Merci pour vos reviews. Vous avez raison, pourquoi accabler ces pauvres bêtes, elles n'ont rien demandé ! Ne t'inquiète pas Marguerite, elle n'est pas prête de quitter son 5 étoiles (hi hi hi). Voici la suite...


Chapitre 10

La jeune femme soupira, elle n'avait pas pensé que ses actions lui attireraient autant d'ennuis, elle avait voulu éloigner le Gallois du Capitaine et maintenant, elle se retrouvait enfermée sans aucun espoir de se rapprocher de son supérieur. Elle avait fait une belle boulette et elle ne savait pas comment s'en sortir, ni quel sort lui était réservé. Elle mangea ce que le leader lui avait déposé puis elle s'allongea, laissant ses larmes couler. Bien plus tard, elle s'endormit pour un sommeil sans rêves.

Quand il eut terminé de vérifier que tout était en ordre, Jack mit les ordinateurs en veille et alla se coucher. Ses songes furent agités et le matin, il s'éveilla plus fatigué que lorsqu'il s'était couché. Il était dans la cuisine quand l'alarme du sas retentit, annonçant l'arrivée d'un membre. L'immortel regarda dans la zone et vit que son collègue était seul. Il s'approcha en lui tendant une tasse.

– Tosh n'est pas avec toi ?

– Non, elle devait aller vérifier une bricole, elle ne devrait pas en avoir pour longtemps.

– La soirée s'est bien passée ?

– Oui, nous avons été au restaurant et avons terminé par une petite balade, la nuit était douce, on en a profité.

– Vous avez eu raison, fit l'immortel en buvant sa boisson. Je donnerai n'importe quoi pour avoir un café préparé par Ianto, finit-il avec une grimace.

– Je te comprends, mais nous faisons tout ce que nous pouvons.

– Je m'en doute. Bien, je vais descendre voir Gwen et lui porter son petit déjeuner.

– Elle aussi doit regretter ce qui s'est passé, fit le médecin.

– Effectivement, mais maintenant, c'est trop tard. Dès que Ianto sera de retour, il faudra décider de la sanction qu'elle devra recevoir.

– Tu as une idée de ce que tu vas faire ?

– Non aucune, mais je ne veux pas qu'elle reste ici, je n'ai plus confiance en elle.

Sur ces mots, le leader descendit dans les voûtes et servit les repas puis il monta à son bureau et s'installa pour prendre connaissance des derniers rapports qui lui avaient été remis. Tout en essayant de se concentrer sur sa lecture, il pensait au jeune homme. Comment le retrouver ? Que faire pour le ramener au Hub ? Voudrait-il seulement revenir vers lui ? Tout à ses réflexions, il ne vit pas Tosh se présenter devant la table de travail. Elle avait attendu qu'il lui dise d'entrer mais visiblement, il n'était pas réceptif à son environnement.

– Jack ?

– Euh oui ! fit-il en relevant brusquement la tête. Excuse-moi, j'étais ailleurs.

– J'avais remarqué ! dit-elle avec un sourire. Je suis descendue voir Gwen, elle n'a pas l'air de bonne humeur.

– Ça lui passera ! Tu as quelque chose sur Hannah ?

– Non pas encore. Le programme cherche toujours, mais j'ai peut-être une idée pour la retrouver.

– Explique !

– Je vais aller voir l'employée de la mairie et lui poser la question. Owen va m'accompagner et il lui donnera du Retcon.

– C'est expéditif, tu ne crois pas ?

– Écoute, je pense que je perds du temps à essayer de la retrouver par les moyens conventionnels, alors j'essaye de prendre un raccourci, mais si tu ne le souhaites pas, je vais continuer à chercher, fit-elle.

– Non, tu as raison. Il faut absolument les empêcher de passer devant M. le maire, Ianto n'est pas dans son état normal, il est en droit de faire son choix, lâcha l'immortel.

– C'est évident ! Dis-moi, fit-elle après un instant de silence, imaginons qu'il veuille vraiment se marier avec elle, le laisseras-tu partir ?

– Quand il aura recouvré toutes ses facultés, je ne m'opposerai pas à la décision qu'il pourrait prendre, même si ça le conduit à s'éloigner de moi. Je veux son bonheur, c'est le plus important, moi, je ne compte pas même si je l'aime, souffla le leader.

– Il t'aime aussi, n'en doute pas. Il te le prouvera quand il reviendra.

– Puisses-tu avoir raison !

– Bien, je vais y aller. Owen a un peu de temps à me consacrer avant de reprendre ses analyses. Nous ne devrions pas en avoir pour longtemps. Dès que j'aurai l'info, nous reviendrons rapidement.

– Merci ma belle, répondit le Capitaine en lui souriant.

La jeune femme quitta le bureau et rejoignit le médecin qui l'attendait puis ils passèrent le sas tout en discutant. Sur la place, ils s'installèrent dans la voiture du praticien et quelques minutes plus tard, ils se garaient devant le City Hall. Ils se dirigèrent vers le bureau de l'état civil et Tosh s'approcha du comptoir.

– Bonjour, fit-elle avec un grand sourire que lui rendit l'employée.

La Japonaise connaissait la jeune femme, c'est à elle qu'elle avait eu affaire lorsqu'elle était venue pour se renseigner sur une procédure de mariage et une certaine connivence avait pris naissance entre elles.

– Vous boiriez bien un café ? fit Tosh avec un sourire après quelques minutes de discussion.

– Je vous remercie, ce serait avec plaisir.

– Owen, pourrais-tu aller nous en chercher, s'il te plaît ? s'enquit-elle en minaudant quelque peu.

Le médecin acquiesça et quitta la pièce, les laissant discuter. Orientant la conversation, la jeune femme parvint à obtenir l'information qui lui manquait et quand son collègue revint, elles burent leur boisson tout en échangeant des banalités.

Après quelques minutes, l'employée, ne se sentant pas très bien, accepta que le couple la raccompagne chez elle. Tosh ne voulait pas qu'elle ait des problèmes avec son supérieur et elle alla le prévenir de son départ. Il vint s'enquérir de sa santé et lui proposa de rester chez elle le lendemain. Owen la soutint pour la conduire à la voiture et ils prirent rapidement la direction de son appartement.

Après s'être assuré qu'elle était bien installée, ils retournèrent au Hub. Quand ils passèrent le sas, la jeune femme vit son leader à la porte de son bureau et elle lui sourit.

– Il est à Radyr, lança-t-elle avec gaieté.

– Très bien, nous allons en discuter. Monte me voir quand tu auras quelques minutes… et merci !

– Mais de rien !

Elle s'installa à son poste et le médecin l'embrassa tendrement avant de gagner l'infirmerie. Il devait noter la prise de Retcon et reprendre les analyses qu'il avait laissées en attente.

Quand il entra dans la baie médicale, il eut la surprise de voir un artisan qui s'occupait d'installer le coffre. Il vérifia que tout son matériel était bien couvert par des protections et monta voir l'immortel.

– Jack, tu aurais pu me dire qu'il venait ce matin ! fit-il sur un ton de reproche.

– Normalement, il ne devait commencer que cet après-midi, mais un client s'est décommandé et il m'a proposé d'avancer le rendez-vous. Cela te pose un problème ?

– Non, mais j'aurais voulu mettre mes instruments à l'abri.

– Je m'en suis occupé, ne t'en fais pas. Il en est où ?

– J'ai un beau trou dans le mur de l'infirmerie ! fit le médecin.

– Ne t'inquiète pas, il va le reboucher, sourit l'immortel. J'ai utilisé un artefact que nous avons dans les archives pour lui avancer le travail.

– Tu parles de quoi ?

– C'est un pistolet qui tire des carrés, je l'avais récupéré sur Villengard, il y a quelques années. À l'époque, il y avait une usine et maintenant, il paraît qu'il y a une bananeraie !

– Tu te moques de moi ?

– Non, je t'assure.

– Et qui t'a dit ça ?

– Un ami que je n'ai pas vu depuis très longtemps !

– Ok, tu ne m'en diras pas plus ?

– Non.

– Et tu t'en sers souvent ?

– J'avoue que non, la dernière fois, la batterie était à plat, elle s'est sans doute rechargée au contact de la faille, j'en ai été le premier surpris quand j'ai fait l'essai.

– Bien, je vais te laisser, je vais faire quelques recherches près de Tosh en attendant de pouvoir récupérer mon domaine.

Le Capitaine lui sourit et le médecin quitta le bureau pour rejoindre l'informaticienne qui fut ravie de le voir s'installer près d'elle.

À l'heure du déjeuner, le leader commanda le repas et se rendit à l'office pour récupérer les paquets que le livreur venait d'apporter. Il descendit à la cuisine et prépara le plateau pour la Galloise avant d'appeler ses collègues pour aller en salle de conférence.

Ils se servirent et mangèrent tranquillement, la Japonaise hésitait à lancer la conversation sur son déplacement du matin, puis elle se dit qu'il fallait bien y passer.

– Jack, veux-tu que nous discutions de ce que nous avons appris ce matin ? demanda Tosh.

– Je t'écoute.

– Eh bien, Hannah est passée à l'état civil pour faire modifier un nom pour le mariage qui est prévu.

– Quel nom ? s'enquit le Capitaine, se doutant bien de la réponse.

– Celui du futur époux ! L'employée m'a dit avoir été surprise, mais elle n'a rien demandé et s'est contentée de faire la correction.

– C'est pour quand ?

– Dans moins de quinze jours. Que comptes-tu faire ?

– Aller rencontrer cette femme et lui dire de ne pas poursuivre dans cette direction !

– Il me semble que ça ne servira à rien, intervint Owen.

– Sans doute, mais je dois quand même essayer. J'aurais peut-être la possibilité de voir Ianto, si je peux lui parler, il se souviendra, j'en suis certain !

– M'est d'avis qu'elle fera tout pour que tu ne le rencontres pas, fit Tosh. Elle semble savoir ce qu'elle veut.

– Moi aussi ! lâcha l'immortel. Bien, je vais descendre porter le repas de Gwen et ensuite, j'irai à Radyr.

– Ok, mais sois prudent, fit le médecin.

– Que veux-tu qu'il m'arrive ? Elle ne s'attendra pas à me voir devant sa porte, ça va la surprendre.

– Sans doute, mais la meilleure défense, c'est l'attaque, alors ne l'oublie pas quand tu seras là-bas !

– D'accord, fit le leader en se levant.

Il se rendit dans la cuisine et réchauffa le plat puis il alla voir la Galloise. Quand elle l'entendit entrer, elle se redressa, mais resta assise. Le Capitaine déposa le plateau sur la tablette et recula contre le mur pour s'appuyer quelques instants. Il fixait la jeune femme sans rien dire et elle finit par s'énerver.

– Que veux-tu encore !

– Rien de particulier, je me demandais ce que je pourrais trouver comme sanction ! J'avoue que je n'ai encore aucune idée, mais ne t'en fais pas, ça va venir, fit-il avant d'aller vers la porte.

– Jack !

Il s'arrêta et se tourna vers elle, attendant qu'elle parle.

– Je… je te demande pardon, souffla-t-elle.

– Pardon ? Après ce que tu as fait ? N'attends aucun pardon de ma part, tu savais parfaitement ce que tu faisais et si tu avais été moins imbue de ta personne, tu te serais aperçue que tu allais droit dans les ennuis !

– Mais que lui trouves-tu donc ! cracha-t-elle.

– Tu ne pourrais pas comprendre, pour ce faire, il faudrait que tu aies un cœur et je ne pense pas que tu en aies un ! Tu te comportes comme une gamine qui est habituée à avoir tout ce qu'elle souhaite, mais moi, tu ne m'auras pas !

Sur ces mots, il quitta la zone, laissant la jeune femme méditer ses dernières paroles. En revenant dans la salle informatique, il s'arrêta près de la Japonaise qui continuait son travail et la prévint qu'il quittait la base. Elle le regarda partir et soupira avant de reprendre sa lecture.

Tout en roulant vers Radyr, le Capitaine réfléchissait à ce qu'il pourrait faire. Il se doutait bien qu'Hannah s'emploierait à l'empêcher de voir le Gallois, mais il fallait qu'il tente de le rencontrer, il restait persuadé que sa présence lui rendrait ses souvenirs.

Lorsqu'il s'arrêta près de l'adresse que lui avait donnée Tosh, il scruta la rue, essayant d'apercevoir son employé, mais il n'y avait personne, le calme plat. Une voiture était garée devant la maison de la jeune femme et il décida d'aller sonner à la porte.

Après avoir appuyé sur le bouton, il attendit patiemment qu'on vienne lui ouvrir et lorsque la personne le vit, elle tenta de refermer, mais l'immortel bloqua le battant avec son pied.

– Mademoiselle Gilson, nous devons parler, fit-il.

– Je n'ai rien à vous dire, partez ou j'appelle la police, lança-t-elle en colère.

– Vous savez très bien que s'ils m'interrogent, vous pourriez avoir des ennuis, alors je pense que nous devrions discuter comme deux adultes, vous ne croyez pas ?

– Non, il n'en est pas question, Ianto reste avec moi, il m'a demandé de l'épouser et j'ai accepté !

– Je m'en doutais un peu au vu de la discussion que j'ai eue avec Gwen.

– Je ne la connais pas !

– Ce n'est pas ce qu'elle m'a dit !

– C'est une menteuse !

– Sans doute, mais dans ce cas, elle n'est pas la seule ! répondit Jack du tac au tac.

À ce moment, le Gallois traversa le salon et le leader fut surpris. Hannah en profita pour pousser son pied et refermer violemment la porte. Après quelques instants, le Capitaine retourna à son véhicule, il avait pris sa décision, il savait maintenant ce qu'il devait faire et surtout, quand le faire !

Il jeta un dernier regard à la maison et reprit le chemin du Hub. Il contacta Tosh pour lui faire un rapide topo de la situation et lui demanda si tout était tranquille. Devant l'affirmative, il décida de s'arrêter dans le centre-ville pour réserver une table pour le soir, il avait l'intention d'inviter ses deux collègues à dîner.

À son retour au centre, les deux membres s'enquirent du résultat de sa visite, mais à son regard malheureux, la jeune femme comprit que ça ne s'était pas bien passé.

– Elle n'a pas voulu te parler ? demanda-t-elle doucement.

– Non, je suis resté à la porte, mais j'ai vu Ianto. Il n'a pas semblé faire attention à moi, je ne sais même pas s'il m'a entendu.

– Ne t'en fais pas, nous allons t'aider. Qu'as-tu décidé ?

– Pour le moment, simplement les surveiller et intervenir le jour du mariage !

– Tu ne penses pas que c'est un peu risqué ? demanda Owen.

– Il y aura du monde, je suis certain que c'est la meilleure solution. Elle ne voudra sans doute pas faire d'esclandre, de toute façon, il est hors de question que je la laisse piéger Ianto ! lâcha-t-il brusquement.

– Ok, calme-toi, ce n'était qu'une question, fit le médecin.

– Désolé. Autre chose, j'ai réservé une table pour ce soir, je vous invite.

– Ah non ! intervint Tosh, cette fois, c'est notre tour et tu n'as rien à dire, ajouta-t-elle coupant ainsi la tentative de réponse de son leader qui acquiesça sans rien dire. Je vais commander une pizza pour Gwen, je la lui descendrai avant de partir.

– Très bien, alors on se remet au boulot, fit-il avant de se diriger vers son bureau, puis il s'arrêta. Au fait, il a terminé d'installer le coffre ?

– Oui et il a dit que tout s'était bien passé. Il m'a laissé les instructions pour l'initialisation et m'a dit que s'il y avait un problème, il te suffirait de l'appeler, mais d'après ce qu'il m'a expliqué, ça serait assez simple.

– Ok, on verra ça demain alors, répondit le leader.

Le soir, après avoir nourri les pensionnaires et mis les ordinateurs en veille, les trois membres se rendirent au restaurant. Ils passèrent une soirée tranquille, à discuter de choses et d'autres, évitant soigneusement le délicat problème de l'absence du Gallois. La jeune femme sentait bien que son leader avait de la peine, mais elle ne pouvait rien faire pour l'alléger.

Après le repas, ils le raccompagnèrent au Hub et Owen conduisit Tosh chez elle. Finalement, ils passèrent la nuit ensemble tandis que le leader errait dans les couloirs de la base, incapable de trouver le sommeil.

Au matin, quand les deux membres arrivèrent, tout était silencieux, les lumières encore en veille et l'ordinateur de surveillance bourdonnait doucement. La Japonaise leva les yeux vers le bureau de son chef et partit vers la cuisine pour faire une tournée de café. Elle donna une tasse à son compagnon et monta l'escalier, s'étonnant de ne pas en avoir vu le leader.

Elle entra dans la pièce et le vit à sa table de travail, la tête posée sur ses bras repliés. Elle s'approcha et se rendit compte qu'il dormait, mais ses paupières se crispaient comme si ses songes n'étaient pas des plus doux. Délicatement, elle toucha son épaule et le Capitaine sursauta puis ouvrit les yeux brusquement en se redressant.

– Ce n'est que moi Jack, murmura-t-elle.

– Tosh ?

– Oui. Tu as dormi ici ?

– Il semblerait. Quand je suis rentré, je n'avais pas sommeil et j'ai voulu travailler un peu, fit-il en montrant les dossiers ouverts.

– Tu devrais boire ton café et aller prendre une douche pour te réveiller, répondit la jeune femme avec un léger sourire.

L'immortel le lui rendit, mais son regard restait triste et elle s'accroupit devant lui. Jack tourna la tête, il ne voulait pas qu'elle lise dans ses prunelles la détresse qui l'habitait. Elle lui prit le menton et l'obligea à la regarder puis après un instant, elle le serra dans ses bras sans rien dire.

– Que vais-je faire ? souffla-t-il.

– Pour le moment, le mieux est d'attendre. Elle t'a bien fait comprendre qu'elle ne le laissera pas partir, mais le jour de son mariage, tu pourras faire ce que tu as décidé, nous serons là pour t'épauler.

– Et s'il ne veut plus de moi ? Tu sais bien que le Retcon…

– Chaque chose en son temps, tu veux bien ? le coupa-t-elle. Il faut d'abord lui rendre la mémoire et ensuite, vous aviserez. S'il s'avère qu'il voulait vraiment se marier avec elle, tu devras le laisser partir, par contre, s'il veut rester avec toi…

Elle laissa sa phrase en suspens, permettant à l'immortel de tirer les conclusions qui en découlaient. Il s'écarta légèrement et lui fit un petit sourire. Elle essaya les larmes qui roulaient sur ses joues et se releva.

– Tu devrais boire ton café, je sais qu'il n'est pas aussi bon que celui de Ianto, mais j'ai fait de mon mieux.

– Je te remercie.

Owen se présenta à la porte et les regarda sans rien dire puis il s'avança quand son leader lui fit signe.

– Comment te sens-tu ?

– Seul, souffla-t-il.

– Je m'en doute, mais Tosh continue de les surveiller. Pour le moment, ils sont toujours à la villa, à mon avis, elle va attendre et voudra partir après la cérémonie.

– Je ne la laisserai pas faire ! lâcha l'immortel. Ma belle, pourrais-tu trouver tout ce que tu peux sur elle, il me faut un dossier en béton si je veux empêcher ce mariage.

– C'est déjà en cours, fit-elle avec un grand sourire. Je me doutais bien que tu me le demanderais.

– Que ferais-je sans toi ?

– Je ne sais pas ! minauda-t-elle. Bien, je vais descendre un petit déjeuner à Gwen, je pense qu'elle doit avoir faim.

– Sans doute, mais si elle te questionne, ne lui réponds pas, je veux qu'elle reste dans l'incertitude.

– Évidemment !

La jeune femme sortit en laissant échapper un petit rire. Visiblement, le sort de sa collègue ne lui importait pas du tout !

À suivre…