- Bellamy. C'est encore moi ! Je crois que je t'ai laissé quelque chose comme... 50 messages. J'éspère au moins que t'en a écouté un. Voilà, je te le rereredis : J'irais à la vitesse que tu veux mais je veux juste être avec toi. Voilà. Donc bisoux et s'il te plaît rappelle-moi.

Clarke soupira en rccrochant son portable. Elle avait affreusement mal au crâne. Elle avait hésité à appeller Octavia pour lui raconter ce qui venait de se passer mais elle s'était rappellé qu'elle passait sa soirée avec Lincoln, elle ne voulait surtout pas la déranger. Qui appeller ? Echo ? non cela semblait peu approprié pour une telle situation. Elle s'effondra sur son lit et soupira bruyamment. Soudain quelqu'un toqua à sa porte.

- Clarke ? Pourquoi es-tu enfermée depuis tout-à l'heure ? Ça va pas ?

- Si ! Très bien. grommela Clarke pour ne pas que sa mère l'embête. Malheureusement elle entrouvrit la porte et vit Clarke étalée sur son lit une photo serré dans la main. Abby connaissait bien cette photo. Elle datait d'i ans. Clarke et Octavia avaient 7 ans et Bellamy 11. Ils étaient tous les trois assis sur un petit muret de pierre. Enfin Clarke était assise sur les genoux de Bellamy en fait. Elle riait aux éclats et tentait de lui cacher ses yeux avec ses mains potelées et lui riait aussi en lui serrant les mains pour l'empêcher de lui cacher les yeux. Octavia à côté mangeait une tartine de confiture et ne regardait pas l'appareil. Sa bouche était barbouillée de rouge et elle essayait de l'enlever avec son doigt ce qui rendait la scène comique puisqu'elle louchait pour essayer de voir la confiture autour de sa bouche. Clarke adorait cette photo. Elle l'avait regardé pendant 6 mois tous les jours après sa dispute avec Octavia et Abby devina tout de suite qu'elle avait un problème.

- C'est pas Octavia cette fois le problème ?

- Non. C'est pas Octavia. elle elle passa la doigts sur la photo pour la lisser en l'attardant sur l'image de Bellamy.

- le pique-nique s'est mal passé ?

- Mal passé ? Non ! Si ! enfin le pique-nique oui très bien mais après non.

- Tu veux me raconter ?

- Non. C'est juste que... Je crois que je le suis trompée sur lui. Il est pas comme je pensais.

- C'est normal ma chérie. Il a toujours été le grand frère prince charmant et tu viens de te rendre compte qu'il a des défauts. Ce moment arrive toujours un jour ou l'autre. Mais ça ne doit pas t'empêcher de voir le vrai Bellamy. Celui dont tu es tombée amoureuse.

- Là c'est différent maman. Je... Il n'a aucun respect pour moi. j'aurais juste été un trophée de plus dans sa collection, dans le tiroir des "amies d'Octavia" entre Mel Gibson et Echo Mont-Weather.

- Ma chérie je suis sûre qu'il te respecte. Tu ne lui a jamais fait de mal et il te connait depuis tellement longtemps. Tu savais qu'il était un peu le grand séducteur de ton lycée avant de t'engager ! Laisse lui un peu de temps. Le temps qu'il découvre la personne exeptionnelle que tu es et qu'il a manqué. Il reviendra vers toi ma chérie j'en suis certaine ! Mais respecte-le pour qu'il te respecte.

- T'as sûrement raison. Je devrais le rappeller tu crois ?

- Non. Je crois que c'est assez pour le moment. Laisse-lui un peu d'espace pour qu'il se rende compte de son erreur.

Et Clarke suivit son conseil, elle allait trouver quelqu'un d'autre pour faire payer à Bellamy son erreur.

Lundi matin, elle retrouva Echo et Octavia en classe. Elle ne savit pas trop comment se comporter avec Echo qui s'asseyait desormais toujours avec Lexa mais qui continuait à sourir et engager la conversation avec Clarke.

- J'éspère que tes affaires avancent, lui souffla-t-elle en cours de chimie.

Clake aurait voulu lui dire que oui, que le fait qu'elle ai planté Bellamy au restaurant acait arrangé ses affaires, qu'elle et Bellamy roucoulait joyeusement et que la vie était belle. Mais malheureusement elle était loin de la vérité. La vérité était qu'elle se sentait mal. La vérité était qu'elle n'en voulait qu'à moitié à Bellamy. La vérité était qu'il n'avait fait que lui redire ce qu'elle savait déjà. La vérité était qu'il lui manquait affreusement.

- Non. Mes affaires n'avancent pas. Pas du tout même. Elles sont au point mort.

- Oh je suis désolée.

- Moi aussi.

Elle soupira et se retourna vers la fenêtre qui donnait sur la cour. D'ici elle pouvait le voir. Il marchait main dans la main avec Bailey Warren. Bailey Warren. Son éternelle ex. Pas tout à fait ex en fait. Ils se remettaient ensemble toutes les semaines après avoir "rompu définitivement". C'est ce qu'ils disaient en tous cas. Le pire dans tout ça c'était que Clarke ne détestait pas Bailey. Tout le monde adorait Bailey. Bailey était la fille la plus belle et la plus sympa du lycée. Elle n'était pas hautaine comme toutes les fille populaires, elle n'était pas hypocrite à dire du mal des gens derrières des sourires vicieux. Elle ne sous-estimait pas les filles plus jeunes qu'elle. Non, Bailey était parfaite. Présidente du club d'abstinence. Présidence du comité de bienfaisance de son lycée. Fille unique du sénateur Robert Warren. Elle était même à la tête d'un petit club de son lycée ; le club des semi-orphelins. Clarke s'était esclaffée quand Octavia avait voulu l'y emmener après la mort de son père mais il s'était avéré que ces réunions lui aviét fait beaucoup de bien. Chaque membre ayant perdu un parent faisait part de son expérience et Octavia et elle ayant toutes deux perdu leur père, avaient vite pu s'identifier aux histoires des autres. Celle de Bailey avait beaucoup touché Clarke. Sa mère était morte quand elle avait 4 ans, d'un cancer alors qu'elle attendait un deuxième enfant. L'expérience avait été très douloureuse pour Bailey qui avait perdu d'un coup sa mère et sa petite soeur. Et Clarke l'avait choisi comme marraine. Une marraine qui l'avait beaucoup conseillé et aidé pendant la très dure période du deuil de son père. Elle était devenue comme une grande soeur pour elle, un modèle. Un modèle qui sortait avec le mec de ses rêves.

- Hey Clarke ! Tu m'écoutes ou pas ?

Clarke sortit de sa rêverie et se tourna vers Octavia.

- Quoi ? Excuse-moi tu me parlais ?

- Oui ! Je voulais juste te faire remarquer que Wells Jaha ne t'avait pas lâché des yeux pendant toute l'heure.

- Wells Jaha ? soupira Clarke en regardant Octavia d'un oeil dubitatif. Tu plaisantes j'espère ?

- Pas du tout.

Clarke leva les yeux et le ragarda. Aussitôt qu'elle croisa son regard, il se detourna comme si il avait été pris sur le fait.

- O ! En ce moment j'ai besoin de tout sauf d'un mec.

- Moi je crois que si au contraire ! Tu as désespérément besoin d'un mec.

- Mais pourquoi ? Je veux Bellamy moi ! Et personne d'autre !

- Mais justement ! Prends Wells Jaha et tu auras Bellamy.

- Quoi ?

- La jalousie Clarke ! Tu connais le concept de rendre un mec jaloux en faisant semblant d'être avec un autre ?

- Oui je connais. Mais il est hors de question que je me serve de ce pauvre Wells pour avoir Bellamy. C'est horrible.

- Et se servir d'Echo pour te rendre jalouse, c'est pas horrible ça ?

- Mais non ! T'es complètement à côté de la plaque là ! Bellamy aimait Echo.

- Rooh je t'en prie. Bellamy n'aimait PAS Echo. Bellamy t'aime toi ! Il SAVAIT qu'elle ne l'aimait pas non plus. Il SAVAIT que tu accourerais une fois qu'il aurait le coeur soi-disant brisé. Enfin Clarke ! Comment tu as pu te douter une seule seconde que Bellamy est amoureux d'Echo. Il ne sort qu'avec des blondes !

- Mais alors POURQUOI il m'a planté comme un vieille chaussette hier ? POURQUOI il m'a déballé tout ce discours comme quoi il est ce qu'il est et je dois l'accepter ?!

- Mais parceque c'est vrai. souffla Octavia d'une voix douce. Parcequ'il est comme ça. Il a joué franc jeu. Il t'a dit ce qu'il est vraiment au fond de lui. Et je suis d'accord aec lui Clarke. Si tu n'est pas d'accord avec ce qu'il est profondément alors c'est que tu ne l'aimes pas réellement.

- Mais bien sûre que si JE L'AIME. Toute les fibres de mon corps me hurlent que JE L'AIME. Tout ce qui est mort en moi, tout ce qui est sec et usé en moi reprends vie quand il est auprès de moi. Quand il est là je suis invincible. Rien ne m'atteint. Il n'y a plus que lui qui peut me faire du mal. Le reste ne compte plus. Plus rien n'a d'importance. Il n'y a plus que lui.

- Et bien qu'est ce que tu attends ? Montre-lui ce qu'il perd et va tout de suite voir Wells. on verra ce que Bellamy en dira.

- Tu as raison. Comme toujours. Je t'aime toi aussi. Elle l'embrassa sur la joue et alla vers Wells.

- Je t'ai observé de l'autre bout de la pièce et j'ai senti qu'on se plaisait bien toi et moi non ?déclara-t-elle d'un air hardi.

- Ça se pourrait en effet. répondit-t-il d'un air triomphant.

- Allons dans un coin plus tranquille. Dans la cour pas exemple. Elle lui prit la main et le tira derrière elle. Elle savait où était Bellamy. Elle savait où elle devait exactement se mettre pour qu'il les voit. Elle s'arrêta lorsqu'ils furent au pued de l'escalier et son regard croisa celui de Bellamy. Il embrassait Bailey. Cette vison dégoûta Clarke qui enroula ses bras autour du cou de Wells. Il posa brusquement ses lèvres sur les siennes et passa ses mains dans son dos. Le baiser n'était pas agréable du tout. Les lèvres gercées de Wells irritaient les siennes et son appareil dentaire l'écorchait. En plus de ça il puait de l'haleine. Mais elle joua le jeu de la fille amoureuse et bondit en enroulant se jambes autour de sa taille. Elle ne pouvait même plus regarder Bellamy puisqu'elle était trop occupée à empêcher Wells de faire certaines choses qu'elle devait faire semblant d'aimer. Elle sursauta lorsqu'elle sentit une main sur son épaule. Une autre main que celles de Wells qui se trouvaient malheureusement très occupées ailleurs. La main en question la tapota puis décolla de son épaule. Avant de percuter violemment la joue de Wells. Clarke se retourna et constata triomphalement que cette main était celle d'un Bellamy rouge de colère.