre position me rappelant le deuxième jour où la présence d'Edward m'avait empêché de travailler correctement. J'espérais que ce ne serait pas le cas aujourd'hui.

Nous venions à peine de commencer à boulotter que la porte s'ouvrit. J'entendis Edward pousser un soupir exaspéré mais il ne dit rien.

« Je peux emprunter un livre ? » Demanda Jasper.

« Bien sur. Serre-toi. » Répondit Edward.

Jasper chercha au hasard dans les rayonnages.

« Je peux t'aider, Jasper ? Quel type de livres veux-tu ? » Proposai-je aimablement.

« J'aime les livres historiques, surtout concernant la guerre de sécession. »

« Tu trouveras ton bonheur, sur l'étagère à droite de la porte fenêtre, » expliquai-je.

Jasper trouva effectivement un bouquin qui lui plaisait et s'assis à la droite d'Edward sur le canapé. Celui-ci leva la tête en jetant un regard en coin à son beau-frère. Je vis Edward fermer les yeux et soupirer. Je ne pus retenir un sourire en mordant ma lèvre inférieure.

Edward n'a pas UN garde du corps, il a tout un escadron. Suis-je si dangereuse que ça ?

Je riais intérieurement à cette situation puis je me replongeai dans la réalisation de ma liste. L'heure passa dans un silence de plomb quand Jasper se leva et sortit sans un mot ni un regard pour nous. J'e profitai et m'approchai d'Edward qui semblait toujours contrarié de l'intrusion de Jasper.

« Ne lui en veux pas. Il fait sûrement ce qu'Alice lui a demandé, » lui dis-je en passant mes bras autour de son cou et m'asseyant près de lui.

« Je sais mais ils exagèrent. J'ai l'impression d'être un enfant sous surveillance. »

« Un enfant ? Je veux bien être ta baby-sitter, » déclarai-je, me surprenant moi-même de mon audace.

« Vu sous cette angle, je suis d'accord de retourner en enfance. »

« Bon, je retourne travailler. »

Nous reprîmes nos occupations, perturbées rapidement par l'arrivée d'Emmett qui proposa une partie de jeu vidéo à Edward. Il referma brusquement son dossier et se tourna vers son frère.

POV Edward

Emmett venait d'entrer à son tour dans la bibliothèque me proposant une partie de jeu vidéo. Il avait apporté tout une valise remplie du nécessaire avait-il dit. Ce qui signifiait à console et jeux vidéo, DVD divers. Mon frère restait lui en VRAI enfant. J'étais prêt à m'énerver quand je vis son regard espiègle. Ma colère retomba comme un soufflé et j'acceptai à la condition de jouer ici.

Nous entamâmes une partie animée de Mario kart. Du coin de l'œil, je voyais Bella s'amuser à la vue d'Emmett. Il faut reconnaitre qu'il vivait le jeu. Parfois elle s'approchait, prenait place près de moi puis repartait vers le bureau. Les autres finirent par venir nous rejoindre et l'après midi passa à grande vitesse. Alice réussit même à rester correcte avec Ma Bella.

Ma Bella. Que voulais-je vraiment ? Elle ? Oui mais jusque où ?

J'y avais réfléchi une bonne partie de la nuit. Je la voulais. Je voulais passer du temps avec elle. Je voulais la connaitre. Ce que je ressentais pour elle était très nouveau. Aussi loin que je me souvienne, je n'avais jamais eu envie de rester simplement avec une fille, de la connaitre. Avec Bella, c'était le cas. Bien sur, j'avais aussi envie de plus mais ce n'était pas primordial. Ce matin, je m'étais réveillé avec le mot amour sur les lèvres. Je ne pouvais pas être amoureux. Ca ne m'était jamais arrivé et honnêtement, je pensais que ce n'était pas pour moi.

Jasper avait pris ma place face à Emmett et j'en profitai pour me dirigeai vers Bella qui rangeait les derniers livres. Je passai mes bras autour de sa taille et enfuit mon visage au creux de son cou. Elle sentait délicieusement bon la fraise avec un zest de frésia.

« Que fais-tu ? » Demandai-je, surpris.

« Il est l'heure que je parte. »

« Pourquoi ? Tu pourrais passer la soirée avec moi ? » Demandai-je, déçu.

« J'aurai aimé rester mais on est mercredi et je dois retrouver mon père à la Push, » expliquai-je.

« Tu vas monter ? »

« Normalement, oui. Je monte les mercredis et dimanches puis nous dinons chez un ami. »

« Chez Jacob ? »

« Tu connais Jacob ? »

« Non, mais tu en as parlé dimanche dans un de tes messages. »

« Jacob est le fils de Billy Black, un vieil ami de mon père. Je monte un de ses chevaux et parfois Jacob m'accompagne. »

« Bon, ça ne sert à rien que j'insiste alors, » répliquai-je en faisant une moue contrariée.

« Désolée, mais j'ai promis à mon père d'y aller. On se voit demain ? »

Je la raccompagnai jusqu'à son véhicule maudissant à la fois ma famille que ce Jacob. Je ne savais pourquoi, mais la savoir près de lui, ne me plaisait pas. Je me souvenais vaguement de lui car mon père m'avait déjà emmené à la Push voir Billy autrefois et j'y avais trainé un peu à une époque. Dans mon souvenir, c'était un enfant et de ce que je savais, il devait être plus jeune que Bella mais ça ne me rassurait pas.

« Bien sur on se voit demain. Et compte sur moi pour trouver une solution pour garder ma famille loin de nous. Car si j'additionne le temps où nous avons été seul aujourd'hui, nous arrivons à maximum une heure alors que tu a passé sept heures ici. »

« Que projettes-tu de faire ? Les séquestrer à la cave ? »

« Je trouverai. Tu vas me manquer Bella. »

« Toi aussi, tu vas me manquer. » Je m'approchai d'elle, la prenant dans mes bras. La sensation de son corps contre le mien me fit ressentir plus fort le vide que son départ laissait en moi. Je pris son visage en coupe et l'embrassai avec passion.

« Bonne soirée et pas …de bêtises. »

« Moi, jamais, » répondit-elle, hilare me faisant un petit signe de la main.

Je soupirai, regardant la vieille Chevrolet s'éloigner dans le chemin. Je rebroussai chemin pour regagner la villa d'un pas lourd.

Une bonne discussion s'impose avant que je perde patience ou pire que je perde Bella.

Sans hésiter, j'ouvris la porte de la bibliothèque dans mouvement sec provoquant des cris de surprise de ma famille. Ils se retournèrent instantanément vers moi.

« Avant que les choses ne dégénèrent vraiment, je pense que nous devons instaurer certaines règles afin que notre cohabitation dans cette maison soit viable, » lâchai-je, d'un ton sans appel qui fit baisser les yeux d'Alice. Jasper qu'en à lui était mal à l'aise, Rosalie se dandinait sur son siège et Emmett éclata de rire.

« Allons, Eddy. Relax. C'est sympa d'être tous ensembles ! » Répondit Emmett.

« Sympa ? SYMPA ! Tu te fous de moi. Passer des vacances ensembles ne veut pas dire m'empoisonner la vie. Mais qu'est ce qui vous prend ? La liberté vous connaissez plus ? Maintenant je me rappelle pourquoi je tenais tant à avoir un appartement pour moi seul à New York. »

« Calme-toi, Eddy… » Essaya de dire Jasper mais je le stoppai aussitôt n'ayant pas fini.

« D'abord, ne m'appelez pas Eddy, j'ai horreur de ça. Je ne veux pas que vous essayez de diriger ma vie. » Ajoutai-je en fixant ma sœur qui me toisait froidement.

« Ok. Je pense qu'on a compris. Tu veux qu'on te laisse flirter avec Bella tranquillement. Tu veux peut-être aussi que nous partions ainsi tu seras libre d'agir à ta guise et même de l'inviter à rester avec toi ici. C'est ça que tu essayes de nous dire ? » Cria Alice, le visage rouge de colère.

« Ce que je veux, c'est que nous passions de bonnes vacances d'abord mais que vous acceptiez que j'ai envie de passer du temps avec Bella, seul, même si tu désapprouves Alice. Je me sens bien avec elle, peux-tu au moins essayer de la connaitre et de lui laisser une chance. Elle ne t'a rien fait. C'est après moi que tu es furieuse. Tu ne fais pas autant de complications d'habitude. Quand à vous, je veux juste un peu d'espace. Est-ce trop vous demander ? »

« Moi, je suis d'accord. J'aime bien Bella et tant que mon Emmett adoré s'occupe de moi, le monde est parfait. »

« Pareil pour moi, frérot. A condition que tu m'octrois aussi une partie de ton temps pour le jogging, s'amuser, pour…. »

« J'ai compris ton souhait Emmett. C'est d'accord. Je veux passer de chouettes vacances avec tout le monde. Et toi, Jazz ? »

« Pas problème avec moi. J'apprécie Bella et on est là pour s'amuser pas se taper dessus. »

« Alors il ne reste que ton avis Alice ? »

« Peut-on parler seul à seul ? » Demanda Alice, n'attendant pas de réponse mais le départ des autres. Ceux-ci ne se firent pas prier, connaissant le mauvais caractère d'Alice.

« Bon, vas-y maintenant que nous sommes seuls. »

« Edward, tu sais à quel point je t'aime. Je te considère vraiment comme mon frère depuis que tu es venu vivre dans notre famille. Je te soutiens toujours même quand tu désoles papa et maman par tes agissements, je te sers même d'alibis le cas échéant et sans broncher. Mais cette fois-ci, je ne peux pas. »

« Pourquoi ? Qu'est-ce qui est différent ? Je ne te comprends pas, Alice. »

« Quand nous avons débarqué et qu'Emmett a souligné le fait que tu étais différent à cause d'une femme, ça m'a fait rire, te connaissant. Mais quand j'ai vu Bella le lendemain, j'ai eu un choc. Cette fille ne ressemble absolument pas au type de fille que tu lèves dans les bars à longueurs de soirée. Mon premier mouvement était de lui parler car quelque chose en elle est …fascinant, te donne envie de la connaitre. Seulement, ce n'était pas une bonne idée. Je voulais trouver un moyen de l'éloigner de toi. »

« Pourquoi ? »

« Parce que tu vas la faire souffrir et qu'elle ne le mérite pas. Rien qu'en la voyant, on sais que c'est une fille bien, attentionnée, attachante. Je voulais être détestable pour qu'elle s'éloigne de nous tous, toi y compris. C'était sans compter sur Rosalie qui, pour une fois, me surprend. »

« Je ne veux pas la faire souffrir mais j'ai …besoin d'elle. Je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi, mais je ne sais pas rester éloignée d'elle. »

« Tu devrais. Je me rends compte que tu ne veux pas la faire souffrir même si c'est bien la première fois que cela te tracasse. Mais tu le feras et tu le sais. Et je le sais aussi. Je ne veux pas me fâcher avec toi, ni gâcher notre séjour. Donc, je vais te laisser vivre ton amourette de vacances. Je vais même être sociable avec Bella mais je garderai mes distances car je sens que si je me rapproche trop d'elle, je souffrirai aussi, » clôtura Alice, me regardant droit dans les yeux en s'approchant de moi pour me prendre dans ses bras.

« Merci, Alice. Je t'assure que je ferai tout ce que je peux pour ne pas la faire souffrir, » répondis-je, en détournant les yeux pour regarder au loin par la fenêtre. J'étais perdu dans mes pensées quand Alice se recula pour m'observer en fronçant les sourcils.

« Edward, ne me dit pas que … que tu as des sentiments amoureux pour elle ? » Questionna-t-elle, angoissée.

« Non, …enfin, je ne sais pas. C'est confus en moi. Je n'ai jamais ressentit cela auparavant mais je ne sais pas si c'est de l'amour. La seul chose dont je sois sur, c'est que je la veux près de moi …tout le temps. Tu ne me croiras peut-être pas mais c'est la première fois que je fréquente une fille sans même penser à la mettre dans mon lit. Pourtant, mon corps réagit à sa seule présence et quand je l'ai dans mes bras, j'ai l'impression de recevoir des décharges électriques, » avouai-je à ma sœur.

«Et merde, tu es en train de tomber amoureux. Que feras-tu quand tu devras repartir ? » Pleurnicha-t-elle en me prenant dans ses bras.

« On verra à ce moment là. Je préfère ne pas y penser maintenant ; tu veux bien ? »

« Ok. Allons retrouver les autres pour les rassurer. Qu'ils voient que je ne t'ai pas trucidé, » ajouta-elle, avec un petit rire.

« J'arrive, » lui dis-je en déposant un baiser sur le sommet de son crane.

Je suivis du regard Alice qui sortait de la bibliothèque puis je pris place sur le canapé, le visage entre mes mains. Etais-je vraiment amoureux de Bella ? Je n'en savais rien mais je ne pouvais pas me passer d'elle. Elle me manquait dès qu'elle s'éloignait de moi. Demain, je devais trouver une solution pour passer la journée avec elle. Ma famille avait accepté de nous laisser de l'espace mais je la voulais égoïstement pour moi tout seul. Demain ne serait que pour nous. Pour nous connaitre, nous découvrir, nous aimer.

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Voilà le chapitre est terminé. Vous a-t-il plu ? J'attends vos avis.

Alice s'est-elle un peu rachetée ?

Pause tendresse entre Edward et Bella la prochaine fois.

Petite question : Préférez vous que je continue en rating T ou je transforme en rating M (car ils vont se rapprocher, c'est inévitable). Je ne sais pas l'âge des personnes qui me lise. Je n'ai jamais écris de lemon mais je m'appliquerai si vous le voulez.

A la semaine prochaine. Biz à toutes