Voilà juste une petite annonce pour dire que je reprends la traduction de la fict de Miranda Flairgold Une Autre Chance pour vivre commencée par Eraime, je posterai donc en alternance un chap d'HP et le Pouvoir du Temps et un d'Une Autre Chance Pour Vivre, bravo à ceux qui ont trouvé grâce à l'indice du dernier chap.

Un grand merci à Julius-magyar mon bêta qui prend le temps de corriger mes fautes pour votre plus grand plaisir, j'en suis certaine.

Chapitre 20 : Conséquences

Tôt le dimanche matin, le soleil montait haut et brillant dans le ciel - illuminant les sommets des bâtiments endommagés du Chemin de Traverse. Au loin, une horloge frappait les heures, et un grand homme dans un long manteau noir à capuche s'éloignait de l'allée dans laquelle il s'était caché.

Ne s'arrêtant pas pour saluer d'autres acheteurs, ne s'arrêtant pas assez longtemps pour causer de problèmes aux patrouilles d'Aurors, l'homme se dirigea rapidement vers les doubles portes de Gringotts. Encore ouverte le dimanche, même si pour encore peu de temps, Gringotts était le seul endroit où il devait aller aujourd'hui, et il avait de nombreuses affaires à régler.

« Allez chercher votre responsable, gobelin, » cracha-t-il à l'employé le plus proche. Normalement, un gobelin n'obéirait pas face à un comportement aussi insolent. Mais celui-là était un employé relativement jeune, et le grand sorcier était connu pour ne pas être poli. Il venait d'une des plus vieilles et des plus pures familles sorcière, et il avait la réputation d'être purement maléfique, même s'il n'avait jamais été pris.

Moins d'une minute plus tard, l'homme était assis dans un bureau particulier, grand et luxueux dans la tradition gobeline, mais à peine satisfaisant selon les critères standards de l'homme. De l'autre côté du bureau était assis un gobelin vieux et réputé ; un des sept responsables de banque de la branche du Chemin de Traverse. Ou au moins, il était respectable autant qu'un gobelin pouvait l'être. Quand on en venait à l'argent, il y avait peu de choses qu'ils n'étaient pas disposés à faire. Et puisque Gringotts n'opérait pas sous les lois magiques grâce à la dernière rébellion gobeline de 1723, ça voulait vraiment dire quelque chose.

Le responsable gobelin qui portait le nom de Gliptrot, c'était la traduction la plus proche de son nom dans sa langue natale (Gobbledegook), n'avait pas de patience ce matin pour les sorciers arrogants. Cependant, la demande plus qu'inhabituelle qu'il avait reçu de l'homme assis en face de lui était assez pour piquer son intérêt et lui faire oublier les manières de l'homme.

« Pouvez-vous répéter cela, s'il-vous-plait ? » demanda Gliptrot. Il voulait être certain qu'il avait bIen entendu avant d'approuver une telle transaction.

« Vous m'avez bien entendu, gobelin. Je veux transférer tous mes fonds de chacun de mes comptes dans le coffre 833B. Cela incluse tous mes avoirs, tous mes investissements, tous les bijoux et les objets magiques, et tout ce que vous trouverez. Vous pourriez trouver des objets à caractère douteux, mais je vous assure que ce ne sont pas vos affaires. Je veux que le transfert ait lieux à la fin de la journée, et si vous devez augmenter les taxes normales de la banque pour cela, faite-le. Tant que le transfert s'effectue. »

Gliptrot s'assit sur sa chaise alors qu'il réfléchissait à la demande. Jamais dans l'histoire de la banque un sorcier avait voulu transféré non seulement toute sa fortune personnelle, mais aussi toute celle de sa famille dans un autre coffre Et considérant le sorcier en question, Gringotts allait se faire une petite fortune juste avec les frais de banque pour un tel transfert. Ça devait être fait ! Maintenant, alors qu'il présentait les papiers nécessaires pour que l'homme les signe, il ne pouvait s'empêcher de réfléchir aux conséquences. Seulement quand il vit le nom du propriétaire du coffre 833B, le gobelin posa une question.

« Êtes-vous certain, monsieur ? Vous savez que ce compte 833B appartient à … »

« Je ne suis pas stupide, semi-homme, je sais parfaitement à qui appartient le coffre. Et pendant que l'on parle de votre incompétence, vous semblez avoir oublié un numéro de compte ici. J'ai dit tous mes comptes, et cela inclut aussi celui numéro 14V. »

A la mention du V à la suite du numéro de coffre, le gobelin devint plus intéressé. Chose méconnue du public, une personne pouvait ouvrir un compte V s'il était recommandé par un autre propriétaire de coffre. C'était le système qui avait été mis en place il y a près de cinquante ans par un très riche bailleur de fond, et le système était resté le même depuis. En fait, en dehors des propriétaires des coffres, seul les responsables plus quelques gobelins de la sécurité étaient au courant de ce système. Le groupe de cent coffres avait été mis en place magiquement, et depuis ce jour c'était la même magie qui y maintenait la sécurité. A l'exception de patrouilles de routine, aucun gobelin n'assurait la maintenance des coffres V. Les coffres eux-mêmes n'étaient pas connectés au système normal de tunnels de Gringotts. Des portoloins particuliers étaient le seul moyen d'accès à cette zone.

« Mes excuses, monsieur. Mais comme vous le savez, je ne suis pas autorisé à mentionner l'existence même des coffres V à moins d'y être invité par un propriétaire de coffre. Je vais aller chercher immédiatement les papiers qu'il faut. »

Le grand sorcier renifla simplement et hocha la tête en réponse. Il avait peu de patience pour ces questions triviales, et il avait encore beaucoup de chose à faire aujourd'hui. Le gobelin était revenu avec d'autres papiers à signer, et l'homme s'était assis dignement pendant tout ce temps. Sauf pendant les nombreuses signatures qu'il dut faire, il relâcha son assise rigide. Il dut gratter une démangeaison à son avant-bras droit. Pour le peu que le gobelin savait, il suspectait que le grand sorcier ait le tatouage d'une Marque des Ténèbres brûlée dans sa chair.

Vingt minutes plus tard, tous les papiers avaient été remplis et signés, et les deux parties quittèrent le bureau satisfaites. Le grand sorcier car il avait fait ce qu'il avait prévu ave peu de problèmes, et Gliptrot car il venait juste d'approuver un transfert de fonds qui ferait réaliser à la banque un bénéfice de milliers de Gallions en un seul jour. Et en tant que responsable de banque d'une des plus importantes succursales de la banque exclusive des sorciers, il aurait lui-même droit à une partie de ces mêmes bénéfices.

Ne regardant pas le gobelin qu'il laissait dans son sillage, le grand sorcier sortit du hall de la banque, et retourna dans les rues ensoleillées du Chemin de Traverse. Sa cape noire à capuche le cachait du soleil et de toute attention indésirable, et aussitôt qu'il sortit, l'homme se perdit dans la foule.

Dix minutes plus tard, un autre homme habillé de noir entra dans le hall de la banque. Pas aussi grand que son associé, mais plus corpulent et voûté, il dut attendre en ligne pour demander à un gobelin de voir lui-aussi un responsable de banque. Bien que pas aussi respectable que le premier homme, celui-là aussi était bien connu pour son mauvais caractère. Donc sans délai, il fut escorté jusqu'au même bureau pour avoir un rendez-vous pour à peu près les mêmes raisons.

Gliptrot, qui avait à peine finit de traiter les papiers remplis le matin, fut très surpris quand un sorcier demanda lui aussi de transférer sa fortune familiale dans le coffre 833B. Pas une fortune de la même taille que la première, mais de bonne taille tout de même, l'homme demanda aussi que le coffre 34V soit ajouté au coffre.

Ne sachant pas quoi dire, excepté demander une vérification d'instructions, Gliptrot suivit les mêmes protocoles, er le sorcier signa toute une liste de papiers tout comme le grand sorcier précédemment. Il y avait moins de coffres concernés cette fois-ci, et parce que l'action lui était déjà familière, la tache fut accomplit plus rapidement.

Moins d'une demi-heure après qu'il soit entré dans la banque, le corpulent sorcier remit sa capuche et sortit du bâtiment. Maintenant que la banque était ouverte depuis plus d'une heure, le hall d'entrée était assez rempli. Tellement rempli en fait, que personne ne remarqua ce sorcier corpulent se grattant brièvement l'avant-bras alors qu'il descendait les escaliers pour sortir de la banque.

Quand le troisième homme habillé en noir fut escorté dans le bureau de Gliptrot une heure plus tard, il ne fut pas du tout surpris. Cette fois le sorcier était un autre homme voûté qui ressemblait au dernier client. En fait, ils avaient été les meilleurs amis toute leur vie, tout comme leurs fils, et confondre l'un avec l'autre était une erreur qui était souvent faite à leur sujet. Non pas que le gobelin sache cette information ou s'en préoccupe. Non, il était trop occupé à suivre la même procédure pour ce qu'il avait déjà qu'on allait lui demander. Et bien entendu, la demande bizarre de transférer toute sa fortune familiale dans le coffre 833B vint un moment plus tard, incluant le transfert du coffre 33V.

Et le processus se répéta. Au cours de cinq heures ce jour-là, un sorcier vêtu de noir après l'autre vinrent dans le bureau du responsable de banque, et ils demandèrent à transférer tous leurs fonds dans le coffre 833B, et ils sortirent après avoir signés en double exemplaire tous les papiers nécessaires. Seules deux choses étaient similaires à tous les hommes. Un, ils avaient tous un coffre V qu'ils voulaient vider. Et deux, tous les hommes, qu'ils la grattent ou non, avaient un hideux tatouage d'un crâne avec un serpent brûlé sur leurs avant-bras gauche. Non pas que Gliptrot s'en serait préoccupé, même s'il l'avait su. Non, il était trop heureux des profits réalisés par la banque ce jour-là. Le jour où il y avait le moins d'affaires de la semaine, et il avait réalisé les plus gros profits de la banque depuis le grand scandale des Mornilles de 1261 ; quand la moitié des Mornilles d'argent du monde avaient été contrefaites par un groupe d'Aurors rouge. Une rébellion avait bien sûr éclatée, et c'est seulement après une effusion de sang et beaucoup de morts qu'un nouvel accord avait été trouvé. Tous l'argent volé avait été intégralement rendu aux gobelins plus des dommages et intérêts (d'où le record de bénéfices) et en échange d'avoir laissé les Aurors coupables en vie, les gobelins furent autorisés par le Ministère à s'armer à l'intérieur de la banque, pour dissuader les voleurs.

La rébellion des gobelins de 1267, aussi intéressante soit-elle, n'était pas la dernière pensée du responsable de banque Gliptrot, alors qu'il regardait le dernier homme vêtu de noir partir. Non, au lieu de cela, il pensait au propriétaire du coffre 833B et qu'il devait maintenant être l'homme le plus riche en Europe. Avant ce jour, le coffre contenait rarement quelque chose valant la peine d'être mentionné, mais maintenant, le propriétaire avait un énorme montant d'argent à sa disposition. On se demandait presque ; à quoi pourrait servir tant d'argent apporté par de tels hommes vêtus de noir ?

UNE SEMAINE AUPARAVANT

Quand la réalité de la mort d'Ambre le frappa finalement, Harry quitta la Grande Salle dans une tempête d'émotions. Derrière lui, il put vaguement entendre qu'Hermione et/ou Ginny se levait pour le suivre, mais fut retenue par Ron. Quelqu'un devait lui avoir parlé de la relation d'Harry avec Ambre, et même s'il avait été énervé qu'une personne de plus ait été dans le secret, Harry fut plus tard heureux que son ami lui permette de rester seul un moment. Trop d'émotions faisaient rage en lui ; de la culpabilité, de la peur, de la honte, et par-dessus tout, de la colère. C'était une bonne chose qu'Harry soit sortit et qu'il n'entende pas les railleries des Serpentards. Si Harry les avait entendu, il aurait été certain qu'un certain préfet blond aurait subit cette colère de première main. Et ça aurait été bien plus douloureux que de rebondir sur les murs lors d'une blague inoffensive.

Ne sachant pas où aller, mais voulant être seul, les pieds d'Harry le dirigèrent vers la Salle sur Demande et Harry y entra sans réfléchir. Son esprit était trop occupé à se demander pourquoi son double ne l'avait pas averti de la mort d'Ambre. Si Harry avait su, il aurait peut-être pu l'empêcher. Bien sûr ça ne lui vint que plus tard que c'était impossible. L'évènement était déjà arrivé, et donc, il ne pouvait pas être changé. C'était probablement pour cela qu'il n'en avait pas été informé au préalable. Si Harry avait su à propos de la mort à venir d'Ambre, il n'aurait certainement pas pu se concentrer sur les mangemorts. Ça avait aussi du sens que son lui du futur n'ait pas été celui qui était allé sur le Chemin de Traverse la veille, et qu'il ait été à la fête à la place. Être si près de l'action, et sachant déjà qu'il ne pourrait rien faire pour changer les choses, aurait été trop difficile pour son lui du futur. Toutes ces pensées assaillirent l'esprit d'Harry comme un troupeau de cognards. Une fois à l'intérieur de la salle, il fut heureux d'avoir pris la bonne direction. Harry avait besoin déverser sa colère avant de retourner vers les autres, et la salle avait répondu à son besoin. A l'intérieur, il y avait seulement deux choses, qui amenèrent un grand sourire sur le visage d'Harry ; une batte de cricket et un lot de figurines en verre.

N'y ayant pas joué depuis la cour de récréation à l'école primaire, et pas souvent car Dudley l'empêchait le plus possible, Harry n'était pas aussi familier avec la batte que l'étaient les autres garçons. Ce n'était certainement pas son choix de jeu, mais la batte était confortable dans ses mains. La poignée en cuir était souple alors qu'Harry lança son premier coup. N'ayant pas pratiqué son swing, Harry leva la lourde charge de bois derrière lui en un arc de cercle, et l'abattit devant lui avec toute la puissance qu'il pouvait y mettre. La première cible était un grand vase brun, et avec ce premier coup, la première grande explosion de bris de verre retentit dans la salle.

En quelques minutes, Harry avait brisé chaque objet en verre, et la salle continuait à l'approvisionner en cibles. Cela continua pendant encore au moins dix minutes. Harry se tenait au milieu de la salle, faisait lentement le tour, détruisant tout ce qu'il voyait. Il n'utilisait même plus un swing de cricket classique ; à la place il utilisait le lourd instrument comme une batte de batteur, la lançant dans tous les sens. Une fois son cercle complet, la salle fournissait de nouvelles cibles et le cycle recommençait.

Son esprit dérivait tandis qu'il détruisait autant de cibles qu'il pouvait. Pensant à la nuit précédente, quand il était arrivé par portoloin dans son dortoir ressemblant au verre brisé qui jonchait maintenant le sol. Non pas qu'il s'en rappelait, bien sûr. Il s'était évanouit avant même d'être arrivé à Poudlard. Non, son double lui avait dit à quoi il ressemblait, après que la plupart des dommages aient été réparés

Sachant précisément ce qu'il s'était passé, le Harry du futur était prêt avec Hedwige et les deux elfes de maison quand Harry arriva par portoloin dans le dortoir. Il avait des coupures sur tout le visage, le cou, les bras, une épaule démise, et au moins une côte fêlée (sa veste protégeait seulement des sorts et des objets pas de la force de l'impacte).

Guérir les coupures superficielles qu'Avery avait causé fut la première chose faite, pour stopper la perte de sang. Harry avait déjà perdu trop de sang, et n'importe quel moyen qu'utiliserait Madame Pomfresh pour guérir un tel problème, Harry ne l'avait pas trouvé dans ses lectures limitées sur les soins d'urgence. Les larmes d'Hedwige n'étaient pas efficaces pour remplacer le sang perdu, et Harry ne pouvait pas être amené à l'infirmerie, car cela entrainerait trop de questions.

En définitive, le Harry du futur utilisa un sort de transfusion primitif qu'il avait lu dans un livre. Ce n'était pas aussi efficace qu'une potion de remplacement du sang mais parce que c'était son propre sang qui était utilisé, cela fonctionna mieux que prévu. Le corps d'Harry n'avait pas à lutter contre le rejet ou à essayer d'assimiler un sang autre que le sien.

Après cela, Harry reprit conscience, et les choses allèrent en s'améliorant. Avoir son bras remboîté au niveau de son épaule fut momentanément atrocement douloureux, mais comparé à l'entraînement à l'Endoloris qu'il faisait, c'était supportable. Sa ou ses côtes fêlées furent soignées par quelques sorts simples, et le seul type de potion qu'Harry prit finalement fut un antidouleur général. Malheureusement, ça agissait aussi comme un stimulant, donc Harry ne put pas dormir, mais ce n'était pas trop grave. Hedwige utilisa ce temps pour baigner Harry avec ses larmes, pour atténuer les maux et les douleurs, et son lui futur lui raconta se qu'il s'était passé pendant la soirée à Poudlard, ainsi il ne se retrouverait pas pris au dépourvu par quelque chose que lui demanderait un de ses amis. Entendre parler de la petit bataille avec Drago dans le Hall fit même rire Harry, ce qui n'était pas tellement une bonne chose avec ses côtes fêlées. Il ne pouvait attendre de voir le visage de Drago la semaine prochaine quand il serait celui qui lancerait le sort sur le Serpentard.

Le double d'Harry s'assura aussi de mettre en sécurité les cinq mangemorts dans leurs cellules. Il n'était pas inquiet qu'un d'entre eux puisse se libérer et causer des problèmes, car il savait de par sa propre expérience que ça ne se produirait pas. Ils seraient interrogés plus tard une fois qu'Harry irait mieux, mais pour l'instant il recherchait des objets magiques, les dépouilla de leurs baguettes et des objets inutiles, et il les libéra une fois confinés dans leurs cellules en pierre.

Le lendemain quand Harry se réveilla seul, il était encore courbaturés et endolori, mais il était de nouveau opérationnel. Ça le surpris en effet que Dumbledore se soit rendu compte si rapidement de son malaise, mais au moins il avait pu penser à une excuse crédible. Maintenant, des heures plus tard, se défoulant avec sa batte de cricket, ces petites douleurs et courbatures n'étaient que des souvenirs.

Harry ne sut pas combien de temps il resta là, mais c'était assez longtemps pour que ses bras soit fatigués. En fait, la seule chose dont il était certain c'était que certaines figurines de verre qu'il avait détruit étaient des personnes qu'il connaissait. Ces derniers objets étaient en verre solide, pas creux ou fragiles comme les autres, et Harry avait beaucoup aimé utilisé sa batte contre les figurines. Une était le buste de Rogue, Harry le reconnut. Il y avait aussi une image de Voldemort, des deux Malfoy, de Bellatrix Lestrange, et pour le moindre plaisir d'Harry, un du professeur Dumbledore aussi.

Même si Dumbledore pouvait difficilement être mis au même niveau que ces autres personnes, à ce moment-là, Harry ne s'en préoccupa pas. Il voulait simplement se défouler sur ceux qui l'avaient blessé et sur ceux qu'il tenait pour responsable de sa peine et de sa souffrance. Ce fut la dernière série d'images qu'il détruisit qui l'apaisa finalement, et le calma suffisamment pour réfléchir de façon logique à ce qu'il s'était passé. C'était une bonne chose qu'Harry n'ait pas reconnu toutes les figures du dernier groupe, autrement, il ne se serait jamais calmé. La Salle sur Demande avait lu dans le subconscient d'Harry et avait fourni un buste de lui-même parmi le dernier groupe. C'était une bonne chose qu'Harry n'ait pas vu qu'il se blâmait lui-même tout comme il blâmait les autres. Il avait suivit cette route avant, et elle ne menait vers rien de bon.

Rémus Lupin n'était pas surpris qu'Harry manque la réunion la réunion matinale comme il l'avait promis. D'après ce qu'il avait lu dans le journal, et même s'il n'était pas au courant de la relation personnelle d'Harry ave Ambre Starr, il savait qu'Harry se sentirait un peu coupable et en colère aussi, peu importe qui étaient les victimes.

En fait, on cogna à la porte juste avant le déjeuner, et Harry se présenta plus tôt que Rémus l'aurait pensé.

« Entre, Harry. » Il savait que c'était Harry car il le sentait. Un des petits avantages d'être un loup garou. Il y avait quelque chose à propos de l'odeur, et Rémus le ressentit à la seconde où il vit le fils unique de son ami défunt entrer dans son bureau.

« Mon dieu, Harry ! Que t'est-il arrivé ? Tu as l'air presque pire que moi ! » la pleine lune ne datait que de cinq jours, et Rémus récupérait toujours.

Harry ne savait pas de quoi parlait Rémus, mais en regardant le miroir à la suggestion de Rémus, il vit que son visage et son cou étaient constellés de petites entailles et coupures causées par les éclats de verre. C'était le sang que Rémus avait senti. Bizarrement, Harry ne les avait pas senti. Il avait de toute évidence l'esprit ailleurs. Au moins tous les bouts de verre qui avaient pu être restés dans sa peau avaient disparus quand il était sortit de la salle.

Harry soupira simplement alors qu'il s'affalait sur un fauteuil, et il prit sa baguette pour jeter quelques sorts de soin. Ils prirent facilement soin des petites écorchures, et après avoir convaincu Rémus que non, il n'avait pas besoin de voir Madame Pomfresh, ils entamèrent finalement la discussion longtemps différée.

« Hé bien tu m'as promis une explication la nuit dernière, » exigea Rémus. « Je ne vois toujours pas comment c'est possible que tu te soit trouvé sur le Chemin de Traverse. Selon les professeurs tu étais à l'école toute la nuit dernière, et n'a jamais quitté le château. Mais je reconnaitrais ce patronus entre mille, et même si tu ne m'avais pas murmuré de garder le silence, j'aurai su que tu étais là. En plus d'être le seul patronus doré, je n'ai jamais vu ou entendu parlé d'un autre ayant la forme d'un cerf. Tu es chanceux que Dumbledore était trop occupé à essayer de briser le bouclier des mangemorts, autrement les choses auraient pu se passer beaucoup moins bien hier soir. »

« Qu'est-ce que tu vas dire à tout le monde, de toute façon ? Je suis certain qu'ils ont tous remarqués le patronus doré. Sans mentionner, qu'ils ont détruits les détraqueurs. » Harry était réellement intéressé par l'histoire qu'avait trouvé Rémus. Ça avait manifestement fonctionné, même si Dumbledore allait certainement se renseigner sur les choses qui n'avaient pas totalement été expliquées.

« J'ai dit à tout le monde que ce patronus était le mien, » admit Rémus. « Personne n'a remarqué mon loup car tout le monde admirait ton magnifique cerf. Ça a du sens que ça puisse aussi être un cerf pour moi, car James était un bon ami. En plus, je t'ai aidé à apprendre ton patronus pendant ta troisième année, et j'ai affirmé que c'était un des meilleurs souvenirs de ma vie d'aider le fils d'un ami. En gros, j'ai admit que mon patronus avait changé de forme, et puisque personne n'a vu mon patronus depuis que je t'ai appris à en faire un, personne ne sait que j'ai menti. »

Le front d'Harry se plissa alors qu'il réfléchissait. C'était assez vraisemblable de penser que le patronus de Rémus ait changé de forme pour celle de son meilleur ami. Après tout, James avait passé trois ans à apprendre à se transformer spécialement pour lui. La seule chose qui pouvait être suspicieuse était qu'Harry avait exactement la même forme, et Harry n'était même pas sûr que c'était possible. Deux sorciers différents pouvaient-ils avoir le même animal totem comme patronus ? Heureusement ça n'avait pas d'importance. Rémus expliqua que parce que le sort était doré au lieu d'argenté, personne n'avait fait la connexion avec Harry. Pourquoi l'auraient-ils fait ? Qui aurait pensé qu'un étudiant de sixième année était sur les lieux de la bataille, combattant des mauvais sorciers ?

« Mais comment as-tu expliqué la couleur doré, alors ? » demanda Harry.

« Hé bien, » admit Rémus, « C'était la partie la plus difficile. Je n'ai pas pu penser à une explication possible, donc j'ai juste plaidé l'ignorance. Après tout, c'est ce qu'il s'est réellement passé pour toi. Quand tu le saura, fait-le moi savoir, car j'ai Dumbledore et Flitwick sur le dos, ils veulent savoir la réponse à cette question. Dumbledore est soupçonneux, je pense, mais il ne peut pas vraiment réfuter ce que tout le monde a vu. Comment autrement expliquer les corps morts de tant de détraqueurs ? Filius voulait me demander de refaire le sort, pour voir si je pouvais ravoir les mêmes résultats. Même sans la couleur dorée, tout comme toi tu ne peux pas le faire à chaque fois, ça aurait été difficile d'expliquer un autre changement de forme de mon patronus. Heureusement, nous avions d'autres choses à nous inquiéter à ce moment-là, et j'ai promis de faire des recherches et de les tenir au courant. »

« Ok, c'est une bonne idée, » dit Harry. Les mensonges les plus crédibles étaient les plus simples, et du fait que Rémus ait dit tout simplement la vérité, cela laissait tout le monde confus. Bon, pas tout le monde, maintenant qu'Harry savait d'où venait le patronus doré. Rapidement, Harry mis Rémus au courant de son tatou de Cornedrue sur son avant bras, et comment il savait maintenant que c'était la raison du patronus doré.

« Donc tes tatous ont finalement montrés leurs pouvoirs, hein ? Il était temps. Je commençais à penser qu'ils n'allaient pas en montrer. » Rémus se parlait plus à lui-même qu'autre chose. C'était le genre de réflexions auxquelles Harry était habitué de la part de son ami. « J'imagine alors que les autres sorciers ne peuvent pas produire de patronus doré, à moins qu'ils n'aient aussi un tatou magique. Mais quelles sont les chances que leurs tatous aient le même pouvoir ? Pratiquement nulle. J'imagine que c'est simplement un autre talent particulier que tu dois gérer Harry. Peut-être nous pourrions mettre en déroute les détraqueurs, et puis au final tu pourrais les exterminer ? Non, le Ministère n'approuverait pas. L'Ordre le ferait, mais alors nous devrions leur révéler notre petit secret. » Rémus continua à marmonner jusqu'à ce qu'Harry ne le ramène à la réalité.

« Ah, Rémus ? Tu es toujours là ? »

« Quoi ? Oh, désolé Harry. Je me suis perdu dans mes pensées un petit moment. Quoi qu'il en soit, tu ne m'as pas expliqué ce que tu faisais sur le Chemin de Traverse la nuit dernière, et comment ce fait-il même que tu ais réussi à y être. » L'intelligence brillait dans ses yeux, et le ton de la voix de Rémus était devenu plus sévère. Il questionnait Harry comme une figure d'autorité, pas en temps qu'ami.

Ne voulant pas déjà dévoiler son secret d'utiliser un retourneur de temps, Harry admit simplement qu'il avait prit un portoloin pour sortir du château juste après que la fête se soit terminée. Et puisque Rémus était seulement au courant qu'Harry était sur le Chemin de Traverse vers la fin de la bataille, ça avait parfaitement du sens. Harry déclara qu'il avait eu une vision des détraqueurs, et il était entré dans la bataille car il savait qu'il pouvait aider. Il n'avait pas besoin d'inquiéter le loup garou avec ses blessures, ou ses autres combats. Rémus avait déjà assez de choses en tête, et la seule raison pour laquelle Harry s'en tira si facilement, c'était que d'abord Rémus avait un emploi du temps chargé et qu'ensuite, Harry avait en effet apporté une aide appréciable lors du combat par sa présence en détruisant les détraqueurs.

Rémus donna ensuite à Harry une description détaillée de la bataille de sa perspective, tout comme le nettoyage effectué ensuite. Ce fut ensuite seulement, après que l'Ordre soit revenu d'Azkaban (étant arrivés trop tard, et laissant l'enquête aux mains des Aurors), que Rémus et les autres ont commencés à réparer les dégâts, et ils avaient remarqués les deux victimes. Peter Growkins, l'homme embrassé par un détraqueur, n'avait pas eu son âme libérée car de toute évidence, le détraqueur qui l'avait embrassé avait fuit les lieux avant que le patronus d'Harry n'ait pu l'attaquer. Et l'autre ; Ambre. Rémus ne savait rien à propos d'elle et d'Harry, donc il décrivit sa mort avec un peu d'indifférence. Juste une autre victime de la guerre ; pas plus spéciale qu'une autre.

« La fille a été retrouvée écrasée sous des décombres. Un jeune homme a déclaré qu'elle l'avait poussé hors de la trajectoire d'une bloc qui chutait, donc elle est morte en héros. Il y a une discussion au ministère pour lui accorder une récompense spéciale pour ses actions. »

Harry hocha la tête alors que les larmes lui montaient aux yeux. Doucement, il murmura, « Oui Ambre aurait aimé ça. »

A la remarque étrange d'Harry, Rémus jeta un coup d'œil attentif à son pseudo neveu. Quelque chose n'allait pas. « Oui, son nom était Ambre, Ambre Starr je crois. Comment sais-tu ça, Harry ? »

Harry ne considéra même pas ne pas répondre à la question. Normalement, il l'aurait fait, mais la matinée passé à réduire des objets en miette l'avait aidé à apaiser sa colère. Maintenant, il lui restait juste la douleur, et la tristesse. Harry devinait qu'il pourrait s'ouvrir à Hermione ou à Ginny puisqu'elles savaient déjà à propos d'Ambre, mais Harry ne voulait pas de la pitié de ses amis. Rémus ne le prendrait pas en pitié. Il avait lui aussi perdu des personnes chères, plus même qu'Harry. Il comprendrait.

« En plus d'être dans le journal, je la connaissais. » expliqua Harry, avec une expression neutre sur son visage. « Elle m'a aidé cet été quand je suis allé m'acheter des robes. En fait, elle m'a plus ou moins sélectionné toute ma garde-robe sorcière. Nous avons passé deux bonnes heures ensembles ce jour-là, et elle m'a demandé de sortir avec elle quand je suis parti. Je n'étais pas vraiment pour, du fait que je suis une cible pour les mangemorts et tout ça, mais j'ai promis de venir la voir si jamais je revenais sur le Chemin de Traverse. Je l'ai fait une fois, et nous sommes allés déjeuner dans le Londres moldu. C'était vraiment bien ; le meilleur rendez-vous que j'ai jamais eu. Bien que ça ne veuille pas dire grand-chose, comme je n'en ai eu que deux. Cependant, c'était vraiment facile de se détendre avec Ambre, et elle m'a même embrassé quand on est revenu. Je ne l'avais pas revue depuis, mais nous nous sommes écrits une fois par semaine depuis que l'école avait recommencé. Elle serait même venu me voir à Préaulard le week-end dernier, mais elle avait du travailler au dernier moment. Elle avait promis de venir la prochaine fois. Je suppose que maintenant ça ne se produira jamais. Fais-moi confiance pour connaître la seule personne qui est morte pendant cette attaque. C'est toujours les gens dont je suis proche qui souffrent. »

Les larmes coulaient silencieusement le long des joues d'Harry alors qu'il finissait, sans que sa voix ne trahisse le fait qu'il pleurait. Il essuya les larmes sur le revers de sa manche, et ne dit rien de plus. Pas plus que Rémus.

Rémus ne savait, en fait, pas quoi dire. C'était véritablement une bombe qu'Harry admette non seulement qu'il connaissait la victime dont il n'avait pas donné le nom, mais aussi qu'il la connaissait bien. Il n'avait jamais eu d'enfants lui-même, et Rémus ne savait pas de quelle manière lui apporter du réconfort. Donc au lieu de cela, il ne dit rien. Au moins, ne rien dire était mieux que de dire une mauvaise chose, et Rémus savait qu'Harry détesterait la pitié. La réprimande qu'il avait prévu de faire à Harry à propos du fait qu'il avait été sur les lieux des combats était maintenant oubliée. Après quelques minutes d'un silence gênant, pendant lequel Harry se recomposa, et que Rémus regardait quelques papiers, Harry brisa le silence avec un autre sujet, au grand plaisir de Rémus.

« Donc, » demanda Harry, « Qu'est-ce que l'Ordre a prévu de faire prochainement ?. Je n'ai rien demandé depuis un certain temps, mais je me demande ce qu'ils vont faire maintenant après la dernière attaque. »

Heureux d'avoir à parler d'un sujet plus confortable, Rémus renseigna Harry sur ce qu'avait prévu de faire l'Ordre du Phénix. Il ne pouvait pas être précis, car Dumbledore ne lui avait pas communiqué les détails, comme c'était convenu, mais il savait quand même pas mal de choses sur ce qu'ils avaient prévu.

Depuis les confidences d'Harry à la presse, Kingsley et les autres Aurors avaient arrêtés de chasser Sirius, et ils étaient maintenant assignés à la sécurité de l'école, ils faisaient des tours de garde. Pendant leurs temps de pause, ils gardaient un œil sur le ministère, pour voir quels employés étaient de confiance, et lesquels ne l'étaient pas. La plupart de ce temps était surtout passé à s'assurer que Fudge ne créait pas de problèmes. Depuis son humiliation par Harry, il avait réussi à rester à son poste, mais tout juste. Il avait blâmé son personnel pour ses erreurs, et il les avait tous réaffectés à des postes sans possibilité d'évolution et inintéressants, comme ce qui était arrivé à Percy. Ombrage avait disparue après les articles du Chicaneur et de la Gazette des Sorciers, et Fudge avait utilisé cela à son avantage en disant qu'elle avait fait passé des lois au ministère en son nom, sans qu'il le sache et sans son consentement. C'était des mensonges, Harry et les autres le savaient, mais personne de l'Ordre ne pouvait le prouver.

Bill et Charlie Weasley étaient retournés à leurs travails habitués après la fin de l'été. Ils étaient restés à la maison assez longtemps pour assister à la conférence de presse d'Harry, et ils étaient ensuite repartis pour l'Égypte et la Roumanie. Bill revenait à la maison les week-ends, mas Charlie assistait aux réunions de l'Ordre quand il ne pouvait. Sinon, il s'était vu confié la tâche d'entraîner de jeunes dragons pour une éventuelle défense. Cela n'avait jamais été fait auparavant par des sorciers, mais après s'être rappelé les dragons que les Gobelins utilisaient pour les coffres haute sécurité, Harry pensait que si quelqu'un pouvait le faire, c'était Charlie.

Rémus, puisqu'il était de toute façon affecté à Poudlard, avait reçu la tâche de garder un œil sur les étudiants qui pouvaient avoir des liens avec les mangemorts. Principalement les Serpentards les plus âgés, mais Harry ne fut pas surpris de découvrir que quelques Poufsouffles et Serdaigles étaient aussi sur la liste à surveiller. Rémus refusa de donner les noms à Harry, car il disait que ça pourrait poser des problèmes si Harry agissait différemment avec eux, et Harry comprit. Au moins, il n'y avait aucun Griffondor sur la liste. Rémus le lui avait dit.

Kingsley, Tonks, et quelques uns des autres Aurors qui étaient stationnés au château, qui faisaient partie de l'Ordre, passaient une partie de leurs nuits à fureter aux environs, espionnant secrètement les étudiants. Dumbledore leur avait communiqué les mots de passe des salles communes, et les lieux des passages secrets, ce qui rendait leur travail plus facile. Et puisqu'Harry savait que Tonks et les autres avaient accès aux capes d'invisibilité, il pouvait deviner comment ils espionnaient. Harry pensait qu'il devrait jeter un coup d'œil prudent à la Carte des Maraudeurs la nuit, et pas seulement quand il patrouillait.

Apparemment, Rogue avait reçu un appel plus tôt alors qu'il parlait à d'anciens amis dans l'Allée des Embrumes, et il avait difficilement échappé à la capture. Il avait été obligé de combattre deux mangemorts avant qu'il ne puisse transplaner, et il était ensuite rapidement retourné à Poudlard. Depuis lors, Dumbledore n'avait pas autorisé l'homme à quitter seul le château, et seul Mondingus Fletcher continuait d'espionner la partie douteuse du Chemin de Traverse. C'était tout simplement trop risqué pour Rogue, maintenant que Voldemort ne se cachait plus, car il y avait un bon prix pour sa tête. Il n'avait pas été oublié que Rogue avait changé de camps pour espionner Voldemort.

« En plus, » plaisanta Rémus, « Si Sévérus est prit, qui fera ensuite ma potion Tue-Loup ? Nous ne pouvons pas nous le permettre, n'est-ce pas.

En plus de ça, l'Ordre ne faisait pas grand-chose d'autre. Ils écoutaient juste les rumeurs à propos des plans de Voldemort, ils continuaient à s'assurer que Fudge ne corrompait pas le Ministère, et ils s'assuraient qu'il y avait toujours un bon nombre de sorciers entraînés patrouillant aux environs de Poudlard, qu'ils soient des membres de l'Ordre ou des Aurors du Ministère.

« Maintenant, on m'a dit que nous allions également aider le Ministère pour les patrouilles sur le Chemin de Traverse. Les dégâts ont déjà été réparés pour la plupart, mas Dumbledore estime que restaurer le sentiment de sécurité de la population sur le Chemin de Traverse est le plus important pour le moment. . Il proclame que nous ne pouvons pas montrer que nous sommes effrayés, et que les choses doivent reprendre leur cours normal. Donc, à partir de maintenant, il y a au moins dix Aurors présents sur le Chemin de Traverse pendant les heures d'affluence, et moins quand il n'y a pas grand monde. Ça commençait normalement aujourd'hui. »

« Donc Dumbledore ne fait rien pour traquer les mangemorts échappés d'Azkaban, pour essayer de les recapturer ? Et le Ministère ? Ils ne peuvent pas simplement rester les bras croisés, n'est-ce pas ? » Harry ne pouvait pas comprendre comment Dumbledore et les autres pouvait simplement s'asseoir et se contenter de jouer en défense. S'ils n'avaient jamais pensés à chercher activement pour retrouver les criminels, alors comment avaient-ils été capturés ?

Rémus soupira simplement. « Non, pas pour le moment, du moins. L'Ordre n'a pas le temps ou les ressources en ce moment pour prendre ce type de responsabilité. Espérons que les nouvelles de la libération d'Azkaban poussera Fudge hors de son poste une bonne fois pour toute, et nous pouvons seulement espérer que quelqu'un de confiance obtiendra le poste. Nous avons des membres de l'Ordre qui travaillent à la politique au Ministère, juste pour cette occasion. Je peux seulement espérer que nous aurons assez de soutien quand cela arrivera. Sinon, nous pourrions avoir plus de problèmes qu'avec Fudge au poste. Imagine si Lucius Malfoy devient le nouveau Ministre ? Déjà, la nouvelle de son implication dans l'attaque du Ministère l'été dernier a été étouffée, et il a encore beaucoup d'amis puissants au bureau. Ou tout aussi mauvais, il pourrait placer un soutien financier derrière un candidat apparemment bon pour le poste, et puis le tourner en une marionnette politique. C'est bien plus compliqué que ça en a l'air, Harry, et Dumbledore fait du mieux qu'il peut. »

Les deux hommes parlèrent sur des sujets plus agréables tandis qu'ils prenaient le déjeuner ensemble, mais Harry ne pouvait s'empêcher de repenser à ce que Rémus lui avait dit. Quelque part, Harry pensait que Dumbledore et l'Ordre ne faisaient pas assez. Avec tous leurs membres et leurs ressources, ils ne faisaient qu'attendre et regarder, ils n'agissaient jamais eux-mêmes. A lui seul, Harry, sans autre aide que lui-même, avait réussi à capturer Peter Pettigrew, Avery, Sean Hazelton plus quatre autres mangemorts. Oui, il avait été extrêmement chanceux, et il avait été blessé. Oui, il avait agit en dehors des lois, et il avait pris de gros risques. Oui, il savait que Dumbledore n'aurait jamais fait ce type d'actions, de neutraliser quelques uns des mangemorts de Voldemort. ''Cependant,'', pensa Harry, ''C'est au moins un progrès tangible, ce qui est plus que je ne peux dire des résultats de l'Ordre. Je m'en moque si j'enfreins une centaine de lois et décrets du Ministère, tant que je continue à faire des progrès.'' Et des progrès c'était justement ce qu'Harry avait accomplis.

En fait, Rémus n'en était pas loin avec ses prédictions ce jour-là. Plus tard dans la semaine, la Gazette des Sorciers annonça que le tollé général du public après les deux attaques des mangemorts avait entraîné une réunion spéciale des personnages principaux du Ministère et du Magenmagot, pour discuter de la mise en accusation de Fudge.

De part la loi, il fallait un vote majoritaire du Magenmagot pour mettre en accusation un Ministre, et Fudge pensait qu'il était en sécurité car il avait corrompu plus de la moitié de l'assemblée. Amélia Bones, et Dumbledore étaient ceux qui parlaient le plus ouvertement en faveur de la démission de Fudge de son poste, mais ce n'était pas assez. Avec un vote de sept contre la mise en accusation, et quatre en faveur, Fudge resta Ministre de la Magie.

Cependant, ce fut le département dirigé par Arthur Weasley qui pointa que le vote du Magenmagot pouvait être abrogé par un vote de deux tiers de tous les chefs de département. Un tel vote n'avait pas été requis depuis plus d'une centaine d'année, mais heureusement, la loi n'était pas de celle que Fudge avait eu le temps de changer pendant qu'il occupait son poste. Une erreur qu'il regretta amèrement.

Il y avait sept branches principales au Ministère de la Magie, et une multitude de départements individuels dans chacun. Trente trois des cinquante et uns chefs de département au Ministère devaient être présents pour faire un vote, et par chance ce jour-là il y avait quarante-sept chefs de département présents. Seuls trente et uns devaient voter en faveur de la démission de Fudge pour que le vote surpasse la décision du Magenmagot, et ce fut ce qui se passa. Apparemment, Fudge n'avait pas passé assez de temps ou dépensé assez d'or à établir son influence auprès des chefs de département du Ministère, et trente neuf des quarante sept présents choisirent d'élire un nouveau Ministre, un qui pourrait faire un travail décent pour changer.

Le journal ne rapporta pas la réaction de Fudge aux nouvelles, mais Harry pouvait imaginer les cris, l'indignation et la rage qu'il devait avoir ressenti. Un jour, Harry devrait demander à Dumbledore de voir les souvenirs de cette scène.

Il avait fallu six heures de réunion pour décider d'une solution temporaire, car un vote tel que celui-là n'avait pas eu lieu depuis plus de cent ans, et n'avait pas été couronné de succès depuis trois cent ans. Un vote public ouvert à tous les candidats politiques aurait lieu à la date prévue en septembre prochain, et jusque là, Madame Amélia Bones fut promue par ses pairs pour agir en tant que Ministre de la Magie. Avoir un membre de l'Ordre à un poste aussi élevé réjouissait certainement Harry, et quand il lut dans le journal son premier décret en tant que Ministre, il fut encore plus heureux.

Comme premier acte en tant que Ministre, elle nomma Arthur Weasley (ancien chef du Bureau de Détournement de l'Artisanat Moldu), Amos Diggory (anciennement au Département de Régulation et du Contrôle des Créatures Magiques), et Arnold Peacegood (ancien Chef des Oubliators) ses trois adjoints principaux. Kingsley Shackelbolt avait été nommé à sa place comme chef de la Division de l'Application de la loi magique, et Albus Dumbledore avait été approuvé comme chef du Magenmagot pour enquêter et questionner tous les membres du Magenmagot pour une éventuelle preuve de corruption. Dans l'ensemble, c'était une très bonne journée pour l'Ordre du Phénix.

Le Jeudi était toujours une longue journée pour Harry, En premier, il avait Défense Contre les Forces du Mal où Rofordit avait affronté un bon nombre de volontaires qui avaient fait de leur mieux. Harry, Hermione, et quelques autres n'avaient pas encore mis leurs noms dans le chapeau, mais plus d'une personne était passé plusieurs fois pour essayer de gagner un duel contre la sorcière âgée. Ron ne pouvait pas comprendre pourquoi Harry n'avait pas essayé, mais Harry souriait simplement et refusait poliment. Il était trop occupé à apprendre à son rythme, et il ne voulait pas avoir à expliquer le niveau avancé de ses sorts à son professeur ou au directeur. Et Harry savait qu'il était pratiquement impossible de la battre en utilisant au maximum des sorts de sixième année. Donc, il n'essaya même pas.

Quand elle ne faisait pas des duels avec ses étudiants, Rofordit avait prouvé qu'elle était un professeur très capable. Ses leçons théoriques étaient courtes et son choix de matériel (le livre de cours, NDT) n'était pas inutile ou peu pratique comme avec tant d'autres professeurs de DCFM qu'Harry avait eu. Juste deux mois et demi que le trimestre était entamé, et Harry et ses camarades de classes avaient déjà appris un autre sort de bouclier autre que le Protego (à utiliser sur les objets physiques, et non magique), des sorts de privation de sens, qui privaient temporairement la cible de l'ouïe, de la vue, ou du sens du touché, et ils avaient aussi étudiés quelques créatures maléfiques. Cette fois, ils étaient plus avancés que les Pitiponks, ou les Caps Rouges. Déjà, Harry avait été fasciné par les histoires des Nundus, des Chimères, et des Banshees, et sur comment se défendre contre eux. Elle ne traita pas les créatures moins dangereuses, car elle ne voulait pas empiéter sur le programme de cours d'Hagrid, mais elle parla brièvement de quelques autres créatures qui constituaient des menaces.

Les Acromantulas étaient effectivement sur cette courte liste, et Ron et Harry échangèrent un petit sourire. Le professeur Rofordit avait vu le sourire, mais elle ne dit rien.. En fait, elle était fascinée par leur histoire avec Aragog et sa famille, et elle leur fit raconter leur expérience en deuxième année. Puisque Ron avait fait un art au fil des ans de raconter l'histoire, et sa version était souvent bien plus divertissante et embellie que celle d'Harry, alors il le laissa raconter l'histoire à sa guise. Ron aimait l'attention, et Harry préférait rester à l'écart des projecteurs, donc tous les deux étaient heureux. Selon l'histoire de Ron, Harry avait faillit être mangé avant que Ron ne court vers une araignée particulièrement agressive avec sa voiture familiale, et qu'il ne jette le sort des 'huit pattes emmêlées'. Rofordit douta manifestement de l'histoire à ce moment-là, et demanda de faire la démonstration du sort pour se défendre contre une Acromentula devant toute la classe. Inutile de dire qu'elle fut surprise de constater qu'il en était tout à fait capable, et il avait fait la démonstration de l'incantation devant toute la classe. Ron gagna dix points pour Griffondor ce matin-là, plus qu'Hermione elle-même. Un très bon cours, rendu encore meilleur par toutes les félicitations qu'il reçut des autres étudiants pour la récente promotion de son père.

Après la DCFM, et une session d'entraînement avec son double dans sa malle, venait l'heure de la Métamorphose. Les étudiants continuèrent à travailler sur les métamorphoses animales car c'était très difficile. Parfois, un animal métamorphosée pouvait s'attaquer lui-même, si le changement n'était pas complet ou n'était pas fait correctement. Cela arriva à Neville, quand sa souris fut métamorphosée en canari. Il avait choisi un canari à cause de son penchant pour les desserts des jumeaux qu'il avait aidé à tester (même si c'était involontairement), mais il n'avait pas pensé aux possibles répercussions. Maintenant qu'il n'avait plus cours de Potions, la Métamorphose était la pire matière de Neville, et même s'il avait terminé le changement physique, il n'avait pas du avoir de succès avec l'esprit de l'animal. Une fois que la métamorphose en canari fut achevée, l''animal se jeta un coup d'œil et fut pris de convulsions. Apparemment, lui expliqua Mac Gonagall après que l'animal soit mort, l'esprit était resté celui d'une souris, et était par conséquent tombé en état de choc. L'animal n'avait pas accepté la métamorphose, donc il s'était automutilé car les oiseaux étaient les prédateurs naturels des souris. Neville se sentit mal pour la créature qui était morte, mais puisque Mac Gonagall l'avait réprimandé moins sévèrement que Rogue en avait l'habitude, il se reprit rapidement. Evidemment il n'était pas le premier étudiant à faire cette erreur, et il ne serait certainement pas le dernier.

Harry et Hermione avaient plus de succès que Neville. Ils furent les deux premier à finir l'exercice, Harry changea avec succès sa souris en cochon, et Hermione avait métamorphosée la sienne en colvert. D'autres dans la classe réussirent le changement, mais pas aussi parfaitement. Terry Boot de Serdaigle avait un tapir sur sa table, mais ce dernier avait toujours une queue de souris. Drago Malfoy avait bien sûr transformé sa souris en serpent. Il avait eu l'esprit transformé correctement car l'animal de fut pas mort de peur face à lui-même, mais les écailles n'étaient pas aussi lisses qu'elles l'auraient dues. Il y avait des morceaux de fourrures dessus ; clairement un reste de la souris d'origine.

Après les vacances d'hiver, Mac Gonagall expliqua que la classe entamerait une partie importante du programme. La métamorphose humaine serait expliquée en théorie (pour préparer les étudiants aux travaux pratiques en septième année), et la métamorphose de gros objets et la conjuration serait aussi au programme. Ces compétences Harry les avaient déjà apprises, et il avait été forcé d'apprendre comment conjurer et métamorphoser la plupart de ses meubles à sa Cachette. Cependant, la métamorphose humaine semblait intéressante. Harry avait toujours des problèmes et n'avançait pas dans son projet animagus, et le supplément de théorie pourrait être utile.

La réunion de l'AD cette nuit-là fut un succès, comme toujours. Les étudiants débutants qui s'étaient réunis la nuit dernière avaient appris la moitié de ce que l'AD avait travaillé l'année dernière. Se réunir toutes les semaines, plus avoir l'assistance de Rémus et de Cho lors des réunions aidait énormément. Le groupe avancé continuait à travailler sur leurs patroni, car Harry pensait que c'était un sort qui valait le coup d'être maîtrisé. Maintenant que les détraqueurs n'étaient plus à Azkaban et qu'ils attaquaient le public, ça avait plus de sens que jamais, et aucun des étudiants ne se plaignaient ; pas même Zacharias Smith. Harry montra aussi au groupe quelques sorts de restreinte pour conjurer des cordes et des liens, et quelques petites illusions à utiliser pour se cacher ou cacher un lieu, et aussi quelques sorts offensifs. Le sorts offensifs qu'il enseignait n'avaient rien à voir avec la magie avancée qu'il pratiquait lui-même, mais c'était tout de même utile.

Hermione préféra tout de suite le sort ''Contendo Fabopera'' qui envoyé des sacs d'haricots (meilleure traduction trouvée pour bean-bags) depuis le bout de la baguette. Ce n'était pas aussi efficace que la version moldue (comme celle qu'on trouvait dans les chargeurs des pistolets), mais le sort était tout de même assez rapide pour causer des dommages, ou au moins pour surprendre un adversaire. Et parce que les sacs étaient des objets physiques, et non de l'énergie magique, les sorts de boucliers classiques comme le Protego ne les bloquaient pas. Au lieu de cela, les boucliers avec barrière physique, comme celui que Voldemort avait utilisé au DdM, ou ce que Rogue avait essayé d'utilisé dans le bureau de Dumbledore, devaient être utilisés. Finalement, Harry les enseignerait au groupe.

Ron préférait l'entraînement physique qu'Harry avait commencé de montré au groupe. Parce qu'il se joignait parfois aux exercices sur les équipements de gym que faisait Neville, Ron aimait réellement la possibilité de rivaliser avec les autres garçons dans le groupe. Harry leur montra quelques rudiments de lutte, et il expliqua qu'il était interdit de frapper ou de donner des coups de pied, mais il était seulement permis d'utiliser des prises pour faire tomber un adversaire au sol. Au début, Rémus n'était pas pour autoriser l'AD à combattre de cette manière, mais après une démonstration d'Harry où il neutralisa à la fois Ernie et Justin sans utiliser sa baguette, Rémus l'autorisa. Harry promit qu'il savait ce qu'il faisait, et qu'en cas d'urgence, l'infirmerie n'était pas loin. De plus, Hedwige se joindrait à leurs réunions, et ses larmes pouvaient guérir aussi bien voir mieux que ce que Madame Pomfresh pouvait proposer.

Ginny et Neville avaient été plus qu'impressionnés par certains sorts d'illusion et de confusion qu'Harry leur avait montré. Ils ne nécessitaient pas beaucoup de puissance ou de concentration pour être jetés ; donc, il était possible d'utiliser plus d'un sort en même temps. Au lieu de pouvoir et de concentration, ils avaient plus de succès quand ils étaient utilisés de manière créative, et Ginny et Neville n'avaient aucun problème avec ça. Neville était devenu rapide à réfléchir et réagir car c'était étroitement lié à sa position de batteur. Il devait être constamment près, et il disait que l'attente d'un sort inconnu était comme de repérer un cognard lui fonçant dessus sans avertissement. Ginny, était habituée à penser de façon créative grâce à ses frères Fred et George, et souvent ses séries de sorts et de malédictions étaient plus incapacitants qu'un seul sort pouvait l'être, peu importe la puissance de ce dernier. Elle avait également montré au groupe son fameux Chauve Furie. Pas même Harry n'avait lu quelque chose à ce propos dans tous ses nombreux livres, et après qu'il ait entendu ses effets sur Drago Malfoy l'année dernière, il ferait en sorte qu'il fasse partie de son arsenal.

L'entraînement de Quidditch avait lieu ce soir-là après le dîner, et l'équipe se préparait pour son prochain match contre Poufsouffle. Ils n'avaient pas à s'inquiéter de manœuvres illégales comme contre Serpentard, mais Harry voulait quand même que l'équipe travaille sur ses faiblesses. Neville et Franck passaient tous les deux un temps raisonnable dans la salle de musculation qu'Harry avait mis en place, et ils restaient déjà deux fois plus longtemps sur le terrain sans avoir à faire une pause. Les trois poursuiveuses travaillaient aussi mieux en équipe, même si elles avaient encore besoin de leurs signaux. Mais les différents exercices pratiques et le temps passé ensemble les aidaient plus qu'elles ne l'avaient espérées, et Harry pensait que même si pendant le match contre Poufsouffle, ce ne serait pas encore parfait, le temps que Griffondor joue contre Serdaigles, ce serait une machine bien huilée.

Et comme si la journée n'était pas déjà assez longue, Harry avait sa retenue avec Hagrid ce soir-là. La première, mercredi soir, avait été facile. Hagrid avait mentionné la possibilité d'emprunter Hedwige pour qu'il puisse faire un cours sur les phénix, et quand Harry eut accepté, (avec la permission d'Hedwige bien sûr), ils avaient tous les deux passés la soirée dans la confortable cabane d'Hagrid à élaborer des plans de cours pour la semaine suivante. Pour le jeudi soir, cependant, Hagrid avait un projet différent. Il était temps de s'aventurer dans la Forêt Interdite, disait-il, pour essayer de retrouver et d'apercevoir le troupeau de centaures. Harry pensa que ce pouvait être une mauvaise idée pour lui d'accompagner Hagrid à cause les aventures qu'il avait vécu avec Hermione dans la forêt à la fin de l'année dernière, mais Hagrid dit que c'était précisément la raison pour laquelle il l'avait attendu. Hagrid voulait qu'Harry explique ses actions, de sorte qu'il serait clair que ce n'était pas intentionnel et qu'il n'était pas arrogant. Il avait juste voulu échapper à un professeur qui abusait de sa position.

Quoi qu'il ait à faire, Harry était certain que ce serait mieux que ce que Rogue avait en tête comme punition pour avoir traité Drago comme un ballon humain. Quand Rogue avait entendu parlé par Drago de ce qu'avait fait Harry le soir de l'attaque (il entendit simplement parlé du sort de lévitation, les colorations qu'il avait prises et les vomissures sans surprises ne faisaient pas parties de l'histoire), il avait marché jusqu'à Harry au petit déjeuner du lendemain et avait demandé à quoi avait pensé Harry. Harry n'avait pas parlé à Rogue depuis plus d'un mois, et il n'eut aucun mal à garder son calme et à expliquer qu'il avait riposté à une des insultes habituelles de Drago. Harry admit qu'il avait mal agit, il informa le professeur Rogue qu'il avait déjà été puni, puis il retourna à son petit déjeuner.

Rogue toutefois ne réussit pas à garder son calme, et il exigea qu'Harry détourne son attention de sa nourriture pour le regarder. Il passa ensuite deux minutes à monologuer sur combien Harry était idiot et imbu de lui-même de croire qu'il pouvait s'en tirer comme ça après voir traité un de ses étudiants de cette manière, et il ne croyait pas qu'il avait été puni. Rogue enleva ensuite cinquante points à Harry, et vingt autres points à ses amis, qu'il savait avoir été témoin mais qui n'avaient rien fait pour l'empêcher. Rogue donna aussi à Harry une semaine de retenues avec lui-même, et pensant qu'il avait gagné, il se retourna pour partir.

« Désolé, professeur, mais ça n'aura pas lieu. » C'étaient les premiers mots qu'Harry prononçait depuis que Rogue avait commencé sa tirade, et ce furent les mots qui firent perdre son sang-froid à Rogue.

« Pourquoi donc, petit imbécile ? Trente points en moins pour Griffondor, pour votre insubordination. Qui êtes-vous pour me dire ce qui aura lieu ou pas ? »

Remettant sa cuillère dans son bol de céréales, Harry tourna la tête face à son ex-professeur pour la première fois depuis un mois. Calmement, car il savait qu'il s'attirerait des ennuis qu'il perdait son sang-froid ou insultait l'homme, Harry répondit, 'Vous me demandez qui je suis ? Hé bien, je vais vous le dire. Je suis l'étudiant qui a déjà été réprimandé par le directeur, et qui vous a déjà dit que je ne ferais plus jamais de retenues avec vous, car je ne veux pas avoir à subir votre favoritisme flagrant. Je suis l'étudiant qui pense que c'est injuste que vous enleviez des points à mes amis quand en fait ils ont essayés de me retenir d'envoyer un sort à Malfoy, alors que vous n'en enlevez pas à votre propre maison pour le fait qu'ils ont été les instigateurs de la bagarre en premier lieu. Et plus important, je suis l'étudiant qui a été interrompu pendant son temps personnel ; mon repas a été interrompu en fait, par des accusations petites et injustes que j'ai appris à attendre de vous ; le fameux professeur dont j'ai fais en sorte de ne plus jamais avoir à faire. Je suggère, professeur Rogue, que si vous avez un problème avec le fait que j'ai fait léviter Drago, ou avec la punition que j'ai reçu pour cela, que vous alliez voir le directeur. Puisque je lui ai expliqué toute la situation, il est celui qu'il m'a donné mes retenues, c'est auprès de lui que vous devez vous plaindre. Et puisque je n'ai rien de plus à vous dire, je vous demande maintenant de partir pour que je puisse continuer mon petit déjeuner. Voilà qui je suis, monsieur. »

Tout autour d'Harry, les étudiants retenaient leurs rires, car ils savaient que ce n'était pas une bonne idée de se mettre Rogue à dos. Toute la salle s'était tue pour écouter la tirade de Rogue, et ils avaient donc tous entendus la réponse d'Harry. Mais soudainement, un rire s'échappa le la bouche de quelqu'un à la table de Serdaigle, et fit éclater le barrage. Des rires retentirent de toutes les directions, et même Harry commença à rire à l'expression de pure horreur sur le visage de Rogue. Il semblait qu'il n'était pas conscient que toute l'école avait écouté leur conversation. De plus, il ne pouvait enlever de points à personne, car la majorité de l'école participait à l'amusement, y compris les autres professeurs et une bonne partie de sa propre maison. Seuls Drago et ses collègues lançaient tout comme Rogue des regards noirs vers Harry.

Inutile de dire qu'aucun point supplémentaire ne fut déduit pour la maison Griffondor ce matin-là, et qu'Harry n'alla pas faire ses retenues. Il avait marché sur une corde raide avec Rogue, mais puisqu'il était resté calme, poli, et impartial, il n'y avait pas de réels motifs de sanction supplémentaire. Le professeur Dumbledore eut beaucoup de mal à convaincre Rogue de cela dans son bureau plus tard dans la journée, mais étant le directeur, il y réussit.

Se repassant les souvenirs de la matinée dans sa tête, Harry ne put s'empêcher de jouer avec sa dague car il avait remarqué qu'Hagrid avait non seulement pris son arbalète, mais aussi une longue lance avec lui dans les bois. Les peurs d'Harry furent atténuées quand ils rencontrèrent le troupeau. Bane parla à contrecœur avec eux, et il accepta que le trouble l'année dernière était un accident. Avoir Graup dans la Forêt n'empira pas la situation. Hagrid faillit terminer la conversation quand il fut question que son frère vienne lui rendre visite pour les vacances, mais avec sagesse, Harry changea la direction de la conversation vers des sujets plus légers.

A la fin, les centaures dirent qu'ils resteraient en paix avec le professeur de Poudlard, tant que les voyages dans la forêt étaient limités, et qu'ils étaient laissés seuls et en paix. S'ils voulaient un contact, ils le feraient savoir. Firenze était également interdit de retourné dans le troupeau, ou même dans la forêt, car sa position n'avait pas changée. Harry essaya de convaincre Bane qu'il ne travaillait pas en tant qu'esclave des sorciers, mais qu'en fait il travaillait comme leur égal, mais son plaidoyer fut sans effet. Et chaque fois qu'Harry pensait qu'il pourrait convaincre un des centaures (d'autres avaient rejoins Bane autour d'eux), il avait été interrompu par un centaure commentant combien Mars était brillante, ou comment l'alignement des sept maisons de Jupiter était forte ce soir. Puis, quand la conversation se détournait des étoiles, Harry avait perdu l'avantage qu'il pensait avoir gagné.

Véritablement épuisé, Harry retourna tard dans la tour Griffondor, bien après que le second groupe de préfets ait fini sa patrouille. Hagrid avait voulu s'arrêté pour voir Aragog, mais Harry avait plaidé contre, décrivant son emploi du temps de la journée. Heureusement, Hagrid accepta, et Harry n'eut pas à utiliser l'argument qu'il n'était pas particulièrement un fan d'Aragog. Harry n'était pas très sûr si Hagrid avait entendu parler de leur course contre les araignées géantes l'année dernière, et il ne voulait pas être celui qui dirait à Hagrid que son ''ami'' avait essayé de les manger.

Le vendredi matin arriva rapidement, et Harry décida d'esquiver ses exercices matinaux, il était tellement fatigué. Il avait eu seulement cinq heures de sommeil depuis qu'il était revenu de sa retenue avec Hagrid et ce n'était pas assez. Merci Merlin, il avait seulement un cours aujourd'hui. Peut-être pourrait-il faire une sieste cette après-midi, après sa session d'entraînement.

Une lettre qu'il reçut au petit déjeuner changea cependant ses plans de la journée. Un hibou grand et étrange délivra la fine enveloppe de parchemin à Harry. Harry étudiait l'étrange sceau sur l'enveloppe, quand Hermione l'interrompit dans ses pensées.

« Harry, as-tu lu le journal aujourd'hui ? N'est-ce pas une excellente nouvelle ? » Harry n'avait absolument aucune idée de ce sont elle parlait, donc il lui demanda.

« C'est Sirius, » expliqua-t-elle. « Il y a un article en page trois qui dit que la Ministre Bones lui a finalement pardonné, et il explique en détail qu'il n'avait jamais été coupable. Maintenant que Fudge n'est plus en poste, elle en avait fait une de ses priorités. Et malgré que Queudver se soit échappé d'Azkaban avec le reste des mangemort le week-end dernier, il avait été interrogé par des Aurors sous Véritasérum. N'est-ce pas une bonne nouvelle ?»

Harry ne put s'empêcher de sourire et de hocher la tête. Même s'il était trop tard pour faire autre chose que réhabiliter la mémoire de Sirius, c'était quand même bien qu'Harry puisse maintenant parler de son parrain sans chuchoter à voix basse. Tout le monde savait maintenant que Sirius n'avait pas trahi ses amis, et cela signifiait quelque chose.

« Et devine quoi ? » continua-t-elle. « Le Ministère donne généralement une bonne compensation pour les cas d'emprisonnement injustifiés. Mais puisque Sirius n'est plus en vie, ils ont donné sa récompense à un organisme de lutte contre Voldemort. Dix mille Gallions ont été donnés à l'Ordre du Phénix, pour les ''aider dans leurs combats héroïques contre les sorciers maléfiques''. Je pense qu'avoir le Ministre faisant partie de l'Ordre amène quelques avantages. Maintenant, ils peuvent se permettre d'avoir bien plus d'agents travaillant pour eux en secret, et qui ne peuvent pas en même temps tenir un emploi classique à cause de leurs efforts pour la guerre. Maintenant l'Ordre peut se permettre de payer ses membres si nécessaire.

Cela, Harry n'était pas certain que ce serait le cas. Hermione ne savait pas combien les membres de l'Ordre étaient limités en réalité, mais Harry, lui, le savait. Il doutait que les dix mille Gallions seraient donnés aux membres pour payer le temps qu'il passait à travailler pour l'Ordre. Il était plus probable que Dumbledore en prendrait le contrôle, et les utiliserait comme il l'entendait. Et qui sait comment fonctionnait l'esprit de cet homme ?

Retournant son attention à sa lettre, Harry vit un petit groupe rassemblé à la table des Poufsouffles. Un groupe d'étudiants se bousculaient pour s'asseoir à côté de Susan Bones, sans aucun doute en raison de sa nouvelle popularité due au fait qu'elle était la nièce de la Ministre. Harry ne put que rire à l'ironie de la situation, et il ne put le retenir bien longtemps. Surpris par le bruit, certains regardèrent dans sa direction, et l'un d'entre eux fut Susan. Elle semblait clairement mal à l'aise à cause de toute cette attention, et elle regarda Harry en simulant un évanouissement. Il sourit et forma les mots, « Maintenant, tu sais comment je me sens, ». C'était vrai, et elle soupira simplement avant de retourner à son petit déjeuner. En fait, un second année Poufsouffle lui beurrait un toast, à son plus grand agacement.

Ayant ouvert sa lettre, Harry vit le même étrange sceau en haut de l'entête de la lettre et cette fois il le reconnut comme le sceau de la banque Gringotts. Il n'avait jamais reçu de lettre de la part des gobelins, mais un coup d'œil à la phrase d'introduction indiqua à Harry tout ce dont il avait besoin de savoir à propos du motif de la lettre.

Cher Mr Potter,

Conformément à ses vœux, veuillez, s'il-vous-plait, trouvez ci-joint la clé du

Coffre de la Famille Black, maintenant votre propriété de part le lègue de Sirius

Black. Comme vous l'aura sans aucun doute expliqué Mr Albus Dumbledore, qui

A reçu une lettre similaire le jour après la port de Mr Black en Juin, tous

Ses fonds et tous ses biens vous appartiennent selon son

Testament et ses dernières volontés. Veuillez accepter nos excuses pour ne

Vous envoyer que maintenant ces renseignements, mais nous ne pouvions le faire

Qu'après que la nouvelle Ministre de la Magie ne lui ai accordé son pardon. C'était

La volonté de Mr Black que vous ne soyez pas publiquement associé à ses affaires,

Jusqu'au moment où son innocence aurait pu être prouvée. Jusque là, il

Voulait que toutes les questions juridiques soient laissées aux soins de Mr Dumbledore.

Nous requérons votre présence à nos bureau sur le Chemin de Traverse dans les

Deux prochaines semaines pour finaliser les documents nécessaires, ce n'est pas

La peine de prendre rendez-vous. Demandez simplement après un des sept responsables

De banque, et prévoyez environs deux heures pour passer en revue le contenu

Du coffre.

Respectueusement

Urenthor

Responsable de banque principal, Gringotts, Chemin de Traverse.

Hein ? Au début, Harry ne sut pas de quoi parlait la lettre. Surement que le coffre de la famille de Sirius et tous ses avoirs avaient été saisis par le ministère une fois qu'il avait été emprisonné ? Puis Harry lut la lettre de nouveau, et regarda la clé ancienne, tannée et ornementée, et les choses devinrent plus claires. Harry ne savait toujours pas comment c'était possible que le coffre de Sirius soit actif et maintenant à lui, mais il comprenait l'autre nom mentionné dans la lettre. Albus Dumbledore. Une surprise n'est-ce pas ? Non, pas vraiment. Harry avait bien appris de la part de son directeur combien Albus Dumbledore pouvait habilement manipuler la situation, et Harry jura qu'il rencontrerait les gobelins aussi rapidement que possible pour découvrir jusqu'à quel niveau allait l'implication de Dumbledore.

Le reste du petit déjeuner passa en coup de vent, car Harry réfléchissait aux ramifications de ce que la lettre signifiait à propos de plusieurs choses. A cause de cela, Harry fut déconcentré en Arithmancie ce matin, et pour la première fois, il répondit de manière incorrecte à quelques questions du professeur Vector. Même Ginny, assise comme toujours à côté d'Harry, semblait étonnée. Harry ne s'était jamais trompé sur des questions de lecture de symboles. Il lui avait dit après la première semaine de cours que c'était parce qu'il avait déjà étudié le programme, ne sachant pas qu'il ne pouvait être en classe de sixième année d'Arithmancie sans avoir ses BUSE dans cette matière. C'état assez crédible, donc Ginny avait pris la grande compréhension d'Harry pour l'Arithmancie comme normale. Après tout, si elle était forcée de refaire sa classe de quatrième année, elle aussi connaîtrait la plupart des réponses, si ce n'est toutes.

Après sa bourde, Harry réussit à faire attention au cours, et il fit quelques avancées significatives sur son sort assommant personnel. Au lieu d'apprendre de Seth le sort utilisé pour créer des détraqueurs, Harry s'était concentré sur son sort assommant personnel. Trouver un moyen d'arrêter les détraqueurs était bien plus important. Mais à cause de la récente attaque du Chemin de Traverse, où un sort assommant personnel aurait évité que la situation ne dégénère, Harry décida de finir le sort rapidement.

« Mr Potter, pourrez-vous rester, après le cours, s'il-vous-plait ? » demanda le professeur Vector quand la cloche sonna. Harry était déjà arrivé à la porte en discutant avec Ginny, et ça lui prit un moment pour enregistrer ce qu'elle avait dit. Ginny lui proposa de l'attendre, mais ne sachant pas ce que le professeur voulait ou combien de temps ça prendrait, Harry dit à Ginny de partir en avant. Elle avait un autre cours ensuite, et lui avait fini sa journée de cours.

« Oui professeur ? » demanda Harry. Il ne pouvait pas croire que les deux questions qu'il avait raté en classe étaient une raison suffisante pour le retenir en classe, particulièrement au vu de ses réponses parfaites habituellement. De plus, il n'avait aucune relation personnelle avec le professeur Vector comme il avait avec certains autres professeurs. Rémus, le professeur Mac Gonagall, ou même Rogue avaient des raisons de parler de manière personnelle à Harry. Il n'avait même jamais parlé à la femme avant qu'il ne prenne ses cours.

« J'ai remarqué que votre attention était distraite en début de cours aujourd'hui, Mr Potter, » commença-t-elle. « Et même si c'est seulement une petite erreur dans vos calculs, je me demandais si vous aviez des soucis ou des problèmes ? »

Harry dut réfléchir un moment à comment répondre, et il en conclue que la vérité ne ferait pas de mal. « Pas vraiment, professeur. J'étais juste surpris par une lettre étrange que j'ai reçu ce matin. De plus je n'ai pas vraiment bien dormi la nuit dernière. J'ai été dans la forêt avec Hagrid pour une retenue après toute une journée de cours, l'entraînement de Quidditch, et une réunion de l'AD, donc j'étais assez fatigué. »

Le professeur Vector hocha simplement doucement la tête. Elle était un peu surprise qu'il ait eu une retenue alors qu'il semblait un étudiant modèle, mais bien sûr elle connaissait la rancune que lui tenait le professeur Rogue. Aucun doute, il avait quelque chose à voir avec la retenue après une aussi longue journée. « Aucun problème, Mr Potter. J'étais juste surprise c'est tout. En fait, considérant le fait que vous avez fini le travail de classe en l'espace de quelques minutes, puis avez travaillé à vos propres équations, je suis surpris qu'une seule nuit sans repos soit suffisante pour vous faire commettre des erreurs. »

Les yeux d'Harry quittèrent son bureau, qu'il était en train de regarder, pour faire face à son professeur d'Arithmancie. Elle sembla momentanément amusée, avant de continuer.

« Honnêtement, cela semble vous choquer que je le sache. Vous ne pensiez pas réellement que je ne le remarquerai pas, n'est-ce pas ? Après presque trois mois de cours ? »

Harry eut le bon sens de sembler embarrassé. « Je suis désolé, » s'excusa-t-il. « C'est juste que j'espérai entrer en cours de sixième année en Arithmancie, et j'ai étudié très dur cet été pour rattraper le travail que j'avais en retard. Ce n'est que le premier jour de cours que le professeur Mac Gonagall m'a dit que je devrai suivre les cours de cinquième année. En toute honnêteté, j'ai déjà lu tous les cours et fais toutes les équations de la cinquième année. Donc quand j'ai terminé le travail demandé, je travaille sur autre chose. »

« J'en suis consciente, Mr Potter. Minerva m'a informé de la situation avant notre premier cours, et après notre premier mois, je savais que vous aviez déjà les connaissances suffisantes. En fait, d'après le temps que ça vous prends pour accomplir le travail demandé en cours, je suppose que vous avez déjà bien entamé le programme de sixième année, n'est-ce pas ? »

Harry hocha la tête. Il se sentait vraiment mal à l'aise ; pas parce qu'il avait été pris à faire du travail en avance en cours, mais parce qu'il pensait que le professeur ne l'avait pas remarqué.

« Comme je m'y attendais, « continua-t-elle. « En fait vous seriez tout aussi bien en sixième année en Arithmancie, ou peut-être même en cours avec les étudiants de septième année. Seuls trois autres étudiants ont d'après moi des connaissances supérieures à leur niveau actuel. Hermione Granger, une amie à vous il me semble, et Terry Boot sont tout à fait capable de suivre les cours de septième année, tout comme vous. L'autre est un troisième année de Serdaigle qui est entré à Poudlard avec déjà des connaissances niveau BUSE, surement lié au fait qua sa mère est une créatrice de sorts pour le Ministère. Cependant, alors que je pourrai réussir à convaincre le directeur de les faire avancer rapidement dans leurs études, vous, malheureusement, ne pouvez pas être en cours de sixième année sans avoir passé vos BUSE. C'est pour cette raison que je vous autorise à travailler par vous-même tant que le travail demandé en classe est complet et satisfaisant. Je vous autoriserai à continuer cela, tant que vous utilisez votre temps pour vos études. Bien que je préfère que vous travailliez sur des équations d'Arithmancie, je reconnais qu'il peut être fatiguant ou ennuyeux de faire trop d'Arithmancie. N'hésitez pas à faire vos devoirs dans d'autres matières. Mais faite du travail scolaire, et cela n'inclut pas le Quidditch. Compris ? »

Harry souriait maintenant. Il pensait qu'il aurait des ennuis, mais finalement ce n'était pas un problème du tout.

« Merci, professeur. En fait, je n'ai pas travaillé une autre matière en classe ; seulement de l'Arithmancie. J'ai imaginé un projet cet été et je l'ai presque terminé, et c'est sur quoi j'ai travaillé. »

Cela sembla attiser l'intérêt du professeur Vector, et elle demanda à Harry sur quoi il travaillait. Il était clair que le sort pour les détraqueurs était hors de question, mais Harry n'avait aucune réserve sur le fait de lui parler de son sort assommant personnel. Il lui parla même de la raison pour laquelle il avait pensé à modifié le sort en premier lieu, et comment ça aurait été avantageux pensant son combat au Département des Mystères.

« Je suis très impressionnée, Harry. Je peux vous appeler comme ça ? » Harry hocha la tête. Il préférait son prénom à 'Mr Potter'. 'Mr Potter' sonnait presque aussi mauvais que 'Garçon. » Peut être que c'était dû à Rogue qui l'appelait toujours par son nom de famille. 'Harry' était bien plus agréable.

« La modification des sorts est un travail de niveau ASPIC, et la modification personnel, bien que potentiellement utile, comme vous l'avez souligné, n'a pas une grand valeur marchande. Je suis surprise que vous passiez autant de temps et d'énergie dans un sort qui ne peut pas être commercialisé. »

Harry pencha la tête. Valeur marchande ? « Professeur Vector, que voulez vous dire par commercialiser un sort ? Je développe celui-ci pour que personne d'autre ne puisse libérer quelqu'un que j'ai assommé. »

« Hé bien, » expliqua-t-elle, « Les modifications personnelles d'un sort, bien que ce soit assez relativement assez facile à faire, ne trouvent pas de demande du Ministère pour leur développement car ils ne fonctionnent que pour la personne qui a modifié le sort. Autrement dit, une fois que vous aurez fini le sort, il ne fonctionnera que pour vous. Tous les calculs, que vous l'ayez réalisé ou non, sont bien plus individuels que vous ne vous en rendez compte. Vous en apprendrez plus en septième année. C'est pourquoi il est si rare qu'un sort soit personnellement modifié. Il fonctionne seulement pour le créateur du sort. Même après que vous l'ayez fini, il ne fonctionnera que pour vous. Si j'essayais de le jeter, par exemple, il ne fonctionnerait pas. Bien sûr, je pourrai utiliser vos notes pour modifier moi-même le sort, mais ça pendrait du temps. C'est ce que je voulais dire par ne pas avoir une grande valeur marchande. Le Ministère paye généralement les créateurs de sorts pour leurs formules complètes, mais seulement si les sorts peuvent être utilisés par le public. Les sorts qui ne fonctionnent que pour une partie de la population, comme les sorts de contraception pour le femme par exemple, ne se vendent pas très chers. Un sort complètement personnel, comme celui que vous développez, se vendra presque rien. Quelques Mornilles au mieux, je pense. »

La tête d'Harry tournait sous le trop plein d'informations après qu'il soit partit du cours d'Arithmancie. Après ses explications sur la valeur du sort assommant personnel d'Harry, le professeur Vector en était venue à expliquée à Harry la valeur des différentes catégories de sorts, et les règles du Ministères et les répercussions de la création de telles formules. L'utilisation de son sort, par exemple, pourrait être considéré comme illégale, s'il ne pouvait pas inverser les effets, et s'il n'était pas un Auror diplômé ou un Sorcier d'Attaque. Car naturellement, assommer quelqu'un au milieu d'une rue, et n'avoir personne capable de le libérer, pouvait être classifié comme aussi mauvais que la mort. Et si Harry était blessé, ou mourrait, ou ne voulait tout simplement pas inverser le sort ? Oui, trop d'informations.

Harry avait passé toute une période de temps libre à discuter de la création de sorts avec le professeur Vector, le déjeuner n'était donc que dans quelques minutes. Le poids de la lettre de Gringotts toujours dans sa poche, Harry se dirigea vers le bureau de Rémus. Il voulait lui demander s'il avait son après-midi de libre, lui en tout cas l'avait, ainsi Rémus pouvait faire le voyage avec lui. De plus, avoir Rémus à portée de main pourrait être bénéfique, compte tenu qu'ils allaient discuter de la succession de Sirius. Rémus pourrait avoir des informations privilégiées à communiquer, et il pourrait lui apporter un soutien émotionnel en cas de besoin. Et Harry ne savait rien à propos de l'héritage, peut-être que Rémus pourrait veiller sur ses intérêts, au cas où il y aurait un problème avec les gobelins. A tout le moins, Harry savait qu'il ne serait pas autorisé à aller tout seul à Gringotts pendant qu'il était à l'école. Oui, il pouvait s'échapper, mais il serait probablement vu publiquement, donc il valait mieux que tout se passe légalement.

« Rémus, » appela Harry, en entrant dans son bureau sans même avoir frappé. Un étudiant venait juste de terminer une session d'entraînement supervisé et venait de partir au déjeuner, et Harry pouvait voir qu'il n'y avait personne d'autre dans le bureau. « As-tu du temps libre cette après-midi ? Je dois faire un tour au Chemin de Traverse, et je suis certain que l'Ordre voudrait me fournir une escorte. »

Rémus pensa qu'il plaisantait, Harry dut donc expliquer rapidement la lettre de Gringotts qui requérait sa présence le plus rapidement possible. Voyant que le rendez-vous ne pouvait pas attendre les vacances d'hiver, ça donnait à Harry une occasion de quitter l'école un moment. Et puisqu'il n'avait pas de cours le vendredi après-midi, c'était vraiment le meilleur moment pour y aller.

« Hé bien, j'ai un rendez-vous prévu avec une troisième année de Poufsouffle pour l'aider en Histoire, mais je suppose que je peux le décaler à lundi. Elle voulait juste de l'aide pour une rédaction sur une rébellion gobeline avant le cours de mercredi, mais nous aurons le temps de le faire lundi. Donc, je ne vois pas de problèmes, tant que tu as l'autorisation. Je ne suis pas un professeur officiel de Poudlard, donc je ne peux pas te donner de permission officielle pour quitter l'école. Tu devras demander aux professeurs Dumbledore ou Mac Gonagall. »

Harry hocha la tête. « Je vais leur demander au déjeuner, mais je ne vois pas de problème. C'est d'accord si on part juste après manger ? La lettre dit que ça peut prendre du temps, et je veux être rentré le plus tôt possible. Qu'en dis-tu si je te rejoins à ton bureau juste après le déjeuner, et qu'ensuite nous partons ? »

Rémus accepta, et Harry se dirigea vers la tour Griffondor. Il ne voulait pas porter ses robes d'école en ville, donc il empaqueta quelques vêtements dans son sac d'école, et alla au déjeuner pour se remplir le ventre. Ginny lui demanda ce que lui voulait la prof, et à la mention d'Arithmancie, Hermione se joignit aussi à la conversation. Harry expliqua à ses amies le travail supplémentaire qu'il faisait, et comment le professeur Vector l'avait autorisé à continuer et qu'elle était impressionnée. Ginny n'était pas très enthousiaste à propos de ce travail supplémentaire qu'Harry avait admis faire, mais Hermione était extatique. Elle pouvait lui raconter plein de choses sur les modifications personnelles de sort bien sûr, et elle en vint à décrire quelques unes des théories et les catégories de sorts les plus populaires. Ron commençait à rouler ses yeux à sa diatribe, et Harry savait qu'il devait la faire taire rapidement, avant que Ron ne le fasse avec moins de tact.

« Hermione, » l'interrompit Harry, « Sais-tu que le professeur Vector pense qu'à part moi, seuls trois étudiants en arithmancie seraient capable d'avancer de niveau dans leurs études, et qu'un de ces étudiants était toi ? Elle dit que toi et Terry êtes les meilleurs étudiants dans sa classe, et que tous les deux vous pourriez facilement suivre les cours de septième année. »

C'était une manœuvre basse, mais elle fonctionna. Hermione rougit immédiatement à la louange, et oublia ce qu'elle disait à propos des règles du Ministère. Ron commença une conversation sur la potion pour les cheveux qu'il avait appris à préparé en début de semaine, et tous furent de nouveaux heureux.

Un pied sous la table frôla la jambe d'Harry alors qu'il mangeait sa salade de thon, et de l'autre côté de la table, il vit Ginny lui sourire. « Bon travail, » dit-elle. Harry eut un petit rire. Ron voulait savoir ce qu'il y avait de drôle, mais aucun des deux ne voulut lui répondre. Quand Ron commença à souffler d'indignation, Harry et Ginny ne firent que rire d'avantage. Cette fois, ce fut l'intervention d'Hermione qui calma les choses.

Juste après le déjeuner, Harry alla à la classe de Métamorphose avec les deuxièmes années de Serpentards et Poufsouffle. La classe ne savait pas ce qu'il faisait là, mais ils le laissèrent tranquilles. Ils étaient trop occupés à réviser pour une interro avant que la cloche ne sonne. Avec amusement, Harry remarqua qu'ils changeaient des rats en gobelets cette semaine.

« Mr Potter » lui dit le professeur Mac Gonagall depuis de font de sa salle de classe. « Je pense que vous êtes dans le mauvais cours, à moins que vous ne vouliez reprendre votre deuxième année ? »

Il y eut quelques gloussements parmi les étudiants, mais Harry ne s'en préoccupa pas. C'était inhabituel que quelqu'un interrompe une classe dont il ne faisait pas partie. Mais puisque la cloche n'avait pas encore sonnée, Harry n'eut aucun remords.

Approchant de son bureau, Harry sortit de sa poche la lettre qu'il avait reçu ce matin et la lui montra. Après avoir expliqué son intention et son besoin de se rendre à Gringotts, il lui demanda la permission d'y aller.

« Donc, vous voyez, professeur, Mr Lupin (il ne voulait pas dire Rémus devant les deuxièmes années) a déjà accepté de m'accompagner, tant que j'ai l'autorisation d'y aller. Voyant que je n'ai pas cours cette après-midi, et que j'ai seulement deux semaines pour les contacter, j'ai pensé que ce serait le bon moment pour y aller. Puisque vous être ma Directrice de Maison, j'ai pensé vous demandé l'autorisation. »

« Je pense que c'est quelque chose que vous devriez demander au directeur, Harry. Je me sentirai plus à l'aise s'il en était informé. »

Harry s'était attendu à cette réponse, mais il était préparé. Pointant la section de la lettre où il était mentionné ''comme vous l'a sans aucun doute expliqué Mr Albus Dumbledore'', il dit, « Le professeur Dumbledore le sait déjà, vous voyez. Je ne veux juste pas faire l'allée-retour jusqu'à son bureau, être forcé de mangé un bonbon au citron, puis argumenter avec un groupe de portraits d'anciens Directeurs et Directrices avant de lui rappeler la raison de ma venue. Rémus espère ne pas manquer un entraînement supervisé, et je voudrai être de retour à l'école aussi tôt que possible. J'ai pensé que venir vous voir serait plus rapide. »

La cloche sonna, et Mac Gonagall arrangea les papiers sur son bureau, ne prêtant plus beaucoup d'attention à Harry. « Hé bien, si le directeur est au courant, comme vous le dite, alors je ne vois pas de problème. Je m'attends à ce que vous soyez de retour pour le dîner. N'utilisez pas cette excuse pour vous échapper dans le Londres Moldu pour aller manger un repas rapide, ou pour aller faire les boutiques. Directement à Gringotts et retour, est-ce que c'est bien compris ? »

Harry sourit alors qu'il franchissait la porte. Par-dessus son épaule, il cria, « Parfaitement professeur Mac Gonagall. Je vais y aller maintenant. » Harry voulait partir aussi vite que possible avant que le professeur Dumbledore n'ait eu vent de son projet. Les secrets de l'école n'échappaient jamais longtemps au vieil homme . Cependant, Harry pensa à quelque chose, et il ne put résister à taquiner sa Directrice de Maison à ce propos. Se retournant vers elle, par la porte toujours ouverte, Harry demanda, « Oh, professeur ! Avez-vous déjà testé un de ces Warheads qu'a le professeur Dumbledore ? »

Mac Gonagall se figea derrière son bureau à la mention des bonbons moldus. Relevant lentement la tête vers lui, Harry pensa y voir un bref sourire avant que ses lèvres ne reprennent leur expression familière. « Mr Potter, ce sont les plus viles et dégoûtantes décoctions que j'ai jamais été forcée de tester à la demande du directeur. Si vous avez quelque chose à voir avec leur introduction dans le bureau du directeur, je vous engage à ne plus le faire. »

Harry pensa qu'elle allait ajouter autre chose, mais il allait éclater de rire, donc il ferma rapidement la porte derrière lui tant qu'il pouvait encore maintenir un visage neutre. Rire aux désagréments de Mac Gonagall, bien qu'acceptable s'ils étaient en privé, n'était pas approprié devant une pleine classe d'étudiants.

Une fois qu'il eut la permission, Harry se dirigea rapidement vers le bureau de Rémus. Il fit un arrêt aux toilettes pour changer ses robes et retrouva Rémus. Cela ne le dérangea pas de garder le sac de cours d'Harry dans son bureau pendant qu'ils étaient partis, et peu après, tous les deux franchissaient les portes du château. N'ayant pas besoin de se déplacer illégalement ou à couvert, Harry suggéra que le meilleur moyen pour aller au Chemin de Traverse serait de marcher jusqu'aux Trois Balais, et de se rendre par cheminette au Chaudron Baveur. Rémus savait qu'Harry pouvait transplaner, mais puisqu'il n'avait pas son permis, le réseau de cheminette fut l'option retenue.

Ni Urenthor ni Gliptrot n'étaient le responsable de banque de service ce jour-là, mais un gobelin âgé du nom de Vladenski (ou Vlad pour faire plus court) était disponible. Il escorta Harry jusqu'à un confortable bureau, et il demanda à Rémus de les rejoindre à la demande d'Harry. Normalement, Harry n'avait pas besoin d'une escorte, mais il sentait qu'il n'avait rien à cacher à Rémus, le gobelin ne vit aucune raison de refuser la présence de Rémus.

Cela prit une heure pour expliquer à Harry ce qu''était tous les papiers, et ce qu'ils signifiaient. En résumé, Sirius lui avait tout laissé comme seul bénéficiaire. Tout cela était expliqué dans une lettre que Dumbledore avait reçu le lendemain de la mort de Sirius, car Sirius pensait que Dumbledore serait le gardien temporaire d'Harry à ce moment-là. Il expliqua pleinement que Dumbledore expliquerait la situation à son filleul, tout comme son héritage, jusqu'à ce qu'un gardien permanant ne soit désigné. Cela surpris le gobelin, mais pas Harry ou Rémus, que Dumbledore n'ait jamais mentionné la lettre.

Le testament d'un sorcier n'était pas vraiment comme un testament moldu, apprit Harry. Il n'y avait pas de déclaration de la personne décédée, ou un rassemblement des bénéficiaires pour entendre les souhaits du défunt. Au lieu de cela, un banquier ou un avocat sorcier suivait des instructions qui lui avaient été donné. Dans le cas de Sirius, il avait laissé des instructions à Gringotts, car il ne savait pas qu'il serait pardonné au moment où il avait écrit cette lettre. Les lois de Gringotts étaient sensiblement différentes des lois sorcières. Harry en prit note.

C'était pourquoi les fonds de Sirius n'avaient jamais été saisis. En raison de la dernière rébellion des gobelins, ces derniers avaient un contrôle complet de toutes les banques sorcières, et les banques fonctionnaient selon les lois gobelines, non sorcières. Par conséquent, l'emprisonnement de Sirius à Azkaban pendant douze ans n'avaient rien changé sur ses comptes. En fait, parce qu'une majorité des fonds avaient été laissés intacts sur des placements à long-termes après la capture de Sirius, les fonds avaient très nettement augmentés. Maintenant ça prenait du sens que Sirius ait pu acheter un Éclair de Feu à Harry en troisième année, juste quelques mois après s'être échappé de prison. Après tout, si ses comptes avaient été gelés ou saisis, comment aurait-il pu acheter un tel balai ? Il y avait une faille dans la loi, pensait Harry. Sirius n'était pas le seul à qui s'appliquaient ces lois. Qu'en était-il des vrais criminels capturés ? Hmmm, Harry devrait y réfléchir plus tard.

Le voyage jusqu'au coffre (au niveau inférieur, nombre soixante-treize) fut juste une formalité, puis le gobelin plaça la clé du coffre sur la porte, puis la clé d'Harry dans le cercle de sécurité. La clé resterait sur la porte du coffre jusqu'à sa mort ou qu'il décide d'en transférer la propriété à quelqu'un d'autre. Ce fut dans le bureau au dessus, après le voyage jusqu'au coffre, qu'Harry découvrit beaucoup de choses intéressantes.

D'une, en plus du contenu du coffre, Harry était aussi propriétaire de la résidence Square Grimmauld (et de tout ce qu'elle contenait), et d'une petite propriété de vacance sur une petite île méditerranéenne. De deux, bien que techniquement Harry héritait de tout, Sirius lui avait laissé des instructions pour distribuer de l'argent comme il l'aurait souhaité. Sirius savait que Rémus était trop fier pour accepter de l'argent pour qu'il s'achète de nouvelles robes, ou que les Weasley étaient trop bornés pour accepter une petite aide pour avoir accueilli Harry comme un fils alors que lui ne le pouvait pas, donc il avait laissé à Harry des instructions pour faire ce qu'il aurait souhaité ? Puisqu'Harry avait plus d'argent qu'il ne lui en fallait dans ses propres coffres. Il ne pensait pas que dépenser une partie de l'argent de Sirius pour les autres serait un problème. Et de trois, et le plus excitant, Sirius avait déjà signé la permission pour Harry de dépenser le contenu du coffre comme il le voulait. Étant un sorcier mineur, cela n'aurait normalement pas pu être. Mais puisque Sirius était le gardien légal du garçon, et qu'il avait paraphé le document avant sa mort, c'était légal. Harry avait donc un accès illimité au coffre de la famille Black, contrairement au sien.

Cela ne prit pas longtemps de signer tous les papiers appropriés une fois que la situation lui eut été entièrement expliquée. Le coffre était autant rempli d'argent et d'objet que l'était le coffre des Potter, et Harry fut encouragé à y revenir à sa convenance pour explorer plus à fond le contenu du coffre. Les investissements, les parts de compagnie, et les ''objets d'intérêt douteux'' nécessitaient son attention, selon Vlad. Harry savait d'après son bref aperçu du coffre que c'était difficilement une pièce pour trier le contenu du coffre, et il demanda à Vlad ce qui pouvait être fait pour cela. Le coffre resterait intouché pour maintenant, mais Harry se promit qu'il passerait du temps durant ses vacances pour traiter les affaires que recommandait le gobelin. Cependant, il avait besoin d'une autre pièce.

« Hé bien, » dit Vlad, « Je suggère que vous ouvriez un autre compte, à utiliser à cet effet. Nous avons une ligne de coffres qui offrent beaucoup plus d'espace, mais ils ne sont pas aussi prestigieux ou exclusifs que ceux au niveau inférieur. Cependant, ils sont parfaitement bien gardés et entretenus, et comme il pourrait s'avérer n'être qu'un compte temporaire que temps de tirer le contenu du coffre de la famille Black, je pense que ce serait une bonne solution.

Avec l'aide de Rémus, ainsi il savait qu'il ne se faisait pas voler, Harry accepta le coffre. Sa seule question fut de demander si les elfes de maison pouvaient y accéder. Ce n'était pas une requête habituelle, mais tant qu'Harry donnait sa permission, et qu'un gobelin surveillait les visites, ça ne poserait pas de problèmes. Puisqu'Harry pensait qu'il allait assigner à Dobby la tâche d'aller chercher certaines choses dans le coffre des Blacks pendant qu'il était à l'école, il donna sa permission pour lui et Winky, juste au cas où. Harry demanda également à ce que ce soit Griphook qui traite avec les elfes de maison ou Harry si un problème survenait. Harry était déjà à l'aise avec le gobelin, et maintenant qu'il ne chaperonnerait plus les sorciers dans les chariots à mine, il pensait que Griphook apprécierait le bonus. C'était une contrepartie au nouveau coffre gratuit que de donner la gestion au gobelin, et Harry pensait que Griphook apprécierait le geste, même s'il allait devoir de temps en temps avoir à faire avec un Dobby excité.

Après qu'une autre série de documents ait été remplie et signée, Vlad remit à Harry sa nouvelle clé. Elle était différente des autres, plus grande, et Harry en demanda la raison.

« Oh, vous voyez, monsieur, cette ligne de coffres est aussi ancienne que la plupart de nos murs, c'est juste qu'ils ne sont accessibles aux clients sorciers que depuis environ deux cent ans. Avant cela, ils étaient principalement utilisés par les trolls et les géants ; d'où leurs tailles. Maintenant, cependant, avec les géants quittant le Royaume Uni, et les Trolls devenant de moins en moins intelligents à cause de la consanguinité, nous n'avons plus besoin d'autant de coffres de cette taille. Le vôtre par exemple est seulement le 833ième coffre de la ligne B sur près de trois mille. »

Harry essaya de convaincre Rémus de passer l'après-midi à acheter de nouvelles robes, mais à son refus, ils retournèrent tous les deux à Poudlard par cheminette juste avant que le dîner ne commence. Harry eut juste assez de temps pour prendre son sac dans le bureau de Rémus, de courir à son dortoir pour déposer ses livres, et remettre ses robes d'école avant que ses amis ne viennent le chercher pour aller dîner.

Le dîner fut une affaire succincte, non parce qu'Harry n'apprécia pas la nourriture, mais parce que Rémus, le professeur Mac Gonagall et le professeur Dumbledore jetaient des regards en direction d'Harry. Apparemment, ils avaient découvert que Dumbledore n'était pas réellement au courant du voyage, quelle que soit ce que la lettre qu'il avait reçu disait. Harry ne s'en préoccupa pas. « Bien fait pour lui, » marmonna Harry dans une bouchée de pomme de terre. « La vieille chèvre aurait du me le dire il y a des mois, quand il a reçu sa lettre de Sirius. De toute façon je devais y aller. »

Après le dîner, avant qu'il n'ait eu le temps de s'échapper vers la sécurité de sa salle commune, ou mieux dans sa malle, le professeur Mac Gonagall retint Harry, et lui dit qu'il était attendu dans le bureau du directeur. Sans surprise, vraiment, mais Harry était fatigué. Il pensait qu'il pouvait au moins s'autoriser à attendre le matin pour avoir cette discussion. En soupirant, Harry se dirigea vers la gargouille familière.

Dumbledore était seul, et dès le début, il exprima à Harry son mécontentement.

« Harry, pourquoi as-tu fait croire au professeur Mac Gonagall que j'approuvais que tu ailles sur le Chemin de Traverse aujourd'hui ? Je ne l'ai jamais fait, et plus important encore, tu sais que je n'aurai pas approuvé. »

Harry ne réagit pas au reproche. Il n'avait rien fait de mal, et Dumbledore était juste fâché qu'Harry ait une fois de plus découvert quelque chose que le directeur lui cachait avant qu'il n'ait eu une chance de limiter les dégâts. Il dit donc.

« Vous auriez du me dire ce qui allait se passer il y a des mois, quand vous avez reçu votre lettre. Vous savez que le responsable de banque a été surpris que je ne sache rien de ce que je venais faire aujourd'hui ? Il en faut beaucoup pour surprendre un gobelin. Je me sentais comme un idiot, tellement pas préparé. Vous n'aviez aucun droit de me cacher ça. Sirius m'a laissé sa fortune, non pas que j'en veuille, et j'ai du le découvrir par une maudite chouette alors que vous le saviez depuis des mois ! »

Semblant ne pas avoir remarqué que la voix d'Harry avait monté en volume, Dumbledore répondit. « La raison pour laquelle je n'ai pas discuté avec toi de cette lettre plus tôt, c'est parce qu'elle contenait des informations que tu n'avais pas à connaître des informations de l'Ordre du Phénix. De plus, quand tu as disparu, j'étais convaincu que tu n'avais pas la maturité suffisante pour avoir accès à autant d'argent. A vrai dire, je n'en suis toujours pas sûr, car tu refuses toujours de me communiquer des informations sur l'endroit où tu as été. Je peux seulement imaginer que tu voulais passer ton prochain été sur cette île méditerranéenne, où personne ne pourra veiller sur toi. Au moins au Square Grimmauld, il y aura des membres de l'Ordre tout l'été, ainsi que les Weasley. »

« Je ne retournerai pas à cet endroit ! » dit Harry furieusement. « Je vous l'ai déjà dit. En fait, puisqu'il m'appartient maintenant, je suis libre de faire ce que je veux avec. Peut-être que je vais profiter de cette maison de vacance. Vous savez, bronzer, rencontrer des filles ; le genre de choses que les adolescents normaux aiment faire. Vous m'avez enfermé comme un prisonnier avec Buck ! »

« Harry, » soupira Dumbledore, « Nous discuterons de l'endroit où tu passeras ton été plus tard, quand tu auras eu plus de temps pour penser à ta sécurité. Ce n'est guère le moment de prendre des décisions importantes, tu es clairement agité. Peut-être que c'était une erreur ces quelques dernières semaines de prétendre que tous nos problèmes avaient été résolus, alors que visiblement ils ne l'étaient pas. »

« Vous ne comprenez pas, n'est-ce pas ? » demanda Harry. Il se calma un peu, mais il était toujours inflexible à essayer de faire comprendre à Dumbledore. « Nous ne discuterons pas. Je sais déjà où je passerai mon prochain été. Et depuis ma visite d'aujourd'hui à Gringotts, je suis aussi en contrôle complet des actifs de Sirius. Le seul moyen pour que vous appreniez mes plans est d'arrêter de me traiter comme un enfant sans défense, et que vous reconnaissiez que c'est de ma propre vie dont nous parlons, là. Ce n'est pas une affaire de majorité. Il n'y a qu'un vote est c'est le mien. Donc, jusqu'à ce que vous reconnaissiez ça, je pense que je n'ai rien de plus à vous dire. Comme j'ai eu la permission de ma propre Directrice de Maison pour aller à Gringotts comme je devais le faire dans un délai de deux semaines, et que j'étais en plus correctement accompagné, je ne pense pas que vous ayez des raisons de me punir. Et cela dit, je crois que nous n'avons plus rien à discuter. »

Dumbledore semblait de nouveau vieux. Harry avait bien fait de garder son sang froid, argumenter avec un enfant émotif, brisant des meubles et des objets magiques était bien plus facile que de traiter avec un égal calculateur et rationnel. « Harry, pourquoi ne nous laisserions pas de l'espace et du temps pour réfléchir à ce qui serait le mieux pour tout le monde ? Puis, au début de l'été prochain, nous irons au Square Grimmauld où nous discuterons de nos futures conditions de vie. Au moins, tu n'aura pas à retourner avec les Dursley. Je pense que ça te montre que je ne suis pas totalement déraisonnable. Espérons que d'ici là, tu auras décompressé un peu pour parler raisonnablement. »

Harry rit simplement de frustration. Peu importe ce qu'il faisait, peu importe ce qu'il disait, Dumbledore ne comprenait pas. Hé bien il avait essayé. Maintenant il n'allait pas s'en faire. ''Je sais'' Harry eut rapidement une idée, ''Peut-être que ça lui ouvrira les yeux. Je suis certain que Sirius ne serait pas contre, et ça ne gênera grand monde.''

Harry se leva pour partir. « Professeur Dumbledore, mon point de vue maintenant est le même depuis des mois. Peu importe le temps, je ne changerai pas d'avis. Donc non, je n'irai pas au Square Grimmauld l'été prochain, parce que je ne m'en soucierais plus longtemps. J'autoriserai l'Ordre à continuer de l'utiliser jusqu'aux vacances d'hiver, puis j'ai bien peur que vous ne deviez bouger. Je vous demanderai d'enlever le sort de Fidélitas à ce moment-là. Espérons que j'en tirerai un bon prix, et que je n'aurai jamais à remettre un pied dans cette maison de l'enfer. Je suis certain que Sirius ressentirait la même chose, sachant qu'il y a tellement de mauvais souvenirs. Je suis certain que vous pouvez trouver un autre endroit approprié pour héberger les réunions de l'Ordre. Sinon, peut-être que vous pourrez utiliser ces dix mille Gallions que vous vous être arrangé que le Ministère vous donne ''en mémoire de Sirius''. Maintenant excusez-moi, j'aimerai aller dormir tôt ce soir ; j'ai eu une longue semaine. »

Alors qu'il partait, Harry entendit Dumbledore soupirer dans ses mains, mais Harry ne s'en préoccupa pas. Il avait essayé d'exprimer ses sentiments et ses opinions au vieil homme, et il n'avait reçu que des mensonges en réponse à son honnêteté. S'il venait à vendre le Square Grimmauld pour affirmer sa position de pouvoir et montrer à Dumbledore qu'il était capable de prendre ses propres décisions, alors il le ferait. Harry espérait simplement que Ron lui pardonnerait de vendre l'endroit après qu'il ait passé autant de temps à y chasser les doxies.

Il y eut un autre entraînement matinal de Quidditch le samedi, et Harry laissa Ginny le mener complètement, alors qu'il était simplement assis dans les gradins et regardait. Il n'était pas d'humeur à s'amuser. Il était trop frustré. Sachant cela, Harry décida quoi faire. Après tout, quel meilleur moyen de se sentir mieux que d'interroger une bande de mangemorts.

Sean Hazelton avait été très calme dans les semaines suivant son interrogatoire. Harry l'avait surveillé au moins une fois par jour en plus des elfes, même si Sean ne le savait pas. Harry espérait seulement que les autres suivraient rapidement son exemple.

Avery était le plus bruyant, et le plus vocal des nouveaux mangemorts. Ses tendons d'Achille n'avaient pas été soignés correctement, et il était maintenant infirme de manière permanente. Le premier homme qu'Harry avait capturé lors de l'attaque du Chemin de Traverse, Harry ne le connaissait pas. Il souffrait d'un nez cassé, qui lui aussi n'avait pas été soigné correctement. Harry s'en moquait si ces hommes étaient défigurés ou non, tant qu'ils restaient en vie. C'était plus de pitié qu'ils n'en montraient à leurs victimes.

Il y avait un autre homme inconnu, et deux autres qu'Harry connaissait : Crabbe et Goyle sénior. Le visage de Goyle avait été sévèrement brûlé par le sort de feu d'Harry, et il avait déjà une nouvelle peau rose bébé qui se formait entre les croûtes. Crabbe et l'autre homme n'étaient pas blessés, même s'ils prenaient leur isolation le moins bien. Avery, Goyle et le premier homme continuaient à crier et demandaient à voir quelqu'un chaque fois qu'on les nourrissait, mais les deux autres avaient arrêtés il y a des jours. Au début, ils avaient criés comme les autres, puis ils avaient pleurés, et enfin ils s'étaient tus.

Ayant le reste de sa journée pour lui, Harry passa du temps à interroger chaque homme. Il enchaîna chacun avant d'entrer dans leurs cellules comme il l'avait fait avec Hazelton, mais à ces hommes mauvais, il n'offrit pas un repas ou de la pitié. Ils avaient fait plus que juste les exactions de leur nuit d'initiation ; c'étaient de vrais monstres. Harry avait préparé avec succès un stock de Véritasérum, et il ne se priva pas pour l'utiliser. Les homme ne savaient même pas qu'ils étaient sous l'influence de la potion. Harry avait assommé chacun des hommes avant d'entrer dans les cellules, et il les avait enchaînés. Avant de leur faire reprendre conscience, il avait glissé trois gouttes du liquide clair dans leurs bouches. Les hommes pouvaient deviner pourquoi ils racontaient la vérité, mais tant qu'ils n'étaient pas témoins de l'administration illégale, ils n'avaient aucun moyen de témoigner contre Harry.

Les deux hommes qu'Harry ne connaissaient pas lui apprirent peu de chose. Ils étaient nouveaux dans les rangs de Voldemort ; étant trop jeunes pour avoir été à son service durant sa dernière montée au pouvoir, mais ils étaient quand même ses serviteurs. Ils connaissaient la plupart des mangemorts de bas étage comme eux-mêmes, et certains du cercle intérieur, mais pas beaucoup plus. Ils étaient des mangemorts de bas étage, et ne connaissaient pas les grands secrets de Voldemort.

Crabbe et Goyle en savait un peu plus. Plus intelligents que leurs fils, ils donnèrent quelques uns de leurs camarades, et ils dirent à Harry à propos de certains étudiants à Poudlard que leurs fils étaient supposés garder à l'œil. C'était une liste de possibles initiés, lui dirent-ils. Harry reconnut la plupart des noms, et fut même surpris par quelques uns. Écrivant les noms sur un parchemin, Harry se promit laisser Rémus confronter sa liste avec la sienne plus tard.

Avery, bien sûr avait les informations les plus utiles à donner. Il put nommer chaque membre du cercle intérieur de Voldemort, et de donner aussi leurs localisations et leurs adresses. Il connaissait aussi la localisation des deux bases opérationnelles de Voldemort. Elles étaient toutes les deux incartables, et seuls les mangemorts autorisés pouvaient y transplaner quand ils étaient convoqués par la marque des ténèbres, mais Avery savait où était gardé un portoloin de secours. Le portoloin devait être utilisé au cas où le cercle intérieur devrait se réunir si Voldemort était capturé ou tué. Voldemort ne considérait pas ça comme une possibilité, mais il avait été battu une fois auparavant. Donc bien qu'il n'aitt pas connaissance de l'existence du portoloin, certain membres du cercle intérieur étaient au courant. C'était en fait Lucius Malfoy et Walden Mac Nair qui l'avaient créés.

Il connaissait aussi de nombreux autres secrets, et cela prit des heures avant qu'Harry n'ait épuisé sa liste de questions. Il s'arrêta seulement pour manger un léger repas et faire une session d'entraînement avec son double, puis il continua son interrogatoire. A quatre heure de l'après-midi, quand les derniers effets du Véritasérum aient cessés de faire effet sur le dernier prisonnier, Harry les assomma tous les six. Il les relâcha de leurs liens, la seule autre chose qu'il fit ensuite fut de prendre quelques cheveux de leurs têtes.

Oui, c'était Harry sous le déguisement du Polynectar qui était entré à Gringotts la veille, après avoir pris son portoloin dans la Forêt Interdite, et il transplana au loin indétectable. Avery fut la première fiole qu'il but, et le goût n'était pas meilleur qu'en quatrième année quand il avait bu l'horrible potion. Le Polynectar était une des potions qu'Harry gardait en stock, et il en avait juste assez pour six petites fioles pour l'apparence des différents mangemorts.

C'était à l'explication du testament de Sirius qu'Harry pensait. Si les mangemorts, même démasqués, avaient toujours accès à leur argent et à leurs coffres, alors qu'est-ce qui les empêchaient de rester cacher et de continuer à vivre normalement ? S'ils n'avaient pas accès à leur argent, cela rendrait les choses bien plus difficiles.

Donc Harry avait questionné chaque mangemort sur leurs finances. Outre leurs coffres familiaux normaux, la plupart avaient aussi un coffre séparé pour leurs épouses et leurs enfants. Avery avait même quelques coffres cachés que sa famille ignorait. Et tous, excepté Sean Hazelton, avait un coffre en V.

La ligne de coffres V, comme chaque responsable de banque de Gringotts pouvait l'expliquer, était une série exclusive de coffres crées cinquante ans plus tôt par un jeune et puissant sorcier appelé Tom Jedusor. Les gobelins, à cet époque, ne savaient pas ce que signifiait le 'V', mais avec le temps était venu la réponse. Maintenant, cependant, ils étaient liés sur l'honneur par l'accord original, et ils ne pouvaient rien faire pour stopper les proches serviteurs de Voldemort d'accéder à leurs coffres V. Chaque mangemort assez important en avait un, et c'était un compte privé avec une exception. Tom Jedusor avaient accès à tous, et pouvait retirer ou déposer de l'argent librement comme il le voulait. Pendant les deux dernières années, il avait fait uniquement des retraits, bien sûr, mais ce qu'il avait promis à ses serviteurs dans le futur était assez pour justifier ce qu'il prenait. Les coffres V étaient la ligne de vie de Voldemort, l'argent avec lequel il vivait. Une fois qu'Harry avait découvert cela, il savait qu'il ne pouvait laisser l'argent à disposition de son ennemi. C'est ainsi qu'Harry conçut son plan.

Agissant en véritable connard avec les gobelins, comme il imaginait qu'Avery faisait, Harry fit sa première demande de transférer tous les fonds d'Avery dans le coffre 833B. Ce n'était pas à l'origine ce qu'il avait en tête pour son nouveau coffre, mais ça ferait l'affaire. Harry n'avait aucun remord pour la famille d'Avery. Sa femme et ses enfants en avaient profités pendant des années, et ils avaient encore assez de possessions matériels pour survivre. Peut-être que leur nouvelle pauvreté leur apprendrait l'humilité ?

Crabbe fut la fiole suivant que but Harry, même pas cinq minutes après qu'il ait quitté la banque en tant qu'Avery. Il avait simplement métamorphosé ses robes pour qu'elles s'ajustent à son nouveau corps, et il attendit un peu avant de répéter le processus.

Après avoir remarqué combien le gobelin responsable de banque était surpris, Harry attendit plus longtemps avant d'y retourner en tant que Goyle. Il passa une heure à arpenter les rues, pensant à la réaction qu'aurait Voldemort quand il découvrirait que cinq de ses mangemorts étaient manquant, ainsi que leur argent. Penserait-il qu'ils avaient fuis ? Ou comprendraient-ils qu'ils s'étaient fait prendre, sans savoir par qui ? Harry ne pouvait que s'interroger.

Et le processus se répéta ainsi pendant quelques heures. Harry entrait dans la banque sous la forme d'un des mangemorts capturés, utilisait les connaissances obtenues par l'interrogatoire pour soulager les sorciers de tous les fonds, puis il buvait une autre fiole de potion Polynectar. La fiole en plus qu'il conservait (clairement identifiée) juste au cas où il en aurait besoin un jour, et alors qu'il utilisait son portoloin pour aller dans la Salle sur Demande, d'où il était parti, Harry ne put s'empêcher d'être fier de lui.

Retournant dans la tour Griffondor pour se préparer à voyager dans le temps, Harry trouva ses amis à leur place habituelle autour du feu. Ils lui avaient laissés de l'espace ce week-end puisque son apparente mauvaise humeur avait commencé le vendredi matin. Ils avaient posé des questions sur la lettre ce soir-là, et après avoir répété sa conversation avec Dumbledore, ils lui avaient laissé de l'espace samedi et dimanche. Maintenant il semblait de meilleure humeur, et Ginny le salua alors qu'il s'asseyait dans un fauteuil vide.

« Hey Harry, près pour ta patrouille de ce soir ? Cami a dit qu'elle avait trouvé un nouveau placard à balai dont elle a entendu dire qu'il était particulièrement utilisé. Près pour une petite enquête ? »

Harry sourit simplement. « Tant que je ne te trouve pas avec certains Serpentards ou Serdaigles dedans, tout ira bien ce soir. »

Ginny rit tout en prenant une teinte rouge, et Ron recracha le jus de citrouille qu'il était en train de boire. « Qu'est-ce qu'on avait dit sur le faire de reparler de ça, Harry ? » s'exclama Ron. « J'ai demandé à ce qu'on n'en parle plus jamais. Je suppose que tu vas mieux maintenant, que tu n'es plus de mauvaise humeur. »

Harry ne put qu'hocher la tête. « Oui, Ron, j'ai eu une journée intéressante, c'est certain. »

Voilà j'espère que vous avez aimé ce chap (moi j'ai bien aimé quand on apprend qu'Harry a siphonné les comptes des mangemorts capturés !).

Je remercie ceux qui lisent ma trad et encore plus ceux qui prennent le temps de me laisser une review, ça fait toujours plaisir. Un grand merci donc à Benji252 (il s'est peu-têtre fait attendre mais c'était pas un petit chap et j'ai eu bcp de choses à faire, je ne pense pas que tu auras à te plaindre de celui-là ;-))))) LOL), Demenciae (j'ai bien entamé la trad du chap 21 d'Una Autre Chance Pour Vivre), julius–magyar sans qui il y aurait plein de fautes dans ce chap, ofel (il fallait bien qu'Ambre laisse sa place à Ginny !), haryytrotter et klaude (oui, c'est dommage pour la petite Ambre, elle ne l'avait pas mérité !)