Bon. Je suis un chouïa en retard. J'en suis sincèrement désolée, vraiment ! Surtout que la traduction était terminée depuis un moment, c'est la correction qui a pris du temps...
Et le pire, c'est que ça va pas aller en s'arrangeant : à partir de septembre les choses sérieuses commencent, je rentre en classe de prépa, ce qui va probablement me laisser beaucoup moins de temps pour écrire/lire/traduire des fics. Rien que là, je croule sous les trucs à lire et à revoir (d'ailleurs, je poste ce chapitre tout en ignorant résolument Conscience et les Pensées de Pascal.) Gnarf.
Donc bon, je ferais de mon mieux pour ne pas (trop) vous faire attendre, mais... ne vous faites pas trop d'illusions, quand même... (désoléééééééééée !)
Mais sinon, je tiens vraiment à remercier tous/toutes ceux/celles qui me lisent, qui continuent à me suivre, tout ça... Merci énormément, franchement ! Z'êtes supers !
Chapitre 10 : The Trials of Fatherhood
ou
C'est dur dur d'être un parent !
(référence musicale, qui a trouvé ?)
.
L'écho de leurs pas perturbait le silence dans lequel la forêt était plongée, Newgate ouvrant la marche entre les arbres. Izo et Vista couraient à ses côtés, pour ne pas se laisser distancer. Namur et Joz les suivaient un peu plus loin derrière, aucun d'eux n'arrivant à égaler le rythme que leur Capitaine imposait.
Newgate gardait son regard fixé droit devant lui, évitant les arbres sans y penser, instinctivement. Ses pensées étaient toutes dirigées vers les gamins et leur capacité à s'attirer des ennuis, sa poitrine se serrait douloureusement.
Il était en colère.
Frustré.
Effrayé.
Ils étaient partis depuis des heures, il n'y avait aucun moyen de savoir dans quels problèmes ils avaient pu se fourrer. Une rage froide brûlait dans sa poitrine.
Il était tellement, tellement furieux.
Il aurait du être plus prévoyant, plutôt que de laisser ses trois plus jeunes enfants partir en vadrouille comme ça. Bon sang, il aurait du comprendre à la seconde où Thatch lui avait posé la question !
Les paroles de son fils tournaient en boucle dans son esprit.
-Hey, Père, est-ce qu'on peut aller faire un tour en ville, avec Marco ? Pour chercher des provisions ?
Des provisions, ben tiens.
Ce gamin ne pouvait pas se charger de l'approvisionnement sans se mettre dans les ennuis, même sur une île sans le MOINDRE marine.
Et qu'avait-il répondu ?
"Soyez prudents."
Soyez prudents !
Thatch l'avait probablement vu comme une invitation à peine déguisée. Bordel, s'il avait été à sa place, même lui l'aurait pris comme une invitation !
Il ne pouvait pas croire qu'il avait été aussi stupide. Même si Marco était parti avec lui, il avait fait une énorme erreur. Marco n'attirait ou ne recherchait pas autant les problèmes que Thatch, mais ça ne l'empêchait pas de s'y enfoncer gaiement une fois qu'ils avaient commencé (habituellement à cause de Thatch). Et penser qu'Haruta était avec eux...
Il n'était pas assez naïf pour croire que la fillette était une innocente victime embarquée contre son grès dans les plans des garçons. Elle aussi y était allé de son plein gré – qu'elle ait eu ou non l'accord de ses deux frères. Ils pouvaient s'être fourrés dans n'importe quel genre de problème.
Mais aussi immense que soit sa colère, elle n'était en rien dirigée contre eux. Sa frustration [1] et sa peur, oui, évidemment. Mais sa rage était toute entière tournée contre lui-même... et tous les Marines qui pourraient oser s'en prendre à sa famille.
Si quoi que ce soit leur arrivait, il ne pourrait jamais se le pardonner.
Refusant d'envisager le pire, Newgate arriva enfin devant l'immense clôture métallique acérée qui marquait le début de la base.
Penser à ce genre de choses ne changerait rien à la situation, au contraire.
Attrapant deux barreaux face à lui, il les tordit avant d'entrer par l'ouverture ainsi créée.
Les autres se hâtèrent à sa suite, l'encadrant de chaque coté. Jozu et Izo sur son flanc droit, Vista et Namur à sa gauche.
Vista haussa un sourcil en observant la base apparemment déserte.
-Quel est le plan Oyaji ?
-Trouvez-les. On retournera cet endroit s'il le faut, mais trouvez-les.
BANG!
Le bruit d'une détonation fut comme un électrochoc, et ils se précipitèrent dans la direction d'où elle avait semblé jaillir.
Le père qu'était Newgate avait de plus en plus peur.
Par pitié, faites qu'il ne soit pas trop tard...
-Thatch ?
-Ouais, Marco ?
-Père nous a totalement donné la permission quand il a dit "faites attention", pas vrai ?
-Uh…
BANG!
-Omph !
Marco tomba à genoux quand une balle lui troua l'épaule, sa main dissimulant aussitôt la plaie et les flammes bleues qui la recouvraient déjà.
-Ne tirez pas ! Je ne vous ai pas autorisé à faire feu !
Il pouvait sentir Haruta trembler derrière lui, ses poings serrés sur sa chemise. Penchant sa tête pour que les marines ne puissent pas voir sa bouche, il chuchota aussi vite que possible.
-Haruta, je vais bien, mais il faut que tu me lâches !
Bien qu'hésitants, les doigts de la fillette se desserrèrent, libérant Marco.
Les quatre fugitifs se murèrent ensuite dans le silence pendant que le commandant de la base se pavanait, fier comme un paon, débitant des absurdités que Thatch ne voulait -et ne pouvait, d'ailleurs- définitivement pas écouter.
-...et donc ! Sous mon commandement suprême ! Moi, le Commandant Lawrence ! Je vous condamne à-
CRASH!
Les bâtiments sur leur gauche s'effondrèrent.
Le nuage de poussière se dissipa peu à peu, révélant cinq silhouettes imposantes.
Edward Newgate se redressa de toute sa taille en s'approchant de ses enfants.
-Vous avez commencé sans nous, gamins.
Vista et Izo levèrent leurs armes.
Joz recouvrit son bras droit de diamant.
Namur sourit de toutes ses dents -tranchantes comme des rasoirs.
Le commander Lawrence recula de quelques pas.
-Qui– ?!
Marco se jeta sur les marines abasourdis.
Projetant son pied sur la poitrine du commandant, il se propulsa en l'air, sûr que Thatch et Blenheim s'occuperaient de protéger Haruta.
-Impossible !
-Un phénix !
-Ils ont des pouvoirs !
-Qu'est ce que vous attendez ?! Feu !
-Tout ce que je vous demande, c'est qu'à l'avenir vous me préveniez avant de lancer un raid sur une base Marine.
-Oui Père.
Marco, Thatch et Haruta baissèrent la tête face à la réprimande. Ils n'avaient jamais voulu décevoir l'homme qui était devenu leur père.
Posant un genou à terre, Newgate les serra tous les trois contre lui. Après avoir relâché son étreinte, il sourit à nouveau. Après tout, il n'avait jamais été réellement en colère contre eux. Il reçut trois tentatives de sourire en retour, lesquels s'élargirent quand il finit sa phrase.
-Comme ça, la prochaine fois on vous accompagnera.
Cette fois-ci la réponse fut vraiment enthousiaste.
-Oui Père !
-Bien, alors qu'est ce que vous avez trouvé, hmm ?
-Ah, et bien voici Blenheim. Il était dans une cellule. C'est un charpentier. dit Marco en désignant le concerné,lequel s'était assis à coté de Joz. Les présentations étaient passées au second plan, le plus urgent étant de quitter l'île.
-Blenheim, voici Père.
-Enchanté.
-Guarara ! De même !
-Alors tu es d'accord ?
Vista acquiesça en enroulant sa moustache entre ses doigts.
-Bien sûr Marco.
-Excellent. Oi Haruta ! Viens voir !
Izo se renfrogna en voyant Haruta abandonner leur séance "vernis à ongles" pour se précipiter vers Marco. Haruta pouvait devenir et faire ce qu'elle voulait, mais il n'y avait pas moyen qu'il la laisse grandir sans lui faire découvrir les trucs de filles qu'on découvrait normalement à son âge.
Maintenant, si seulement il pouvait la convaincre de laisser pousser ses cheveux...
-Qu'est ce qu'il y a, Marco ?
-On avait récupéré un truc pour toi, sur l'île.
La confusion plissa ses traits.
Quelque chose pour elle ?
Mais ils avaient déjà montrés tout ce qu'ils avaient trouvé à Oyaji...
-Pour moi ?
-Pour toi. C'est dans le sac.
Marco tourna la tête vers le sac au contenu indéterminé posé contre le bastingage.
Haruta se dirigea vers l'objet en question, mais se figea avant de l'ouvrir, observant Vista et Marco avec suspicion. Elle ne pouvait pas voir Thatch, mais ça ne voulait rien dire, il pouvait très bien rôder dans le coin en attendant la chute de sa blague.
Jozu, Namur et Blenheim étaient aussi à proximité, mais ils n'avaient pas l'air de lui prêter attention, donc il y avait peu de chance qu'ils aient prévu de lui faire une blague. Et elle ne connaissait pas Blenheim suffisamment bien pour pouvoir dire s'il était du genre farceur.
Il pouvait très bien être du même style que Joz, cela dit.
Quelqu'un dont on n'imaginerait jamais qu'il puisse prendre part à ce genre de choses, seulement pour se retrouver à crachoter de l'eau après qu'il vous ait balancé à la mer (alors qu'il avait dit vouloir vous porter sur ses épaules). Tellement sournois !
-Est-ce que je risque de perdre mes cheveux ?
Marco face à l'accusation injustifiée -il était loin d'être aussi dangereux que Thatch, dans ce domaine.
Ou que le Paternel.
-Contente-toi de l'ouvrir.
Haruta ouvrit donc le sac avec force précaution, et en retira vivement sa main en voyant le sourire de Marco s'élargir.
Il roula des yeux en voyant sa prudence, avant de l'asticoter.
-Mais fais-le juste, trouillarde.
Haruta décida de ne pas répondre, préférant lui tirer la langue avec une maturité remarquable. Ce qui ne l'empêcha pas de regarder enfin à l'intérieur du sac, pour en retirer immédiatement le contenu, et d'écarquiller les yeux tout en se tournant vers Marco pour qu'il confirme.
Pour de vrai ?
-Tu commences à t'entraîner avec Vista dès demain, après le petit-déjeuner. Je serai là pour superviser tes leçons.
Haruta laissa échapper un cri de joie avant de sauter dans les bras de Marco.
-Merci merci merci ! T'es le meilleur, Marco !
Izo haussa un sourcil, commentant avec une moue vexée.
-Pardon ? Je croyais que c'était moi, ton frère préféré ?
-Désolé Izo. Tu pourras l'être demain.
Penchant la tête sur le coté, la fillette se corrigea.
-Ah non, en fait, demain c'est le tour de Vista. Tu pourras l'être après-demain, alors.
Izo fit mine d'être dégoûté par le délai supplémentaire.
-Très bien, mais on se fait une séance "vernis à ongles" pour compenser.
-On n'est pas perdu, yoi.
Thatch se baissa pour éviter une toile d'araignée tendue entre les arbres, et se retrouva face à un rideau de ce qui ressemblait vaguement à de la mousse. Il se mit aussitôt à courir en rond sur le pont du bateau pour essayer de se débarrasser de la substance gluante, et réussit finalement à la jeter loin de lui.
-Oh vraiment ? Alors on est où ?
Joz grogna dans sa barbe quand le machin gluant lui atterrit sur la poitrine. Vista ricana, jusqu'à ce que le machin en question ne tombe sur son chapeau avec un bruit visqueux. Se renfrognant, il saisit la chose entre le pouce et l'index. Son sourire revint au moment où il avisa le dos exposé de Namur. L'Homme-poisson sursauta en sentant quelque chose tomber sur son dos, se tordant le cou pour essayer de voir ce que le quelque chose en question était.
-Qu'est-ce que c'est ?
Apercevant les sourires entendus de Vista et Joz, Namur essaya désespérément de regarder son dos.
-Izo ? Qu'est-ce que c'est ? Enlève-le !
L'interpellé eut l'air offensé qu'on ai pu ne serait-ce qu'insinuer qu'il pourrait accepter de toucher ça - quoi que ça puisse être. Heureusement, Haruta arriva rapidement à son secours.
-T'inquiète pas Namur, je l'ai.
La fillette prit le truc dans ses mains sans se soucier de sa consistance ou du "splosh" qu'il produisit lorsqu'elle le pressa entre ses doigts, et un sourire malicieux apparut sur ses lèvres alors qu'elle étirait le bras, visant leur navigateur frustré.
Marco ne remarqua ni ne se préoccupa de la boule gluante qui passa au dessus de sa tête comme il se penchait encore sur la carte étalée devant lui. Blenheim, lui, ne put manquer la chose qui s'écrasa sur le mur contre lequel il était adossé. La ramassant, il grimaça légèrement avant de la jeter par dessus bord, mettant du même coup fin au jeu de "passe-donc-ce-machin-gluant-à-ton-voisin".
Pendant ce temps, Marco en était presque à s'arracher les cheveux.
Il ne comprenait pas.
Il savait où ils étaient. ILS étaient exactement là où ils étaient censés être. C'était ce marécage qui n'était pas à sa place ! La carte ne disait absolument rien à propos de ce marais marécageux [2] où ils étaient pourtant en train de naviguer !
Il ne prit même pas la peine de répondre à la précédente provocation de Thatch, et se retourna vers son père, lequel s'était assis près d'eux lorsqu'ils étaient entrés dans le marécage susmentionné.
-On n'est pas perdu.
Les yeux ambrés de Newgate observèrent ceux de son fils, y lisant tout le désespoir qu'il essayait de cacher.
La peur.
Pas d'être rejeté, mais de le décevoir.
Marco ne savait pas s'il pourrait supporter de décevoir encore son père après leur dernière débâcle. En fait, il ne voulait plus jamais voir son père déçu, quelle que soit la raison.
-Je sais.
Le bateau trembla en heurtant quelque chose sous la surface de l'eau.
-Qu'est-ce que c'était ?
-Namur !
-Quoi ?! Oubliez ça tout de suite ! Je refuse d'y aller ! Regardez cette eau, elle est dégoûtante !
Deux cornes percèrent les eaux troubles, suivies par une tête et une voix furieuse.
-Oi ! Qui est "dégoûtant" ?!
[1] : "his frustration": le mot peut aussi bien vouloir dire "frustration" que "déception". Ici, vu que Newgate s'en veut pour ce qui arrive, je crois qu'il s'agit plus de la frustration de ne pas être là pour les protéger, que de la déception qu'ils l'aient "trompé". Enfin je suppose.
[2] : "ce marais marécageux" : je crois que ses nerfs commencent à fatiguer, ce qui explique les descriptions...descriptives. :)
Donc voilà, je suis encore une fois désolée pour tout le retard, mais il y a de fortes chances que ça ne s'arrange pas de sitôt. Je ferai de mon mieux pour que ça ne s'éternise pas, mais n'espérez quand même pas le prochain chapitre avant un petit moment... Désolée...
Pour ceux/celles qui lisent l'anglais, sinon, Ladeste en est déjà à 17 chapitres, si vous voulez...
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Une petite review, pour me dire que vous m'en voulez pas trop ?
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Vous m'en voulez pas trop, pas vrai ?
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Pas vrai ?
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S'il vous plaît ?
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