Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?

Couple : 1x2

Genre : UA OOC

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !

Note : Voici enfin l'explication pour l'histoire avec Wufei. J'espère que vous aimerez. Et après le moment humoristique, un instant de pur romantisme.

Bonne lecture.


Rappel : Pendant la journée romantique préparée par Heero pour la Saint Valentin, Wufei, un homme tout droit sorti du passé de Duo, s'en prend à celui-ci mais succombe sous le poing de Heero. La journée se finit par l'utilisation du cadeau de Duo, une boîte de préservatif.

Chapitre 9

Un peu plus tard, Heero réussit à se soulever et s'affala à mes côtés, me prenant dans ses bras.

- Tu veux bien répondre à une question ? me demanda-t-il soudain.

Surpris, j'acquiesçais immédiatement.

- Qu'est ce qui s'est passé exactement entre ce Wufei et toi ?

Mal à l'aise, je me détournais un peu. Il vit mon hésitation et repris.

- Tu n'es pas mon premier amant, et je n'attends pas de toi que tu viennes à moi vierge !

- Non ! m'écriais-je.

- Hein ?

- Je n'ai pas couché avec lui ! C'est ….

- Quoi ? Il t'a fait du mal ? demanda-t-il alors furieux.

- Non. Enfin, pas exactement.

- Alors quoi ?

Je soupirais et me résignais. Après tout, si je voulais avoir une relation sérieuse avec lui, je ne devais rien lui cacher.

- Ça s'est passé quand j'avais vingt deux ans et j'étais un étudiant plutôt doué mais je ne m'assumais pas.

- En tant qu'homosexuel, tu veux dire ?

- Oui. Wufei avait mis une annonce à la fac proposant des cours de chinois et ça m'intéressait alors je l'ai contacté. Ça s'est bien passé au début, mais à la cinquième séance, il m'a sauté dessus.

- Ah oui ? commenta-t-il menaçant.

- Il était plutôt canon, essayais-je d'expliquer. Et je le matais pas mal aussi.

- Tu le défends ?

- Non, bien sûr.

- Et alors ?

- Et bien, c'était dans ma chambre universitaire, on était au rez-de-chaussée.

- Hein ?

Je comprenais son étonnement. Je soupirai de honte. Comment allait-il me voir après que je lui ai dis ce qui s'était passé ?

- Et bien, j'étais paniqué, il m'embrassait et essayait d'aller plus loin, alors je l'ai repoussé, mais je suis plus costaud que lui alors ….

- Oui ?

- Il est passé par la fenêtre.

Je fermais les yeux, attendant l'accusation. Comment pouvait-on défenestrer quelqu'un même du rez-de-chaussée, juste parce qu'il vous faisait des avances ? Tous mes camarades m'avaient dévisagé après cet épisode. Puis, j'entendis un léger bruit et ouvrit les yeux. Il riait ! Heero se roulait sur le lit et se tordait de rire.

- Heero ?

- Je suis désolé. Ce n'est pas drôle, mais quand j'essaie de m'imaginer la scène ! Il a été tellement vexé qu'il a voulu faire le malin et pavaner avec mister juillet tout à l'heure et il s'est pris une rouste ! C'est trop drôle.

Je soupirais de soulagement. Au moins, il le prenait bien.

- Pourquoi tu l'as frappé ? lui demandais-je alors.

Il se calma instantanément et me regarda. Puis il posa sa main sur ma joue et dit, le plus sérieusement du monde.

- Je ne laisserai jamais personne te faire du mal.

Sous l'émotion, mes yeux se brouillèrent et il dût m'attirer dans ses bras pour me réconforter. Quand je fus plus calme, j'attirais sa bouche à mes lèvres et lui dis ensuite :

- Je croyais que tu ne me laisserais pas dormir ?

Il se jeta alors sur moi.


Comme promis, il ne me laissa pas dormir cette nuit là. Ce n'est qu'à l'aube que nous nous écroulâmes, complètement vidés. Heureusement que c'était dimanche !

Ce fut nos estomacs qui nous tirèrent du lit. Après tout, nous n'avions pas mangé depuis le déjeuner de la veille et nous nous étions beaucoup dépensé !

Heero se leva le premier et j'entendis le bruit de la douche. Rien que de l'imaginer, son corps magnifique ruisselant d'eau, je sentis mon corps réagir. Comment pouvais-je encore le désirer après la nuit que nous venions de passer ?

Ignorant le tiraillement de protestation dans tous mes muscles, je me dirigeais vers le bruit et entrais dans la douche avec lui.

- Tu te sens bien ? me demanda-t-il en se retournant vers moi.

Je l'enlaçais, savourant le parfum du savon sur sa peau.

- Lave-moi, dis-je dans un de mes moments d'audace que je regrettais toujours par la suite.

Mais cette fois-ci, aucun regret. Juste du plaisir.

Après un ultime soubresaut, Heero se retira et nous finîmes de nous laver. Si notre vie sexuelle future ressemblait à notre première fois, j'allais être servi !

Une fois sec et rhabillé (Heero me prêta un jean un tantinet trop petit et une chemise que je laissais ouverte), je le suivis jusque dans la cuisine. Je n'avais pas vraiment fait attention à la déco en venant, mais c'était impressionnant ! Pas comme mon petit trois pièces. Arrivé devant le réfrigérateur, il hésita puis ouvrit la porte. Et il soupira.

- Tu n'as pas fais les courses ? lui demandais-je en riant.

Il se tourna vers moi, penaud.

- Et bien, je ne mange jamais chez moi alors …..

J'éclatais de rire.

- Heureusement que je suis bon cuisinier !

- Ah oui ? demanda-t-il en souriant.

- Oui, mais il me faut un minimum de produits !

Il se dégonfla.

- Alors je vais aller acheter des croissants et du lait à la boulangerie !

- Ils ont du lait ? m'étonnais-je.

- Seulement pour moi ! Ils me connaissent bien et on s'arrange.

- Je vois. Alors je t'attends ici, je ne peux pas sortir comme ça !

- J'ai mis tes vêtements à laver, ils seront secs cet après-midi.

- Merci.

Il me donna un baiser léger juste avant de sortir et je me dirigeai ensuite à la fenêtre pour tenter de l'apercevoir. Deux minutes plus tard, il traversait la rue et se dirigeait vers la boulangerie. J'attendis son retour, impatient de l'avoir en face de moi. Il m'était déjà indispensable. Et cette nuit n'avait fait que renforcer nos liens. En tout cas de mon côté. Mais je ne pensais pas me tromper autant sur lui. A près tout, il s'était battu pour moi !

Je le vis revenir vers l'immeuble, s'arrêter devant une personne que je ne pouvais voir de ma position puis repartir. Je me précipitais à la porte et l'ouvrit, puis marchais jusqu'à l'ascenseur sans me soucier de qui pourrait me voir.

Quand les portes coulissèrent, je le vis apparaître, souriant, puis je me jetais dans ses bars, écrasant les viennoiseries et faisant tomber le lait.

- Aïe ! cria-t-il.

- Quoi ?

Je m'écartais légèrement et le vis porter un doigt à sa bouche pendant que l'autre me tendait une rose.

- C'est pour toi.

Une rose. Il m'avait acheté une rose ! Abasourdi, je le regardais, incapable de faire le moindre geste.

- Tu trouves ça trop mièvre ? demanda Heero en fronçant les sourcils.

- Non ! répondis-je. Non, c'est juste que c'est la première fois.

- Que tu reçois des fleurs ?

- Non. Que je suis amoureux.

Mon dieu, qu'est ce que j'avais dit ? J'aurais dût me taire ! Maintenant, il me regardait d'une manière bizarre. Et puis, ça ne faisait même pas une semaine qu'on se connaissait. Mais j'étais sûr de mes sentiments maintenant que je m'étais déclaré. Pourtant, Heero avait l'air sur le point de paniquer.

- Chut, lui dit-je en mettant ma main sur sa bouche. Je n'attends pas de réponse. Ça m'a échappé c'est tout.

- Mais …

- Non. Je ne veux pas que tu te forces !

Il soupira.

- D'accord. Mais sache quand même que ce que j'éprouve pour toi va bien au-delà qu'une simple aventure.

- Ça me suffit, répondis-je en souriant.

Nous nous levâmes et allèrent prendre le petit déjeuner.

Oui, ça me suffisait pour l'instant.


Juste une toute petite précision : non je ne suis pas timbré et je n'aurais jamais pu inventer une histoire pareil ! En fait, le coup de la défenestration du prof de langue, c'est arrivé à ma futur belle-sœur. J'étais tellement explosé de rire quand elle me l'a raconté que je l'ai intégré à l'histoire que j'étais en train d'écrire. Et voilà !