Coucou et voici un nouveau chapitre. Ma connections internet est très capricieuse en ce moment donc ne vous inquiétez pas si la fanfic reste un moment sans mise à jour. Donc j'ai écris un passage Klaroline vraiment guimauve je trouve peut être un peu trop, à tel point que je me demande si ça colle avec Klaus, mais vous me direz ce que vous en pensez. Pour ceux qui n'aiment pas Mary, je pense que vous allez un peu compatir pour elle. Bonne lecture!

Réponses aux reviews anonymes:

Holly Blue: Merci beaucoup pour ta longue review, et ne t'inquiètes pas je n'ai pas l'intention d'abandonner cette fanfic :) Caroline est en mode gaffeuse dans ma fic :) pour Kol tu verras bien dans ce chapitre, bizarrement il devient important alors qu'à l'origine il devait juste faire une courte apparition. Je suis ravie que l'introduction de Katherine te plaise. Pour le passage dans le présent ce n'est pas prévu mais il y a des révélations dans ce chapitre.

estelle: Merci beaucoup et je le dis et redis je n'abandonnerais pas cette fanfic :)

Itami: Non je ne suis pas encore en blocage, disons juste quelques ennuis informatiques plus les tracas de la vie quotidienne. Elijah comme d'habitude est fidèle à lui-même. Tout comme Rebekah d'ailleurs, tu vas avoir l'occasion de la revoir un peu dans ce chapitre. Quant à Klaus il est obsédé par la malédiction donc oui il est un peu obsédé. Merci beaucoup et tu as raison de plaindre Mary.

Chloe: Désolée pour l'attente :) ça me touche beaucoup ce que tu dis j'espère que la suite te plaira.


Caroline observait Katerina d'un air fasciné, elle paraissait être tellement loin de la garce manipulatrice qu'elle deviendrait.

« Caroline, fit Elijah en la sortant de ses pensées, nous devons aller à la salle de réception. »

Elle hocha la tête.

« Mon frère, si tu permets, je dois m'entretenir avec Nick », déclara Kol en s'éloignant.

Une vague d'inquiétude submergea Caroline, elle n'aimait pas du tout la façon dont Kol lui avait parlé quelques minutes plus tôt, cela la rendait paranoïaque. Elijah laissa Katherine passer devant lui et attendit que Caroline se rapproche de lui.

« Quoi que vous cachiez à mon frère Caroline, soyez prudente, vous n'avez aucune idée de ce dont il est capable », l'avertit doucement Elijah.

Caroline répondit un vague merci et rejoignit le reste de la réception durant laquelle tout le monde attendait avec impatience l'arrivée de Klaus. De loin elle observait Katerina et espionnait sa conversation avec Elijah. La jeune humaine s'intéressait beaucoup à la personne en l'honneur de qui avait été organisée la fête. Caroline fut parcourue de frissons en songeant au sort qui attendait Katerina si elle ne fuyait pas.

D'un autre côté une petite voix méchante retentit dans son esprit. C'était Katerina qui l'avait transformée, c'était à cause d'elle si elle était figée dans ses dix-sept ans éternellement. C'était à cause de Katerina si les frères Salvatore se déchiraient, c'était à cause d'elle si Jenna était morte. Elle avait aussi été la cause de la transformation de Tyler en loup garou. Très franchement, ne méritait-elle pas de mourir des mains de Klaus ? Katerina se sentant sans doute observée leva les yeux en direction de Caroline et lui adressa un sourire timide. Caroline soupira et détourna son visage.


« Alors j'espère que tu as de bonnes nouvelles, je vais être en retard à mon propre anniversaire », s'agaça Klaus.

Kol s'installa dans l'un des fauteuils ce qui énerva encore plus Klaus lorsqu'il le vit mettre ses pieds sur la petite table en bois se trouvant face à lui.

« Je ne fais pas confiance à Caroline, répondit sèchement Kol, elle a semblé reconnaître le double.

— Vraiment ? S'intéressa Klaus

— Oui, c'est comme si elle avait vu un fantôme.

— Caroline ne pouvait pas connaître Tatia, c'est un jeune vampire, fit Klaus d'un ton songeur.

— C'est très étrange, mais j'ai la sensation qu'elle en sait plus qu'elle ne veut bien l'avouer sur nous, ajouta Kol.

— Oui je sais...mais…

— J'ai l'impression que tu t'attaches beaucoup à elle même si tu ne le montre pas. »

Klaus foudroya Kol du regard qui affichait un sourire narquois.

« Je ne vois pas de quoi tu parles.

— Ce jeune vampire a piqué ton intérêt, insista Kol.

— Kol, je te préviens...

— Pourquoi ne cherches-tu pas du côté de Mary ? », coupa brusquement Kol qui s'apercevait qu'il dépassait les limites avec son frère.

Klaus soupira, bien sûr, il voulait extorquer des informations à Mary mais il ne pouvait définitivement pas les lui prendre de force, il avait besoin d'elle pour le rituel.

« Je dois avouer que mes options sont assez restreintes. J'ai séduit Mary dans un premier temps pour avoir une sorcière capable de briser la malédiction et ensuite j'ai voulu avoir des informations sur Caroline mais Mary prétend qu'elle ne sait rien, bien sûr elle ment... »

Kol se leva et afficha un sourire malicieux.

« Heureusement pour toi, ton frère adoré a pensé à un plan B. Laisse tomber Mary, je nous ait trouvé deux autres sorciers.

— C'est bon de savoir que je peux compter sur toi, fit Klaus d'une voix absente, es-tu sûre que les sorciers que tu as trouvé sont compétents ?

— Absolument, c'est grâce à l'un d'eux que j'ai retrouvé la pierre de lune, lui assura Kol.

— Bien, ça nous laisse le champ libre pour Mary.

— Laisse-moi m'en charger, fit Kol d'un air sadique, je sais très bien m'y prendre avec les sorcières. »

Klaus accepta d'un hochement de tête, de toute façon il n'avait pas le temps de s'occuper de Mary, il devait assister à son anniversaire et rencontrer le double.


L'ambiance de la soirée faisait suffoquer Caroline. Des effluves d'alcool et de sang empestaientl'air. Elle n'était définitivement pas à l'aise. Elle avait passé son temps à observer Katerina et en avait conclu qu'elle n'était définitivement pas un monstre, qu'elle n'était qu'une humaine innocente et très naïve qui croyait au prince charmant. La naïveté de Katerina arracha un sourire amer à Caroline qui voyait très bien que même sans le connaître, Katerina voyait déjà en Klaus un prince charmant, un chevalier en armure étincelante.

La jeune humaine en attendant de rencontrer réellement Klaus, se renseignait sur lui. A chaque fois qu'Elijah lui donnait des informations sur son frère, Katerina affichait un air rêveur ce qui la plupart du temps fendait le cœur de Caroline.

« Tu n'as pas cessé de l'observer, remarqua Rebekah en prenant place aux côtés de Caroline.

— Euh... et bien... elle semble retenir l'attention de Lord Elijah, bafouilla-t-elle.

— Oui, même morte elle continu d'exercer un tel attrait pour mon frère, marmonna Rebekah.

— Morte ?

— Oui... ne t'occupe de ça, lui ordonna froidement l'originelle.

— Bien sûr, répondit Caroline.

— Tu es bien sympathique ce soir, je vois que tu me donnes le respect que je mérite », railla Rebekah.

Caroline s'apprêta à répondre quelque chose lorsque Klaus fit une entrée très soignée et surtout très visible. Elle le vit observer Katerina d'un air subjugué et lui faire un baisemain. Caroline se sentit confuse, jouait-il la comédie ? Il l'avait observée d'une façon tellement intense. Sans comprendre pourquoi, la jeune fille se surprit à espérer que Klaus n'était pas sincère.

« Lord Elijah n'a pas l'air d'être le seul à tomber sous le charme de Katerina », fit Caroline sur le ton de la plaisanterie.

Rebekah lui lança un regard qui signifiait qu'elle n'était pas dupe. Un lourd silence s'installa entre les deux vampires.


Kol observait depuis longtemps une jeune fille en tablier bleu et aux cheveux châtain. Il voulait être sûr d'avoir affaire à la bonne sœur. Même avec ses sens de vampires, il n'arrivait pas à différencier les jumelles qui étaient vraiment identiques en tout point.

Optant pour une tactique différente, il décida de se révéler à la sorcière. Il s'avança vers sa future victime en affichant un sourire charmeur.

« Vous devez être Anne », l'interpella chaleureusement Kol.

La jeune sorcière se tourna vers lui et le foudroya du regard.

« Je suis Mary. », corrigea-t-elle d'un ton acide.

Kol prit un air coupable.

« Mes excuses, je ne voulais surtout pas vous offenser... », s'excusa Kol en détournant les yeux.

Mary lui donna un petit sourire rassurant.

« Ce n'est rien, j'ai l'habitude, pourquoi cherchez vous ma sœur ? Je peux vous être utile ?

— Maintenant que vous le suggérez, oui », répondit Kol d'une voix cruelle.

A une vitesse vampirique, il mordit son propre poignet avant de forcer la jeune sorcière à boire son sang puis il lui brisa la nuque. La phase première de son plan avait marché, il ne devait pas prendre le risque que la sorcière conserve ses pouvoirs et puisse mourir durant les séances de tortures.


Caroline s'ennuyait, cette fête était fastidieuse. Klaus avait disparu avec Katerina, Elijah avait quitté la fête d'un air dépité et Rebekah ne cessait d'observer ses moindres faits et gestes.

« Je crois que je vais quitter cette fête, fit Caroline à Rebekah.

— Oui, je te comprends, cette fête est ennuyeuse, répondit-elle en soupirant d'ennui.

— Pourquoi êtes-vous restée ? S'enquit Caroline.

— Te voir crever de jalousie du fait que Nick s'intéresse à une autre que toi… je ne pouvais définitivement pas manquer cette soirée », nargua Rebekah.

Caroline plissa les yeux mais ne répondit rien. Elle se contenta de souhaiter bonne nuit à Rebekah d'une voix froide et quitta la fête sous le regard moqueur de cette dernière.

La jeune vampire se trouvait à présent dans les couloirs sombres du château et fut brusquement prise par la sensation de soif. Observant les alentours, elle fut soulagée de n'y ressentir aucune présence humaine.

Sans qu'elle ne sache pourquoi, des larmes coulèrent le long de ses joues et Caroline s'effondra contre un mur de brique froide. Des sanglots silencieux secouèrent son corps entier. Elle détestait sa nature de vampire, cette soif constante de sang, elle voulait par-dessus tout rentrer chez elle et retrouver le confort dans les bras de sa mère, la présence de ses amis lui manquaient et même cet idiot de Damon.

« Pourquoi es-tu si triste, amour ? »

Caroline sursauta et leva les yeux pour croiser le regard compatissant de Klaus. Ce dernier se tenait devant elle et devait peut-être l'observer depuis un bon moment. Il s'agenouilla et d'une main, il prit le visage de Caroline et lui fit relever le menton alors que de l'autre il lui essuyait ses larmes.

« Un si beau visage n'est pas fait pour pleurer », murmura tendrement Klaus en relevant Caroline.

Cette dernière n'osait pas croiser à nouveau son regard. Elle se sentait mal à l'aise qu'il l'ait surprise dans un tel état de faiblesse. Klaus caressa doucement le visage du jeune vampire strié de larmes. Cette dernière tressaillit légèrement au contact, mais se laissa faire. Caroline se sentait vide.

« Qu'est-ce qui te mets dans un tel état ? », demanda Klaus.

Son ton était remplit de tendresse, ce qui surprenait Caroline. Elle ne voulait pas voir une autre facette de Klaus, elle ne voulait pas le connaître autrement que comme le monstre qui était responsable de la mort de Jenna et de l'état de Tyler.

« Ce n'est rien, répondit Caroline d'une voix qui se voulait impassible.

— Je ne crois pas que ce soit rien », contra Klaus.

Il prit la main de la jeune fille en silence etlaconduisit dans une salle remplie de tableaux. Il y avait aussi un atelier de dessin avec d'innombrables croquis. Caroline saisit l'un d'eux et à sa grande surprise, se reconnu.

« Qu'est-ce...

— C'est ici que je viens lorsque je veux m'isoler, déclara Klaus.

— C'est toi qui l'as dessiné? Demanda Caroline en lui montrant le dessin qu'elle avait saisi.

— Oui, répondit Klaus, la peinture est l'une de mes passions. Et toi ?

— Moi ?

— Aimes-tu l'art ?

— Je ne crois pas que je serais un très bon peintre, répondit Caroline.

— Peut-être mais tu fais un très beau modèle », la complimenta Klaus en faisant un signe de tête en direction du croquis que tenait Caroline entre ses mains.

Si Caroline avait été humaine, elle aurait sans doute rougi en entendant un tel compliment. Elle remercia silencieusement sa nature de vampire de ne pas révéler de telles faiblesses. Peut-être qu'il n'y avait pas que des désavantages à être un vampire.

« Tu ne m'as toujours pas dit ce qui t'as mis dans un tel état, lui rappela Klaus.

— En fait c'est... commença Caroline.

— Oui ? L'encouragea le vampire.

— Je pense que ma vie était mieux lorsque j'étais humaine », souffla Caroline.

Les mots étaient sortis de sa bouche avant qu'elle n'ait eu le temps de réfléchir. Dévoiler ainsi ses faiblesses à Klaus ne l'aiderait pas.

« Oui, j'ai cru comprendre, avoua Klaus.

— Quand je regarde les autres vampires, j'ai l'impression qu'ils sont heureux, qu'ils se complaisent d'être figés dans un certain âge, de ne jamais pouvoir évoluer ou construire une famille. J'ai l'impression d'être la seule à être horrifiée par ma soif de sang, je me sens tellement isolée…

Klaus se rapprocha de Caroline, et délicatement, il lui caressa à nouveau les joues tout en rapprochant ses lèvres près de son oreille. De son autre main il saisit le poignet de Caroline sur lequel il traça de son pouce de petits cercles.

« On dirait pour toi qu'être un vampire est un fardeau, Caroline. Mais tu as l'éternité pour faire ce qu'il te plaît, découvrir de nouveaux pays, des villes magnifiques, des civilisations avec leurs cultures. Et l'art. C'est une époque très dure que l'humanité vit, très rude, remplie d'incertitudes, de maladies et de malheurs, mais toi tu as la chance d'échapper à tout ça. Tu as la chance d'être indépendante, de ne plus obéir aux conventions humaines. »

Caroline ne répondit rien tandis que Klaus posait brièvement ses lèvres sur le lobe de son oreille. Ce fut un contact bref et rapide, à tel point que Caroline se demandait si elle ne l'avait pas imaginé.

« Je pense que tu devrais te reposer, je te ferais parvenir un domestique pour que tu puisses étancher ta soif. »

La jeune fille savait que ce n'était pas une suggestion, Klaus la raccompagna en silence jusqu'à ses quartiers et repartit sans un mot. Quelques minutes plus tard une domestique arriva, Caroline se nourrit brièvement sur elle, puis elle la fit partir. Ce fut l'esprit plein de doutes que la jeune fille s'endormit.

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« Caroline... »

Caroline ouvrit les yeux, elle se trouvait à nouveau à Mystic Fall, plus précisément dans le parc public. Bonnie se trouvait à quelques mètres d'elle, assise sur un banc l'air radieuse. Le parc semblait lumineux, voir éblouissant.

« Bonnie ? », fit Caroline en courant vers son amie.

La jeune fille se jeta dans ses bras.

« Une sorcière a établi un lien avec toi », l'informa Bonnie.

Caroline se souvint du sortilège de Anne qui avait peut-être porté ses fruits.

« Ecoute nous n'avons pas beaucoup de temps, n'oublie pas tu dois sauver Jenna et John », lui rappela Bonnie.

— Mais comment veux-tu que j'y parvienne ? Demanda Caroline, je suis en 1492, Bonnie.

— Je sais et c'est la seule solution, répondit sombrement Bonnie.

— Que veux-tu dire ?

— C'est de la magie, de la pure magie. On bouleverse le cours du temps et il y a un prix à payer.

— Mais lequel ?

— Certains doivent être sacrifiés pour que nous soyons tous sauvé, murmura Bonnie.

— Je ne comprends pas...

— Tu comprendras, lui assura Bonnie, tu as réussis.

— J'ai sauvé John et Jenna ?

— Oui, ils sont vivants.

— Mais comment ai-je fait ? Bonnie est-ce que je suis revenue ?

— Tu t'es sauvée toi-même aussi...

— Qu'est-ce...

Caroline se réveilla en sursaut dans son lit. Son corps entier était parcouru de tremblements. Elle jeta un coup d'œil à la fenêtre et vit qu'il faisait nuit noire. Sans réfléchir et sans prendre la peine de se vêtir convenablement, la jeune fille quitta sa chambre et décida d'aller à l'extérieur.