RAR:

ellie27: Tu es la première review pour ce chapitre. MERCI! Je suis désolée de t'avoir faite pleurer. Tu as raison, Hanamiya mérite une lourde sanction. J'espère que tu la jugeras suffisante. La mamie n'essaie pas d'influencer Kuroko. Elle lui expose seulement ses options et lui explique qu'il doit faire son choix en son âme et conscience, et qu'il n'y aura pas de retour en arrière, une fois la décision prise. Et comme je le dis en note de fin de texte, je reconnais avoir été sadique sur cette fin de chapitre. Mais pour me faire pardonner, c'est le chapitre le plus long que j'ai écrit, toutes fic à chap confondues et le quatrième texte le plus long toutes histoires confondues, en y incluant les OS. Alors je reconnais le sadisme (qui est quand même occasionnel!) mais je suis fière d'avoir écrit un texte aussi long pour une histoire aussi longue. Et sur du Aka/Kuro! Je veux Akashi! Bon, je m'emporte, là. Pour être plus sérieuse, je ne répondrais à tes questions qu'en te conseillant de lire la suite de l'histoire, comme le chapitre 10, par exemple.

Yuiu: Je t'avoue qu'au moment où j'ai reçu ta review, je n'avais pas encore décidé si notre pauvre Tetsuya survivrait ou pas. Je te laisse donc le découvrir en lisant ce chapitre.

Guest (?): Je suis ravie que tu ais aimé mon histoire et aussi que tu sois triste que la fin approche. C'est la preuve que tu as vraiment apprécié. Mais tu sais, faire une fic de dix chapitres (ou plus) est un véritable exploit pour moi!

Yuki-chan: Tout d'abord, félicitations pour avoir deviné que l'ex de Kuroko était Hanamiya. Ensuite, je suis contente que le petit clin d'œil à VK t'ai plu. Moi aussi, je trouve que Ichi, Bya, Kuroko, Akashi et Zero sont trop beaux! Par contre, je suis contente de t'avoir surprise avec l'intervention d'Aomine. Pour la suite, je te laisse le découvrir en lisant la suite de l'histoire. (Je sais que ta review était pour le chapitre 8, mais quand je l'ai reçue, le chapitre 9 était déjà posté depuis un petit moment, je te réponds donc maintenant, sur le chapitre 10.)

Note de l'auteure:

Nous approchons de la fin. Le prochain chapitre sera soit le dernier, soit l'avant dernier.

Merci de me lire.

Je vous souhaite une bonne lecture

Rating: M

Pairing principal: Aka/Kuro (Knb)

Pairing secondaire: Bya/Ichi ( Bleach)

Je pleure, je pleure mais les perso ne sont toujours pas à moi, mais à Tadatoshi Fujimaki et à Tite Kubo.


C'EST TOI QUE J'ATTENDAIS

Chapitre 10

La nuit enveloppait cette chambre dont les rideaux avaient été mal tirés. La lune infiltrait ses rayons à travers les interstices des tentures. Ichigo se réveilla lentement, clignant des yeux plusieurs fois avant de les ouvrir. Il tourna les yeux vers le réveil posé sur la table de nuit. Ce dernier indiquait 3h27. Il était encore fatigué, mais il savait qu'il ne réussirait pas à se rendormir. Cela faisait deux semaines qu'il ne dormait que trois ou quatre heures par nuit. Les cernes envahissaient son visage, mais il ne pouvait rien y faire et refusait d'avoir recours à la médication.

Byakuya s'inquiétait énormément pour lui. Il se demandait combien de temps encore son amant pourrait tenir en supportant un tel état de fatigue. Il ressemblait plus à un zombi qu'à un être humain. Il savait que le rouquin allait chaque jour à l'hôpital dans l'espoir de voir son ami se réveiller, et qu'il en revenait chaque soir un peu plus déprimé de l'avoir quitté encore endormi.

Kuroko avait passé le fameux cap des 48h, mais ne s'était pas pour autant réveillé. Le médecin qui le suivait leur avait assuré qu'il était sorti d'affaires, et que sa vie n'était plus en danger. Il avait également affirmé que, étant donné la gravité des blessures, il était normal que son corps ait besoin de temps et que son comas risquait de durer encore un peu. Seulement, aucun des proches du bleuté ne pensait qu'il serait encore inconscient deux semaines après les faits.

- Tu es déjà réveillé, Ichi?

La voix grave et profonde du brun s'était élevée dans le silence, surprenant le plus jeune.

- Je suis navré, Bya. Je ne voulais pas te réveiller.

- Ne t'en fais pas pour ça. Viens plutôt par ici.

Le noble avait ouvert ses bras afin d'inciter le roux à venir s'y blottir. Il savait qu'il était impuissant face à la détresse de son amant et qu'il ne pouvait rien faire d'autre que de le rassurer encore et encore, tout en espérant que le petit bleuté se réveille au plus vite.


Aomine tournait et retournait dans son lit. Il n'y avait rien à faire, il n'arrivait pas à dormir. Il espérait tellement que son ami sorte du comas que cela avait perturbé son cycle de sommeil. Il se rappelait sans cesse l'appel de Satsuki qui lui annonçait la libération de Hanamiya et le fait qu'il recherchait activement Kuroko. Il se rappelait l'annonce de son kidnapping et l'attente dans le bureau d'Akashi. Il se rappelait aussi l'envol en hélicoptère pour Kyōto quand ils avaient tous su que Tetsu avait été retrouvé et surtout, il se rappelait la venue du chirurgien dans la salle d'attente.

Chaque mot, chaque intonation de voix, chaque pause dans le discours étaient gravés dans sa mémoire, comme la scène d'un film gravée sur un DVD. Et cette scène se rejouait en boucle dans sa tête, l'empêchant de dormir depuis deux longues semaines.

Il savait de quoi était capable le brun. Il était même le mieux placé pour le savoir. Il avait été le plus proche du couple à cette époque. Le seul qui avait refusé de réduire le nombre de ses visites à cause de ce taré. Et pourtant, cela faisait deux fois qu'il échouait à protéger son ami. Il s'en voulait tellement que les quelques heures de sommeil qu'il arrivait à avoir étaient peuplées de cauchemars où le bleuté lui reprochait de l'avoir laissé tomber. Il savait que jamais il ne ferait cela, que jamais le plus petit ne lui ferait le moindre reproche, mais dans son subconscient, sa culpabilité l'emportait.


Akashi était dans son bureau. Il n'avait quasiment pas dormi de la nuit, mais le travail l'aidait à ne pas trop penser. Il se noyait dans son travail pour ne pas sombrer dans le désespoir. Ses employés osaient à peine lui adresser la parole. Il était d'une humeur exécrable depuis l'enlèvement de son amant et c'était encore pire depuis qu'on l'avait retrouvé au bord de la mort et qu'il avait sombré dans un comas profond dont il n'était toujours pas réveillé.

Tous avaient relevé les cernes qui lui soulignaient les yeux ainsi que son teint pâle et tous savaient pourquoi il avait une si mauvaise mine. Mais tout le monde faisait comme si de rien n'était. Leur patron n'était pas du genre à accepter le moindre geste de pitié ni même la moindre marque de compassion.

Il était en pleine réunion avec ses cadres quand sa secrétaire personnelle vint le prévenir d'un appel urgent.

- Yuki, nous sommes en plein milieu d'une réunion, j'espère que c'est important.

- Oui, Akashi-sama. Il s'agit d'un appel de Midorima-sensei.

- Bien. Je le prends. Messieurs, si vous voulez bien m'excuser un petit instant.

Les cadres acquiescèrent en silence et se contentèrent d'attendre le retour de leur supérieur.

- Messieurs, la réunion est ajournée. Nous la reprendrons ultérieurement. Ma secrétaire vous fera parvenir la date et l'horaire quand ils auront été fixés.

Ce fut sur ces mots que le chef d'entreprise quitta précipitamment la salle de réunion ainsi que l'immeuble. Il n'arrivait pas à croire ce que lui avait dit le médecin. Il fallait qu'il le voit de ses propres yeux. Il prévint au plus vite son chauffeur et à peine quelques minutes plus tard, il faisait route pour l'hôpital. Malgré son calme apparent, son cœur battait à une allure folle.


Ichigo était en cours lorsqu'il sentit son portable vibrer. Il regarda discrètement le message qu'il venait de recevoir. C'était un message de Byakuya. Il fronça les sourcils. Que lui voulait-il? Il savait pourtant bien qu'il était en cours à cette heure-ci! À le lecture du message, son rythme cardiaque s'accéléra et il se leva brusquement.

- Monsieur Kurosaki, quelque chose dans mon cours vous déplairait-il?

- Non, monsieur. C'est juste que je ne me sens pas très bien.

Il était vrai que son visage avait pâli d'un coup et que, de toute façon, il avait une sale tête depuis 15 jours. Son excuse était donc plus que crédible.

- C'est vrai que vous n'avez pas l'air en forme. Allez donc à l'infirmerie.

- Merci monsieur.

Le jeune roux ramassa rapidement ses affaires et quitta l'amphithéâtre. Une fois à l'extérieur, il envoya un message à Aomine et rejoignit la voiture de luxe qu'il avait repérée dès sa sortie du campus.

Dès qu'il fut à l'intérieur, le véhicule s'inséra dans la circulation et se dirigea vers l'hôpital.


- Aomine, c'est pas ton portable qui sonne?

- Hein? Ah ouais.

Le métis vérifia ses messages et vit qu'il en avait reçu un de Kurosaki. Il lui demandait de venir le rejoindre de toute urgence à l'hôpital.

Il se leva d'un bond et laissa ses amis sans un mot. Son cours avait été annulé et il était donc en train de flâner avec des camarades de classe.

Il courut plus qu'il ne marcha pour se rendre jusqu'à sa destination. Il était visiblement arrivé quelque chose à Kuroko et ça avait l'air super important. Il sentit ses mains devenir moites et son cœur battre plus rapidement. Il était très nerveux et maudissait le roux de ne pas avoir été plus explicite. Il se demandait ce qui avait bien pu se passer et si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle.


Le personnel médical s'agitait autour du lit du turquoise. Les constantes étaient vérifiées une par une, des perfusions étaient enlevées, d'autres étaient posées, des piqûres étaient faites et des examens de routines étaient pratiqués.

Chacun faisait son travail de façon méthodique. L'habitude se lisait dans chaque geste effectué. Une fois le ballet bien rodé terminé, tout le monde quitta la pièce, mis à part le médecin.

- Bien, Kuroko-san. Vos constantes sont bonnes et les examens de reflex que je vous ai fait passer indiquent que vous n'avez aucune séquelles cérébrales.

- Combien de temps …

- Cela fait deux semaines que vous êtes inconscient. Mais vous avez fait un arrêt cardiaque pendant l'intervention chirurgicale. C'est cela qui nous a fait craindre quelques lésions au niveau du cerveau.

- Oh. Je ne savais pas.

- Nous allons vous laisser vous reposer aujourd'hui, mais dès demain, une infirmière vous aidera à faire quelques pas. Il vous faudra un certain temps avant de pouvoir vous mouvoir comme avant. Vous devez, tout d'abord, récupérer une circulation sanguine normale. Vous aurez sûrement quelques vertiges en vous levant demain. Vous devrez faire attention et ne pas hésiter à faire part à l'infirmière du moindre problème.

- Oui. Je le ferais.

Kuroko répondait mécaniquement. À vrai dire, il était un peu perdu. Il était réveillé depuis moins de deux heures et le nombre d'informations qui lui étaient tombées dessus le dépassait quelque peu.

On lui avait même demandé s'il se rappelait de son nom, de son prénom, de son âge et même s'il se rappelait de l'année dans laquelle il vivait. On lui avait aussi demandé s'il se rappelait de la raison pour laquelle il était hospitalisé.

Bien-sûr qu'il s'en rappelait. Il n'avait rien oublié. Le moindre petit détail était encore gravé dans sa mémoire. Il avait demandé ce qu'il était advenu du brun, mais personne n'avait l'air au courant. Il avait donc réclamé la présence d'Akashi et le médecin lui avait répondu qu'il avait été prévenu de son réveil et qu'il était probablement en route. Il avait hâte de le revoir, et peut-être que lui, il aurait les réponses à ses questions.

Il avait fermé les yeux depuis peu quand il entendit la porte de sa chambre s'ouvrir.

Il tourna la tête vers la source du bruit et vit une chevelure d'un rouge flamboyant. Malgré la fatigue qui le submergeait, il ne put s'empêcher de sourire à l'entente de cette voix chaude et incroyablement sexy. Il avait fait le bon choix, il en était sûr maintenant.

- Bonjour, Tetsuya.

- Seijūrō-kun.

- Je suis content que tu ailles mieux, et que tu te souviennent de moi.

- Comme je l'ai dit au médecin, je n'ai pas été blessé à la tête. Pourquoi souffrirais-je d'amnésie?

- Et il a dû te répondre qu'un traumatisme psychologique tel que celui que tu as subi peut provoquer une perte de mémoire.

- En effet, il m'en a parlé. Mais comment veux-tu que je t'oublie? Je t'aime bien trop pour ça.

- L'amnésie n'est pas quelque chose que l'on peut contrôler, Tetsuya.

Puis, en se rendant compte qu'il venait de dire au rouge qu'il l'aimait, Kuroko rougit violemment alors que son petit-ami laissa échapper un petit rire.

- Tu n'as pas besoin de rougir, Tetsuya. Moi aussi, je t'aime. Et tu n'imagines pas la peur qui m'a tenaillé quand j'ai su que tu avais été enlevé par ton ex, surtout après tout ce que tu m'avais raconté sur lui. Tu n'imagines pas non plus la peur de te perdre alors que tu étais entre la vie et la mort. Et l'attente insoutenable pendant ton comas. J'ai eu plus de temps que nécessaire pour me rendre compte de la force de mes sentiments.

Et l'homme d'affaires se pencha vers le blessé et déposa un doux baiser empli d'amour sur ses lèvres. Baiser qui lui fut rendu avec tout autant d'amour.

Alors que les deux tourtereaux se regardaient tendrement, un coup frappé à la porte attira leur attention.

- Entrez. Répondit le turquoise.

- Bonjour, on ne dérange pas?

Une tête orange dépassa par l'entrebâillement et vérifia que Kuroko n'était pas endormi. Quand il vit son ami bel et bien réveillé, il afficha un grand sourire et ouvrit la porte en grand afin d'entrer dans la pièce.

- Ça fait du bien de te revoir parmi nous, Tetsu.

- Je suis content de te voir, Ichigo.

- Bonjour, Kuroko-san.

- Bonjour, Kuchiki-sama. Merci de venir me rendre visite.

- Je vous en prie, c'est tout à fait normal.

Un autre coup à la porte fut frappé et un grand basané aux cheveux bleu nuit entra.

- Daiki. Ça me fait plaisir de te voir.

- Ouais, pareil. Enfin, t'es réveillé. Il était temps. J'commençais à m'dire que tu voulais plus revenir parmi nous.

Après un silence quelque peu pesant, le métis rajouta:

- Je voulais te dire que je suis désolé, Tetsu.

- Ouais, moi aussi, je suis désolé. Intervint Kurosaki.

- Je ne comprends pas. Pourquoi?

- Parce-qu'on a pas su te protéger de ce taré, encore une fois. Murmura le jeune roux.

- T'aurais pu y rester, cette fois encore, et nous, on était pas là pour l'en empêcher. Rajouta Aomine.

- Je ne suis pas mort. Et je suis sûr que vous avez contribué au fait qu'on m'ait retrouvé à temps. Alors vous n'avez rien à vous reprocher. D'ailleurs, vous savez ce qu'est devenu Makoto?

Les quatre visiteurs se regardèrent, se demandant s'il n'était pas trop tôt pour parler de tout ça. Mais Kuroko avait l'air d'attendre impatiemment leur réponse.

Ce fut Akashi qui mit fin à son attente.

- Il a été arrêté et placé en détention provisoire en attendant son procès. Les charges retenues sont l'enlèvement, la séquestration et blessures infligées dans l'intention de donner la mort. Il risque la prison à perpétuité, sachant qu'il est récidiviste, qu'il était en liberté conditionnelle et qu'il n'a pas respecté les termes de celle-ci. Ce sont des circonstances aggravantes.

La perpétuité. Kuroko hochait la tête, incrédule. Il n'y croirait que lorsqu'il l'entendrait de la bouche d'un juge. En attendant, il savait qu'il ne pourrait pas se sentir complètement tranquille.

- Dans combien de temps peut-on espérer le procès? Demanda-t-il dans un souffle.

- Six mois minimum, peut-être un an. Les tribunaux et les juges sont surchargés. Mais ne t'inquiète pas. Il passera tout ce temps derrière les barreaux et les meilleurs avocats du pays sont déjà chargés de s'occuper de cette affaire.

La voix d'Akashi s'était faite polaire sur les derniers mots. Il comptait sur ses avocats pour que l'agresseur de son amant écope du maximum. Ichigo, Aomine et même Byakuya ressentirent un léger frisson leur parcourir la colonne vertébrale. À cet instant précis, le rouge faisait vraiment peur.

Les visiteurs, soulagés, repartirent quelques minutes plus tard, à l'exception d'Akashi. Kuroko était fatigué et piquait du nez. Ils prirent donc la décision de repasser le lendemain et de le laisser se reposer.

Une fois seuls, les deux amants restèrent dans un silence confortable. Le plus petit était confortablement installé dans les bras de l'autre qui s'était allongé à ses côtés, tout en faisant attention à ses blessures.

Les contusions avaient guéri pendant qu'il était inconscient, mais ce n'était pas le cas de la fracture de son bras gauche ni de l'entaille à l'abdomen. Aussi, c'est avec un maximum de précautions que le plus âgé avait prit le corps du turquoise dans ses bras.

Au bout de quelques minutes, la respiration lente et régulière du bleuté lui indiqua qu'il s'était endormi. Il resta quelques instants encore à caresser les cheveux de sa moitié et à écouter le son de sa respiration. Il était tellement soulagé de le savoir réveillé et en relative bonne santé. Ses blessures étaient en bonne voie de guérison.

Il finit par se relever, en faisant attention de ne surtout pas réveiller le bel endormi, et quitta la chambre afin de retourner à son bureau qu'il avait quitté si précipitamment.


Kuroko était dans le couloir, accompagné d'une infirmière, et faisait difficilement quelques pas. Il avait été pris de vertiges quand il s'était levé de son lit et avait dû se rasseoir. Il s'y était pris en trois fois avant de pouvoir tenir sur ses jambes. Il pensait alors que le plus dur était passé, mais il s'était lourdement trompé. Il n'était dans le couloir que depuis deux minutes et n'avait avancé que de cinq pas. Il devait s'arrêter pour reprendre son souffle entre chaque enjambée, et après seulement cinq malheureux petit pas, il était fatigué comme pas permis et avait l'impression d'avoir couru un marathon. L'infirmière insista pour qu'il marche encore un peu, et après de laborieux efforts il réussit à avancer de deux pas supplémentaires. Heureusement qu'il se baladait avec sa perfusion d'analgésiques car, en plus, il commençait à avoir mal au niveau de son abdomen. La demoiselle en blouse blanche l'aida à se rasseoir dans son fauteuil roulant et le ramena jusqu'à sa chambre où elle l'aida à se rallonger dans son lit.

À peine eut-il posé sa tête sur l'oreiller qu'il s'endormit d'épuisement. Il n'entendit donc pas les coups frappés à la porte, une heure plus tard, et ne vit pas non plus les têtes rousses et bleu nuit entrer.

Les deux jeunes-hommes s'assirent chacun sur une chaise et attendirent patiemment que leur ami se réveille de sa sieste. Ils savaient qu'il avait fait quelques pas, ses premiers depuis qu'il s'était réveillé de son comas, et le personnel soignant leur avait dit que cela l'avait beaucoup fatigué.

Une dizaine de minutes après leur arrivée, Kuroko ouvrit les yeux et vit ses amis assis à côté de son lit. Il leur sourit, heureux de les voir.

- Salut Tetsu. Balança joyeusement Ichigo.

- Salut. Répéta Aomine sur un ton un peu moins enjoué que l'orangé.

- Salut. Répondit doucement le petit bleuté. Je suis content de vous voir.

- Il paraît que tu as fait quelques pas dans le couloir, tout à l'heure.

Ce n'était pas vraiment une question, mais Ichigo n'avait pas trouvé d'autres idées pour lancer la conversation.

- Oui. Comment le sais-tu?

- Ce sont les infirmières qui nous l'ont dit quand on est arrivé.

Encore une fois, ce fut le roux qui répondit. Daiki gardait le silence pour une quelconque raison, et cela interpella Kuroko.

- Daiki, il y a un problème?

- Non, tout va bien. J'vois pas c'qui fait dire ça.

- Je ne sais pas. Peut-être le fait que tu ne dises rien depuis tout à l'heure.

- Ben, c'est p't-être parce que j'ai rien à dire.

Le métis évitait le regard du turquoise et ce dernier l'avait remarqué.

- Tu n'as pas à te sentir gêné, Daiki, et encore moins coupable. Je te l'ai déjà dit, et à Ichigo aussi. Rien de tout cela n'est de votre faute, seulement celle de Makoto. Je ne veux pas que vous culpabilisiez à cause de ça. Je ne vous en veux pas et je ne vous vois absolument pas en responsables. Alors, s'il vous plaît, si vous voulez m'aider à me rétablir au plus vite, retrouvez vos sourires habituels. C'est ce que vous pouvez faire de mieux pour moi.

Le sentiment de culpabilité n'étant pas quelque chose que l'on peut contrôler, ils ne purent pas s'en défaire en claquant des doigts, mais ils sentirent tout de même comme un poids quitter leurs épaules. Ils sourirent tous deux à leur ami et se levèrent pour partir en lui souhaitant un bon rétablissement et en lui promettant de revenir le voir très vite.

Au moment où ils voulurent ouvrir la porte pour s'en aller, elle s'ouvrit sur Akashi. Ils se saluèrent mutuellement et les deux étudiants quittèrent les lieux.

- Bonjour Seijūrō-kun. Je suis heureux de te voir.

- Bonjour Tetsuya. Comment se sont passés tes premiers pas?

- Bien, je te remercie. Ça m'a beaucoup fatigué, mais je dois avouer que j'étais content de me retrouver sur mes deux jambes. Au fait, je voulais te demander quelque chose.

- Bien-sûr, je t'écoute.

- Kiryū-san était avec moi au moment où … enfin, bref, je me demandais comment il allait.

- Il va bien. Il s'est fait ausculté par précaution, mais il n'a subi aucun effet secondaire. Il se porte parfaitement bien. Tu n'as pas à t'inquiéter pour lui.

- Et tu ne l'as pas … enfin, je veux dire … ce n'était pas de sa faute, tu sais. Personne n'aurait pu faire quoi que soit.

- Je te l'ai dit, tu n'as pas à t'inquiéter pour lui. Je ne l'ai pas licencié, si c'est ce qui te préoccupe. Je suis conscient du fait qu'il ai fait son travail correctement et que vu les circonstances, il n'aurait rien pu faire de plus.

Le petit bleuté soupira de soulagement et sourit tendrement à sa moitié.


Ichigo ouvrit la porte de son appartement et eut la bonne surprise d'y trouver Byakuya.

- Tu as déjà fini de travailler?

- Bonjour à toi aussi. Oui je vais bien, merci. Répondit le noble, une pointe de sarcasme dans le voix.

- Désolé. Bonjour Bya. Je suis content de te voir et de savoir que tu vas bien. Mais j'étais tellement surpris de te voir que …

L'orangé rougit sans finir sa phrase et le brun le trouva adorable à ce moment là, même s'il se garderait bien de le lui dire. Il savait que son amant détestait par dessus tout qu'on le qualifie d'adorable ou de mignon.

- Je te taquinais, Ichi. Je sais qu'il n'est pas habituel de me voir hors du bureau à cette heure-ci. Je m'inquiétais pour toi. Je sais que tu culpabilises beaucoup pour ce qui est arrivé à ton ami.

- Je suis désolé de t'avoir inquiété. Mais c'est bon maintenant. Ça va aller. Pas du jour au lendemain, bien-sûr, mais ça va aller.

- Il s'est passé quelque chose dont je ne suis pas au courant?

- Avec Aomine, on est allé voir Tetsu aujourd'hui. On a pas mal discuté tous les trois. Tetsu nous a bien remis les idées en place. Cette discussion nous a fait du bien à Daiki et à moi.

- Tant mieux, j'en suis heureux.

Tout en prononçant ces mots, le noble enlaça la taille de son petit-ami et lui déposa une multitude de baiser dans le cou. Ce dernier pencha la tête sur le côté, exposant plus de peau à la bouche de son amant dont les mains de glissèrent sous le T-shirt qui l'empêchait de caressait la peau douce qui le tentait tant.

Ichigo se retourna dans les bras qui l'entouraient et embrassa fougueusement sa moitié tout en lui déboutonnant sa chemise. En quelques secondes les hauts se retrouvèrent par terre, à l'autre bout de la pièce.

Le roux se retrouva allongé sur son canapé, subissant les assauts de la bouche qui le dévorait. Plus Byakuya le caressait et l'embrassait, plus Ichigo soupirait et gémissait. Il sentait son membre pulser dans son pantalon qui devenait vraiment trop serré. Son érection devenait de plus en plus douloureuse au fur et à mesure que les préliminaires avançaient. Le noble titillait la moindre zone érogène, n'en épargnant aucune. L'étudiant n'était pas en reste. Il caressait chaque parcelle de peau à portée de ses mains. Mais plus le brun descendait, plus il lui était difficile d'atteindre ce corps qui lui faisait tant d'effet. Quand ledit brun arriva au niveau du nombril, y mimant l'acte qui allait suivre tout en déboutonnant le pantalon devenu gênant, il glissa ses doigts dans la longue chevelure sombre. Il souleva son bassin afin d'aider son homme à lui retirer ses derniers vêtements et cria de plaisir quand il sentit sa verge se faire engloutir.

Sans qu'il ne s'en rende compte, Byakuya s'était saisi du flacon de lubrifiant rangé dans la table basse et en avait étalé une bonne dose sur ses doigts. Impatiemment, il commença à préparer l'intimité du plus jeune. Ils n'avaient eut aucun rapport depuis les événements tragiques dont Kuroko avait été la victime. Il avait atteint ses limites et la frustration sexuelle le guettait. Quand il estima sa préparation suffisante, il retira ses doigts et les remplaça par son membre gonflé de désir. Il ne put retenir un gémissement de plaisir en sentant les chairs l'enserrer. Cela faisait tellement longtemps qu'il attendait ça, cela lui avait tellement manqué. Enfin, il se sentait à sa place. Et le râle de plaisir que son partenaire avait poussé en le sentant entrer en lui avait été purement aphrodisiaque.

Ichigo se sentait enfin entier, complet. Ce membre durci par le désir qui glissait en lui en des mouvements de va et vient, c'était du pur bonheur. Il se rendait compte, lui aussi, à quel point cela lui avait manqué. Une certaine urgence due au manque se faisait ressentir dans leurs ébats.

Byakuya accéléra de plus en plus, arrachant de plus en plus de cris à Ichigo, malmenant sa prostate un peu plus à chaque fois. Leurs corps frappaient l'un contre l'autre dans un bruit de peaux qui se rencontrent et qui s'aiment. Les bruits érotiques résonnaient dans le petit appartement, l'emplissant entièrement. Plus rien ne comptait pour eux à part le corps de l'autre qui se moulait parfaitement au sien.

Dans un dernier coup de rein, Byakuya et Ichigo se libérèrent en un cri de pure extase.

Ce fut le souffle erratique et les membres emmêlés qu'ils s'endormirent, épuisés par leurs récentes activités.


* Chapitre 10 terminé! J'espère qu'il vous a plu et que vous êtes soulagées pour Kuroko! En tout cas, on approche sérieusement de la fin.

Et c'est le retour du lemon! Avouez qu'il vous avez manqué!

Merci de m'avoir lue et on se retrouve la semaine prochaine.

Bises.