Note de l'auteur : Désolée, j'avais des problèmes de documents ces derniers jours... mais voici votre chapitre
Chapitre 10
La nuit était à présent bien entamée au-dessus de Londres et le thermomètre venait d'atteindre le point de congélation. Dans la ruelle séparant Weber & Lloyd des hangars de Flaherty Street, Rose reprenait lentement ses esprits. Les objets autour d'elle lui apparaissaient encore flous mais elle sentait le froid du pavé goudronné sous ses doigts et pouvait entendre le bruit des voitures quelques mètres plus loin. Elle prit aussi conscience de sa cape maintenant humide, les pans de celle-ci ayant atterri dans une flaque d'eau qu'à moitié gelée. Les pensées des gens autour s'étaient calmées, sans pour autant disparaître, s'entremêlant en une sorte de bouillie ou rien ne se distinguait au point d'en devenir compréhensible. Elle évoluait dans un brouillard ou chacun de ses sens se retrouvait engourdis. C'est donc avec une longue série de mouvements lents qu'elle réussi à se tenir debout, avec une autre qu'elle entreprit la fouille de ses poches. Sa baguette n'y était plus, bien sûr.
Un coup de vent s'engouffra dans la ruelle, et elle se retrouva glacée de part en part. Grelottante, elle finit par gagner l'avenue principale alors que sa montre indiquait minuit passé. Elle prit à droite, marchant lentement sans trop savoir où elle allait. Elle ne connaissait pas cette partie de la ville, quartier peu recommandable aux premiers abords, et la disparition de sa baguette la limitait dans ses déplacements. Elle parcouru une cinquantaine de mètres sans rien rencontrer avant d'atteindre une artère plus animée.
« Tu veux de l'aide pour te réchauffer, mon joli ? »
Une voix un peu rauque, mais qui se voulait engageante. Rose se retourna lentement et aperçu une femme de quelques années de plus qu'elle, légèrement vêtue et appuyée contre le mur de l'édifice qui faisait le coin. Une prostituée visiblement. Elle s'approcha lentement et la femme lui sourit, dévoilant une rangée de dents ternies.
« Je cherche seulement un endroit où dormir quelques heures », répondit Rose d'une voix qu'elle aurait voulu moins lasse.
Le sourire de la prostituée pâlit un peu alors qu'elle remarquait que le ton de son interlocuteur n'était peut-être pas celui d'un homme. Mais elle n'abandonna pas pour autant.
« Je peux te montrer un coin, si tu veux », dit-elle avec un clin d'œil. « Je commence à 25£ », chuchota-t-elle ensuite.
Elle avança une main vers son col de chemise mais Rose la stoppa d'un geste rapide. Les contacts physiques brisaient ses barrières mentales. Elle préférait les éviter dans la mesure du possible. Et puis elle avait déjà entendu ce qu'elle recherchait. Hôtel Starlight, intersection Flaherty et Coburg. Elle donna quelques Livres à la femme, suivi d'un hochement de tête, avant de s'éloigner. Celle-ci n'insista pas.
Dormir était la seule option qu'elle envisageait pour l'instant. Elle n'arrivait pas à prévoir ce qu'elle ferait à l'aube et sans sommeil elle n'y réfléchirait pas correctement. Probablement retourner chez elle ou chez ses parents serait la plus sage des solutions, mais elle n'arrivait pas à s'y résoudre. Cela équivaudrait à un abandon de sa part, même si après les évènements de ce soir-là, il n'en restait pas beaucoup à sauver. Elle avait le sentiment qu'il lui fallait encore essayer.
Elle arriva devant l'établissement qu'elle cherchait, un vieil hôtel miteux qui louait des chambres à l'heure. Ignorant les clients à l'aspect louche qui en franchissait déjà la porte dans un sens ou dans l'autre, Rose se défit de sa cape avant d'y entrer à son tour. On ne lui posa pas de question au comptoir. Tant qu'elle avait l'argent demandé et qu'elle quittait sans avoir dépassé son temps, on la laisserait tranquille. C'est donc sans plus de cérémonie qu'elle monta jusqu'au deuxième étage, verrouilla sa porte et s'écroula sur son lit.
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« Tu avais dit qu'elle serait là, Rogue. »
« Elle y était, je n'ai rien inventé. Elle ne peut pas être loin. Cherchez la et trouvez la.
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Avant même d'ouvrir les yeux, Rose su qu'elle s'était faite prendre. Elle pouvait sentir la chaleur d'un foyer devant elle et la fermeté d'un fauteuil de velours sur lequel on l'avait assise. Elle n'était de toute évidence plus dans la chambre qu'elle avait louée, et probablement à quelques centaines de kilomètres de Londres. Sa tête la faisait souffrir et elle dut s'y prendre à plusieurs fois avant de pouvoir soulever les paupières sans être éblouie. C'est d'ailleurs en voulant porter une main à ses yeux qu'elle prit conscience qu'on l'avait également limité dans ses mouvements. Il n'y avait aucun lien visible mais elle ressentait dans chacun de ses membres un engourdissement tel que soulever un bras devenait une tâche surhumaine. Ce que la Gazette annonçait à son sujet depuis deux semaines venait de se concrétiser. L'ennemi l'avait prise en otage.
Sa tête avait mollement roulé vers son épaule droite durant son sommeil et ce qu'elle vit en ouvrant finalement les yeux fut un coin de tapis persan éclairé par les lueurs dansantes de l'âtre. Elle était vraisemblablement dans le salon d'une riche demeure, probablement un de ces manoirs dont les anciennes familles de sang pur se targuaient d'être propriétaires. La pièce était silencieuse bien qu'elle y identifia deux autres occupants. Le premier – Rogue – lui était facilement reconnaissable à sa voix, ce qui n'était pas le cas du deuxième. Celui-ci ne semblait pas émettre de pensées en tant que tel, il les cachait. La jeune femme ne pouvait ressentir sa présence que par son silence, épais et glacial.
« Je vous souhaite la bienvenue dans ma modeste demeure, Mlle Scrimgeour », entendit-elle prononcer d'une voix sarcastique.
Elle releva lentement la tête avant de sursauter à la vue de son interlocuteur. Le visage reptilien et les yeux rouges de Lord Voldemort se trouvaient immobiles, à moins d'un mètre d'elle. Il se laissa aller à un rire froid en voyant son expression mais redevint silencieux bien vite. L'humeur du seigneur des Ténèbres n'était jamais réellement bonne.
Assis dos aux flammes dans un fauteuil semblable au siens, il la jaugeât du regard quelques instants avant de briser le silence à nouveau.
« Tu avais raison Severus », fit-il lentement, « son esprit est difficile à percer pour quelqu'un d'aussi jeune. »
Le mangemort qui se tenait quelques pas en retrait hocha simplement la tête. Rose lui jeta ensuite un regard mais leurs yeux ne se croisèrent pas. Sa frayeur passée, la jeune femme prit ensuite conscience des essais du Legilimens par la pression qu'elle ressentait autour de son front, ou du moins qu'elle s'imaginait ressentir. Mais bâtir des barrières d'Occlumens était devenu une seconde nature pour elle depuis bien des années et elle n'était pas encore inquiétée. On l'avait soumise à pire.
« Je ne vois pas en quoi mes pensées peuvent vous intéresser », fit-elle remarquer d'une voix pâteuse alors qu'elle tentait de se redresser un peu sur son siège.
Usant de son sang-froid, elle avait repris un visage neutre, décidée à ne pas montrer sa peur à son adversaire. Oublier complètement ses sentiments était même préférable. Vider son esprit de toute émotion et de tout souvenir, se concentrer sur des pensées extérieures – Rogue en l'occurrence.
« Ne devenez pas plus naïve que vous ne l'êtes réellement, Mlle Scrimgeour », averti calmement le Lord noir en se penchant légèrement vers elle. « L'esprit d'un Enfant de Krugger est probablement la seule chose d'intérêt que vous possédez et vous le savez. »
« Tout intérêt est relatif », répondit la jeune femme. « Personnellement, les pensées de vos elfes de maison auraient pu me rester inconnues sans que j'en sois lésée. Libre à vous si c'est ce que vous voulez entendre. »
Elle ne savait pas ce qu'elle avait cherché en répliquant ainsi au Seigneur des Ténèbres mais la réponse ne se fit pas attendre. Sans qu'aucune incantation ne soit prononcée, un éclair bleuté s'échappa de la baguette de son interlocuteur et vint la frapper sans qu'elle ne puisse rien faire pour y échapper. Clouée à son siège, la douleur l'envahi, passant par chaque pore, chaque muscle, lui arrachant un cri étranglé avant de la laisser pantelante, les mains faiblement agrippées aux accoudoirs.
« Pauvre fillette. Jamais senti de Doloris auparavant ? » entendit-elle se moquer Rogue de sa voix basse et condescendante.
Son maître ne fit pas de commentaires mais elle sentit qu'il tentait de passer ses barrières une fois de plus, sans succès. Puis le silence s'installa de nouveau.
La jeune femme dut réprimer un frisson malgré la chaleur de la pièce lorsqu'une sueur froide coula sur sa nuque. Rogue avait raison, on ne l'avait jusque là jamais soumise à un Impardonnable et la douleur qu'elle venait de ressentir lui laissait envisager le pire. Son corps qui l'élançait et son souffle encore laborieux l'empêchaient de résonner proprement mais, alors que les minutes s'égrainaient, elle prit conscience du peu de chances qu'elle avait de sortir vivante de là. Les gens de son camp ayant vu Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom sans en mourir ultérieurement pouvaient probablement se compter sur les doigts d'une main. Et il lui sembla peu probable qu'elle puisse en faire parti. Gagner du temps semblait la seule chose à faire.
« Il s'est passé beaucoup de temps depuis la dernière fois où j'ai vu mon père ou quiconque au ministère », déclara-t-elle finalement, d'une voix beaucoup moins assurée qu'elle ne l'était auparavant. « Il m'est devenu difficile d'entendre quelque informations que ce soit. Vous en savez probablement plus que moi sur ce qu'il se passe à présent. »
Sa gorge était sèche et le manteau qu'elle portait toujours rendait la chaleur étouffante. Mais elle fit de son mieux pour garder un air neutre et soutenir le regard que le lord noir portait de nouveau sur elle.
« Ne vous sous-estimez pas », répondit-il. « Par le passé, Severus m'a déjà transmis quelques renseignements prometteurs de votre part. »
Rose se tourna légèrement vers ce dernier mais encore une fois leurs yeux ne se croisèrent pas. Seules ses pensées lui fournirent un léger éclaircissement sur le sujet. Le Seigneur des Ténèbres faisait référence à la rencontre des ministres à Newcastle apparemment.
« Ce n'était qu'une fuite accidentelle », commenta-t-elle avec précaution. « Cela n'arrivera pas à nouveau et les ministres resteront chez eux. »
Voldemort leva un sourcil, étonné, à sa manière. Elle avait lu dans leurs pensées, à l'un ou à l'autre et ce, sans difficultés apparente. Il ne s'attendait pas à un tel pouvoir.
« Vous arrivez à vaincre l'Occlumancie », souligna-t-il alors qu'une lueur s'allumait dans son regard.
« Ce n'est rien que vous seriez en mesure d'apprendre », répondit la jeune femme en tentant de ne pas paraître trop agacée. « Le syndrome de Krugger n'est, à ma connaissance, pas imitable. »
Son interlocuteur se rembrunit automatiquement. S'appuyant au dossier de son fauteuil, il serra les poings quelques secondes avant de tenter une autre fois de pénétrer son esprit. Rose résista encore mais le Seigneur des Ténèbres n'aimait pas qu'on lui refuse ce qu'il demandait. C'est un autre Doloris qu'elle reçu en récompense.
La douleur qui la transperça alors n'avait aucune ressemblance avec celle ressentie plus tôt. Transpercée de part en part, la jeune femme rejeta la tête en arrière alors qu'un éclair blanc lui couvrait les yeux. Incapable de trouver l'air nécessaire à un cri, ce ne fut qu'un gémissement de souffrance pure qui s'échappa de ses lèvres avant que le sortilège ne prenne fin.
Étourdie par la torture et cherchant son air, la jeune femme sentit que des larmes venaient maintenant se mélanger à la sueur qui recouvrait sa peau. Elle ne pourrait pas résister longtemps à ce régime, mais elle ne savait pas non plus comment satisfaire le lord noir sans réduire à néant tout ce sur quoi elle avait travaillé.
« Si entendre les pensées est la seule chose que vous voulez, allez chercher David Krugger à Azkaban », articula-t-elle péniblement sans cesser de fixer le sol. « Je ne peux pas vous donner ce pouvoir en claquant des doigts ! »
En entendant cela, le lord noir se leva d'un coup et lorsqu'elle relava les yeux, Rose le trouva parcourant la pièce en de grandes enjambées, visiblement très mécontent. L'engourdissement qui paralysait chacun de ses membres l'empêchait de réellement le suivre des yeux mais elle pouvait l'entendre se déplacer. Elle porta plutôt son regard sur Rogue, encore immobile dans l'ombre, à droite du foyer. De ce qu'elle pouvait entendre venant de sa part, il devenait de plus en plus préoccupé à propos d'elle. Si son cadeau se révélait inutile, son maître le punirait d'abord, il n'y avait aucun doute là-dessus.
Ce qu'elle décida ensuite aurait probablement paru complètement insensé et ridiculement imprudent à quiconque de sa connaissance. Elle-même aurait probablement été du même avis, deux mois auparavant, assise, l'esprit reposé, dans son fauteuil favori. Mais les choses avaient drastiquement changées depuis et cette décision lui parut alors la seule envisageable.
C'était une idée qui venait de lui apparaître, sortie du brouillard laissé par les Doloris et elle était d'ailleurs étonnée que Voldemort ne l'ait pas encore amené. Il ne voulait apparemment qu'utiliser son pouvoir lui-même, mais lui proposer de l'utiliser à sa place saurait-il aussi le satisfaire ?
Rogue ne la regardait pas mais elle continua de le fixer et il finit par tourner légèrement la tête. Là, elle cligna rapidement d'un œil, geste sans autre but que de capter son attention. Cela renforça d'abord son air agacé mais elle sut par ses pensées qu'il en était également intrigué. Elle articula silencieusement ce qu'elle voulait maintenant lui dire : « Imperium ».
Il fronça les sourcils avant de jeter un coup d'œil au lord noir qui parcourait encore vivement la pièce mais sans leur accorder son attention. Cependant, elle vit bien qu'il n'avait pas compris.
« Quoi ? » put-elle en effet lire sur ses lèvres comme dans son esprit.
Elle reprit plus lentement le même mot mais il sembla que l'espion ne savait pas décoder ses paroles silencieuses. Elle brisa alors le contact visuel pour lui désigner sa main droite d'un mouvement des yeux. Déplaçant lentement son index, elle traça trois lettres invisibles dans l'air, I-M-P, puis répéta clairement « Imperium ». L'homme haussa subrepticement les sourcils lorsqu'il comprit enfin, avant de reprendre une expression de dédain.
« Les Occlumens savent combattre l'Imperium », l'entendit-elle penser aussitôt.
Pour toute réponse, elle se força à hausser les épaules, un air indifférent au visage. Il pouvait faire ce qu'il voulait de cette idée, elle lui donnait sa chance.
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Severus Rogue ne savait plus aussi clairement ce qu'il devait faire pour le moment. Quelques heures plus tôt, dénoncer la fille de Scrimgeour semblait la plus simple et la plus profitable des solutions pour lui, mais maintenant que son maître tardait à lui montrer de la reconnaissance et que, bien qu'il ne se l'avoua qu'à contrecoeur, les effets de l'alcool n'influençaient plus son esprit, la suite de ses actes ne lui semblait plus aussi claire.
Une heure plus tôt, lorsque la jeune femme lui avait fait sa suggestion, il l'avait écartée à l'instant même. Il n'était plus l'espion qu'il avait joué pour elle et n'allait sûrement pas proposer à son maître un moyen pour elle se s'échapper. Il pouvait être sûr que Rose Scrimgeour savait combattre, ne serait-ce que partiellement, le sortilège de l'Imperium. Cela demandait les mêmes aptitudes que l'Occlumencie, qu'elle maîtrisait parfaitement.
Elle fournissait d'ailleurs cette dernière preuve alors que son maître était assis calmement à moins d'un mètre d'elle, tentant depuis un trop long moment de briser ses barrières mentales, sans autre succès pour le moment que de l'affaiblir lentement. Il les regardait faire sans pouvoir agir et il devait s'avouer qu'il n'y prenait aucun plaisir. Il voulait que la scène prenne fin mais proposer à son maître d'employer le sortilège Impardonnable sur elle serait reprendre son rôle d'allié. Était-ce vraiment la meilleure des solutions ?
Il se racla finalement la gorge avant de prendre la parole, interrompant le lord noir dans sa concentration silencieuse :
« Vous pourriez simplement la soumettre à l'Imperium », commença-t-il précautionneusement, « et ainsi l'obliger à répéter les informations qu'elle aura entendues. »
Voldemort eut la même réaction que lui-même plus tôt.
« Tu crois que je n'y avais pas déjà pensé, Severus ? » cracha-t-il en se retournant vers lui. « Les gens comme elle n'obéissent pas à ce genre de sortilège. »
C'était sa dernière chance avant de rejeter à nouveau son rôle de mangemort, et il ne la saisit pas. Il devenait agent-double à nouveau, quelques heures après avoir décidé du contraire. Voyant Rose du coin de l'œil, il tenta de se concentrer. Était-il toujours capable de mentir au Seigneur des Ténèbres ?
« Sauf votre respect, maître », reprit-t-il, « Rose Scrimgeour n'est pas Occlumens, contrairement à ce que vous semblez croire. »
Le lord noir s'immobilisa en entendant cela, le fixant de son regard rouge. Rogue ne cilla pas. Ce n'était pas la première fois qu'il modifiait la réalité devant son maître. Prenant une inspiration, il se lança dans son explication, inventée de toute pièce.
« Ce qu'elle utilise n'est qu'une méthode de concentration élémentaire servant à repousser les pensées des gens autour d'elle », énonça-t-il. « Ce serait comparable à une sorte de barrière empêchant l'entrée aux esprits environnants. Rien à voir avec la science profonde de l'Occlumencie ou la volonté nécessaire pour vaincre l'Imperium. »
« Et ce serait contre cette vulgaire chose que je me battrait depuis une heure ? » répliqua le Seigneur des Ténèbres, vacillant entre colère et incrédulité.
« Cela expliquerait pourquoi vous n'arrivez pas au résultat espéré alors que jusqu'ici, aucun Occlumens ne vous a résisté. »
En prononçant cela, Rogue dut faire un effort supplémentaire pour ne rien laisser paraître de son mensonge. Si son maître le croyait, ce serait la plus superbe des ironies. Celui-ci ne sembla d'ailleurs rien suspecter et se contenta de toiser Rose pendant quelques longues secondes. Cette dernière parvint à soutenir son regard, malgré son visage blême de fatigue, ses cheveux noirs collés sur son front et son col de chemise défait, tout en gardant une expression qui ne laissait rien deviner de ses sentiments.
« Si elle ne se conduit pas comme tu le prétend, tu sais qui en écoperas. N'est-ce pas, Severus ? » articula lentement le lord noir, visiblement mécontent d'avoir à opter en ce sens.
Rogue eut une légère hésitation avant d'hocher rapidement la tête.
« Oui, maître », répondit-il d'une voix basse.
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Note de l'auteur : Hé oui, encore une fois, le chapitre 11 n'est qu'à l'état de balbutiements, en plus de mon horraire chargé d'école qui est de retour... Patience, mes amis, patience ! (Je tente de respecter un mois entre les chapitres... je dis bien je tente)
