NDT : REBONJOUR ! Vous pensiez ne plus jamais me revoir hein ? Et bien me revoilà quand même;)
Je m'excuse amplement pour le délais de mise à jour aussi long, ma mère n'a pas eut le temps de corrigé le chapitre avant hier soir ! Alors sans plus attendre je vous donne ce chapitre;)
Je vous remercie encore une fois pour être fidèle et surtout de me laisser des reviews vous êtes géniaux ! Je ne sais pas vraiment quand serra la prochaine mise à jour car je pars pour l'angleterre pendant une semaine mardi soir. On verra bien, soyez patient en tout cas ^^
Sur ceux BONNE LECTURE !
NDA : All the Other Ghosts partie 10, superhero!AU et c'est tout ce que j'écris ces derniers temps et je le regrette moins que je ne le devrais. Je poste en me sentant coupable parce que j'ai été nulle pour répondre aux commentaires! Je vais m'en occuper maintenant, je le promets *cœur* En attendant, n'oubliez pas les meta sur les tumblrs fuckyeahtheghost, fuckyeahthephalanx et spookmehard est de retour (QUI ES-TU BLOGGER MASQUE), merci beaucoup à vous tous ^^
Disclaimer: Rien ne m'appartient ! Ce qui bizarrement me donne l'impression d'être vraiment libre. Et vraiment pauvre ^^;
Rating: Oops on est passé au NC-17. Légèrement, je pense, mais même.
Avertissements: Tous les avertissements de la partie 1 tiennent et tiendront toujours. Ce ne sera jamais du fluff.
Résumé: Il ne pourrait pas être plus dangereux pour le Fantôme s'il avait été fabriqué dans ce but.
Note: Je promets que je vais aller répondre au plus de commentaires possibles immédiatement, désolée pour l'attente ^^; Pendant ce temps que vous donner ? Un peu de musique spectrale : je viens juste de découvrir You Are the Moon de the Hush Sound et tout naturellement la fiction est la première chose qui me soit passée par la tête, puisque que tout ça me bouffe la vie en ce moment =P ( NDT : Vous pouvez retrouver cette chanson dans la playlist : Ten Thousand Love Songs And They Are All About Them sur 8 tracks ;-) ) Je vais répondre aux commentaires maintenant. Désolée ;_;
Halloween est ma nouvelle fête préférée TELLEMENT DE FANLANX AJKEFGLHASEURISDJKL
Alors ça m'a pris quinze putain d'années mais j'ai réussi à faire en sorte que le gif du Fantôme faisant tournoyer Phalanx dans un câlin sois presque sans coupure pour que vous puissiez les voir tourner jusqu'à la fin des temps. Wheeeeee~
Mon Dieu c'est pas que nous, n'est-ce pas? Ils sont totalement dingues l'un de l'autre, oh mon Dieu ils s'aiment telleeeeeeeeeeeemeeeeeeeeeeeent. Et je les aime encore plus mon Dieu ;_;
On doit avoir des photos et vidéos de genre, 5% de tout ce qu'ils font en une nuit. Si n'importe quoi leur arrivait on ne le saurait probablement jamais. On se demanderait surement pourquoi on ne les a jamais revus après ça, ou juste vu l'un d'entre eux tout seul à partir de ce moment.
Dans la liste des choses qui sont inacceptables CE POST est maintenant numéro 1.
Ce post dépasse tellement les limites que je vois même plus les limites. Les limites sont un *point* par rapport à ce post.
Après Minuit, R, pre-Fanlanx, une méditation sur la peur les promesses et les ténèbres.
omg blackbindings a posté une mise à jour omg omg omg
Ce moment gênant où la liste de recommandation de fictions de quelqu'un est remplie de ses propres fictions ¬_¬;
A l'intention de mon fantroll anonyme: c'est vraiment cool que tu aimes autant Phalanx, vraiment cool, mais tu n'as vraiment pas besoin d'insulter le Fantôme pour prouver ton amour de Phalanx, il s'est battu pour nous TOUT SEUL pendant cinq ans. Alors pour faire court faut vraiment que tu revois tes manières et ta personnalité et comment ces deux choses ne vont pas, et barre-toi de mon blog. Pourquoi c'est tellement dur pour la fandom de se rappeler qu'aimer quelqu'un ne veut pas dire haïr tous les autres ?
^ Ça. Pour toujours. Ça.
Pourquoi est-ce que Phalanw portait une cape du Fantôme quand il combattait les mannequins ? Est-ce-qu'il est aussi un fan-tôme, est-ce qu'il s'est habillé comme son héros préféré pour Halloween ? ;)
Ma théorie c'est que c'était une sorte de plan. Genre le Fantôme allait combattre le gros méchant pendant que tous les hommes de main (mannequins de main ? ^_^;) pensaient qu'ils combattaient le Fantôme alors que c'était *en fait* Phalanx.
Est-ce que quelqu'un peut en faire une fic, s'il vous plait, parce que j'en ai besoin. J'ai particulièrement besoin de savoir ce qu'il s'est passé après ce méga câlin tournoyant. S'il pouvait y avoir encore plus de contacts aussi désespérés ce serait vraiment vraiment bien *cœur*
Secouez ce prompt devant Drawie et voyez si elle mord.
Beurk beurk beurk je déteste les mannequins je les déteste déteste déteste et j'aime encore plus les supercopains maintenant merci d'avoir tué ces horribles horribles HORRIBLES trucs merci les garçons *coeur*
Echo, Echo, Echo, partie I sur II, R, Fanlanx AU : le Fantôme est un vrai fantôme, condamné à hanté la ville dans laquelle il est mort. C'est une longue nuit noire avant qu'un musée n'expose les restes d'un soldat grec – mais c'est une exposition temporaire, et dans le temps qu'offre la vie après la mort, ils ont à peine le temps d'un souffle pour en tirer le meilleur qu'ils puissent.
Oh mon Dieu, Draxie, pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi tu ferais ça ;_;
Je reposte le Ghost Caramelldansen pour essayer de contrer tous les COEURS DE FAN-TÔME EN TRAIN DE SE BRISER AUJOURD'HUI OMFG
Est-ce que quelqu'un peut y ajouter un Phalanx s'il vous plait ? ^^
Mon Dieu la façon dont il le prend dans ses bras c'est juste asjgfljkasd EMBRASSEZ-VOUS BORDEL
Je sais ! Genre laissez encore aller vos émotions CONTENTER VOUS DE BAISER WTF
J'ai retourné et fait tourner en boucle le gif du Fantôme qui tourne, maintenant vous pouvez regarder son cul jusqu'à la fin des temps . . .
Rebloguez si vous avez déjà été sauvé par Le Fantôme. Faisons savoir à Figgins à quel point il est un connard. On t'aime petit fantôme *cœur*
Il m'a souhaité un joyeux Halloween et tout ça. Je doute qu'il se rappelle du petit gars rond qui est tombé pour courir et a sauvé sa ville en suant dans son costume de Fantôme, mais mec, quoi que tout le monde dise, tu *déchires*.
Est-ce que je peux juste vous faire remarquer que *si* ils font l'amour, ils ne vont sûrement pas le faire à un endroit où quelqu'un pourrait les filmer ?
Et bien c'est vraiment égoïste de leur part !
J'aimerais que Puckzilla s'enfuie encore de prison.
Ruineurs de vie omg la manière dont ils se regardent je reviens de suite je vais essayer de me faire cambrioler avec un peu de chance ils vont me sauver *coeur*
Beaucoup des manières donc Kurt se définit sont négatives; ce que les autre personnes pensent qu'il est, il ne l'est profondément pas.
Rachel pense qu'il est en conflit avec lui-même, qu'il a la phobie de l'engagement, qu'il fait marcher les gentils garçons tout en couchant avec des gars anonymes et infréquentables. Kurt ne sait même pas par où commencer pour la corriger sur tout ce concept, et il s'entend plutôt bien avec Rachel en ruminant dans son coin et en ignorant cinquante pour cent de ce qu'elle dit.
Son père le pense trop innocent pour ce à quoi il fait face tous les soirs, trop fragile pour tout ça, trop facilement blessé, quand Kurt sait que c'est la fragilité de ses sentiments qui lui permet d'avancer dans la vie; toute la souffrance qu'il voit c'est ce qui le pousse à survivre et à continuer à aider. S'il ne le ressentait pas à ce point il ne pourrait pas aider autant qu'il le fait, et il ne peut pas, ne peut pas vouloir le ressentir moins quand il devrait ressentir exactement autant . . .
Finn le pense égoïste, à ne pas penser à ce que vit sa famille quand il fait ça toutes les nuits. Kurt pense à sa famille constamment. Il protège les gens pour qu'ils puissent retourner auprès de leurs familles, pour que d'autres personnes n'aient pas à se tenir devant une pierre tombale et à apprendre ce que signifie la mort avant de vraiment savoir ce que signifie la vie. Il sait de quoi ça a l'air. Il espère que sa propre famille le comprend, et qu'ils lui pardonneront, un jour ou l'autre.
Blaine pense qu'il est courageux, et noble, et héroïque.
Et Kurt . . . Kurt essaye de ne pas du tout penser à lui-même.
Malgré ça il a développé une sorte de sentiment envers lui-même au fil des années, vous y êtes en quelque sorte obligé quand vous êtes coincé avec vos propres pensées tout le temps, vous devez gérer le fait d'être vous-même. Pendant un long moment il se pensait être quelqu'un qui ne comptait pas - ne pouvait pas - compter sur quelqu'un d'autre, parce qu'il n'en avait pas le droit, parce qu'il y avait tellement de poids sur ses épaules que s'il s'appuyait sur quelqu'un, il les aurait écrasé tous les deux. Il a pensé à lui-même plus comme un intermédiaire que comme une personne, quelqu'un qui fait des choses pour les autres, sa propre vie étant simplement un rôle à jouer avant de se glisser de nouveau dans sa vraie vie, un masque dans les ténèbres et cherchant à arrêter les souffrances. Il a pensé à lui-même comme à quelqu'un qui ne veut pas, qui n'a pas besoin d'intimité réelle à part d'un genre très particulier; mais Kurt Hummel n'est pas un eunuque . . .
Ça frémit dans chaque partie de son corps parfois, l'excitation. Blaine dans ses bras et serré contre lui, son odeur et les doigts de Kurt dans ses cheveux, il sent le début d'une fièvre, comme si les doigts de Blaine appuyés sur sa peau provoquaient un court-circuit, faisaient courir de l'électricité à travers ses nerfs. L'équilibre entre la peur et le désir, lumineuse et menaçante en lui, la peur amplifie les choses d'une certaine manière, il est faible face à lui, exposé, il sait déjà qu'il est bien trop embourbé dans tout ça et tout ce que Blaine lui ferait maintenant, Kurt, sans défense, le prendrait. En comprenant enfin à quel point il était seul depuis tout ce temps il ne pourrait pas survivre et supporter d'y retourner, de retourner à ça. Et il sait tout ce qu'il risque, le couteau sous la gorge de lui dire/ ne pas lui dire, la pression de ses secrets, il ne l'a jamais dit à personne alors comment est-ce qu'il pourrait savoir ce que ça lui couterait de les avouer -?
(Pas lui pas lui, s'il vous plait pas lui)
Ce serait plus simple s'il n'y avait pas le désir. Ce serait quelque chose à considérer logiquement si ce n'était pas la chaleur augmentant de son corps, à des endroits très précis, à chaque fois qu'il pense à Blaine, à Phalanx, à ses bras, ses cuisses, sa bouche. Parce que s'il sait bien une chose c'est qu'il n'a pas le droit d'emmener sa relation avec Blaine plus loin sans lui dire. Il n'avait pas le droit d'aller aussi loin sans lui dire mais ils y sont maintenant et il ne peut pas laisser les choses empirer. Mais à quel point a-t-il envie de lui dire parce que Dieu sait qu'il a besoin de lui dire, il a besoin de savoir que tout ira bien, il a besoin de le sortir de son système, ça l' empoisonne de l'intérieur, recouvrant ses organes de noir – et à quel point il veut lui dire pour l'amour de Blaine, parce que Blaine devrait le savoir, parce que Blaine mérite de savoir ce que sont vraiment ses choix s'il choisit de rester avec Kurt, ce que Kurt est vraiment – et à quel point il veut lui dire juste parce que sa propre peau affamée supplie d'être touchée par lui ?
Ce serait tellement plus simple s'il n'avait pas besoin de choses.
Comme un soulagement, après des années à l'avoir caché, le soulagement de l'avoir sorti de son corps comme un éclat d'obus dans son flanc. Comme savoir que Blaine l'aime, tout ce qu'il est, pas juste la moitié de l'histoire qu'il lui a raconté. Comme le sexe, qu'il veut à un tel point avec lui et seulement lui qu'il ne peut même pas s'amener à y penser, son visage chauffe et son cœur s'accélère et entre ses jambes tout devient dur et affûté et bien trop brûlant de sentiments . . .
Partager un lit cette nuit-là, ce fut la nuit la plus calme qu'ils aient passé depuis un long moment, Blaine ici, robuste et chaud sous les couvertures avec lui, Blaine le matin tellement confiant et heureux et mal réveillé mais enjoué comme un chiot au saut du lit. Mais trois semaine plus tard Kurt n'arrive pas à se convaincre de lui faire de nouveau l'offre, peu importe à quel point il le veut certaine nuit, certaine matinée vraiment avancée. Il sait ce que ça signifie pour certaines personnes, l'offre de passer la nuit chez vous. Il adorerait, adorerait vraiment, s'allonger de nouveau dans un lit et juste dormir paisiblement. Mais il sait ce que l'offre pourrait représenter pour Blaine, et il ne peut plus faire confiance à son propre corps, Kurt Hummel n'est pas un eunuque, il ne sait pas ce qui pourrait arriver si Blaine était dans son lit.
Il veut, et il souhaite ne pas vouloir, et il souhaite pouvoir s'abandonner, et il souhaite que Blaine abandonne toute courtoisie et prenne la décision pour Kurt, et il souhaite que Blaine puisse juste le prendre dans ses bras et lui dise que peu importe ce qu'est Kurt, qu'il l'aimera toujours. Même s'il ne pourra jamais être autre chose que cette version triste, réparée à la va vite et en ruine de Kurt qu'il est, Blaine voudra toujours de lui, Blaine l'aimera toujours, et Blaine le tiendra dans ses bras tandis qu'il dort sans assourdir Kurt du fait qu'être juste normal définit tellement son propre échec et que c'est compliqué.
Les gens pensent que Kurt Hummel est prude, précieux et coincé.
Kurt aimerait que ce soit tout ce qu'il ait à gérer à son sujet.
Et si Kurt ne voulait jamais faire l'amour ?
Ce n'est pas que Blaine est un Neandertal qui estime ses relations par le nombre d'orgasmes qu'il a pendant celles-ci. Ce n'est pas qu'il pense qu'il est plus sexué que la moyenne, que son taux d'hormones est supérieur, qu'il est une sorte de dévergondé; il n'a jamais couché avec quelqu'un en dehors d'une relation sérieuse, ce qui veut dire que dans toute sa vie il n'a couché qu'avec deux personnes. Il serait même le contraire d'un dévergondé si on s'en tient aux statistiques. C'est juste . . .
Il veut juste désespérément, désespérément toucher son petit copain, et il est vraiment confus de pourquoi ça lui donne l'impression d'être une mauvaise personne.
Il recherche, pour la première fois de sa vie, asexualité. Il ne sait pas s'il croit vraiment que Kurt est asexuel parce que Kurt ne l'est pas, ou il ne veut juste pas se l'admettre, que oui, peut-être que Kurt ne voudra jamais faire l'amour. Peut-être que Kurt n'est pas en phase avec ce genre de choses, qu'il les considère d'une manière presque glaçante. Peut-être que Kurt ne va pas du tout vers ce genre de choses, et peut-être que Blaine va juste devoir s'empêcher d'être un gros con à ce propos.
(Mais Kurt le regarde d'une manière particulière, entrouvre ses lèvres d'une manière particulière, son corps est à découvert d'une manière particulière quand il est face à Blaine, il entend comment son souffle change et il ne comprend pas . . .)
Et Dieu il veut tellement le toucher, il veut ses mains partout sur son corps, il veut dédier sa vie à donner du plaisir à Kurt, le faire se sentir magnifiquement bien, il veut cette proximité, ce sens du sacré avec Kurt, le fun de la chose, l'aspect dénudé, vulnérable, rien à cacher derrière la connexion de la chose. Il veut s'agenouiller nu à ses pieds. Il veut embrasser les endroits les plus secrets de son corps, il veut savoir à quoi ressemble chaque recoin de celui-ci, il veut tracer chaque centimètre inexploré de son corps parfait avec sa propre peau, il l'aime et il déteste ce que ça lui fait de vouloir faire l'amour avec lui. Il déteste la culpabilité et la honte et la solitude de ses désirs, il déteste se sentir comme s'il était de nouveau un ado, à essayer de se convaincre encore une fois qu'il n'y a rien de mal chez lui et qu'il n'est pas, pas, malade, sale, détraqué. Tout ce qu'il est c'est amoureux. Tout ce qu'il veut faire c'est aimer Kurt.
Il n'est pas celui qui doit définir comment Kurt veut être aimé.
(Il sait que parfois Kurt flippe vraiment à l'idée qu'on le touche, il sait que Kurt a peur d'être mis dans des situations qui l'emprisonnent, il sait la peine et le temps que ça a pris à Kurt pour accepter les baisers de Blaine, et encore plus toutes autres choses. Et peut-être qu'il sait ce que ça signifie, ce n'est pas le manque de désir mais une véritable peur, mais il n'y pense pas. Il ne le fait pas. Parce qu'il ne peut pas. Parce qu'il ne sait pas et il ne peut pas savoir et il ne peut pas y penser et il ne le fera pas. Pas Kurt. Pas -)
Il devrait lui demander. Il devrait vraiment et il le sait. Il devrait s'asseoir avec Kurt et dire, ''je sais que ce n'est pas quelque chose avec quoi tu es à l'aise mais pour notre bien à tous les deux je pense qu'on doit en parler''. Sortir tout ça, Blaine déteste les secrets, juste en parler , parler est bon pour la santé. Mais. Mais.
Kurt n'est pas à l'aise pour parler de ça, il le sait, et Kurt, mit dans les genres de situations dans lesquelles il est mal à l'aise, réagit avec différents niveaux de panique. Blaine ne peut pas se forcer à dire à Kurt, Est-ce qu'on peut en parler ? Parce qu'il a honte d'admettre à quel point il le désire si en retour Kurt ne le désire pas, et parce qu'il a trop peur d'à quel point il effrayera Kurt en le disant à voix haute – et parce qu'il a trop peur de ce que Kurt pourrait lui dire. Il a tellement peur de tout, ça a toujours été le cas, quel héros, est-ce que Kurt n'a pas besoin de plus venant de lui . . . ?
Il se dit toujours qu'il peut attendre un jour de plus. Il peut attendre un jour de plus avant de leur faire subir ça à tous les deux, un jour de plus, il a attendu tout ce temps, un jour de plus ne va pas les tuer.
Un jour de plus, un jour de plus, un jour de plus.
Encore combien de jour de plus ?
Ça a été une soirée plutôt calme pour le moment, peut-être que le pouvoir du froid a forcé tous les criminels à s'enfermer, tremblant, chez eux. Le Fantôme s'assoit à côté de Phalanx au bord d'un bâtiment, les jambes se balançant dans le vide, les mains autour d'une tasse de café, le petit appareil électronique, bafouillant occasionnellement des informations des radios des policiers, posé entre eux deux. Il y a de la musique venant de la fenêtre ouverte de quelqu'un quelques étages plus bas, une radio qui passe des vieux classiques, à peine audible, et la city est éclatante tout autour d'eux , Novembre froid et fantastique au milieu des lumières. Et le Fantôme se sent, le plus qu'il ne puisse jamais l'être, paisible. Phalanx fredonne avec la musique, levant sa tasse alors le souffle sortant de sa bouche courbée en un sourire fait bouger la fumée visible au-dessus de sa tasse avant qu'il ne boive, et peut-être que ce n'est pas comme ça que les autres personnes passent du temps avec la personne qu'ils aiment, mais pour eux ça marche. La normalité est négociable, et le coude et la hanche de Phalanw repose contre son côté, et il est parfaitement, à ce moment, satisfait. Qu'est-ce qui dans sa vie pourrait jamais être meilleur que ça ?
La chanson change sous eux, et la personne qui se trouve dans la pièce avec celle-ci augmente soudainement le volume, et c'est « The Way You Look Tonight », la version de Sinatra. Phalanx se dépêche de poser sa tasse, attrape les mains du Fantôme, le relève alors qu'il dit, "Phala-" et attrape sa taille, le fait tourner sur le toit et il se contente de rire, ses hanches swingant avec celles de Phalanx, la cape tournoyant autour d'eux comme une robe de bal.
Et la petite radio braille "Renforts demandés sur Forty-seventh je répète cambriolage en cours besoin de renforts à West Forty-seventh-"
Ils se séparent instantanément, se précipitant sur la radio. "Keep that breathless charm," chante Sinatra, alors que Phalanx fait un chemin de boucliers pour glisser dessus et s'en aller. "Won't you please arrange it -"
Le Fantôme chope la petite radio en vol, remet sa capuche droite, se jette à sa suite tendant déjà ses bras vers sa taille pour plus de stabilité, ces boucliers sont aussi glissant que du verre recouvert d'huile, tellement glissants. Il les rend invisibles pour que personne ne voit les superhéros ''volant'' vers leur destination, le vent faisant danser la cape du Fantôme derrière eux.
C'est un magasin de bijoux, l'alarme hurle, au niveau des rues à la base d'un grand et large building; les portes en sont explosées et il y a de la fumée s'envolant avec la brise, tandis que des flics sont accroupis derrières quelques voitures avec leur pistolets armés, les débris d'une explosion devant eux. Le Fantôme ne lâche pas la main de Phalanx quand ils sont sur la route, il les garde invisibles, ils ne peuvent pas faire confiance à la police pour être de leur côté. "Ils ont brisé les portes vers l'intérieur pour entrer," murmure Phalanx. Il n'y a pas beaucoup de verre brisé sur la rue, tout est à l'intérieur du magasin, brillant comme des flocons de neige sur les tapis.
Le Fantôme peut entendre des sirènes au loin. "Essayons de régler les choses avant que d'autres flics compliquent tout." dit-il, et il se dirige vers les portes brisées du building. A l'intérieur il fait noir, il y a la lumière en provenance d'une sorte de balcon au première étage, et l'alarme est tellement forte qu'il en est désorienté, et la plupart des présentoirs sont vides pour la nuit de toute manière. Celui qu'il recherche doit être à la recherche du coffre . . .
La fumée se diffuse à l'intérieur, et il n'y aucun intérêt à être invisible dans le noir, au milieu de la fumée, leur corps invisibles ne se montreront que là où la fumée n'est pas. Il lâche la main de Phalanx et se rend de nouveau visible, plissant des yeux dans le noir, il y a une porte ouverte derrière le comptoir et il peut entendre du bruit en sortir. Phalanx se lance vers l'avant, des boucliers apparaissant et disparaissant autour de lui, et le Fantôme marche en silence à ses côtés, il murmure, "Attention . . ."
"Boucliers," chantonne doucement Phalanx, et ils font le tour du comptoir et plus doucement maintenant, ils approchent de l'arrière-boutique.
C'est un bureau, les meubles sont retournés et noircis par une explosion, un ordinateur détruit au sol, des feuilles partout – et il y a une femme avec une lampe torche essayant d'ouvrir le coffre, et un homme ayant l'air vraiment nerveux avec un pistolet à ses côtés. Ses yeux s'écarquillent en les remarquant et il échappe le pistolet, le rattrape au vol et le pointe sur eux – les boucliers de Phalanx apparaissent devant eux, le Fantôme est instantanément intangible – et il bégaie, "Vipère, Vipère Lubrique-"
Le femme à genoux devant le coffre se tourne pour regarder au-dessus de son épaule et dit, "Oh, oops! Vous m'avez attrapée." et elle retire l'épingle d'une petite grenade avec un sourire, la lançant sur eux .
Les boucliers de Phalanx les entoure et la grenade explose avec un flash, remplissant instantanément la pièce de fumée, tellement épaisse que tout ce qui se trouve derrière les boucliers est invisible. Le Fantôme avait caché ses yeux derrière sa capuche mais Phalanx jure et met sa main devant ses yeux, rendu aveugle par l'éclair d'une demi-seconde, reculant d'un pas en trébuchant tandis que des bruit de pas s'accélèrent vers la sortie. Il n'y a pas le temps de faire quoi que ce soit que partir à leur poursuite, le Fantôme dit d'un ton sec, "Lâche-les!" et les boucliers disparaissent, et leur petit sanctuaire d'air pur se retrouve instantanément rempli de fumée, tellement épaisse qu'il ne peut pas voir Phalanx à ses côtés.
Il se jette en avant et entend, "Plus un geste !" venant de dehors, les flics, Dieu il ne voit rien, il ne sait pas quoi – il entend un choc derrière lui, la voix de Phalanx et un gémissement venant de l'homme nerveux, "Pas le visage-!" avant d'entendre un fracas et alors que le Fantôme se tourne, essayant de retourner dans le bureau pour retrouver Phalanx, il trébuche sur le pistolet que le gars a lâché.
Une main attrape la sienne. "Viens. Les flics, faut qu'on sorte d'ici. "
Il relève les yeux vers le visage de Phalanx, flou à travers la fumée, inspire en signe de soulagement et – il ressort amer et noir, trop de fumée, il tousse trop pour lui dire laisse-moi nous spectrer à travers le sol. Phalanx tire sa main, dit "Viens !" et il court, tirant le Fantôme derrière lui. Il tousse dans sa main libre, et espère que Phalanx sait où il -
Phalanx les fait courir vers le côté du magasin – il peut entendre la confusion des flics devant eux, et le Fantôme pense qu'ils vont juste spectrer à travers le mur mais avant de pouvoir les emmener vers l'avant, Phalanx éclate quelque chose qui s'allume, une porte d'ascenseur s'ouvre. "On monte," dit-il, tirant le Fantôme à l'intérieur, frappant le bouton pour fermer les portes derrière eux; de la fumée s'infiltre à travers les portes mais alors elles se ferment avec un doux bruit de mécanique, et l'air est plus pur et l'estomac du Fantôme tombe alors qu'ils montent, rapidement.
"Qu'est-ce qui -? Cette femme -"
"Faudra qu'elle passe à travers les flics, ils vont l'arrêter. Faut qu'on sorte par le toit, prendre l'air, on ne pouvait pas passer à travers eux -"
"J'aurais pu nous spectrer vers le bas." Il frotte ses yeux, remplis de fumée. "Magnifique. Eh bien on a été d'une énorme aide dans toute cette histoire."
"J'ai assommé son idiot d'acolyte, au moins les flics l'auront lui si elle arrive à se sauver – c'était quoi son nom – la Vipère Lubrique ?"
"Un des noms le plus stupide que j'ai pu entendre pour un criminel" marmonne le Fantôme. "Presque aussi stupide que cette satané Baïonnette Rose."
"Assez stupide pour s'échapper de tes griffes sans une égratignure, hein ?" dit Phalanx, et le Fantôme cligne des yeux, ouvre la bouche, mais les portes s'ouvrent. "Allez viens !"
Il prend de nouveau son poignet, l'entraînant dans une course effrénée – quelques couloirs, des murs peints et vides et des sols froids, frappant son épaule dans une porte pour l'ouvrir et alors ils sont sur le toit, le Fantôme a la tête qui tourne à cause du froid soudain et de la désorientation. "Ça va ? Tu agis -"
Phalanx le tire plus loin sur le toit. "J'agis comment ? T'es pas rempli d'adrénaline à cause du combat ?"
"Tu agis vraiment bizarrement. Est-ce que tu – est-ce que ça va ?"
Phalanx touche son torse et affiche une expression . . . étrange en souriant, le Fantôme ne sait pas comment la décrypter. "T'es inquiet à ce point pour moi ?"
". . . Phalanx -"
"Appelle-moi par mon nom."
"Quoi ?"
"Mon nom," dit Phalanx, et il pose ses mains sur les épaule du Fantôme. "Appelle-moi par mon nom, pourquoi pas ? Il n'y a personne pour l'entendre."
"Tu t'es assommé en attrapant ce gars ?" Il passe sa main gantée dans les cheveux de Phalanx, cherchant une bosse. "C'est une habitude chiante de demander des informations personnelles quand tu te fais mal, est-ce que tu -?"
"Peut-être que j'aime juste quand tu dis mon nom." Il les fait tourner maintenant, et le Fantôme – se sent incertain et mal à l'aise et quelque chose cloche et il ne sait pas quoi, il essaye de s'écarter et Phalanx le tient par les poignets, le tirant dans tous les sens pour qu'il ne puisse pas s'arrêter et se concentrer. "Phalanx, arrête, est-ce que - t'as sniffé quelque chose - ? "
"T'es pas mon boss." Il le tire sur le côté et la cape du Fantôme sursaute, son pied se prend sur le bord du building et il inspire soudainement, tenu tout d'un coup par des bras le penchant au-dessus du bord du bâtiment, une botte dans les airs, sentant – le vide sous lui et le mauvais équilibre de son propre poids. "Jsuis pas ton petit acolyte, tu sais ça ?"
Tout ce qu'il peut faire c'est le fixer. Ses idées ne sont pas assez en place pour sentir quoi que ce soit, vraiment, juste – tellement de confusion, et ce vide sous lui. "Phalanx - ?"
"Quoi?" dit Phalanx, regardant ses yeux, son sourire rempli de dents et horriblement fier, et l'estomac du Fantôme sombre une nouvelle fois, plus doucement que durant ce voyage en ascenseur il y a un million d'années quand le monde était quelque chose qu'il comprenait, son estomac tombe plus doucement, laissant du vide dans sa chute. "New York n'a pas besoin de deux superhéros et soyons honnête ectoplasme, ça n'allait jamais être toi, le super flippant qui allait rester. Ce n'est qu'un progrès, tu viens d'entrer en phase terminale de répugnance, c'est tout."
Il devrait probablement faire quelque chose. Spectrer (il passerait à travers ses mains et tomberait directement en arrière). Se battre (ils pourraient tous les deux tomber du bord). Le hanter (le hanter lui ?). Dire quelque chose (. . . qu'est-ce qu'il peut dire ?). Tout ce qu'il peut faire c'est murmurer entre ses lèvres vide de sensations, "Je ne comprends pas."
Phalanx hausse des sourcils, et sa bouche est un sourire moqueur. "Oh," fredonne-t-il, "bien sûr que tu ne comprends pas. Eh bien ce n'est pas grave, tu as tout le temps de ta chute pour comprendre."
Il ne comprend pas. Lui – il ne comprend pas. Ce n'est pas drôle si c'est une blague, ce n'est pas drôle et -
(. . . il n'aurait pas pu être plus mortel pour le Fantôme s'il avait été fabriqué dans ce but.)
Il dit encore, l'engourdissement maintenant étendu jusqu'à sa gorge, "Je ne comprends pas," mais -
Non.
Il sait qu'il comprend.
Non. Parce que – ça n'a aucun sens, aucun – il aurait pu le tuer dans son sommeil s'il l'avait voulu et pourquoi attendre jusqu'à maintenant , pourquoi maintenant quand il a le cœur du Fantôme bouleversé et saignant à ses pieds, pourquoi ne pas avoir attendu encore un peu jusqu'à ce qu'il lui ait donné son corps en cadeau lui aussi, pourquoi -
Aucun garçon n'a jamais voulu attendre pour lui. Personne n'a jamais attendu aussi longtemps avant. Et il comprend, son cœur battant dans sa gorge, sa poitrine se serrant, tous ses organes tellement froids et lourds en lui comme si tout manquait de place; pourquoi est-ce qu'il attendrait plus longtemps, pourquoi est-ce qu'il voudrait attendre, pourquoi est-ce que tout ça serait même réel, quand le Fantôme n'en vaut pas la peine . . . ?
Stupide, désespéré, seul, pathétique. Il a dû avoir l'air tellement ridicule, pitoyablement facile à berner. Et il a dû -se moquer de lui et de toute son affreuse faiblesse et de toute sa solitude – il ne peut toujours pas croire – pas lui pas lui, il ne comprend pas-
Mais tu étais la personne la plus gentille que j'ai jamais rencontrée, pense-t-il, et il a l'impression de déjà tomber parce que c'est trop cruel pour être réel, ça ne peut pas, ça ne peut pas, je ne comprends pas . . .
Trop tard pour tout ça. Il mourra qu'il comprenne ou pas. Il pense, comme s'il tombait dans les pommes, Papa, alors que Phalanx dit, "Adieu, petit fantôme." et ses mains glissent de ses poignets.
- et la porte s'ouvre une seconde fois dans un bruit tonitruant, et le Fantôme a juste le temps pour regarder qui en sort - Phalanx, haletant et trébuchant en courant et en criant donnant l'impression que ses poumons vont éclater avec la force du cri, "Non-!" et il n'a pas le temps d'enregistrer la confusion avant que ses poignets ne soit relâchés et qu'il soit poussé par-dessus bord, dans l'air libre, et sa cape remonte d'un coup comme un nœud coulant.
Il a suivi les traces du Fantôme jusqu'à ce qu'il se taise et ses mains aveugles dans la fumée ont trouvé la porte d'un ascenseur, et aucun moyen de le rappeler. Alors il avait juré et trébuché et trouvé la porte de la cage d'escalier, et il avait couru. Il avait couru jusqu'à ne plus sentir son côté et son souffle tentait de rester accroché aux surfaces vides de ses poumons, couru couru couru vers le haut jusqu'à ne plus savoir combien d'étages il avait monté avec aucune idée d'où il était parti sans lui ou pourquoi jusqu'à ce qu'il arrive sur le toit -
Et il avait vu quelqu'un dans son costume, quelqu'un avec son visage, il l'avait regardé, en train de tenir le Fantôme au-dessus du bord de l'immeuble, le Fantôme le fixant en retour sans un mot devenu pâle sans plus de sang dans son corps, faible et aussi blanc qu'un . . .
Il était tombé tellement vite que c'était comme un tour de magie. Comme si peut-être il avait disparu comme il avait l'habitude de le faire. Parce qu'on ne peut pas faire disparaître un humain comme ça. On ne peut pas arrêter l'existence d'un autre être humain aussi rapidement et facilement, comme claquer des doigts. On ne peut pas faire ça à une personne.
Pourtant quelqu'un venait juste de le faire, et Phalanx ne réfléchit même pas. Il fait apparaître des boucliers autour d'eux comme une carapace.
Ça envoie un coup de poing dans le ventre de son autre lui et ça plie son corps en deux au-dessus du bord de l'immeuble avec un cri tellement bizarre et aigu et alors il réfléchit, alors il reprend son souffle, et presque instinctivement il envoie des boucliers plus bas, tel un gant de gardien de but, il entend le bruit de son souffle alors qu'il atterrit dessus. Et -
Et ses jambes ne veulent pas l'emmener au bord de l'immeuble pour voir ce qui se trouve en dessous.
Il est un fantôme. Il peut se rendre intangible, il peut se rendre invisible, il peut effrayer l'esprit des gens, mais une des choses qu'il ne peut pas faire, la chose que Phalanx sait pertinemment qu'il ne peut pas faire, est voler. Il ne sait pas combien d'étages se trouvent sous lui. Il sait que c'est assez. Il ne veut pas – voir. Il ne veut pas baisser les yeux vers la rue et passer le reste de sa vie à savoir à quoi ressemble le corps de Kurt démembré et sanglant, éclaté sur le trottoir.
Il serre ses mains en des poings, et il oblige ses jambes à marcher.
Il peut entendre un souffle paniqué en s'approchant, il inspire jusqu'à ce que ses poumons soient remplis, il se penche. Il peut voir en-dessous de la balle de ses boucliers – cette femme en noir qui s'y accroche, la Vipère Lubrique, regardant vers lui. "Métamorphe," marmonne-t-il, n'y pensant pas vraiment. Il ne savait pas que n'importe qui pouvait vraiment faire ça. Elle a pris son apparence.
Elle a pris son apparence et le Fantôme l'a suivie comme un mouton suit un boucher jusqu'à l'abattoir, le croyant à tout instant.
"Tu peux pas me lâcher !" s'exclame-t-elle, tâtonnant dans le bol de boucliers, elle ne peut pas se lever dans leurs angles. "T'es quelqu'un de bien, tu peux pas me laisser tomber -!"
"Comme tu l'a laissé tomber ?" Les mots sortent aussi acerbe que sa mâchoire est serré, ça fait mal. "Comme tu l'a poussé - ?"
Elle lève les bras en signe d'abandon. "T'es quelqu'un de bien ! Tu peux pas m'en vouloir, je suis vraiment pas quelqu'un de bien, et tu ne peux pas m'en vouloir, j'dois bien manger Jésus tu connais le prix de sa tête - ?"
"Tu as fa- pour de l'argent. Tu -" Il secoue la tête, il ne peut pas détourner ses yeux de son visage, il ne peut pas penser, tout ce qu'il arrive à penser c'est – "Le monde serait meilleur si tu n'en faisais pas partie."
"Non - non -"
Le monde serait meilleur si des gens comme elle n'en faisait pas partie. La race humaine serait statistiquement meilleure sans elle. Il y aurait moins de douleur, moins d'égoïsme, moins de stupide et d'horrible cupidité. Si la race humaine ne peut pas avoir Kurt alors pourquoi, bordel, devrait-il l'avoir elle, pour redonner l'équilibre à l'univers face à sa perte ne faut-il pas jeter aussi cette pute par-dessus bord - ?
Il pense à la lâcher. Il y pense sérieusement, vraiment, vraiment il le veut. Mais – mais il ne sait pas s'il ne va pas la lâcher juste au-dessus du corps de Kurt. Le sens de - profanation -
La pensée de ce que Kurt ferait, ce que le Fantôme ferait, ce qu'il penserait si Blaine faisait ça.
Phalanx, pense-t-il. T'es en costume, t'es un héros, Phalanx.
Non. Pas s'il fait ça, s'il fait ça il n'est pas un héros.
Il serre des dents, tellement fort que ça lui fait mal, et il se penche au-dessus du bord, et il tend sa main vers elle. Elle cligne des yeux en le regardant dans son état de panique puis se démène pour l'attraper, le laisse la remonter de sa cage glissante pour le ramener sur le toit de l'immeuble – et il tord son bras de la manière que lui a apprise le Fantôme, il la tient pour pouvoir la menotter, et après avoir jeté un coup d'œil autour de l'immeuble, il la traîne et passe les menottes à travers la poignée de la porte avant de les fermer. Elle plie ses poignets et secoue ses épaules et lève les yeux quand il dit, "S'il est vivant quelqu'un finira par te trouver." Sa respiration est devenue très bizarre, trop courte et bruyante à ses oreilles. Sa voix sonne brisée. "S'il est mort je reviens pour m'occuper de toi."
Elle ouvre et ferme sa bouche deux, trois fois, dit, "J'ai juste -"
"Non."
Elle ferme sa bouche d'un coup, et Phalanx tord ses mains, se force à respirer, il se retourne et marche vers le bord de l'immeuble.
Inspire un grand coup. Tu peux le faire (je peux pas).
(Pas sans lui.)
(. . . on ne lui a pas donné le choix non plus.)
Regarde.
- il y a quelqu'un d'assis sur le trottoir.
Son souffle se relâche, il se lance sur une spirale de boucliers, osant descendre jusqu'à la rue, retombant un peu gauchement sur ses pieds sur la route à cette vitesse. Ce n'est pas le Fantôme, c'est juste un gars avec des lunettes et une petite barbe assis là avec ses deux mains sur sa bouche, les yeux fixés sur une voiture garée. Il fixe follement Phalanx et pointe du doigt, il glapit, "- à travers -"
Il spectrait. Il a spectré directement à travers la voiture. Phalanx avale sa salive et respire, et s'accroupit. Après un moment il arrive à rouvrir ses yeux, mais aucun signe de lui sous la voiture non plus.
Il s'assoit vers l'arrière, sur ses cuisses, il croise ses mains engourdies, ensemble, sous son nez, il fixe l'ombre sous la voiture et pense, S'il vous plait s'il vous plait s'il vous plait s'il vous plait s'il vous plait -
Il a spectré. Il devait tomber rapidement et il a spectré, et Phalanx sait ce que c'est de spectrer à travers la solidité, la chute un peu plus lente, presque comme tomber à travers de l'eau mais sans remonter à la surface, rien d'autre que la gravité le traînant vers le bas. Il devra se laisser tomber, se laisser se ralentir graduellement, parce qu'un arrêt soudain – essayer de s'arrêter trop rapidement dans la solidité reviendrait au même que tomber sur le trottoir. Il serait -
Il pourrait encore être en train de tomber, à travers les ténèbres assourdissantes, aveuglantes et étouffantes.
Ou il pourrait être en train d'essayer de remonter à la surface, se traînant vers le haut juste avec sa force à travers le noir.
. . . ou il pourrait déjà être à bout de souffle en essayant de remonter à la surface. Ça fait combien de temps ? S'il perd conscience en spectrant à l'intérieur de quelque chose . . .
"S'il vous plait s'il vous plait s'il vous plait," murmure-t-il dans ses mains, fixant l'ombre noire sous la voiture, chaque muscle de son corps suppliant . " S'il vous plait s'il vous plait s'il vous plait -"
Jésus, Dieu, n'importe qui, s'il vous plait, pas lui, pas comme ça, pas parce qu'il lui a fait confiance, s'il vous plait s'il vous plait comment est-ce qu'il peut être dans un monde où c'est la manière dont il meurt, suffocant dans le noir et tout seul à cause de lui - ? Ils ne le trouveraient même jamais, il n'y aurait rien à trouver, oh Dieu s'il vous plait non s'il vous plait s'il existe une justice ayez pitié s'il vous plait s'il vous plait non -
Il fixe tellement fort que ses yeux lui font mal, à l'affût de n'importe quel signe, n'importe quel sorte de mouvement, le tremblement d'un doigt essayant de sortir des ténèbres .
"S'il vous plait," murmure-t-il dans ses mains. "S'il vous plait s'il vous plait -"
Il y a un bruit derrière lui, à sa gauche. Il sait que l'homme portant des lunettes et toujours armé est assis à sa droite.
Il se retourne comme un chat surpris, son souffle s'échappe de ses poumons, et plus loin sur le trottoir, juste en dehors du cercle jaune de la lumière des lampadaires, se trouve une cape sombre et voûtée comme si son occupant venait de se sortir de l'océan, sur ses mains et ses genoux et son souffle sonnant presque comme des pleurs sur le trottoir. Phalanx tombe presque en courant, se laisse tomber à genoux et ne sent même pas les bleus qu'il aura, ne peut même rien dire, lâche juste un bruit a son intention tandis que le Fantôme lève les yeux vers lui, appuyé sur ses avant-bras tremblants, le dos voûté -
Cette peur dans ses yeux c'est Kurt, la première fois que Phalanx, Blaine, l'avait rencontré, se tenant dans une rue et soudainement terrifié, privé de toute pensée ou de tout mouvement à cause de l'absence de masque. Et, même plus que cette fois ci, sa peur traverse l'estomac de Phalanx comme un couteau, tellement froid et aiguisé.
"C'est moi," s'étrangle-t-il, tendant ses mains tremblantes vers lui. "C'est moi c'est moi c'est moi -"
La peur se transforme en besoin dans ses yeux. Il s'avance sur ses bras tremblants et Phalanx l'attrape, soulève son corps et le prend dans ses bras tandis que le Fantôme plonge son visage dans le creux de son cou, la capuche contre sa joue, ses doigts plantés fermement dans son dos. "C'est moi c'est moi," s'époumone Phalanx, l'attirant plus près, appuyant contre son dos, il peut sentir la fatigue de ses poumons et son cœur paniqué battant telle la mécanique d'une montre en lui -
"C'est moi, c'est moi, c'est moi," chantonne-t-il, et il frotte son nez contre le côté de son visage, enfonçant sa tête dans la capuche. "C'est moi, je suis là je suis désolé, tellement désolé c'est moi -"
Quelque chose émane du Fantôme, un bruit pas vraiment un mot, et Phalanx se contente de frotter son dos, plutôt fort, il essaye de le calmer. Il ne sait pas la profondeur des ténèbres dans lesquelles il vient de tomber. Il ne sait pas ce que lui a dit cette femme portant son visage juste avant de -
Dieu, il est la seule personne sur cette planète en qui le Fantôme ait confiance et il vient juste de se faire pousser du haut d'un building par lui, il doit être . . . mais il s'accroche à Phalanx avec tellement de force, sa tête se relevant juste légèrement, se tournant pour que leur fronts se touchent, un nez contre une joue, frottant les bords des masques. "C'est moi," promet-il, posant une main sur sa joue. Il se calme, un peu, sa respiration ralentit, son cœur bat fort mais plus régulièrement contre la poitrine de Phalanx. "C'est moi, tout va bien, c'est moi, est-ce que ça va -?"
Il acquiesce, ferme les yeux, laisse Phalanx caresser sa joue. La tension quitte son corps, il se laisse aller, laisse Phalanx supporter son poids, et pas moyen qu'il soit capable de faire quoi que ce soit d'autre ce soir. "Je vais te ramener chez toi. '' lui murmure-t-il sous la capuche. "Je vais te ramener chez toi, tu dois -"
"Non," dit-il, première syllabe depuis qu'il est tombé dans le noir suffoquant, faible et brisé mais il racle sa gorge et sa main trouve le poignet de Phalanx, le tenant contre son visage. Ses yeux cherchent ceux de Phalanx, et alors – ils se focalisent, fixent les siens, comme s'l venait soudainement de comprendre quelque chose. "Non," dit-il. "Je veux – aller chez toi."
"- okay. Est-ce que tu peux te lever ? Okay . . ."
S'il disait qu'il voulait prendre un avion pour retourner en Ohio Phalanx l'aiderait en ce moment. S'il lui disait vouloir aller sur la lune il est presque sûr qu'il trouverait le moyen de le faire pour lui. Le Fantôme s'appuie sur lui tandis qu'il l'aide à se relever, et Phalanx reste là à le tenir, la cape du Fantôme le recouvrant presque à moitié lui aussi, tandis que l'homme à lunettes met ses mains dans ses poches et dit, "Est-ce que – vous avez besoin de quelque chose ? Un coup de main ?"
"On se débrouille," dit Phalanx, collant un sourire sur ses lèvres, presque un rictus, peut-être plus une grimace. "Merci."
Le Fantôme dans ses bras, et son propre corps commence à disparaître. Il dit, "Bonne nuit, désolé pour le gros coup de peur !" et alors ils sont invisibles, et le Fantôme s'appuie contre lui, son souffle tremblant, tandis que Phalanx frotte son dos et commence à les faire marcher vers une station de métro, guidant ses pas incertains dans la nuit.
Silencieux et invisibles à travers l'immeuble de Cooper. Phalanx n'a pas les clés – elles sont dans son sac avec ses vêtements 'normaux', il devra aller les chercher demain – mais ce n'est pas un problème quand vous êtes main dans la main avec le Fantôme, qui n'hésite même pas, se contente de marcher à travers les portes. Phalanx essaye de bien se comporter, se rappelle à quel point c'était difficile pour lui de les faire courir tous les deux intangibles à Halloween, essaye de ne rien faire d'inattendu. Il se contente d'attendre, et marche avec lui.
A l'intérieur de l'appartement il hésite, les rend de nouveau visibles – les lumières sont éteintes et la vue de la ville brille sur les fenêtres noires – puis il reste là, ayant l'air perdu. Phalanx jette un coup d'œil vers la chambre de Cooper et les emmène vers sa chambre en se dépêchant, fermant la porte derrière eux en soupirant, enfin en sécurité. Le Fantôme retire sa capuche et se tient debout dans le noir, clignant des yeux quand Phalanx - Blaine, il peut être Blaine ici – allume les lumières. Sa peau à l'air délavée sous la lumière accueillante des lampes.
"Hey," murmure-t-il, tendant sa main vers lui et les jambes du Fantôme - lâchent, il trébuche et Blaine le rattrape, les emmenant en trébuchant sur le côté jusqu'à ce que leurs jambes les amènent sur le lit. "Hey," dit-il, fermant ses bras autour de lui alors qu'il tremble. "Hey, ça va. Tout va bien maintenant, je suis là."
Le Fantôme inspire avec difficulté contre son épaule. "Tu avais raison."
Il continue de frotter son dos. "Quoi ?"
Le Fantôme se racle la gorge et relève la tête et il est Kurt, il est Kurt, Kurt ayant l'air abasourdi sous l'éclat des lampes, comme s'il venait juste de ressortir des ténèbres une nouvelle fois. "Tu avais raison," dit-il, la voix brisée. "A propos de – manquer de se faire tuer. Et saisir des opportunités. Parce que -" La peur tend sa gorge. "- parce que si – si ça m'avait tué – ce serait quelque chose à regretter. C'est – quelque chose que je n'ai jamais jamais regretté dans le passé."
Il repousse ses cheveux de son masque sur son front, très doucement. "Qu'est-ce que tu . . . ?"
Il respire, en fixant le tapis, et lève une main pour retirer son masque, frotte un peu de colle séchée sur sa joue, et rencontre le regard de Blaine. "Je t'aime," dit-il, d'une petite voix faible, effrayée et courageuse . "C'est juste – je pense que c'est clair maintenant qu'il n'y a rien que tu ne pourrais me faire, Blaine, tu me possèdes déjà tout entier, je ne sais pas ce que . . . si je n'ai pas le choix de, si ça doit être dangereux quoi qu'il arrive, je ne veux pas mourir en regrettant de ne jamais avoir – été avec toi. De cette manière."
"Tu veux dire . . ."
Ses yeux se posent de nouveau sur ses genoux. "Si tu le veux."
". . . je pense qu'on sait tous les deux que je le veux. Est-ce que, tu . . ." Il doit bouger sur le matelas mais il ne faut vraiment pas qu'il bouge, il a peur de lui faire peur, il n'a pas l'impression que ça arrive vraiment, il a l'impression d'attendre que l'élastique de ce moment tendu claque et le blesse. "Tu es sûr ? Ça a été – une nuit de folie, tu n'as pas -"
Un souffle, un léger gonflement quitte sa poitrine. Ses yeux rencontrent ceux de Blaine de nouveau, un bleu tellement profond, plus sombre au bord de l'iris puis plus pâle comme si l'eau devenait moins profonde puis les abysses de ses pupilles, énormes. Il regarde les yeux de Blaine, puis retire aussi son masque, frottant la colle des arêtes de son nez tandis qu'il grimace et il rigole, doucement, nerveux mais réel. "Oui. Je – ne voulais pas mourir comme ça. Seul dans le noir. Et en sachant – que j'avais loupé tellement de choses, avec toi, juste parce que j'avais peur – pendant que je tombais j'ai juste – si c'était tout ce qui me restait à vivre, je sais qu'il y a des choses que j'aurais aimé faire. Avec toi, du moins."
Blaine prend ses mains, leurs masques serrés dans un de ses poings. "Kurt. Tout ce que tu veux, ça me va. N'importe quoi. Je veux juste savoir que – c'est vraiment ce que tu veux."
Il inspire, cligne des yeux en regardant le mur en face du lit de Blaine avec attention. Il dit, en ayant du mal à garder sa voix monotone, "J'aimerais bien que tu es l'air plus enthousiaste en disant ça."
Il sert ses mains, dit, "Oh mon Dieu Kurt oh mon Dieu je -" Il attrape son visage, l'embrasse. L'embrasse encore. Oublie qu'il allait dire autre chose, se contente de l'embrasser, tandis que les bras de Kurt l'attirent plus près de lui et il relâche son souffle contre la joue de Blaine. "- t'aime," arrive-t-il à dire, à bout de souffle et son cœur battant la chamade maintenant, pas ce qu'il voulait dire mais il ne peut pas penser à d'autre mots . "Je t'aime. Je -"
Les mains de Kurt trouvent son poignet et serrent, et il retire les gants de Blaine, puis les siens pour que leurs doigts puissent s'emmêler ensemble. Il commence à dire quelque chose et les mots ne sortent pas de sa bouche. Il fixe leurs mains. Puis il dit, doucement, "Il y a certaines choses que je dois te dire. Il y a – mon Dieu il y a – tellement de choses que je dois te dire, on en aurait pour toute la nuit -"
"Tu peux tout me dire. Kurt. Si tu veux le dire, alors dis-le, tu sais que je ne vais nulle part. Tu le sais."
Il inspire de nouveau, un souffle tremblant, les yeux sur le plafond et clignant toujours trop des yeux, et il inspire un grand coup, le relâche, et avale sa salive, et sa respiration est enfin presque stable. "Je n'ai jamais – fait ça. Pas avec – avec qui que ce soit. Je -" Blaine peut sentir à quel point ses muscles sont tendus et comment ils se tendent encore alors qu'il murmure, "J'ai vingt-trois ans et je suis vierge, Blaine. Et je sais que c'est pas vraiment cool."
"Ce n'est pas – ça n'a rien à voir avec -"
"C'est juste, je spectre dans mon sommeil parfois et je ne savais pas comment l'expliquer à qui que ce soit et – je me couche aux pires heures qui soient et -" sa bouche bouge silencieusement pendant un moment, et alors il avale sa salive et ferme ses yeux et dit, "Je n'ai juste jamais été amoureux de quelqu'un. Je sais pas de qui j'me moque, j'ai juste jamais voulu le faire. Jusqu'à ce que tu arrives. Je ne l'ai même jamais. . . dit à quelqu'un, tout le monde se contente . . .de croire que . . ."
Blaine regarde son visage, et Kurt humidifie ses lèvres, et fixe le mur. "Je ne suis pas," dit Kurt, et s'arrête. "Je ne suis pas ce que tout le monde pense que je suis. Tout le monde à son idée de moi dans sa tête et je ne corresponds à aucune d'entre elle, je suis – bien moins que ce qu'ils s'imaginent tous -"
"Non. Non, hey -" Il tire les deux mains de Kurt dans une des siennes, pour pouvoir lever l'autre, caresse sa joue puis ses cheveux de ses doigts, prenant sa mâchoire en coupe pour que les yeux de Kurt fuyant les siens nerveusement, et finalement, avouant sa défaite, les rencontrent. "Kurt. Personne n'a le droit de – décider de la vie que tu mènes, personne d'autre ne te connait. Et - Kurt – mon Dieu, j'ai perdu ma virginité parce que j'avais l'impression de le devoir, parce que j'avais trop peur pour ne pas le faire. Je ne dis pas que je ne - voulais pas le faire à l'époque, c'est juste, si j'avais attendu . . . Kurt . . ." Il referme ses doigts dans ses cheveux et les yeux de Kurt brillent trop face au sien, et il dit, la bouche trop sèche, "Tu es toujours l'homme le plus courageux que j'ai jamais rencontré."
Il murmure, "Ne dis pas ça."
"Kurt."
"Non."
Il pleure quand Blaine l'embrasse, mais Blaine ne lâche pas ses mains pour que Kurt ne puisse pas essuyer ses larmes, et Blaine le fait pour lui, l'embrassant et séchant ses joues et lui murmurant, "Il n'est même pas si tard, tu le sais ? Je ne pense pas que la plupart des gens ait autant d'expérience sexuelle que ce que suggère la télé. Je suis loin d'être l'homme le plus expérimenté de cette planète, j'ai couché avec deux mecs, c'est juste – ça va aller. Ça va aller. On peut faire tout ce que tu veux, Kurt, tout va bien se passer."
Il avale sa salive, les yeux fermés et son front s'appuyant contre celui de Blaine sous le coup de la fatigue, inspirant les expirations de l'autre en étant si près. "Il y a -"dit-il, et sa mâchoire se crispe en une grimace. "Il y a des cicatrices."
Ça après tout ce qui s'est passé ce soir lui coupe le souffle, une petite expiration, et les yeux de Kurt s'ouvrent d'un coup mais Blaine se contente de prendre son visage en coupe, de garder son visage incliné contre le sien. "Oh mon Dieu, Kurt." Ses pouces frottent sous ses yeux, étalant les larmes contre sa peau. "Rien de ce que quiconque te fera ne pourra jamais t'enlever ta beauté."
Il l'embrasse à ce moment alors il sent le hoquet incontrôlé de son sanglot, avant que les bras de Kurt ne s'enroulent dans son dos, ses mains le tirant tout contre lui, et Blaine peut enfin faire courir sa main sur la peau nue de son cou et savoir que ça va aller, ils peuvent faire en sorte que ça aille.
Il y a des cicatrices.
Le costume prend un peu de temps à être retiré, ils ne sont pas faits pour être retirés facilement. Blaine fait courir sa paume sur la drôle de diagonale noire argentée qui fait tout le tour du corps de Kurt (spectrer de mauvaise manière à travers quelque chose, une barre ou quelque chose, pense-t-il, l'embrassant et faisant courir son pouce sur ses bords brûles à la base de ses côtes), il sent à l'aveugle avec ses doigts contre le creux de son dos les restes précis d'une incision à la droite de sa colonne vertébrale (un couteau? S'il avait spectré il y aurait une trace d'entrée mais pas de trace de sortie, c'est peut-être pour ça que c'est aussi net qu'une coupure minuscule sous ses doigts) alors qu'il le tire plus près de lui sous les couvertures, et Kurt n'est que frissons, confusion et sur-stimulation, la bouche ouverte et les yeux sur Blaine, cercle fin aussi bleu que l'Océan Pacifique entourant des pupilles dilatées et choquées '' Ça va," murmure Blaine, bougeant ses jambes alors qu'il le chevauche, faisant rouler ses hanches contre les siennes, l'exquise sensation de leurs sexes l'un contre l'autre alors que la tête de Kurt part en arrière contre l'oreiller avec un spasme. "Tout va - bien -"
Il y a de la sueur dans ses cheveux et il n'a jamais imaginé ça, il n'aurait jamais pu imaginer ça. Kurt a raison. Toutes ces images de lui que les gens ont dans leurs têtes – le Fantôme, Kurt, il ne le voit jamais lui quand il regarde vraiment ce qu'il représente – et les doigts de Blaine se liant au siens, le souffle de Kurt contre sa gorge et cela les emmène à force de va et vient vers ce point de non-retour, aucun d'entre eux n'est capable de faire quoi que ce soit de fou au lit à ce moment, juste cet entrechoquement mouillé et désordonné de corps contre corps et Kurt le tirant à lui pour l'embrasser, Blaine haletant au coin de sa bouche, "T'aime, je t'aime -"
Personne n'aurait jamais pu imaginer ça, que ce n'est pas simple à ce point, que ce n'est pas de la super baise de super héros, c'est juste ce mec dont Blaine est amoureux – amoureux d'une manière qui lui fait mal à la gorge et qui fait que le glissement de leurs deux corps l'un contre l'autre l'enserre de plaisir – cet homme dont Blaine est amoureux et qui lui fait confiance et enroule ses bras nus autour du cou de Blaine, crachant son nom comme s'il ne pouvait le contenir. Blaine laisse sa tête tomber contre son cou et le front de Kurt roule pour se frotter au sien, leurs nez s'entrechoquent, ils se fixent les yeux vitreux et flous aussi près, respirant pas vraiment en rythme. Blaine se déplace vers l'avant sur ses genoux, passe ses bras sous la tête de Kurt pour s'appuyer sur son coude plié, pour relever sa tête et l'embrasser, et pour avoir une main libre alors que les hanches de Kurt roulant pour rencontrer les siennes l'encourage à accélérer.
Il est brûlant et collant, surpris et sa peau est douce sous la main de Blaine, sur laquelle Blaine crache pour aider à la faire glisser. "Est-ce que ça va'' lui demande-t-il à bout de souffle, alors que les bras de Kurt sont enroulés autour de son cou comme s'il ne pouvait supporter que Blaine s'éloigne encore plus de lui, ses doigts griffant et glissant sur ses épaules. Kurt ouvre sa bouche, le fixe, et sa voix résonne plus basse que ce que Blaine aurait pu imaginer alors qu'il dit, d'un ton rauque avec sa tête renversée vers l'arrière et sa gorge exposée, "La prochaine fois tu voudras bien me baiser ?"
Blaine jouit avec un immédiat grognement d'agonie, le bazar entre eux, bougeant ses hanches encore, encore, encore, la tête pendante et la bouche ouverte. Il ne lâche pas la queue de Kurt mais il n'a pas la présence d'esprit de vraiment faire bouger sa main à quelque rythme soit-il, et au final c'est le frottement insistant de ses doigts et de son pouce qui font se soulever les hanches de Kurt de matelas et rend sa voix de nouveau aiguë, un simple cri surpris et alors il tremble sur le matelas, et Blaine laisse son propre corps trempé tomber sur lui.
Leurs bras et jambes forment un fatras maladroit de leurs deux corps. Blaine les fait rouler sur le côté pour ne pas écraser Kurt avec son propre corps lourd et il se sent abasourdi de tout ce qui vient de se passer, et il ne pense pas que ce soit les années de presque rien sauf sa propre main, il ne pense pas que c'est son corps jeune et excité, il pense c'est Kurt.
Kurt sort un bras de leur étreinte, halète, et touche la joue de Blaine avec la pulpe de ses doigts chauds. ""Est-ce que ça va ?"
Blaine regarde son visage, lève une main, repousse légèrement ses cheveux puis trace la ligne d'un de ses sourcils, l'os de son orbite, son magnifique nez, frôlant sa joue et faisant courir ses doigts d'un air hébété sur les formes de ses lèvres. Il murmure, "Je n'ai jamais, jamais été aussi bien."
Kurt - sourit, ses yeux bleu-vert et les cils les entourant, tellement, tellement parfaits et il ferme les yeux pour laisser Blaine passer ses doigts dans ses cheveux une nouvelle fois, prenant son visage en coupe plus près maintenant, finalement épuisé et ne sentant rien d'autre que de la satisfaction. Il pense que, enfin, avec Kurt, il comprend vraiment à quoi sert le sexe, ce que ça signifie pour lui, et ce que ça signifie pour lui c'est - ça, ceci, lui.
Il veut dire 'merci', mais tout ce qui sort de sa bouche est un bâillement.
Kurt se réveille dans le lit de quelqu'un d'autre.
Ce n'est pas quelque chose qui arrive souvent.
Ses muscles bougent, instantanément tendus mais alors il sent l'odeur de Blaine, c'est Blaine qui se rapproche de lui sommeillant – il ne pense pas que Blaine se rend compte qu'il le fait, toujours à moitié endormi qu'il est – et il se détend de nouveau, n'ouvre pas les yeux, se contente de rester allongé et laisse Blaine se coller plus contre lui, enfouissant et posant sa tête contre la gorge de Kurt. Puis Blaine cligne des yeux, Kurt sent ses cils contre sa peau, et sa main caresse la hanche de Kurt en guise de pardon, sa voix résonne remplie de sommeil et rauque. ". . . t'es réveillé ?"
"Je le suis maintenant."
". . . désolé."
"C'était pas si désagréable d'être réveillé de cette manière," dit Kurt, bougeant en même temps que Blaine et - oh. Blaine fait une grimace et s'assoit et soulève la couverture pour regarder mais Kurt ne veut vraiment pas savoir, rien que la texture est dégoûtante.
"Douche ?" suggère Blaine.
Kurt commence à évaluer la situation.
Il est dans l'appartement de Blaine. Les seuls habits qu'il ait avec lui sont le costume de superhéros qui se trouve par terre (qu'il devra donc repasser pour en retirer chaque pli plus tard, génial !). On est dimanche matin. Il a loupé le yoga. Rachel ne saura pas pourquoi il n'est pas rentré hier soir. La raison pour laquelle il n'est pas rentré hier soir c'est parce qu'il faisait l'amour avec Blaine.
Il a fait l'amour avec Blaine.
Il a fait l'amour.
. . . il sent le besoin de rajouter de nouveau 'avec Blaine' à la fin de sa phrase. Ce n'était pas quelque chose de général, il ne peut pas le raccrocher à n'importe quoi de particulier, et il ne se sent pas diffèrent. C'est juste - Blaine. Quelque chose qu'il a fait avec Blaine. C'était juste magnifique, avec Blaine, voir Blaine, toucher sa peau parfaite et être touché et le fait que tout allait bien. . . c'était juste parfait, tellement bizarrement parfait à lui en couper le souffle, ça, avec lui.
Alors il sourit, quand Blaine embrasse le coin de sa bouche, sourit malgré tout tandis que Blaine dit, "Vas-y en premier . J'vais essayer de te trouver des fringues."
La salle de bain de Blaine est petite- cet appartement est peut-être plus luxueux que celui de Kurt mais ça reste New York et la seconde salle de bain est en gros un placard très bien agencé – et tandis qu'il lave le souvenir plutôt incrusté, ce qui est vraiment dégouttant, d'hier soir de son ventre avec le savon au gingembre et au poivre noir de Blaine, il n'arrête pas de se rappeler . . . c'est dur de ne pas être intéressé par le fait de le refaire. Blaine n'est que dans la salle d'à côté et Kurt a, il ressent, qu'il doit rattraper le temps perdu; il est heureux que ce soit Blaine parce qu'il ne pourrait pas supporter n'importe qui d'autre, maintenant qu'il a Blaine il aimerait bien le faire autant de fois qu'il peuvent le faire tenir dans leurs emplois du temps respectifs. Il y a des choses qu'il connait qu'il veut faire. Mains, bouches. D'autres choses. Il veut voir Blaine faire ce visage et bouger ses hanches comme ça encore une fois. Il veut le faire jouir.
Il essaye de penser à autre chose, et emprunte un touche de gel à Blaine pour essayer de redonner forme à sa coupe de cheveux rendue catastrophique par la nuit et il n'a personne d'autre à blâmer que lui-même pour ça, il a essayé de creuser un trou dans l'oreiller avec sa tête tandis que Blaine faisait, Blaine faisait, Kurt est vraiment sensé penser à quelque chose d'autre maintenant.
Il émerge avec une serviette enroulée plutôt haut sur sa taille – serrée contre sa poitrine pour cacher l'horrible brûlure qui lui reste de l'épisode où il est tombé à travers une barre de métal chauffé et la douleur était tellement intense qu'il ne pouvait même pas crier - et Blaine est dans une robe de chambre, penché au-dessus d'un tiroir et lui tendant un polo. "Celui-ci devrait t'aller ! Je vais peut-être devoir emprunter un pantalon à mon frère, c'est pas vraiment le genre de météo pendant laquelle tu peux te permettre d'avoir tes chevilles découvertes. Pas que tes chevilles ne soient pas magnifiques."
Et alors il l'embrasse et met le haut dans sa main puis il retire sa robe de chambre et il ferme la porte de la salle de bain derrière son corps très dénudé, et Kurt se contente de rester là pendant un moment, fixant la porte, pas vraiment capable de s'en remettre pour le moment.
Il emprunte un boxer à Blaine, il est légèrement trop grand, et il enfile la robe de chambre au-dessus du polo car il fait froid en cette fin de novembre. De la lumière passe à travers les volets, faible et pâle, et il regarde ce poster sur le mur de Blaine – il ne se rappelle même pas de quand elle a pu être prise, ça a dû être une sorte d'objectif méga zoom, ça pourrait être n'importe où, n'importe quand – et il s'assoit devant l'ordinateur de Blaine, il n'y a pas grand-chose à faire ici. Il joue légèrement avec la souris et l'écran s'allume, et il cligne des yeux en voyant le site que l'ordinateur affiche - J'espère que quelqu'un fait un câlin au Fantôme chaque jour, un de ces super *bons* câlins, ceux qui sont vraiment donnés avec *plaisir* - et il détourne les yeux, cherche quelque chose d'autre à faire. Blaine est dans la douche, il peut l'entendre se changer, et ses yeux essayent de se poser de nouveau sur ce site (Reblogué cette campagne pour un Jour Férié Du Fantôme à travers NYC (si ce n'est à travers LE MONDE), un jour dédié à patrouiller les rues comme un groupe de fan-tômes fous pour mettre à terre chaque vilain que nous croiserons pour permettre au Fantôme de se reposer, de poser ses pieds sur un fauteuil et de boire une bière pour une fois. Il le mérite !) Enfin, bon, il préférerait qu'ils évitent. Il ouvre un nouvel onglet pour lire le journal à la place. C'est, juste. Il. Se. Sent. Trop. Bizarre. Quand il lit quelque chose sur l'étrange petit blog de Blaine. Comme si quelque chose essayait de pénétrer la peau de son visage Probablement dans tout le sang de son corps.
Blaine sort de la salle de bain en fredonnant, serviette autour de sa taille, les cheveux coiffés en arrière tenus par du gel et ayant l'air content de lui pour cette raison. Kurt dit, "T'es toujours d'aussi bonne humeur le matin ?" et Blaine se penche au-dessus de la chaise du bureau pour l'embrasser, puis il commence à se chercher des vêtements dans ses tiroirs.
"Je me réveille toujours de bonne humeur quand je me réveille à tes côtés."
"Flatteur."
"Vrai. Laisse-moi juste le temps de m'habiller et j'irai demander à Cooper si tu peux lui emprunter un pantalon, ça ne l'embêtera pas, il m'emmerde depuis des semaines pour te rencontrer . . . tu veux un petit déj ? On a des céréales et on doit avoir des bagels."
"Un bagel serait parfait."
"C'est tellement bon."
"C'est le paradis contenu en un cerceau de pain," consent Kurt, peut-être un peu trop frénétiquement. "Du café ?"
"Evidemment." Blaine enfile un gilet sans manche au-dessus de son t-shirt, disparaît de nouveau dans la salle de bain pour y reposer la serviette, passe de nouveau en un coup de vent devant Kurt, assez près pour l'embrasser puis il sort de la chambre en fredonnant. Kurt entendant instantanément la voix d'un autre homme chanter, "Bonjour Blaine! et -" incroyablement rapide avant que Blaine ne puisse fermer la porte sur lui - "bonjour invité de Blaine à qui il ne m'a pas présenté hier soir !"
La porte claque, et Kurt sourit légèrement, et il tourne d'un côté à l'autre sur la chaise. Ses nerfs sont en pelote dans son estomac, au plus profond de ses tripes, mais il essaye de les oublier. Rencontrer le frère de Blaine est juste tellement permanent, une autre vie dans laquelle il sera impliqué, il n'a jamais rencontré la famille ou les amis. Ne s'en est jamais même approché, Kurt laisse le moins de répercussions possibles sur ce monde. Mais le frère de Blaine est important à ses yeux et Blaine - Blaine, il le sait, est la chose la plus importante au monde pour Kurt maintenant. Alors il va le rencontrer, et espérer qu'il l'apprécie, et ne pas flipper en sachant à quel point ils sont ancrés dans la vie l'un de l'autre, à quel point ils importent l'un pour l'autre maintenant . . .
Il peut entendre leurs voix à travers la porte, celle de Blaine légèrement plaintive, celle de son frère plus excitée. Il se lève de sa chaise et se traîne jusqu'à la porte, il veut juste l'apercevoir, savoir à quoi ressemble son visage.
Il entrouvre la porte et jette un coup d'œil à travers le trou.
Blaine se tient dans la cuisine les bras croisés et ayant l'air embarrassé, la tête rentrée dans ses épaules, tandis qu'un homme plus grand, sur lesquels les yeux de Kurt se posent s'assoit – se laisse tomber – sur un des tabourets du bar devant une tasse de café, lui souriant, ils tournent tous les deux la tête au son de la porte qui s'ouvre -
A cet instant Kurt ne sait pas si son visage contient beaucoup trop ou trop peu de sang, il fixe les yeux de l'homme dans la cuisine de Blaine, ce dernier remarque que Kurt le regarde et il sourit d'un sourire ravi et éblouissant, et Kurt claque la porte comme s'il venait de se brûler.
Oh mon Dieu oh mon Dieu oh mon Dieu oh mon Dieu.
Le frère de Blaine est Cooper Anderson.
- bien sûr que le frère de Blaine est Cooper Anderson. C'est mon frère. Il est acteur C'est le frère de Blaine Anderson, il s'appelle Cooper, bien sûr qu'il est -
Oh mon Dieu oh mon Dieu oh mon Dieu, il fait les cents pas dans la chambre de Blaine en portant des vêtements qui ne sont pas à lui et qu'il n'aurait jamais choisis dans un magasin même si c'était la fin du monde, il a l'impression de s'être pris un saut de glace en plein visage, Cooper Anderson se trouve de l'autre côté de cette porte et Kurt doit avoir l'air de -
La porte s'ouvre, et Blaine le regarde. "Est-ce que ça va ?"
Kurt lui fait un signe de la main, un signe pour dire oh mon Dieu ferme la porte, et Blaine se glisse dans la chambre et ferme la porte derrière lui. Kurt met ses mains devant sa bouche pendant qu'il calme sa respiration, puis il avale sa salive et dit, "Ton frère est Cooper Anderson."
"- oui ?"
Kurt met de nouveau ses mains devant sa bouche tandis qu'il canalise la force de parler sans avoir la voix d'une petite souris. "Rachel et moi l'avons vu. Sur Broadway. On -" Il s'arrête. "Trois fois. On y est allé. Trois fois."
". . . est-ce que ça va . . . ?"
Kurt veut lui crier dessus. Il aurait pu le prévenir, il aurait pu dire 'oh hey Kurt mon frère est Cooper Anderson essaye de ne pas faire une syncope quand tu te retrouveras dans son appartement ?' au lieu de juste - juste être le petit frère de Cooper Anderson, oh mon Dieu pourquoi -
Il y a un toc toc sur la porte. "Blaine ? J'en ai un qui devrait lui aller, il fait quoi comme taille ?"
Blaine dit, "Quoi- ?" et Kurt claque la porte de la salle de bain derrière lui, et se tient là avec ses mains devant sa bouche en essayant de ne pas couiner tandis que dans la salle à côté Blaine donne probablement des informations incorrectes à Cooper Anderson à propos de la taille fortement discutée de Kurt Hummel et il ne peut pas, ne peut pas faire face-
Il mouille ses mains d'eau froide et reste là un moment avec celles- ci collées sur ses joues brûlantes, se forçant à se calmer.
Puis il ouvre la porte, et regarde Blaine, l'air confus et d'un air maussade, une paire de jeans noirs dans ses mains. "Tu veux l'essayer ?" dit-il, et Kurt regarde le pantalon de Cooper Anderson et tous les bons soins de l'eau froide n'ont servi à rien, car il rougit, ses joues immédiatement aussi rouges que celle d'une Barbie.
"Je - merci."
Blaine s'appuie contre le mur avec ses bras croisés, ayant toujours l'air un peu maussade, tandis que Kurt enfile le jeans de Cooper Anderson. Il est trop grand. Blaine ouvre un tiroir sans dire un mot et lui donne une ceinture, et Kurt le roule légèrement à ses chevilles puis le laisse juste trainer sur le sol. Il inspire, regarde Blaine, dit, "S'il te plait me laisse pas passer pour un con.''
Blaine roule des yeux, déplie ses bras et se relève. "Allez viens," dit-il, en ouvrant la porte, et Kurt sort de la chambre après lui, enroulant ses mains ensemble et les serrant et les desserrant à cause de sa nervosité.
Cooper Anderson est encore assis à la table du petit déjeuner devant la page culture du journal, les regardant et – il sourit de ce genre de sourire qui fait tomber l'estomac de Kurt dans le trou de ses intestins et pendre en lui. "Tu dois être le fameux Kurt que mon petit frère a totalement manqué de me présenter plus tôt."
Kurt s'arrête à côté de Blaine, juste après l'entrée de la cuisine, et il tire sur son pantalon pour le remonter là où il tombe à ses chevilles et pour essayer d'empêcher ses mains de trembler comme elle veulent le faire quand il les relâche à ses côtés. Il arrive à dire, "Salut," et il sait que s'il essaye de dire quoi que soit d'autre sa voix ne ressemblera qu'à un cri aiguë et alors il ferme sa bouche, tandis que Cooper Anderson descend de son tabouret pour serrer la main de Kurt de manière très enthousiaste .
"C'est génial d'enfin te rencontrer, Kurt."
"Enchanté*," murmure Kurt, fixant ses yeux, en quelque sorte hypnotisé, incapable de faire quelque chose d'autre que de laisser sa main être balancée de haut en bas. Il pense à Rachel. Il pense aux choses que Rachel ne lui pardonnerait pas de ne pas dire. "Je – ma coloc' et moi on t'a vu sur Broadway." Trois fois. "Je, on est de grands – grands fans -"
Les yeux de Cooper Anderson s'illuminent, comme le font ceux de Blaine quand quelque chose de magnifique arrive (comme le font les yeux de Blaine toutes les cinq minutes). "Eh bien maintenant tu viens t'asseoir et tu me parles de ce que tu préfères dans mon jeu d'acteur, et Blaine peut nous préparer un petit dej pour nous tous, n'est-ce pas, Blaine ?"
"J'en serais ravi," dit Blaine en grinçant des dents, et Kurt se fait mettre sur une chaise par Cooper Anderson, et oh mon Dieu peut-être qu'il est mort en tombant de cet immeuble hier soir, depuis la vie semble bien trop belle pour être réelle.
C'est trop beau pour être vrai. Vraisemblablement il parle, répond à des questions, tient une forme de conversation plus qu'il ne fait des bruits ce qui est en fait la seule chose qu'il se sent capable de faire pendant que Cooper Anderson parle. Il mange probablement un bagel, du moins quand Cooper Anderson dit qu'il doit partir et que c'était sympa de le rencontrer, il y a une assiette vide avec des miettes devant lui, et Cooper Anderson serre de nouveau sa main et oh mon Dieu il ne peut plus la laver du moins pas avant de revoir Rachel elle va le tuer -
La porte se referme finalement derrière Cooper Anderson, et Kurt se tient à côté d'un tabouret dans la cuisine de Cooper Anderson dans l'appartement de Cooper Anderson, tremblant de la tête au pieds.
Blaine est appuyé contre le frigo, les bras croisés, ruminant. Kurt touche son front, qu'il sent trop lourd et trop léger au même moment, il regarde sa tasse de café à moitié vide et prend un grande gorgée de boisson fraîche. Il s'appuie contre la table pendant un moment, les yeux fermés, puis il rit soudainement et de manière aiguë et il tourne la tête vers le visage surpris de Blaine. "Eh bien," dit-il, haussant des épaules l'air embarrassé. "Au moins maintenant on sait tous les deux à quoi ressemble l'autre quand il passe en mode 'plus grand fan' ."
Blaine le fixe un moment, grimace puis relâche les muscles de son visage, puis sa bouche se tourne en un sourire las et amusé. "J'imagine."
Kurt frotte ses coudes dans le polo, et Blaine s'écarte du frigo, se dirige vers le canapé et y prend la couverture couleur crème posée dessus, l'enroule sur les épaules de Kurt. Kurt penche sa tête un peu plus proche de la sienne, dit, "Merci." et fait courir le tissu entre son pouce et ses doigts, et Blaine l'étreint par derrière et plonge son nez dans le creux de son cou, et soupire. Et Kurt . . . ressent soudainement cette ouverture en lui.
Rien de ce que quiconque te fera ne pourra jamais t'enlever ta beauté.
Il n'en a tout simplement plus besoin, tous les secrets et tous les écrans et les ombres. Blaine le connait déjà, Blaine le connait plus que quiconque ne l'a jamais connu, ne le connaîtra jamais, Blaine a vu à travers son masque il y a un moment de ça et ce n'est pas Blaine qui passait un test de confiance depuis tout ce temps. C'était lui-même.
Il ferme les yeux, pose sa tête fatiguée contre celle de Blaine. Sa bouche est sèche mais au deuxième essai les mots sortent de sa bouche. "Il y a quelque chose que je dois te dire. Si tu as le temps."
Blaine fait courir une main sur son bras, dit, "Tout mon temps t'appartient." et sa main se glisse dans la sienne, pour pouvoir les mener vers le canapé, pour pouvoir s'y asseoir, pour que Kurt puisse respirer, doucement, et remettre ses pensées en place, cherchant les mots pour dire quelque chose qu'il n'a jamais exprimé.
Il s'enroule un peu plus dans la couverture, les jambes pliées sous lui, et il inspire un long et lent souffle, l'expire tout aussi doucement. Sa voix commence à sortir petite et faible, trop doucement, et il lutte pour en augmenter le volume. "- il y a des années de ça, maintenant. Quand j'étais au lycée . . ."
Blaine tient toujours sa main. Il la serre légèrement, et ses yeux sont tellement innocents sur tout sur quoi ils se posent, et ça se bloque dans le gorge de Kurt, est-ce que tu peux me faire me sentir de nouveau comme ça, me rendre cette innocence . . . ?
Il ferme les yeux. "Il y avait ce mec."
Le pouce de Blaine caresse sa main. Le passé souffle dans la nuque de Kurt, froid et moite comme quelque chose de mort, comme le fantôme de quelque chose.
S'il te plait rend tout ça parfait. S'il te plait fais que ce soit quelque chose qui aille.
Blaine caresse sa main.
S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait, pense-t-il, clignant déjà des yeux pour combattre les larmes. S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait, laisse-moi être assez fort cette fois ci.
S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait, après ça, quand tu me regarderas, faites que tu me vois toujours . . .
* Déjà en français dans le texte
Réponses au review :
Soso : Je ne sais pas si tu as forcement vu la review que j'ai poster en réponse à la tienne alors je te remet le tout ici ;)
T'as vu je suis tellement prise dans l'histoire que je sais les imité maintenant
Ce chapitre est surement un de mes préféré avec celui qui va suivre, je ne te dis pas pourquoi, tu verra bien ;)
Un bon chapitre remplis de suspens et d'action comme on les aime ! Surtout avec la petite référence à Doctor Who dans le coin j'ai vraiment adoré !
Kurt est juste adorable avec les enfant *_* Enfin avec tout le monde surtout Euh le Fantôme plutôt d'ailleurs Haha au début j'ai pensé que Ariel était juste animé par le pouvoir de Shelby et qu'il avait une conscience et tout mais non c'était le Fantôme Oh oui pauvre Phalanx ! Mais il a bien résisté, brave soldat qu'il est *_* Oui effectivement gardons la phrase dans son contexte veut tu :')
XD J'avais un sourire niais sur le visage pendant toute la traduction de cette scène je peux très bien comprendre la fangirl qui sommeil en toi Je pense que le prochain chapitre va te tué ma chère !
Sache que tu ne serra pas la seule dans cette chute ;) Rejoins moi !
Le pire c'est quand je regarde la télé ou que je suis en cours et que je suis pas trop, si un des deux mots est prononcé je me reconcentre direct :') Effectivement, obsédées nous sommes !
Moi je vous remercie tous de laissé des review c'est vraiment cool ! Et oui le travail est vraiment conséquent mais j'aime le faire ! Surtout quand ça peut vous permettre dans profité aussi *coeur* J'aime, j'adore tes reviews miss ! N'arrête jamais de m'en poster ! *coeur*
Gros gros bisous et à je ne sais quand malheureusement, je vais essayer de secouer ma maman, avec du bol vous aurez le chapitre avant la fin de la semaine !
Rassure toi je traduit toujours ! Une fois lancé dans une fiction je ne l'abandonne pas ! C'est juste irrespectueux envers les lecteurs je trouve ! Alors oui le délais est long, je m'en excuse platement mais c'est la faute à ma moman qui est surbooké en ce moment :3
PS : JE T'ORDONNE de me laisser un moyen de te contact en MP ! Marre de te parler par chapitre et reviews interposés ^^
