Chapitre 10 Des chiffres et des lettres
Laboratoire d'Abby Sciuto. 8h00.
Gibbs entra dans le laboratoire où il savait que les deux jeunes gens avaient travaillés une partie de la nuit. Posant un caf-pow! et un café sur le bureau, il fut surpris de découvrit que Tali était déjà là.
Abby : Merci.
McGee : Merci boss.
Tali : Shalom agent Gibbs.
Gibbs : Bonjour officier Tali.
Le husky laissa échapper un bruit entre l'aboiement et le hurlement. Gibbs posa son regard sur l'animal et bu une longue rasade de son café. Décidemment ce chien ressemblait vraiment à ses ex-femmes, roux et bruyant !
Gibbs : Qu'est ce que vous avez ?
McGee : Pour la plupart des CD ce sont des jeux, de simples jeux même si leur concepteur est un génie et devrait les faire breveter.
Gibbs : McGee !
McGee : Pardon Boss, Abby et moi n'avons pas vraiment dormi et… Il y a un CD en particulier qui portait votre nom.
Abby le glissa dans l'appareil, et Tali se leva de sa chaise pour les rejoindre, Jack trottinant à son coté. L'image de Tony apparu à l'écran.
Tony : Salut probie, Abby… une partie des réponses sont là, je sais que Gibbs va détester mais il va falloir trouver le mot de passe, si Dieu te déteste rend lui la monnaie.
Ziva : (hors champ) Tony, attrape le chat et éteint cette caméra.
Puis l'image se brouilla laissant un espace pour rentrer un mot de passe.
Gibbs : Tony et Ziva n'ont pas de chat. C'est un indice.
McGee : Et connaissant Tony, enfin autant qu'on peut le connaitre ça a un rapport avec un film.
Abby : Reste à trouver lequel. Je te laisse travailler. Je dois filer à l'université.
Gibbs : Abs ?
Abby : J'ai un ami là-bas. Il est professeur de mathématique. Il devrait comprendre le charabia de ce cahier.
Université de Georgetown. 9h30.
Son ombrelle fermée à la main, et le cahier sous le bras, Abby attendait la fin du cours en haut de l'amphithéâtre. Elle savait que le professeur l'avait repéré, elle ne passait pas vraiment inaperçu. Le professeur, un homme bedonnant d'une soixantaine d'années congédia sa classe avec cinq bonnes minutes d'avance sur l'heure. Abby descendit les marche une à une.
Homme : Abby ! Que me vaut ta présence ici.
Abby : Professeur Lambert. Vous n'étiez pas obligé d'abroger votre cours pour moi.
Lambert : J'étais trop intrigué de voir ce que le NCIS me voulait.
Abby : Qui dit que ce n'est pas qu'une visite de courtoisie ?
Lambert : Parce que tu as la tête de quelqu'un qui n'a pas dormi depuis des jours.
Abby : Deux en faite. Deux de mes collègues et amis ont disparu.
Lambert : Et que puis-je faire pour toi ?
Abby : Gibbs a trouvé ça.
Elle lui tendit le cahier, et le professeur Lambert s'installa à son bureau avec. Glissant ses lunettes sur son nez, il feuilleta le cahier avant de se concentrer plus attentivement sur les listes de symboles.
Lambert : Certains caractères ne sont pas des chiffres.
Abby : C'est de l'hébreu. Ziva est israélienne.
Lambert : Et bien ton amie a apprit les mathématiques d'une manière assez peu conventionnel.
Abby : Qu'est ce que c'est ?
Lambert : Et bien ça m'a l'air de calculs de probabilités.
Abby : Mais pour obtenir quoi ?
Le professeur tourna une ou deux pages.
Lambert : Cette Ziva est une mathématicienne hors pair. J'aimerais vraiment faire sa connaissance.
Abby : Il faudrait d'abord qu'on la retrouve vivante.
Lambert : Elle a mis au point un algorithme pour calculer les probabilités de suites alphanumériques, apparemment il ne s'agit que de la moitié du travail. Une autre personne a fait des annotations dans un langage informatique. J'aimerais vraiment pouvoir étudier ça plus en profondeur.
Abby : Impossible, il s'agit d'une pièce à conviction.
Lambert : Qui sont l'agent Jack et Tony ?
Abby : Tony est son partenaire et mari. Jack c'est son chien, pourquoi ?
Lambert : Et bien le nom de Jack apparait de façon aléatoire sans vraiment de logique dans les annotations destinés à ce Tony.
Abby : Je verrais ça doit bien avoir un sens.
Lambert : Dans quelle université a-t-elle étudié ?
Abby : Ziva n'a jamais été à l'université.
Lambert : Alors le travail de cette petite est exceptionnel. Quand tu la retrouveras, je tiens absolument à la rencontrer.
Abby : Je ne te garantie rien. Merci du coup de main.
NCIS Office. Laboratoire d'Abby Sciuto. 11h30.
McGee : Ah Abby ! Tu tombes à pic, je crois que je viens de trouver le mot de passe de Tony. Il s'agit en réalité de deux références à un film : L'Arme Fatale.
Abby : Et bien essayons.
Gibbs : (Arrivant) Ca avance ?
Abby : McGee a peut-être trouvé le code de Tony.
McGee tenta de rentrer sa solution, mais une image de Tony lui disant qu'il pouvait faire mieux apparu.
Abby : Tu as essayé de cracker le code ?
McGee : Impossible, il y a une double sécurité.
Abby : Essaye avec l'année du film alors.
Gibbs : Plutôt le réalisateur. Chez eux, les DVD étaient classé par réalisateur.
McGee : Qui a réalisé l'Arme Fatale ?
Abby : Attends, je googlise… Richard Donner.
McGee entra le mot de passe et l'image changea pour laisser voir un couple sur l'autel, échangeant leur vœux, Ziva semblait si jeune, mais le feu qui dansait dans ses yeux montrait qu'elle était heureuse. Tony une kippa sur la tête, la serra dans ses bras. Avant qu'un homme approche, Eli David. Tony lui serra la main, alors que plus hésitante, Ziva accepta son étreinte avant de retourner dans les bras de Tony. Les images changèrent. Tony et Ziva dansaient, autour d'eux des gens mangeaient et riaient, mais les deux agents semblaient seuls au monde. Soudain Tony s'approcha de l'oreille de Ziva et lui murmura quelque chose, la jeune femme éclata de rire avant de quitter ses bras et de s'approcher de la caméra. L'image bougea signe que Ziva venait de la prendre. Et Caitlin Todd apparu à l'écran dans une robe de soie rose, D'un geste de la main, Tony l'invita à danser. Une nouvelle fois l'image se brouilla, et le visage du Tony d'aujourd'hui apparu à l'écran.
Tony : Gibbs, McGee, coucou à toi aussi Abby, désolé pour la devinette, mais ses images sont précieuses, Bref, si vous les regardez c'est que vous avez fouillé notre appartement. Donc que l'on vous a annoncé notre mort à Ziva et à moi, peu importe que ce soit la vérité ou pas d'ailleurs. Gibbs, sache que j'ai voulu te le dire des milliers de fois, Au début ça importait pas vraiment que je sois marié, Ziva avait disparu de ma vie depuis quatre ans et je n'avais pas le droit de rentrer en contact avec elle pour notre protection. Et puis Ari m'a retrouvé, il a voulu venger la mort de Tali, tué par son père, me détruire aurait détruit Ziva, son précieux agent surdoué. Je suis désolé pour Kate patron, je savais que tu l'aimais, mais pour elle, les choses étaient différentes, tu as fait battre son cœur, tu l'as troublé, mais on ne lui a pas appris à aimer. Quand Ziva est arrivé à Washington, les choses se sont compliquées une nouvelle fois. Ziva n'était plus celle que j'ai épousée, elle était de nouveau ce que son père avait fait d'elle. Enfin ses ordres étaient compliqués, trop compliqués, trop long à expliquer. Mais voilà, enfin bon. Gibbs, je ne voulais pas te mentir, mais si tu avais su tu aurais fait quoi ? Tu l'aurais éloigné et j'aurais perdu ma dernière chance de la sauver. Ziva est ma vie, elle est la clef de tout, de mes décisions, de mes mensonges. Enfin il y a quand même une chose que tu remarqueras c'est que mon mariage dure plus longtemps que les tiens !
Soudain Ziva apparu à l'écran et mit une claque derrière la tête à Tony.
Tony : Aïe ! Qu'est ce que j'ai dit ?
Ziva : Je suis sûre que Gibbs serait d'accord avec moi si je dis que tu l'as mérité !
Ziva se tourna vers la caméra, sa cicatrice un peu trop apparente à cause de ses cheveux à moitié attachés.
Ziva : Pardon pour les mensonges Gibbs. Et je ne le dis pas comme un signe de faiblesse. Mais sache que ce que je t'ai dit en rentrant de Somalie tient toujours, tu es le père que je n'ai jamais eu. Merci pour cette confiance qui m'a bien souvent permit d'avoir l'impression d'exister et d'être apprécié comme la femme que je suis et pas comme l'agent uniquement. McGee, Abby, Ducky et toi êtes les meilleurs amis que je n'ai jamais eus. Les seules en faite. Merci pour ça.
Tony : Gibbs, tes médailles sont dans mon bureau, cette fois prends les ! J'insiste.
Puis l'image se brouilla, laissant comprendre que s'était la fin du DVD.
McGee : Wooow.
Abby : Là ca fait beaucoup d'un coup.
Gibbs : C'est un jeu de piste. Il faut trouver la suite.
McGee : Dans le bureau de Tony.
TBC
