Merci a ceux qui lisent cette fanfiction.
Mille mercis pour vos reviews.
Ceci est l'avant-dernier chapitre.
Pour ceux qui connaissent le film Thor, j'ai modifié un léger détail^^
Bonne lecture!
Les rêves me submergèrent tout doucement...
Rêves... non... souvenirs plutôt...
J'étais de retour en France.
J'étais de retour dans le cabinet de thérapie.
- Cela fait dix semaines que vous avez débuté votre thérapie, Honohra. Et le bilan est plus que positif.
Je souriai, rayonnante.
Loki me serrait tendrement contre lui.
Deux jours avant, j'avais franchi un nouveau cap...
J'avais enfin ressenti le besoin d'être à son contact, de toucher sa peau si pâle.
Besoin que je n'avais plus eu depuis des mois.
Loki pouvait maintenant m'enlacer sans que je n'éprouve un quelconque malaise.
Par contre, nous nous étions toujours pas embrassés et n'avions toujours pas eu de rapports sexuels.
Fallait pas demander l'impossible, les gars...
J'avais également progressé dans le domaine des enfants.
La thérapeute nous avait conduits dans un orphelinat afin de m'inciter à m'occuper de petits bouts de chou.
Ayant eu un déclic avec sa nièce, je repris vite goût à la compagnie des bambins.
Jouer avec eux n'était plus une torture...
Je n'étais quasiment plus assaillie par les visions de mes fils décédés...
- J'imagine que cela ne vous gène pas si je vous confie ma nièce ?
Le regard de la jeune femme se fit complice.
- Pas du tout, répondit aimablement mon compagnon.
La thérapeute laissa la petite à Loki et s'éclipsa.
Comme à son habitude, le bébé babilla sur ses genoux.
Comme à son habitude, le prince invoqua un animal pour la distraire. En l'occurrence, un cochon d'Inde.
Le bébé rit aux éclats.
Les revoir de nouveau ensemble me plongea dans une profonde réflexion.
Et si nous retentions l'aventure?
Après maintes et maintes séances de thérapie, j'avais réalisé à quel point je m'étais auto-flagellée.
Ni Loki, ni moi, n'étions coupables dans cette affaire.
Mon stress était involontaire
Du jour au lendemain, il s'était déclenché... à force d'avoir peur de tout et n'importe quoi, un mécanisme s'était enclenché contre mon gré. Malgré la plus grande volonté du monde, je ne pouvais le maîtriser.
Plus qu'une seule solution: accepter.
Chose que je me résignais à faire chaque jour.
Bref, retenter l'expérience serait une bonne chose.
Encore fallait-il que je l'accepte dans mon lit... et peut-être que lui on plus n'avait pas fait son deuil.
J'avais touché le fond. Mais lui?
Pas un instant, je n'avais pensé à ses émotions... mon comportement... enfin... si... j'avais voulu le protéger en m'enfuyant d'Asgard... et puis... oh!
Je m'embrouillai toute seule!
- Honohra, quand vas-tu cesser de te faire des noeuds au cerveau?! C'est mon rôle d'homme de tout porter sur les épaules sans craquer.
- Non, ce n'est pas ton rôle de supporter les aléas de ma dépression! Toi aussi , tu souffres...
- Dans ce genre de situation, c'est la femme qui subit le plus. Elle a porté l'enfant... elle a déjà tissé un lien avec le foetus.
Tu étais au coeur-même de ce drame et moi, je n'étais que spectateur, Honohra.
Alors pour répondre à ta question, j'ai souffert de la disparition de nos deux enfants. Cependant, ma souffrance n'étais pas aussi intense que celle qui te submergeait. Pas aussi forte que celle qui submerge une mère endeuillée.
Je me noyai dans ses iris.
C'était bien du Loki tout craché... nier sa propre douleur... l'enterrer six pieds sous terre.
- Au lieu de raconter des bêtises, si tu te concentrais sur l'exercice? me rabroua-t-il gentiment.
Le bout de chou leva le yeux sur moi.
Aussitôt, elle tendit ses bras.
Ses petits gazouillis m'attendrissaient.
Un sourire malicieux s'épanouit sur le visage du prince.
Gonflée à bloc, je me jetai à l'eau.
Je me mis à hauteur de la petite, sereine... du moins... à quatre-vingts-dix pourcents...
- Tu veux venir, ma puce?
Elle ne se fit pas prier deux fois.
Je me relevai en prenant soin de bien la caler contre ma poitrine.
C'était la première fois depuis des lustres que je tenais ainsi un enfant.
- Ga?
Les petites menottes se posèrent sur le médaillon en forme de fée que je portais.
Symbole de ma magie intérieure.
Cadeau du dieu qui partageait ma vie.
- Il te plaît? C'est le beau jeune homme-là qui me l'a offert.
- Beau, c'est tout?! Et moi qui pensais être divin...
- Mais écoutez-le se vanter... t'es sûr que tes parents ne t'ont pas appelé Narcisse à la naissance?
- Qui sait? Si ça se trouve, Loki Odinson n'est pas ma vraie identité. Peut-être que je viens d'une autre planète. Peut-être que mes parents m'ont trouvé abandonné dans un coin malfamé.
- Roh...c'est maintenant à moi de te dire d'arrêter de dire des conneries.
Il ricana.
Sale bête.
Je reportai mon attention sur le bébé.
Cette dernière s'était assoupie, la fée dans ses petites mains.
Un vrai petit ange.
- Honohra... un jour, nous aurons un enfant. Mais, pas maintenant... c'est trop tôt.
- Oui, tu dois avoir raison.
Il avait raison.
Attendre quelques mois n'était pas une mauvaise chose.
-
Le décor s'évanouit lentement...
Voilà pourquoi j'avais eu peur de sa réaction deux jours auparavant.
J'avais eu peur qu'il refuse son existence.
A l'heure actuelle, je craignais qu'il ne commette l'irréparable.
Malgré notre conversation, Loki se considérait toujours comme une créature abominable... méprisable...
Et il ne changeait pas d'avis.
Il avait été élevé dans cette mentalité:
Les Jotuns étaient des monstres sans âmes. Donc, pour lui, il était un monstre.
Et les monstres devaient s'allier et mettre à mal leurs ennemis.
Loki se sentait utiliser par Odin.
Il allait se venger d'Odin
Loki se sentait inférieur à Thor.
Il ferait payer à Thor cette offense.
Il avait voulu s'en prendre à son frère... sans pour autant le tuer.
Le destructeur avait pourtant porter le coup.
Certes.
Mais il ne l'avait pas cramé.
Contradictions sur contradictions...
Il allait s'attaquer à son père adoptif... en s'en prenant au peuple...
Il allait profiter du sommeil d'Odin... attendez... le sommeil d'Odin?!
Merde!
C'était l'occasion rêvée pour Laufey et Loki!
Se venger de l'ennemi et père indigne.
Fallait que je les en empêche!
Sauf que... j'étais toujours bloquée dans ce foutu sommeil!
Je visualisai mentalement ma magie interne.
Elle circulait dans le corps au rythme des battements de mon coeur.
Je devais la freiner totalement, l'immobiliser dans chacun de mes tissus, chacun de mes muscles endormis.
Plus une bonne dose de volonté.
Tout ceci devrait contribuer à mon réveil.
Allez... on y va...
Je contemplai avec délectation l'imposante stature d'Heimdall figée dans la glace.
Il avait compris mes manigances.
Et cela lui avait coûté sa liberté.
Ne jamais sous-estimer un prince des glaces, surtout quand celui-ci était en possession de la cassette d'hiver.
Depuis que je l'avais retirée de son socle et l'avais dissimulée en moi, mes forces s'étaient décuplées.
Capable de déplacer des montagnes...
Au fur et à mesure que le froid reprenait légitimement sa place, mon assurance se développait.
Même si ce que j'étais réellement me dégoûtait, je ne pouvais nier le fait que j'en tirais quelques avantages. La preuve... avec Heimdall...
Quand les Asgardiens allaient-ils comprendre que la force brute ne faisait pas tout?
Peut-être ce soir...
Ils allaient réaliser à quel point ils s'étaient fourvoyés.
Ils allaient enfin comprendre leurs erreurs.
Toutes les humiliations, toutes les insultes... tout le mal qui m'a été fait ne sera plus qu'un mauvais souvenir.
J'enfonçai la lame dans la cavité.
Le mécanisme du Bifrost s'activa.
Mon regard se porta sur la cité.
Mes pensées tournaient autour d'Honohra.
Elle était en sécurité... les géants des glaces ne l'approcheraient pas. Ils ne la toucheraient pas.
Si cela devait arriver, je n'hésiterais pas à...
Non... non... ne pas imaginer le pire...
Se conformer au plan... aller jusqu'au bout...
Rien ne pouvait me détourner de mes desseins.
Sauf que je n'arrêtais pas de penser à ses paroles.
A son visage... à l'expression de ses yeux...
Lors de notre affrontement sur Midgard, j'avais pu constater à quel point elle tenait à moi.
Toute l'énergie qu'elle avait déployée pour tenter de me ramener dans le droit chemin... à m'empêcher de commettre l'irréparable...
Une partie de moi aurait voulu revenir en arrière.
L'autre voulait finir ce que j'avais commencé.
Honohra voulait sauver mon âme.
Je ne pouvais malheureusement me détourner de cette voie.
Je devais le faire!
Sinon, jamais je ne serais en paix.
Leurs mensonges m'avaient souillé.
Je devais m'en laver.
La liaison entre Asgard et Jotunheim fut établie.
Les Jotuns sortirent du Bifrost, Laufey à leur tête.
Je fixai mon géniteur.
Il n'avait toujours pas compris qui j'étais réellement. La vérité allait éclater au grand jour.
Laufey allait bientôt comprendre l'étendue de sa stupidité.
- Bienvenue à Asgard.
Un sourire étira mes lèvres.
Des fourmillements prenaient possession de mes membres.
Dix minutes que j'essayais de me sortir de cette prison. Et voilà le résultat!
Que dalle!
Je stabilisai une énième fois ma magie.
Elle fusionna instantanément avec mes muscles.
Au départ, aucune différence ne se fit sentir.
Puis, je fus soudainement plus légère.
Mes paupières s'ouvrirent.
La lumière des chandeliers m'éblouirent.
De retour dans notre chambre... allongée sur notre lit...
Je frottai machinalement les draps...
Dire que la nuit dernière, Loki et moi étions en pleine lune de miel... nos corps ne faisant plus qu'un...
Cette nuit-là serait différente.
L'esprit de vengeance régnait dans l'atmosphère.
Je me relevai rapidement et... tombai par terre...
Super... magnifique... génial!
Mes pieds étaient toujours endormis.
Peu importe...
Je me remis gauchement debout.
Punaise...
Loki ne s'en sortirait pas comme ça.
- Honohra?
Je refermai violemment les portes de la chambre.
Mon coeur battait la chamade. Mes poumons me brûlaient avec intensité.
La reine-mère m'observa avec anxiété.
Je titubai.
Mercredi! Les effets du sort ne s'étaient toujours pas dissipés... faîtes-moi penser à lui rendre la monnaie de sa pièce.
- Explique-toi, voyons!
- Les géants des glaces sont là, Frigga.
- Impossible! Heimdall nous aurait prévenues si une telle chose s'était produite! s'écria-t-elle brusquement.
A mon avis, Heimdall n'était plus à son poste. Loki avait dû s'en charger d'une manière ou d'une autre.
Rien ne pourrait arrêter l'invasion du froid.
A part moi, peut-être... avec beaucoup de chance alors...
- Honohra, dis-moi que c'est une plaisanterie!
Elle scruta un peu plus mon visage en quête d'un indice qui pourrait confirmer ou non la thèse de la blague.
Ses traits se figèrent en un masque d'effroi.
Les Jotuns avaient bel et bien pénétrés dans le royaume.
Je ressentais leur présence malsaine et plus particulièrement celle de...
Le température baissa en quelques secondes.
Nos yeux se braquèrent automatiquement vers l'entrée.
De la glace se formait rapidement sur les lourdes portes.
En un geste protecteur, Frigga se plaça devant moi.
Elle me fit signe de reculer plus loin afin que j'évite de m'exposer inutilement au danger. Ce que je refusais tout naturellement.
Et Laufey débarqua.
Ses iris rouges embrassèrent toute la salle.
Un sentiment de haine se réveilla en moi.
Saleté... monstre... abomination...
Sans une once d'hésitation, la reine-mère saisit une des épées présentes au pied du lit et défia le roi.
La lame fendit l'air en un long sifflement.
Laufey l'esquiva de justesse et riposta.
Un souffle glacé balaya Frigga; elle atterrit violemment sur le sol.
Je pris le relais.
Une boule d'énergie le heurta de plein fouet et le fit tomber la renverse.
Sans réfléchir, je ramassai l'épée.
L'ennemi se redressa vivement, un poignard de glace à la main.
J'évitai un premier coup puis un deuxième.
Il visa mes jambes; je perdis l'équilibre.
Laufey en profita pour m'attraper par le cou et me soulever un mètre au-dessus du sol.
L'air commença à se raréfier dans mes poumons.
- Monstre... réussis-je tout de même à articuler.
Un rictus mauvais déforma son visage.
Et il me projeta avec force contre un mur.
Mes os craquèrent sinistrement.
Un cri de douleur fut arraché de mes cordes vocales.
Ma vision se troubla tandis que je retombai lourdement.
Une silhouette se rapprocha de moi.
- Honohra?! Honohra!
- Tout... tout va... bien...
Presque tout... une douleur lancinante parcourait ma colonne vertébrale.
Le choc avait été plus que brutal.
Des vertèbres s'étaient sûrement déplacées.
- Honohra... tu es si pâle...
Je reprenais doucement mes esprits.
Frigga me caressa les cheveux afin de m'apaiser.
-... que tu as reçu la mort de la main de Laufey.
Le poignard s'éleva au-dessus d'Odin.
Des larmes perlèrent le long des joues de ma belle-mère.
Mon estomac ne fit qu'un tour.
C'était la fin...
Soudain, un bruit sourd retentit.
Le brouillard devant les yeux se dissipait lentement mais pas assez pour que je puisse distinguer leurs traits.
J'arrivais tout de même à savoir à qui appartenaient les silhouettes.
Donc, le roi de Jotunheim était à terre.
- Et tu as reçu la tienne de la main du fils d'Odin...
Loki...
Ainsi, tu étais redevenu le fils d'Odin.
Et par quelle miracle?!
Loki braqua Gungir en direction de son père biologique.
Que fabriquait-il?!
Ne s'étaient-ils pas alliés?!
A moins que... oh non... Odin n'était pas la cible...
Loki avait su appâter Jotunheim avec ses fausses promesses.
Et il était parvenu à ses fins: éloigner Laufey de son palais pour pouvoir mieux l'exécuter.
Depuis le début, c'était Laufey qu'il voulait tuer.
Un vrai jeu de dupes.
Et le dieu des mensonges allait frappé.
Le dieu des mensonges allait entaché son âme.
Hors de question, mon gars!
- Loki! Ne fais pas ça! Je t'en prie!
Je recouvrai totalement la vue.
Ses iris émeraude se tournèrent vers moi.
Me voir dans cet état le bouleversait.
Malheureusement, il était en proie à la colère et à ses pulsions de meurtre.
Le désespoir était profondément ancré en moi.
Son mal-être le dominait.
Il y avait devant nous un homme blessé.
Malgré tout l'amour que je lui donnais, il n'était pas complètement heureux.
Et cela me faisait mal...
Très mal de constater que tout ceci l'avait conduit à de telles extrémités.
- Sa mort ne te rapportera rien. Certes... il t'a abandonné, mais je t'en conjure, Loki! Ne cède pas tes envies!
Il serra les mâchoires.
J'attendis.
Laufey respirait difficilement pourtant un détail venait de piquer sa curiosité.
- Très bien, lâcha mon mari. Gardes!
Deux gardes accoururent.
- Redressez-moi ça! ordonna-t-il, glacial.
Le Jotun se laissa faire, complètement résigné.
- Remercie-la, Laufey! Sans elle, je t'aurais réduit en cendres! cracha Loki avec hargne.
Le géant répliqua. Ce fut inaudible pour Frigga et moi.
- Comme toi, jadis... en me vouant à Heilheim.
La surprise paralysa son interlocuteur.
- C'est toi? Mon... mon fils?
- Avant... tu en as décidé autrement. Odin m'a recueilli. Et aujourd'hui, je suis roi d'Asgard et toi, tu n'es plus rien!
Il avait subitement haussé le ton.
Ses mains tremblaient.
Une boule se forma dans ma gorge.
Sa sentence fut sans appel.
- Jetez-moi ça dans une cellule... immédiatement! Je lui règlerai son compte plus tard...
Les gardes quittèrent les appartements royaux avec le prisonnier de guerre.
Frigga, soulagée, accourut vers son fils.
La douleur m'empêcha de me relever.
- Loki, tu nous a sauvées...
Elle le serra dans ses bras.
Je ne savais que penser.
Traître ou pas?
- Honohra, ma belle...
Il confia Gungir à sa mère et vint à mes côtés.
Ses mains se posèrent dans mon dos.
Je tressaillis.
- Il va falloir que je te remette les vertèbres en place.
Mes iris se plongèrent dans les siens.
- Loki... quel va être notre avenir? Allons-nous suivre la voie de la vengeance ou...
Il appuya sur mes os sans ménagement.
Je poussai un cri magistral.
Une vague de froid se diffusa le long de ma colonne vertébrale, anesthésiant au passage le mal.
- Ça va mieux?
J'hochai la tête.
- Pour l'instant, je ne sens plus rien...
- Thor!
Nos regards convergèrent vers les portes où se tenait effectivement Thor.
Il avait réussi... il était revenu...
J'étais soulagée.
La reine-mère se précipita sur son aîné.
Les yeux azurs du dieu du tonnerre se baladaient entre son frère et moi.
- Loki...
Le dieu des mensonges se redressa brusquement et saisit Gungir.
- Pourquoi ne leur dis-tu pas que tu as envoyé le destructeur sur Terre pour me tuer?!
- Quoi? Thor! Loki! Qu'est-ce vous racontez?! demanda Frigga, stupéfaite.
Les deux hommes s'affrontèrent,
Chacun tournait autour de l'autre.
Tels des prédateurs se préparant à attaquer.
- Tu as désobéi au commandement de ton roi...
- Quel roi? Je ne vois en toi qu'un parfait menteur, mon frère! Depuis toujours d'ailleurs...
- Que veux-tu, on ne se refait pas. Toi, tu fais pleuvoir les éclairs et moi, les mensonges...
Thor ne répliqua pas.
- J'aurais bien voulu continuer cette conversation avec toi, Thor, mais vois-tu, j'ai une planète à détruire!
Quoi?! Comment?!
Loki pointa la lance vers Thor.
Un jet d'énergie s'en échappa et percuta de plein fouet le blond.
Le prince traversa le mur, chutant de plus de cent mètres.
Frigga et moi hurlâmes en coeur.
- Loki?! Qu'est-ce que tu as fait?! s'époumona sa mère.
- Ce qui était nécessaire.
Je lançai un regard assassin à mon mari.
- Espèce d'enfoiré! Comment as-tu osé faire cela à ton propre frère?!
- Ce n'est pas mon frère ! me coupa-t-il. J'ai choisi ma voie, Honohra. Et je ne changerais pas d'avis.
Il tourna les talons.
Non... cela ne pouvait se terminer ainsi. Pas par l'éradication d'une race.
- Je t'en empêcherais, Loki! Tu m'entends?! Quoi qu'il en coûte!
Il s'arrêta.
Un dernier regard vers moi.
Une dernière parole à mon attention.
- Sache que jamais je ne porterai la main sur toi même si tu t'opposes à moi. Quoi qu'il advienne de moi... de nous... jamais mon amour pour toi ne mourra... Maintenant, c'est à toi de choisir...
Mon coeur s'arrêta de battre.
Un maigre sourire apparut sur son visage.
Et il partit.
Une partie de moi mourut à cet instant précis.
Et rien ne pourra la faire revivre.
