_ "Bonsoir..."
Harm devint soudain très pâle.
Mac se tenait debout devant sa porte, les mains dans les poches de son long manteau.
_ "Bonsoir." répondit-il en baissant les yeux et en la laissant entrer.
La jeune femme fit quelques pas dans la pièce, commença à retirer son manteau, et Harm dut alors se résigner à ne pas la voir s'en aller rapidement.

Il ne parvint pas à retenir un hoquet de stupeur : Mac portait exactement la même petite robe noire que ce fameux soir, bien que fraîchement lavée et beaucoup moins chiffonnée que dans son souvenir.

_ "Euh... Je vous sers... Je vous sers quelque chose ?" parvint-il tout de même à balbutier.

Mac ne répondit pas : elle s'était tournée vers lui et avait glissé deux doigts dans son décolleté. Hypnotisé, Harm la vit sortir doucement un papier, soigneusement plié et glissé entre ses seins. Elle n'allait pas lui laisser le temps de souffler ni de préparer ses répliques, elle attaquait directement.

_ "J'ai trouvé ça dans votre bureau..." dit-elle en le regardant droit dans les yeux.

Harm baissa la tête. Il avait parfaitement reconnu le papier qu'elle lui tendait et n'osait déjà plus la regarder.

_ "Harm, j'en ai assez de ne pas réussir à vous parler..." soupira-t-elle, comme il tardait à répondre.
_ Il n'y a rien à dire, Mac..." se renfrogna aussitôt celui-ci.
_ "Vous vous moquez de moi ?"
Harm ne répondit pas. Une fois encore, il avait dit exactement le contraire de ce qu'il aurait dû et une fois encore, il se maudit intérieurement pour la maladresse excessive qu'il avait avec les mots.

_ "Mac... Je suis désolé... Je ne voulais pas dire ça, c'est juste que... C'est... délicat."
Le regard de la jeune femme s'était soudain voilé d'une tristesse qu'il ne lui connaissait pas.
_ "Vous ne savez pas ce que vous voulez, Harm... Et j'en ai assez...
_ Mac, je... Je voudrais juste m'excuser...
_ Vous excuser ?!!! Mais de quoi, encore ?!!!"
Elle avait levé la voix et la tête pour planter son regard dans le sien.

Harm était au supplice. De plus en plus pâle, il respirait difficilement et cherchait ses mots.
_ "De... De ce que je vous ai fait... Je suis désolé, Mac, je donnerai n'importe quoi pour que ça ne se soit pas passé ! Je... Je suis navré..."

La gifle partit sans qu'il l'ai vue venir, il n'en prit conscience qu'en sentant sa joue s'enflammer. Mac le regardait avec des yeux furieux.

_ "Bon sang, Harm, quand allez-vous enfin cesser de vous excuser pour ce que vous êtes et ce que vous ressentez ?!!! Vous vous rendez compte que moi j'ai attendu ce moment pendant des années ?!!! Et vous me dites que vous auriez voulu qu'il ne soit jamais arrivé !!!"

Totalement interdit, Harm ne comprenait plus rien. La bouche ouverte et une main sur la joue, il finit par bredouiller :
_ "Mac, mais... Je croyais... Je... Je vous ai...
_ Quoi ???"
Il ne comprenait décidément rien.
_ "... Violée..." souffla-t-il d'un ton presque interrogatif.

Ce fut au tour de Mac d'ouvrir de grands yeux ébahis.
_ "... Violée ?"
Elle chercha à retrouver son souffle, qui s'était soudain fait très rare, et secoua la tête comme pour remettre ses pensées en ordre.
_ "Mon Dieu, Harm... C'est ce que vous avez cru ?"

Elle eut un petit rire étrange. Harm, de son côté, cherchait toujours à comprendre.
_ "Parce que... ce n'est pas le cas ?" bredouilla-t-il avec une soudaine note d'espoir dans la voix.
_ "Non !!! Bien sûr que non !!!"

Il poussa un profond soupir, sans savoir s'il devait se sentir soulagé. En réalité, il était incapable de mettre un nom sur ce qu'il ressentait.

_ "Harm..." reprit la jeune femme en baissant d'un ton, "vous croyez vraiment que si vous m'aviez violée je me serais laissée faire ?"

Haem leva la tête : elle lui souriait doucement. Il avait oublié Ninja Girl et le Devil Dog Marine... Il avait oublié que même s'il était bien trop grand et puissant pour qu'elle puisse jamais avoir le dessus, il ne s'en serait sûrement pas tiré sans dommages.
_"Je ne sais pas, Mac... J'étais tellement persuadé que... enfin... que..."

Un silence tomba entre eux. Harm ne savait plus quoi faire : il sentait sur lui le regard pénétrant de sa partenaire, comme si celle-ci cherchait à le sonder, à comprendre son fonctionnement, avec curiosité et intérêt.

_ "Je n'arrive pas à savoir pourquoi après tant d'années je vous connais encore si peu..." dit-elle d'une voix calme.
_ "Vous êtes pourtant une des rares qui me connaisse si bien." lui répondit-il sur le même ton de constat presque indifférent.
_ "Pourquoi ne voulez-vous pas vous laisser faire ?"

Harm ne répondit pas. Il avait de nouveau baissé les yeux.

_ "Harm..." reprit-la jeune femme d'une voix douce, en s'approchant de lui. "Laissez-vous faire... Laissez-vous aimer..."
Il n'avait tout d'abord pas prit conscience qu'elle se trouvait si près et ne fit pas un geste pour s'écarter. Elle avait posé une main sur sa poitrine et le caressait du bout des doigts, comme pour tenter de l'apprivoiser.
_ "Harm..."

Il avait fermé les yeux et entendit son nom vibrer comme un écho.
Sarah fit un dernier pas et se hissa sur la pointe des pieds. Elle ne le touchait que par le bout des doigts qu'elle maintenait posés sur sa poitrine.

Mais elle ne l'embrassa pas tout de suite. Elle lui donna un petit coup sous le menton, du bout du nez, comme un chat, et déposa un léger baiser sur la commissure de ses lèvres. Puis elle souffla doucement sur sa peau, le sentant se détendre sous la caresse tendre et quasi imperceptible, soulageant la joue encore un peu enflammée par la giffle. Déjà, il baissait la tête, son visage se tournait vers elle et ses lèvres s'entrouvraient, à la recherche de celles de la jeune femme, mais celle-ci l'ignora. Elle se mit à déposer de tout petits baisers un peu partout sur son visage, ses tempes, dérivant doucement de l'arcade sourcillière au menton, le long du nez, suivant le tracé sinueux de petites rides qu'elle ne connaissait pas. Elle glissa encore sur le cou, retraçant la ligne de la carotide, et dégringolant doucement jusqu'au petit creu, entre les clavicules, qu'elle gratifia d'un délicat coup de langue.
Harm poussait de légers soupirs tranquilles, les lèvres toujours entrouvertes, chatouillé par les cheveux de la jeune femme qui l'effleuraient à peine.

Sarah s'arrêta. L'espace d'une seconde, elle l'observa, prenant garde de ne pas brusquer les choses, de ne pas perdre ce moment de tendresse incroyable qu'elle avait réussi à provoquer.
Enfin, elle leva de nouveau la tête et s'approcha de ses lèvres. Elle déposa un nouveau baiser sur la commissure, juste assez loin, puis se mit à lui donner de tout petits coups de langues, tranquilles et caressants. Jusqu'à ce qu'elle sente la langue d'Harm tenter de s'immiscer entre ses lèvres. Elle le laissa faire, sans bouger, jusqu'à ce que finalement elle sente sa main glisser sur sa taille et dans son dos, et la presser contre lui.
A partir de là, elle se laissa complètement aller, enroulant doucement ses bras autour de son cou, se laissant emporter par la caresse de ce baiser et oubliant comme un charme tout ce qu'ils s'étaient dit ou fait les jours précédents.

Cette fois, elle le tenait et n'allait plus le lâcher.

Leur baiser ne se termina pas véritablement. Il se transforma peu à peu en légères caresses du bout des lèvres, puis en caresses du bout des doigts, avant qu'Harm ne niche son visage dans le cou de la jeune femme. Ils restèrent enlacés un long moment, sans parler, se respirant l'un l'autre. Sarah sentait Harm tracer de petits cercles du pouce dans le bas de son dos, juste entre ses reins et déposer quelques baisers dans le creu de son épaule. Elle se mit à frémir et se pressa un peu plus contre lui, crispant ses doigts autour de sa nuque.

Harm poussa un profond soupir.
Elle était là, enfin. Toute chaude et tendre, totalement offerte.

Il resserra encore son étreinte et enfouit un peu plus son visage dans son cou, se rassasiant de son parfum, de la douce tiédeur de ses cheveux. Il avait cru la perdre pour toujours et voilà que de nouveau c'était elle qui revenait, qui le provoquait. Il avait honte de lui : il ne la méritait pas. Il avait passé toutes ces années à jouer avec elle, sachant au fond qu'il la faisait souffrir mais incapable de s'en empêcher, et elle lui en avait voulu. Et chaque fois, pardonné.
Mais aujourd'hui c'était une fois de trop : il ne voulait plus jouer. A trente-sept ans, il avait brusquement décidé de grandir. Il n'avait pas le droit de lui faire ce qu'il lui avait fait, et venait de prendre la soudaine décision de passer les années à venir à lui faire oublier tous ces non-dits, tous ces moments gâchés à force de ne rien tenter. Ou de trop en faire.

Il se recula un peu, prit doucement le visage de la jeune femme dans ses mains, et la regarda un long moment. Sous la tendre pression de ses doigts, Sarah avait fermé les yeux et tourné la tête pour déposer un léger baiser sur sa paume. Elle prit une de ses mains dans les siennes et se mit à la parcourir doucement du bout des lèvres, d'abord sur le poignet, puis encore sur la paume, avant de remonter lentement le long des doigts. Harm la regardait faire sans bouger, sans même se rendre compte qu'il respirait à peine, et lorsqu'elle commença à caresser l'extrémité de ses doigts du bout de la langue et à les sucer délicatement, il entrouvrit les lèvres avec gourmandise. Il était fou de cette femme, de ses caresses, du sourire pétillant qu'il voyait naître dans ses yeux. Instinctivement, il avait approché son visage du sien, si près qu'il pouvait la faire battre des cils d'un souffle. Il se mit à l'embrasser sur le front, les tempes, avec une tendresse qu'il ne se reconnaissait pas, avant de céder à la tentation et de reprendre sa bouche, en enfonçant ses doigts dans ses cheveux, sur sa nuque, pour l'attirer toujours plus près.

Ce second baiser fut bien plus intense que le précédent : le désir avait fait place au balbutiement, à la douceur hésitante et presque craintive du début. Les mains d'Harm s'étaient faites possessives, et glissaient le long du dos et des reins de la jeune femme comme en territoire connu et dompté. Pourtant, il hésitait encore et ce fut une fois de plus Sarah qui lui donna le point de départ en commençant à déboutonner sa chemise. A peine les premiers boutons avaient-ils sauté que ses doigts se glissaient par l'entrebaillement et se mettaient à courir sur sa peau, avec une impatience non dissimulée. Harm sentit un long frisson lui hérisser l'échine.
_ "Sarah... Viens..."

La chemise à demi ouverte, il prit tout simplement la jeune femme par la main : ensemble, ils montèrent les quelques marches qui menaient à la chambre. Ce ne fut qu'une fois arrivé au pied du lit qu'il se tourna vers elle et, en un seul mouvement, il la prit par la taille pour la rapprocher de lui et enfouir son visage dans son cou.

Sarah l'avait de nouveau entouré de ses bras. Un long moment elle se laissa faire, les yeux fermés, le visage basculé en arrière et la gorge offerte, frémissant à chaque baiser un peu trop appuyé. Puis elle s'acharna de nouveau sur les boutons restants de la chemise, et la lui retira complètement pour l'admirer à son aise. Elle se mordit la lèvre d'un air appréciateur, en laissant simplement glisser le plat de sa main sur ce torse d'homme ou le griffant tendrement par endroits, attentive aux frissons qu'elle provoquait en lui. D'un doigt, elle redessinait chaque muscle, allant où bon lui semblait, sans prévenir. Elle grimpa ainsi soudain jusqu'à une épaule, sur laquelle elle laissa l'empreinte d'un baiser, avant de redescendre pour glisser le long de ses flancs, jusque dans son dos. Une joue posée sur sa poitrine, elle se blottit contre lui et laissa vagabonder ses doigts, lui arrachant un grognement ravi quand elle suivit le tracé de la colonne vertébrale du bout de l'ongle, de bas en haut.
Harm n'hésita plus. Ses doigts agrippèrent la fermeture éclair de la robe et firent exactement le même geste mais en sens inverse : ce fut à son tour de dégringoler le creu du dos de Sarah et de la faire vibrer. Lentement, il fit glisser la robe le long de ses épaules, se régalant du spectacle de toute cette peau nue, les yeux soudain rivés sur les seins encore emprisonnés dans leur confortable écrin de soie noire. La gorge sèche, il s'attarda à peine sur les hanches et envoya bien vite au diable la lenteur délicate qu'il avait adopté, pour faire tomber la robe avec impatience.

Sarah frissonna brusquement en sentant ses mains sur sa peau nue. Elle le sentit dégrafer son soutien-gorge et s'écarta à peine de lui, le temps de retirer les bretelles et de l'envoyer rejoindre la robe sur la moquette. Un soupir de plaisir lui échappa lorsqu'il se pencha vers elle et commença à parsemer sa poitrine de baisers légers comme des plumes. Il alla jusqu'à se laisser tomber à genoux pour se mettre à sa hauteur et, dérapant entre ses seins, continuer à semer des baisers sur ses flancs et son ventre. Sarah vibrait de tout son être.
_ "Lève-toi..." lui murmura-t-elle.
Harm obéit. La jeune femme tendit les lèvres vers lui et l'embrassa longuement, tandis que ses mains s'énervaient sur les boutons du jean qu'elles n'arrivaient pas à défaire, et ce fut Harm lui-même qui dut venir à son secours. Le jean et le boxer short qu'il portait tombèrent bientôt sur ses pieds nus, et allèrent tenir compagnie à la robe noire chiffonnée. Aussitôt, avec un sourire gourmand sur les lèvres, la jeune femme resserra les doigts autour de son sexe dur et Harm laissa échapper un gémissement de plaisir.
Mais elle ne s'éternisa pas : après l'avoir caressé pendant un bref instant, elle le prit aux épaules et le poussa doucement pour le faire culbuter sur le lit.

Harm se laissait faire avec un plaisir non dissimulé. Frémissant d'impatience, le souffle court et irrégulier, il la regarda faire glisser sa culotte de soie le long de ses jambes, avec une lenteur délicieusement insupportable. Après quoi, elle le rejoignit sur le lit, le regard planté dans ses yeux, et grimpa à cheval sur lui. Elle le touchait à peine, uniquement du bout des lèvres et les genoux serrés autour de sa taille, l'embrassant d'abord longuement avant de faire courir ses lèvres et sa langue sur son torse et son ventre, puis plus bas. Lorsque sa bouche vint se refermer sur son sexe, Harm sentit un long frisson naître au creu de ses reins et remonter sa colonne vertébrale à toute allure pour venir éclater sous sa nuque. Il se mit à haleter, à chercher un peu d'air, trop préoccupé par ce qu'il ressentait pour penser à respirer correctement.
_ "Sarah..."

Une fois de plus, celle-ci ne s'attarda pas. Bientôt, ses lèvres cessèrent leur va-et-vient le long de son membre pour revenir se poser sur les siennes, et le caresser du bout de la langue.

Harm était comme fou.
_ "Viens..." lui murmura-t-il en lui mordillant doucement une oreille. "Viens, je t'en supplie..."
Pour toute réponse, Sarah l'embrassa longuement, ce qui pouvait aussi bien passer pour une marque de désir qu'une façon de le faire taire.

Elle se releva, prit les mains de son amant et les posa sur ses seins. Et enfin, elle s'empala lentement sur son sexe.

Harm se mordit les lèvres pour retenir une plainte inarticulée. Il adorait ça. Cette façon de faire l'amour avec elle sans se presser, en faisant durer les choses jusqu'aux limites du supportable. Il adorait voir Sarah bouger au dessus de lui, vibrante et frémissante, les lèvres entrouvertes sur des soupirs de plaisir et les reins cambrés à l'extrême. Il laissait ses mains errer sur sa peau, partout à la fois, les doigts tantôt refermés sur un sein ou crispés sur ses hanches pour s'enfoncer toujours plus en elle, et à chacun de ses mouvements il sentait sourdre en lui un plaisir presque douloureux qui, chaque fois, devenait un peu plus intense et profond.

Jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus.

Brusquement, il prit la jeune femme aux hanches et la bascula sur le dos.

Sarah poussa un cri surpris et ravi. Elle retrouvait enfin le poids du corps d'Harm sur le sien, son souffle dans son cou et ses coups de reins, toutes ces sensations qu'elle avait tant aimées quand il l'avait prise sur son canapé, peu de jours auparavant. Mais cette fois, malgré sa hâte, il était beaucoup plus attentif à ce qu'elle pouvait ressentir. Il se retenait, attentif aux frémissement qu'il provoquait et qu'il devinait sous sa peau, et attendant aussi patiemment qu'il en était capable de sentir monter en elle un plaisir indentique au sien.
Plaisir qui ne se fit pas attendre. Abandonnée, Sarah s'était laissée porter par ses sens et fut totalement prise au dépourvu lorsqu'un violent orgasme la fit trembler des pieds à la tête : rejetée en arrière dans les oreillers, les muscles contractés et les ongles enfoncés dans les épaules de son amant, elle se cambra brusquement et laissa échapper un long gémissement.

Harm, de son côté, ne tarda pas à l'imiter. Sentir la jeune femme jouir sous lui avait décuplé son plaisir, d'autant qu'en s'arquant brutalement en arrière elle avait contracté ses muscles internes autour de son membre. Les dents serrées sur un grognement sourd, il se laissa à son tour envahir par un plaisir incroyable qui lui hérissa l'échine et fit danser des étoiles blanches derrière ses paupières.

Haletants, l'un et l'autre ne firent plus un seul mouvement, toujours étroitement enlacés, essentiellement préoccupés de retrouver leur souffle.

Puis, Sarah sentit Harm se retirer d'elle et s'allonger à ses côtés.

_ "Sarah... Je..." commença-t-il tout bas.
_ "Chuuut... Ne dis rien..." l'interrompit elle en posant un doigt sur ses lèvres.

Il lui sourit. Déposa un baiser sur son doigt. Et l'attira contre lui.

La jeune femme appuya sa tête sur son épaule et poussa un profond soupir satisfait.

Elle était bien.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

FIN.