Coucou tout le monde ! Voici le chapitre 9 avec un peu d'avance. Merci aux quelques reviews que j'ai eu, c'est très motivant !
J'espère que ce chapitre vous plaira, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
Et pas de distinctions de langage pour ce chapitre !
Bonne lecture !
*Chapitre 9 - Vers les neiges éternelles*
*PDV Naessë*
J'étais assise dans ma cellule. Cette dernière était faite de pierre et la grille qui me retenait dans cette petite pièce était extrêmement solide, néanmoins pas assez pour contrer mes pouvoirs. J'aurais pu faire exploser la porte et m'échapper mais à quoi bon, grâce aux vibrations que je percevais dans la terre et la pierre, je savais qu'il y avait des gardes partout. A vrai dire j'attendais le moment précis où les troupes de Sauron arriveront, il me sera alors facile de m'échapper. Et si je ne m'en sortais pas, je savais que tôt ou tard, la vérité serait révélée et cela donnera lieu à une énième guerre, plus égalitaire que celle que nous vivons mais pas moins meurtrière. J'entendis des pas descendre l'escalier qui menait aux quelques cellules où je me trouvais. C'était Legolas. Peu importe ce qu'il pouvait se passer, il était toujours là, cela me donnait presque envie de sourire.
« Naessë ? », appela-t-il.
« Oui, je suis là. Cela dit je me demande où vous pensiez que j'étais. », fis-je avec cynisme.
Il s'approcha de ma cellule et ce qu'il vit eut l'air de l'amuser. Me voir assise par terre, faire des ricochets sur les murs avec une pierre trouvée à terre devait effectivement être hilarant.
« Vous auriez pu utiliser vos pouvoirs. », murmura-t-il.
« Oh mais pourquoi, je suis très bien ici. J'attendrais que vos chers soldats soient en fuite et après nous verrons si j'ai envie de sortir. », répondis-je avec un sourire.
« Nous ne pouvons pas attendre, je peux défier les gardes. Sauron arrivera demain dans la soirée et il est hors de question que je vous laisse ici. Comment voudriez-vous payer votre dette sinon ? », demanda-t-il en me décochant lui aussi un sourire.
« Très chevaleresque de votre part mais à quoi bon payer ma dette si en plus des Orques et de toutes ces créatures formidablement odieuses, nous avions en plus les elfes de votre peuple contre nous ? », demandais-je
Ce dernier marqua une pause. C'était bien un prince, se croyant toujours protégé derrière sa couronne. C'était étrange, je pensais qu'il était assez calculateur mais finalement, il était un de ces elfes sensibles, qui aime bien la justice rare dans ce bas monde.
« Partez, je vous rattraperais. Vous n'en avez pas encore fini avec moi. », fit-elle doucement en s'approchant de la grille.
« Mais… », protesta-t-il.
« C'est un ordre, votre altesse ! », lançais-je avec un petit rire. « Allez, vous devez aider votre peuple, je saurais sortir de là. »
Legolas s'apprêta à protester de nouveau mais fut vite stoppé par la détermination que j'affichais. Je saurais me sortir d'ici bien avant que Sauron et ses troupes n'arrivent à investir le royaume entier. Je lui fis un dernier sourire et il repartit, non sans hésitation. Je m'apprêtais à m'endormir à présent, bercée par les quelques échos qui parvenaient à mes oreilles.
*PDV Narration*
Iniel avait enfin été autorisée à repartir dans sa cellule après plus de douze heures de travail jusqu'au milieu de la nuit. Elle avait nettoyé absolument tout ce qui se trouvait dans la pièce, et elle eut le sol et les murs à faire en prime car elle n'allait pas assez vite au goût du maître. Deux coups de fouets reçus pour avoir brisé un plat et trois pour sa lenteur. Son dos la brûlait atrocement et elle le toucha à plusieurs reprises et vit que ses doigts étaient tâchés de son propre sang. Elle eut du mal à se tenir droite pour saluer le maître qui appela le garde de sa cellule pour qu'il la ramène et il valait mieux qu'elle marche sinon elle se ferait traîner par terre comme elle avait vu le faire avec un garçon de la maison voisine qui ne pouvait plus se relever. Ils ouvrirent la porte de la cellule et la poussèrent violemment à l'intérieur. Elle eut bien du mal à tenir sur ses jambes mais parvint à rejoindre son couchage qui se composait d'une cape très épaisse que Sam avait réussi à dénicher et d'un peu de paille dessous. Elle dut s'allonger avec d'infinies précautions pour ne pas éveiller davantage la brûlure de son dos. Miron et Sam qui étaient endormis se réveillèrent d'un bond.
« Oh ma dame, comment allez-vous ? », demanda Miron l'air ensommeillé.
« Je… Mis à part mon dos qui me brûle, je vais bien. », fit-elle en se redressant finalement en position assise. Elle descendit légèrement les bretelles juste en-dessous de l'épaule pour montrer les quelques plaies qu'elle avait reçu. Ces derniers eurent l'air désolé et accablé par les blessures de la jeune fille. Elle chuchotait comme les deux compères pour ne réveiller personne et ne pas s'attirer les foudres du garde. « Mais je peux me soigner seulement si vous me cachez avec votre cape du garde dehors. »
« Comment… ? », demanda alors Sam.
« Faites ce que je vous dis, ayez confiance. », fit Iniel avec douceur.
Les deux Hobbits attrapèrent les capes qui recouvraient la montagne de paille qui composait leur lit et les étendirent de sorte à ce que le garde ne puisse plus voir. Iniel mima un cercle avec ses mains et un petit halo d'énergie s'y forma avant de courir sur son corps, refermant au passage les blessures occasionnées par la journée. Elle se contrôla avec force pour ne pas émettre trop de lumière. Miron et Sam étaient vraiment impressionnés, ils étaient bouche bée et regardaient avec stupeur les plaies se refermer. Une fois le sortilège rompu, les Hobbits laissèrent retomber leur cape et les replacèrent sur leurs lits.
« Vous êtes une magicienne ? », demanda Sam avec les yeux brillants.
« Pas… exactement mais vous pouvez le dire ainsi. », fit Iniel.
« Comment cela pas exactement ? », demanda Miron.
« Et bien, je fais parti des sorcières, ceux qu'on appelle magiciens ne sont pas tout à fait comme nous. », expliqua Iniel.
« C'est incroyable ! Vous auriez pu les utiliser pour vous enfuir ! », s'exclama Sam à voix basse.
« Et laisser cette cité ainsi ? Non, je veux trouver un moyen d'aider tout le monde. Et pour vaincre l'ennemi, il faut d'abord le comprendre, vous ne croyez pas ? »
« C'est très sage mais imprudent ma chère, il se peut que vous ne sortiez jamais. », fit tristement Miron.
« Si j'arrive à rallier un certain nombre à ma cause, cela peut fonctionner. », déclara Iniel avec persuasion.
« Je n'ai pas totalement foi en votre plan mais nous vous aiderons par tous les moyens, vous pouvez en être sûre ma dame. N'est-ce pas Sam ? », fit Miron avec un regard pétillant tandis qu'il se tournait vers Sam.
« Evidemment ! », répondit-il avec un sourire.
« Je vous remercie et vous souhaite une bonne nuit chers messieurs. », fit Iniel en bâillant à moitié, se couchant sur le dos pour s'endormir en quelques minutes.
« Bonne nuit, ma dame. », firent en chœur les deux Hobbit avant de faire de même.
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Un tremblement se fit ressentir et Naessë se leva aussitôt dans sa cellule. Elle sentait la terre trembler et pas de façon naturelle. Elle tremblait très fortement et Naessë eut bien du mal à tenir debout et s'affaissa contre le mur. Il y avait là de la magie noire, elle en était certaine et elle allait mourir si le haut de la cellule lui tombait dessus. Soudain, sa cellule se disloqua de la petite cour qu'il y avait devant. Les barreaux se décrochèrent et basculèrent dans le vide. La roche commença à se fissurer petit à petit. Si elles atteignaient Naessë, elle basculerait dans le vide. Et les tremblements ne cessèrent pas et s'amplifièrent même. Elle courut le plus vite possible pour sauter depuis sa cellule ouverte jusqu'à la cour, qui était encore intacte. Elle ne sauta pas assez loin et se raccrocha de justesse au bloc de la cour, les pieds dans le vide. Elle tenta de remonter par la force des bras mais elle n'y arrivait pas.
« Tu ne peux pas mourir ici, Naessë. Pas maintenant ! », s'intima-t-elle en forçant encore sur ses bras, en vain. Elle appela à l'aide. « Aidez-moi ! »
Elle se sentit stupide d'avoir pensé que ce serait facile. Un bloc se décrocha et sa main gauche se déroba, la faisant se balancer dangereusement sur une main. L'autre se raccrocha bien vite sur le bord que Naessë regardait de façon désespérée. Elle regarda en bas et vit que le gouffre était suffisamment profond pour qu'elle meure sur le coup. Elle se sentit faiblir, ses mains s'écorchant sur la roche qui commençait à se fissurer. Une expression d'horreur se peignit sur son visage tandis que son regard balayait la roche qui se craquelait. Soudain elle lâcha prise et ferma fortement ses yeux, n'osant pas se voir mourir. Elle se sentit arrêtée net dans sa chute, rattrapée par deux bras. Elle ouvrit les yeux et les leva jusqu'à tomber sur les yeux bleus de Legolas. Ce dernier la remonta avec force et l'aida à se relever. Elle était sous le choc de l'émotion, ses yeux tendaient vers le gris et le noir tout en passant par diverses nuances de bleu, entremêlés de peur et de soulagement aussi.
« Je ne vous attendais plus ! », s'exclama-t-elle en reprenant son souffle.
« Vous m'aviez dit que vous n'en aviez pas fini avec moi, alors j'attendais patiemment que vous sortiez. », fit-il avec un sourire narquois.
« Oubliez tout ce que j'ai dit ! Il faut partir ! », s'exclama Naessë qui sentait que la plateforme ne tiendrait pas davantage.
« Je n'osais vous le demander ! », s'exclama-t-il.
« Ce n'est pas le moment de plaisanter ! », répliqua-t-elle en s'élançant vers les escaliers dont certaines marches étaient partiellement détruites.
« Un merci aurait pu suffire ! », lança-t-il alors qu'il la suivait.
« Je vous remercierais bien maintenant mais le protocole prend un temps que nous n'avons pas ! »
Ils gravirent les nombreuses marches en un temps record alors que toutes les plateformes qui se trouvaient sous eux s'affaissaient. Ils arrivèrent enfin au niveau des habitations, c'était la panique parmi ceux qui n'étaient pas encore partis. Tout le monde s'agitait et courait dans tous les sens, criant quelques mots en elfique pour prévenir ceux qui avaient choisi de rester. Legolas entraîna Naessë à sa suite vers les écuries. Il entra et prit son cheval, qui ne portait qu'une bride. Il monta dessus et tendit un bras vers Naessë, qu'elle hésita à prendre. Mais elle la prit néanmoins et monta derrière lui, s'accrochant à contrecœur à sa taille. Ce dernier lui fit un sourire et talonna son cheval, ouvrant en grand les stalles, libérant ainsi les autres chevaux pour qu'ils puissent vivre eux aussi. Legolas dirigeait sa monture avec grande précision pour ne heurter personne et en quelques minutes, ils galopaient déjà dans la forêt sombre, la porte étant grande ouverte. On pouvait voir au loin les Orques grogner en se ruant vers le royaume de la Forêt Noir. Le cœur de Legolas se serra à l'idée de voir tout ce qui avait été sa vie réduit à néant. Malgré l'absence de selle, ils n'eurent aucun mal à garder l'équilibre, montant tous les deux depuis bien des hivers. Ils suivirent le sentier tracé par les gardes deux jours plus tôt et qui avait servi à évacuer la majorité de la population pour arriver à la lisière de la forêt.
Naessë se cramponnait à Legolas qui ne faisait pas dans la dentelle avec son cheval pour le pousser au maximum afin de s'éloigner le plus vite possible. Lorsqu'ils sortirent de la forêt, ils se tournèrent vers cette dernière et entendirent les cris Orques qui hululaient de joie à l'idée de dévaster un énième royaume. Soudain Naessë ressentit une violente sensation et elle porta ses mains à sa tête et on vit des flammes s'élever au loin dans la forêt.
« Les arbres sont en train de mourir. Je les entends agoniser. », fit Legolas avec tristesse.
« Je les sens moi aussi. Et votre père ? », demanda Naessë.
« Il s'en sera sorti, c'est un grand guerrier. Toute la population ou presque a été évacuée. Nous devrions partir nous aussi. », conseilla Legolas.
« Pour une fois, je suis bien d'accord avec vous. », répondit Naessë.
Et ils se remirent au galop, ne sachant pas exactement où ils allaient mais Legolas avait en tête de rejoindre les montagnes au nord dans l'espoir d'y trouver Aragorn. Naessë ne posa pas de question sur la direction, Legolas semblait sûr de lui. Elle ne put s'empêcher de penser au magnifique royaume des elfes détruits par les Orques. Elle se rappelait encore lorsqu'on avait brûlé les humbles habitations des sorcières il y a plus de deux cent ans et se souvint alors combien elle était triste et effrayée alors qu'elle s'enfuyait vers une terre inconnue et mystérieuse.
Ils galopèrent pendant des heures sans s'arrêter. Ils rejoignirent l'Anduin qu'ils suivirent rigoureusement, Legolas connaissant très bien cette région. Il voyait déjà de très loin le Carrock et son escalier géant et savait que l'ancien gué ne serait plus très loin à présent. Il sentait que Naessë était littéralement bouche bée devant la beauté du paysage automnal. Les grandes plaines, les arbres, le soleil qui se levait à peine et le fracas du fleuve avait de quoi impressionner. Elle profitait de chaque seconde et gravait toutes ces images dans sa mémoire. Puis elle observa le fleuve sans voir de passage visible.
« Dites-moi, vous ne m'aviez pas dit qu'il nous faudrait nous mouiller, elfe. », fit-elle avec un petit rire.
« Il y a un ancien gué, autrefois il y avait un pont et c'est le seul endroit où l'on peut traverser sans trop se mouiller comme vous dites. », expliqua l'elfe qui montrait justement ce dont il parlait.
« Si vous le dites. », répondit-elle en se replongeant dans la contemplation du paysage.
Ils y parvinrent enfin. Effectivement c'était l'endroit le moins profond du fleuve et lorsque Legolas intima à sa monture d'augmenter légèrement l'allure, ce dernier s'enfonça allègrement dans l'eau claire et avança avec courage. Le courant était plutôt fort mais le cheval résistait, le poids qu'il avait sur le dos l'aidant un peu. Ils arrivèrent de l'autre côté sans trop de difficultés, le cheval ayant confiance en son cavalier qui l'encourageait gentiment. Naessë eut un sourire en observant la complicité qu'il y avait entre Legolas et son cheval.
« J'ai rarement vu une telle complicité entre un animal et son maître. », commenta-t-elle.
« C'est vrai que c'est un véritable ami, il m'a accompagné tellement de fois et je l'ai dressé moi-même. Cela faisait longtemps que j'attendais de le reprendre. », fit Legolas tout en guidant sa monture avec ses rênes.
« Il vous le rend bien, je me demande d'ailleurs si ma jument est bien rentrée. », soupira Naessë.
« Les chevaux n'ont pas leur pareil pour retrouver leur route. Nous avions un poney qui nous accompagnait moi et mes huit autres compagnons. Il appartenait à un Hobbit et lorsque nous l'avions laissé, il a retrouvé sa route tout seul sans encombre. », raconta-t-il avec un regard dans le vague, songeant encore au voyage qu'il avait entreprit quelques mois plus tôt.
« On va dire que je suis rassurée. », rit-elle.
Ils s'arrêtèrent non loin du gué pour permettre au cheval de se reposer car traverser ce fleuve à fort courant avait été éreintant. Les deux compagnons s'assirent sur deux rochers l'un en face de l'autre et soufflèrent. Legolas se releva et s'approcha de Naessë.
« J'ai pensé que vous aimeriez récupérer ceci. », commença-t-il en sortant de sous sa cape une dague dans son fourreau sculpté de symboles blancs.
« Ma dague ! », s'exclama-t-elle en la prenant dans ses mains, l'admirant comme s'il s'agissait d'une vieille amie. « Merci, j'aurais été quelque peu embarrassée si nous avions eu un comité d'accueil. »
Un gargouillis sourd se fit entendre. Cela faisait plus d'une journée qu'elle n'avait rien mangé du tout et son estomac criait, hurlait famine. Naessë eut un rougissement qu'elle calma aussitôt et Legolas d'un air amusé sortit des lembas, de sous sa cape.
« Dites-moi, votre cape est comme une caverne aux trésors ou vous avez caché une sacoche sous votre habit ? », demanda Naessë avec un sourire narquois.
« Disons que je suis plein de mystères. », dit-il le plus sérieusement du monde.
« Faites attention à vos chevilles, bientôt elles enfleront tellement que vous ne pourrez plus monter sur votre cheval et je devrais dire adieu à vos mystères. », se moqua Naessë tout en mordant dans un lembas.
Elle en mangea trois d'affilé et Legolas se souvint qu'elle n'avait pas mangé du tout depuis plus d'une journée et il se sentit stupide de ne pas lui avoir proposé plus tôt.
« Et l'on dit que cela peut remplir un estomac d'homme. », fit Legolas en la regardant manger goulûment les lembas.
« Je dois en posséder trois alors ! », plaisanta-t-elle. « Savez-vous où nous allons ? »
« Oui, je vais chercher mon ami Aragorn, il se trouve dans le nord, vous l'avez entendu comme moi. », indiqua Legolas en pointant le nord de sa main.
« Effectivement. Et nous sommes à combien de lieues de cet endroit ? », demanda Naessë.
« Je dirais… une trentaine environs, nous sommes encore assez loin des montagnes. », calcula Legolas avec sa mémoire infaillible.
« J'espère qu'ils procurent de chaudes étoffes pour la montagne car cette robe est des plus inconfortables et ne couvre pas vraiment énormément de chose. », ironisa Naessë.
« Je vous donnerais ma cape, les elfes ne craignent pas le froid. », fit-il en observant l'horizon.
« Trop aimable ! », le remercia-t-elle avec son sarcasme habituel.
Soudain elle fronça les sourcils et se retourna vivement sur les lieues qu'ils venaient de parcourir. Elle se leva aussitôt et Legolas la regarda pour lui demander ce qu'il y avait pour qu'elle devienne d'un coup aussi suspicieuse envers le paysage qui était des plus majestueux.
« Nous devons partir, nous sommes suivis. », fit-elle d'un ton plus sec.
« Comment le savez-vous ? », questionna Legolas. Il ne sentait pas grand-chose même avec ses sens surdéveloppés.
« Faites-moi confiance je le sais, je peux capter les ondes magiques et celles qui arrivent sur nous ne seront pas vraiment d'une bonne compagnie si elles nous trouvent. », expliqua-t-elle avec exaspération. Ne pouvait-il pas simplement lui faire confiance ?
« Ne vous énervez pas, je demandais simplement. », fit-il d'une voix plus douce, pour la calmer.
Naessë se radoucit et s'approcha de l'elfe toujours assis sur la pierre. Elle s'approcha à petits pas et, se baissant légèrement, posa une main sur sa joue. Cette dernière était chaude et contrastait avec la fraicheur de sa peau. Elle enviait les elfes qui ne ressentaient pas la température. Bien sûr, ses pouvoirs pourraient lui permettre d'avoir de la chaleur mais elle préférait les conserver pour un moment plus propice. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres rosées et ses yeux se teintèrent d'espièglerie. Elle les plongea dans ceux de Legolas, qui était comme dans l'attente de savoir ce que lui réservait Naessë.
« Vous posez bien trop de questions elfe. », murmura-t-elle à voix basse.
Legolas se sentait très étrange après ce contact, une sensation qui ne l'avait jamais traversé auparavant et qui se répandait dans le contact qu'il avait avec elle. Avec cette main fraîche et douce qui se retira presque aussitôt. Et ce regard qu'ils s'étaient jetés, était des plus profonds et des plus sincères, c'était une expérience troublante pour les deux êtres. Naessë se releva et se félicita mentalement d'avoir su troubler ce petit prince. Car même si elle était tout autant troublée, elle sentait que Legolas était un peu perdu. Elle alla vers le cheval qui broutait paisiblement et monta dessus sous les yeux éberlués de Legolas.
« Alors, vous montez ? », demanda-t-elle avec un sourire.
« Derrière vous ? », questionna Legolas.
« Bien sûr que non, sur sa tête ! », ironisa-t-elle avant de reprendre d'une voix autoritaire. « Derrière moi. A mon tour de prendre les rênes. »
« Ai-je le choix ? », demanda-t-il avec un air malicieux.
« Oui, vous pouvez courir derrière nous ! », rit-elle en le laissant se hisser sur le cheval.
« Mes nobles jambes se sentent bien mieux à cheval. », fit Legolas avec humour.
« Vos nobles jambes, vous dites ? Accrochez-vous ! », ordonna Naessë avec un petit rire. Il avait de l'humour cet elfe, une chose bien rare.
Ce dernier eut quelques réticences à s'accrocher à Naessë. Poser les mains sur les hanches d'une femme n'était pas une chose qu'il avait l'habitude de faire mais il n'eut pas le choix, son cheval démarra en trombe et en quelques secondes ils étaient déjà au grand galop. Un elfe étant très léger, le cheval n'avait que le poids de Naessë à supporter. Legolas la dirigeait parfois lorsqu'elle hésitait mais dans l'ensemble la laissa faire. La chaleur que dégageait le corps de Naessë réveillait les sensations étranges qu'il avait ressenties. Il ne parvenait pas à définir leur signification. Cette dernière se sentait agréablement bien, d'une part l'encolure du cheval qui se balançait au rythme de son galop et de l'autre Legolas et ses mains qu'il avait posé sur les hanches, sans trop presser. Les heures passèrent sans qu'ils n'eussent à s'arrêter une seule fois. Après plus de trois heures, ils arrivaient enfin vers les montagnes, magnifiques et impénétrables, surplombant toute la plaine avec la blanche neige à leur sommet.
J'espère que ce chapitre vous aura plu ! N'oubliez pas de reviewer ! Et à la prochaine pour un nouveau chapitre, un personnage de la Communauté va y apparaître. Je compte sur vous !
