Chapitre 10
Coucou à tous ; voici un nouveau chapitre.
Bonne lecture
Harry se réveilla pour sentir un arôme de thé, toast, pomme de terre et ragoût, le tout lui donnant l'eau à la bouche. Il se leva pour voir Snape occupé à préparer un immense petit déjeuner. Harry lança le sort de tempus et vit qu'il était plus de midi. Il sauta hors du lit et se précipita dans la salle de bains en criant un bon après midi à Snape qui répondit par « viens vite, la nourriture est prête. »
Harry était propre et prêt en dix minutes. Il n'alla pas vers la table où Snape l'attendait, mais vers sa malle pour prendre le parchemin et revint vers la table. « Pour écrire à Hermione. Je ne lui dirais pas tout d'hier, Severus mais que je n'ai pas eu des ennuis avec toi et que je suis sur la bonne voie pour comprendre l'occlumencie et toi. »
Snape hocha la tête, mangeant son propre repas, ses yeux brillant d'amusement à l'enthousiasme d'Harry quand il parlait de la fille Granger. Donc il y avait quelque chose là. Il le mit de côté pour aborder le sujet plus tard et observa alors qu'Harry écrivait sur le parchemin, mangeant ou plutôt dévorant sa nourriture dans le même temps.
Comment les événements d'hier s'étaient produits étonnait Snape. Mais il n'allait pas s'attarder dessus. Il allait être reconnaissant pour cette bouée de sauvetage et autre opportunité que la vie lui avait offerte et allait s'assurer que cette fois ce qui s'était produit avec Reg ne se reproduirait pas avec Harry.
Harry pendant ce temps avait écrit une courte note à Hermione pour la rassurer et lui dire qu'il allait bien.
Hé je suis désolé de n'avoir pas du tout pu écrire hier puisque Snape s'est réveillé et j'ai été occupé avec lui. Snape n'était pas du tout en colère, il était très surpris cependant et Hermione tu seras choquée de savoir que Snape et moi nous comprenons plutôt bien. Il est top Hermione, je t'en dirais plus en personne. Je sais que tu vas croire que je suis sous imperium ou quelque chose, mais Snape est très correct et il m'a promis de m'enseigner l'occlumencie de façon à ce que je la maîtrise facilement.
J'écrirais plus tard, d'accord ?
Harry attendit à peu près deux minutes avant que les mots ne commencent à apparaître.
MERLIN Harry, je me faisais un sang d'encre ici. Merci mon dieu que tu ailles bien. Je m'étais imaginée toutes sortes de choses, la pire étant que Snape avait tout découvert et t'avait remis à Dumbledore et au mieux que tu avais rendu Snape sans connaissance une nouvelle fois nous donnant peut-être trois jours de plus. Maintenant je suis soulagée et je peux recommencer à étudier. Ne refais pas ça. A partir d'aujourd'hui je veux que tu écrives 'je vais bien' en allant te coucher si tu n'as pas le temps d 'écrire dans la journée. Je lirais cela et saurais que tu vas bien. D'accord ?
Harry lut tout ceci à haute voix à Snape, dont les soupçons étaient plus ou moins confirmés.
« Elle fait vraiment de vous tout ce qu'elle veut Potter n'est-ce pas ? » Demanda-t-il à Harry en lui faisant un petit sourire, amusement brillant dans ses yeux noirs pleins de chaleur.
Harry rougit en comprenant les implications de ce que Snape lui disait et pris un air renfrogné. « Vous ne pouvez pas avoir plus tort Snape. » Essaya-t-il de dire d'une voix trainante mais cela sortit avec maladresse et Harry sembla idiot même à ses propres oreilles tandis qu'il rougissait encore plus. Snape ne pouvait pas se contrôler alors qu'Harry soufflait et il rit à haute voix, faisant se renfrogner Harry à son sens de l'humour déplacé et il écrivit à la hâte un « bien, ferais cela, dois y aller » sur le parchemin, se leva et aussi dignement qu'il le put alla le mettre en lieu sûr.
« Ce n'est pas très amusant vous savez, elle était attirée par Ron pas par moi, » Lui dit-il sévèrement, se demandant pourquoi il se sentait si mal à ce propos. Elle n'était que sa meilleure amie, rien de plus, n'est-ce pas ? Alors pourquoi se sentait-il si mal au sujet d'elle pensant à Ron de cette façon ?
Snape souriait toujours alors qu'ils faisaient la vaisselle dans un silence confortable.
Snape se fit la remarque alors qu'il faisait la vaisselle avec Harry, qu'il souriait d'une manière qui lui était inconnue depuis la mort de Reg et il prit conscience à quel point ce genre de conversations lui avaient manqué ces longues dernières années. Il regarda Harry qui semblait plongé dans ses pensées, très probablement au sujet d'Hermione Granger et l'appela pour le faire revenir sur terre et faire les préparatifs.
« Pendant que vous dormiez, » Lui dit Snape alors qu'ils se dirigeaient vers les fauteuils et s'asseyaient ; en fait Snape s'assit tandis qu'Harry se jeta sur le sol en reposant son dos contre le fauteuil situé à l'opposé de là où Snape était assis, « J'ai pris la liberté d'appeler Minerva pour qu'elle vienne ici et avons discuté de la prochaine étape de votre formation, de l'Ordre, des mangemorts et du monde sorcier en général. »
Harry hocha la tête, « Ouais, » Dit-il puis curieusement, « Que prévoyez-vous de m'enseigner ? »
Snape sourit. « Toutes les choses que je voulais vous enseigner avant maintenant Harry. Seulement maintenant je le ferais en profondeur et avant que Minerva ne vienne ici j'ai deux choses que je souhaite faire. La première est de voir vos livres, spécialement celui par Canogahn, puisque je ne reconnais pas le nom ni Minerva. La seconde chose que nous ferons et par laquelle nous commencerons tout de suite est de finir vos leçons d'occlumencie. »
Harry bouda. « S'il vous plait Severus, je jure que je commencerais avec cette stupide occlumencie dès demain. S'il vous plait, laissez-moi la journée tranquille. » Le supplia Harry, regardant Snape avec espoir.
« Idiot, je n'ai pas fini. Ce que j'allais dire avant d'être interrompu était que si ça ne vous gêne pas je vais créer un lien d'esprit avec vous et construire vos murs. Ensuite tout ce que vous aurez à faire est de les renforcer continuellement grâce à la méditation, que je vous enseignerais. Avec une constante pratique, les barrières deviendront une part de vous et commencerons à opérer inconsciemment en sentant votre besoin dès que nécessaire. »
Harry cligna des yeux à cela puis il sourit.
« Qu'attendons-nous ? » Il fit un sourire radieux à Snape qui roula des yeux, « bien maintenant nous n'avons pas à attendre jusqu'à demain pour cette stupide occlumencie Hmm ? »
Puis ils débutèrent. Snape dit à Harry de le regarder directement dans les yeux. « Maintenant Harry, » Dit-il doucement, voulant montrer au garçon l'importance de cela, « Harry tu dois me promettre que tu feras un sincère effort pour fermer ton esprit. Bien que ce que Dumbledore a dit était de mauvais goût, la signification de ce qu'il essayait d'impliquer tient toujours. Le Seigneur des Ténèbres se prêtera à toutes les bassesses et je souhaite pour toi que ce qui s'est produit avant n'arrivera plus jamais. »
Harry inclina la tête sérieusement. « Oui, je le ferais Severus. Dites-moi juste quoi faire et comment et je m'entrainerais dès que je pourrais, jour ou nuit. »
« Bien. » Snape sourit, satisfait de la réponse d'Harry et il chuchota. « Legilimens. »
Snape fut très facilement dans l'esprit d'Harry et Harry était également là. « Puis-je commencer avec les souvenirs ? Viens vers moi et laisse-moi te tenir, certains d'entre eux peuvent être après tout douloureux. » Ordonna-t-il à Harry qui vint immédiatement à ses côtés. Snape plaça ses mains sur les épaules d'Harry.
« Maintenant comment veux-tu séparer tes souvenirs ? Bons, mauvais et horribles serait un moyen. Maison, école et autres serait un autre. L'Ordre, les mangemorts et autres serait une autre manière. »
« Qu'en est-il de l'Ordre, mangemorts, Poudlard, Dursley et autres ? »
Snape sourit tristement à Harry. A part pour 'les autres', le reste était purement des mauvais souvenirs. Il hocha la tête, ne disant pas un mot et se mit au travail. Il demanda à Harry de contribuer au travail et il commença. Harry tourna son esprit en d'immenses cavernes comme son coffre à Gringotts et Snape commença à passer au crible son esprit.
Ils passèrent parmi les souvenirs les relativement moins douloureux avec les Dursley et Snape se posa des questions sur l'endurance du garçon. Avec tout son passé, il devrait déjà être un seigneur des ténèbres. À la place il luttait pour mettre de côté sa douleur, bien ancré sur ses pieds, travaillant toujours à vaincre le Seigneur des Ténèbres et essayant de son mieux d'être heureux avec ce qu'il avait, ce qui était très peu.
Une subite poussée de protection envahit Snape pendant une minute alors qu'il resserrait ses bras autour d'Harry ? Harry, lui, regardait tristement son jeune lui alors qu'il se faisait hurler dessus par sa tante tout en essayant dans le même temps d'esquiver sa casserole.
Ils travaillèrent ensemble pendant presque trois heures, avant que Snape ne remarque Harry essayant fortement de ne pas avoir l'air bouleversé par ce qu'il voyait, c'est-à-dire sa tante se fichant de sa grande contusion sur son coude qui saignait fortement causée par la chasse de Dudley.
Sa tante l'accusait d'être un pleurnicheur et lui disait brusquement de nettoyer la blessure avec l'eau de la salle de bains puisque le sang faisait un désordre sur le plancher. « Tu reviens directement ici pour nettoyer le bazar que tu as fait sur le sol, garçon. »
Les yeux d'Harry étaient choqués et plein de douleur alors qu'il répondait doucement, « Oui tante Pétunia. »
Ils en étaient arrivés à ses sept ans et il fallait toute la volonté de Snape pour ne pas hurler sur les Dursley. Il décida qu'il avait une visite à rendre et il emmènerait Minerva avec lui. Oui, il était sûr qu'il pourrait faire quelque chose pour adapter la punition au crime. Harry était si petit et toutes les choses qu'ils lui avaient fait faire ; bien sortir sa baguette démangeait Snape.
Il étreignit Harry qui sourit à lui-même, haine évidente dans sa voix. « Je suis un tel pleurnicheur, n'est-ce pas ? »
Snape balaya les cheveux en bataille de son visage. « Non Harry. Ce sont eux qui sont pathétiques. Ils ont perdu une merveilleuse personne. Bien leur perte est mon gain. Tu ne te serais pas lié à moi s'ils avaient été gentils avec toi, n'est-ce pas ? »
Harry l'écrasa presque avec son étreinte. Tout ce qu'il dit cependant fut, « Merci Severus. » Avec un sourire brillant sur son visage et Snape lui sourit en retour, alors qu'il quittait son esprit ; cependant pas avant de lui enseigner les exercices de base à faire.
Ils ouvrirent tous les deux les yeux pour voir MacGonnagall assise sur l'autre fauteuil et les observant joyeusement. Harry la vit et lui sourit timidement, « Merci professeur, » dit-il en baissant les yeux pendant une seconde avant de les lever et de lui sourire légèrement, « pour avoir voulu démissionner de votre travail, avoir voulu avoir ma garde et prendre soin de moi quand mes parents sont morts. »
Elle était étonnée. « Harry comment as-tu su ? Oh, » Elle se tourna vers Severus avec encore plus d'étonnement et d'ébahissement. Quand Severus et Harry étaient-ils devenus si proches que Snape révèle ce genre d'informations à Harry. Elle se fit une note de le demander à Snape plus tard alors qu'elle lui souriait.
« J'aurais adoré prendre soin de toi Harry. Malheureusement j'ai failli non seulement à vos parents mais aussi à vos grands parents en vous autorisant à rester avec ces moldus. J'étais convaincue à l'époque que vivre avec eux était dans vos meilleurs intérêts puisque vous seriez protégé par le sacrifice de votre mère. Maintenant, » Elle s'arrêta, ne sachant pas combien Snape avait révélé.
« Oui je sais professeur, Severus me l'a dit, toutefois pas en détails » Harry fit un signe de tête à MacGonnagall puis se tourna vers Snape avec expectative. La mâchoire de MacGonnagall atteignait le plancher et Snape se moquait de son choc. Harry avait l'air déconcerté puisqu'il n'avait pas réalisé qu'il avait appelé Snape par son prénom.
« Quoi, est-ce que j'ai dit quelque chose d'amusant ? » Demanda-t-il à Snape qui rit davantage sous cape alors qu'il secouait la tête.
« Tu m'as appelé par mon prénom. » Harry eut l'air figé pendant une seconde puis sourit à MacGonnagall et haussa les épaules. « Bien il m'a dit que je pouvais le faire quand nous sommes seuls et quand vous êtes là. Désolé si je vous ai choquée. »
MacGonnagall eut un sourire ravi, « Pourquoi devrais être gênée que vous l'appeliez par son prénom ? Cela lui ferait le plus grand bien de sourire et rire un peu plus. C'est évident qu'il vous aime. » Et elle rit alors que Snape se renfrognait face à ses remarques, qui dans son opinion étaient un peu trop sentimentales pour lui. Regardant Harry qui lui aussi avait l'air embarrassé, Snape sut que lui aussi ressentait la même chose.
Snape bredouilla avec indignation. « Minerva je crains que vous ne vous fassiez des illusions. Le vieil âge vous a finalement rattrapé. Severus Snape ne donne pas dans l'affectif avec le Golden boy de Gryffondor, pah ! » Dit-il aussi légèrement qu'il put et Harry en était réduit à glousser à ses professeurs. Snape fusilla du regard Harry et comme Harry continuait de lui sourire largement, lui rendit à contrecœur son sourire.
MacGonnagall regarda l'affichage de pure affection sur le visage de Severus et la réponse sur le visage d'Harry et se sentit remplie de bonheur alors que deux de ses étudiants ; ancien et actuel s'étaient trouvés. Tous les deux avaient été abusés, seuls et avaient manqué de tellement de choses. Elle pria pour que le bonheur d'aujourd'hui dure toutes leurs vies et qu'ensemble, eux trois triompheront de tous les obstacles.
Elle avait voulu prendre Harry, mais il semblait que Severus avait déjà laissé à Harry une place au fond de son être.
« Harry voudrais-tu appeler Granger également ? Tous les quatre nous savons tout et je voudrais qu'elle soit adepte de l'occlumencie. Cela serait très important et elle pourrait apprendre en même temps que toi et être bien préparée. »
Harry sourit jusqu'aux oreilles en réponse. Il courut vers sa malle pour chercher le parchemin pendant que MacGonnagall regardait Snape en haussant les sourcils. Snape lui fit un léger signe de tête et se tourna vers Harry qui était de retour avec le parchemin.
Hermione tu es là ? Je veux te demander quelque chose de terriblement important.
La réponse vint presque immédiatement puisqu'Hermione était en train de lire dans sa chambre et avait repéré les mots sur le parchemin devant elle.
Je suis tout à fait là Harry. Que se passe-t-il ?
Voudrais-tu venir et étudier avec moi ? Snape sait tout et MacGonnagall est également là et disposée à nous aider. Ne panique pas. Que dis-tu ?
Il n'y eut pas de réponse pendant près de cinq minutes et Harry devenait très nerveux quand la réponse arriva.
Bien sûr Harry. Je viens. Je suis allée demander la permission et maman dit que c'est d'accord à condition que je retourne à la maison pour le diner.
Bien Hermione, Snape va ouvrir la cheminée vers ta maison. Je passerais en premier et ensuite t'amènerais ici. Est-ce que ça te convient ?
Bien Harry. Viens.
Harry attendit seulement que Snape ajuste les barrières puis jeta une pincée de poudre dans le feu qui crépitait joyeusement et mit sa tête à l'intérieur. Hermione attendait avec une arme pointée directement sur son visage, ses mains et son corps tout entier tremblant avec ses yeux remplis de terreur. Il haleta et la regarda la bouche ouverte.
« Hermione, » Haleta-t-il avec incrédulité et ensuite soudainement il sortit et tomba dans sa chambre alors qu'elle avait couru vers lui et l'avait tiré. Elle courut immédiatement vers lui et l'étreignit, « Oh Harry, est-ce que Snape t'a torturé par légilimencie. Ne t'inquiète pas. Nous pouvons partir et aller nous cacher dans une de tes maisons jusqu'à ce que tu sois entrainé et oh Harry je suis tellement contente que tu te sois échappé. »
« Attends, attends Hermione, » Harry était tellement déconcerté par son amie hystérique qu'il ne savait pas quoi faire. « Qu'est-ce que tu dis ? Pourquoi tu pointes cette arme dans ma direction ? Que t'est-il arrivé ? »
« Elle a été effrayée que tu sois sous imperium idiot. » La voix de Snape vint très sèchement de la cheminée, où lui et MacGonnagall étaient inconfortablement perchés, les observant avec grand intérêt.
Hermione couina et alla se tenir devant Harry, le protégeant alors qu'elle entendait la voix de Snape. Ce fut à son tour d'haleter la bouche ouverte quand elle vit MacGonnagall. Elle les regarda fixement, incapable de comprendre pourquoi la tête de ses deux professeurs dépassaient du feu. C'était un peu trop pour elle. Elle avait pensé qu'Harry avait subi un lavage de cerveau ou été mis sous imperium par Snape et était prête à tirer sur tout ce qui bouge pour le sauver.
Leurs deux têtes se retirèrent et avant qu'Hermione puisse se tourner vers Harry, MacGonnagall arriva et lui expliqua tout brièvement. Elle rougit en pensant à l'arme puis se tourna timidement vers Harry, « Désolée » Fut tout ce qu'elle dit avant qu'Harry ne l'étreigne et ne la tienne une seconde de plus que nécessaire, « C'était brillant de ta part Hermione. Brillant. Merci beaucoup. »
« C'est pourquoi j'ai pris le temps. Je ne pouvais pas utiliser une baguette, mais je pouvais toujours dire plus tard que le meurtre était de la légitime défense. » Elle haussa les épaules, toujours embarrassée par ses actions.
Harry la regarda, une gamme d'émotions le traversant : stupéfaction, gratitude, admiration et tellement d'autres. Avec toutes ces émotions il se sentit humble qu'elle soit prête à tuer un homme pour le sauver. Il l'étreignit une nouvelle fois, lui chuchotant sa gratitude. Elle rougit joliment et lui donna un coup sur le bras.
« Oh Harry reste tranquille. Ce n'était pas grand-chose. Je sais que tu aurais fait cela et plus pour moi. Maintenant retourne-y. Je vais prévenir mes parents et je te rejoindrais. »
Hermione appela ses parents, leur raconta tout. Ils furent d'accord de la laisser partir et elle fut bientôt dans le cottage assise par terre avec Harry.
MacGonnagall commença la conversation.
« Parlez-nous des barrières de protection Severus ? Est-ce que Voldemort le découvrira s'il vient regarder et est-ce qu'Harry sera en sécurité ici ? »
« Comme je vous l'ai dit Minerva, les barrières de protection par le sang ont besoin d'une acceptation qui doit être volontaire. Vous m'avez dit qu'Harry a été laissé sur le perron dans la nuit. Une journée entière a passé pendant laquelle nous ne savons pas ou et avec qui Harry a été. Cela a pu être le jour où Dumbledore a bridé la magie et les dons d'Harry et l'a laissé sur le pas de la porte avec une foutue lettre. » Les lèvres de Snape s'affinèrent de colère.
Albus n'avait même pas eu la courtoisie de demander aux Dursley ou de les informer en personne de la mort des Potters. MacGonnagall se renfrogna également en se remémorant ces jours là.
« Nous ne savons ce qui était écrit dans cette lettre. Probablement Albus est revenu plus tard et a placé un charme de contrainte sur eux ou les a forcés en les effrayant de prendre Harry. Mais il n'y avait pas de protections magiques par le sang. Harry aurait été en sécurité dans n'importe laquelle de ses propriétés ou avec vous avec un rituel de sang, il y avait tant d'alternatives. »
Ils furent tous silencieux alors qu'ils pensaient qu'Harry avait passé tant d'années abusé et non désiré à cause des caprices d'un seul homme. Snape spécialement était très en colère puisqu'il venait juste de voir ce qu'Harry avec traversé avec sa soi-disant famille. Il s'éclaircit une nouvelle fois la gorge, les tirant tous de leurs pensées.
« Maintenant ce que je pense est que nous devons d'abord nous charger du Seigneur des Ténèbres, ensuite ses mangemorts avant de nous occuper d'Albus foutu Dumbledore. Nous avons besoin de l'Ordre bien que nous le détestions pour nous aider à nous occuper des mangemorts et ensuite au final de Voldemort. Dans ce laps de temps nous devons changer de nombreuses choses. La première est le sentiment qu'Harry n'est que l'homme de Dumbledore. Nous devons rendre Harry indépendant et nous assurer également qu'il soit pour toujours hors de portée des manipulations. » Snape fronça les sourcils pensivement alors qu'il parlait en tournant divers scénarios dans sa tête.
« Dumbledore n'autorisera jamais cela Severus, » Dit Minerva de son ton le plus dédaigneux, « permettre à Harry d'être libre, loin de son contrôle ? Jamais et si jamais il soupçonne quoi que ce soit, il agira contre nous et Harry. En fait pour l'instant Severus, vous devez vous assurer que tout le monde reste certain que vous détestez l'enfant de James. Si jamais Albus suspecte autrement, il pourrait vous menacer par la marque des ténèbres. Il pourrait vous livrer au Ministère et désormais nous savons qu'il ferait n'importe quoi. » Finit-elle amèrement.
Harry inclina sa tête vigoureusement, ayant l'air très effrayé et inquiet par cela, « Severus, nous ne devons rien faire qui ferait de vous le bouc-émissaire. Ce que le professeur MacGonnagall dit est également vrai. Dumbledore ne me permettra jamais de m'éloigner de lui et actuellement il n'est pas très sage de m'opposer à lui. »
Hermione avait l'air déconcertée tout comme MacGonnagall, mais Snape regardait très pensivement Harry. « Que veux-tu dire Harry ? » Demanda-t-il, l'air très intéressé par la réponse que donnerait Harry.
« Severus, pour le moment je pense que nous ne devrions donner aucun indice ou soupçons à Dumbledore ou Maugrey sur mon aura, force ou que notre groupe ici est au courant de tout. En fait de cette façon je pense que nous serons capables de gagner plus de temps. Il a dit qu'il ne laisserait pas le final clash avec Voldemort se produire avant que je n'atteigne dix sept ans et prenne officiellement le contrôle de mes coffres et des siens, je veux dire lui, Sirius. » Il s'arrêta ici légèrement retourné puis continua vaillamment, « Donc il va essayer de me briser autant que possible et faire que ma magie s'énerve. Ainsi à la prochaine rencontre avec Voldemort, une fois que j'aurais eu dix sept ans, il viendra probablement avec moi et libérera ma magie au dernier moment puis ensuite observera avec un sourire triste alors que nous tomberons tous les deux. »
« Seulement le Seigneur des Ténèbres ne tombera pas puisqu'il a créé des horcruxes, et à moins que nous les détruisions il continuera à revenir. » Finit Snape alors que MacGonnagall haletait d'horreur.
« Severus que dites-vous ? Le Seigneur des Ténèbres a créé des horcruxes ? » Elle tremblait de peur alors que Snape inclinait la tête. Harry se tourna vers Hermione et lui expliqua. Elle fut aussi remplie d'horreur et de crainte alors qu'elle réalisait à quel point leur tâche déjà énorme était devenue gigantesque.
« Minerva reprenez-vous. A quoi pensez-vous après qu'un homme mort revienne à la vie après treize ans. » Lui dit Snape sèchement.
Elle secoua la tête comme si elle essayait d'évacuer la peur que les mots de Severus lui avaient causée. « Je suis désolée Severus. J'étais totalement paniquée et perdue pendant une seconde. Comment avez-vous su ? »
Les lèvres de Snape se pincèrent pendant juste une seconde alors qu'il pensait à Regulus et sa vie gaspillée. « Je l'ai entendu Minerva, pas maintenant mais avant la chute du Seigneur des Ténèbres. Le journal qu'Harry a détruit lors de sa deuxième année était l'un d'entre eux. C'est de cette façon qu'il était parvenu à prendre possession de la fille Weasley. Un autre a été détruit également. Je… je l'ai aussi entendu ; c'était un médaillon appartenant à Serpentard. Maintenant ce que je ne sais pas c'est s'il en a créé plus ou si nous n'avons que trois autres à détruire avant de le tuer puisqu'il voulait faire le septième avec le meurtre d'Harry. Nous savons tous comment ça s'est terminé. »
MacGonnagall mit sa main devant sa bouche face à l'énormité de la tâche devant eux. Ils n'étaient que quatre à se dresser contre la lumière, le côté sombre, le Ministère ; bien contre tout le monde. Elle regarda Severus, ses yeux exprimant l'inquiétude face à la tâche qui reposait sur ce garçon qui était destiné à combattre toutes ces personnes avec seulement deux sorcières et un sorcier pour l'aider.
Snape inclina la tête alors qu'il comprenait la raison de son inquiétude. Mais ce n'était pas le moment de paniquer. Au moins ils avaient reçu quelques informations vitales, du temps pour former Harry et planifier leurs mouvements. En outre ils savaient pour les horcruxes ; c'était un plus. Il se tourna vers Harry.
« Tu as totalement raison, Harry. En fait nous devrions faire toutes les choses que j'ai dites avant, mais secrètement et attendre notre heure pour nous charger en premier du Seigneur des Ténèbres. Laissez-moi finir Minerva, » Comme MacGonnagall était sur le point de l'interrompre de nouveau, « Harry doit apprendre et doit apprendre rapidement non seulement les magies offensives et défensives mais aussi la politique du monde sorcier et comment grimper les échelons de sorte qu'il puisse reconnaître les manipulations mais aussi les traiter rapidement et avec efficacité. »
MacGonnagall hocha la tête pensivement. Ce que Snape disait avait du sens.
« La débâcle au Département des Mystères où le Seigneur des Ténèbres a échoué à tuer Harry et Albus l'a rendu très frustré. Il nous a tous envoyé au loin ; ceux ayant une position publique comme moi, Rockwood, McNair, Avery et Malfoy. C'est pourquoi j'ai eu presque deux mois à passer ici. Nous ne devons pas perdre une minute de plus et faire le maximum de choses avant que le Seigneur des Ténèbres ne commence à appeler et que je ne sois pas capable d'être là en continu. »
Ils acquiescèrent tous. Hermione rentra chez elle avec MacGonnagall pour inciter ses parents à prendre des vacances en France, où Hermione avait déjà été et ainsi elle pourrait répondre à toutes les questions que son voyage soulèverait.
Les Grangers avaient prévu de partir en vacances quand Hermione irait à Square Grimmaud et donc il ne fallu pas beaucoup de temps pour les persuader de partir un peu plus tôt. Hermione vivrait avec MacGonnagall la nuit et chaque jour elle viendrait au cottage avec elle et apprendrait avec Harry de Snape et MacGonnagall.
MacGonnagall elle-même finissait ses devoirs à l'école dans deux jours et prenait le large pour des vacances bien méritées. Elle avait créé une pièce spéciale derrière sa chambre à coucher pour Hermione et l'avait totalement scellée. Cela voulait dire qu'il n'y avait que le mur si quelqu'un venait à entrer dans sa chambre.
Bien que la chance que qui que ce soit fasse cela soit improbable, elle ne prenait aucun risques. Il y avait une connexion par cheminée dans la chambre d'Hermione connectée au cottage et c'était le seul moyen pour entrer et sortir de cette pièce. Même MacGonnagall ne pouvait pas entrer dans la chambre d'Hermione une fois qu'elle avait scellé la porte avec le mur. De cette façon elle s'assurait que personne ne saurait sa présence même s'ils arrivaient par cheminée dans sa maison et entraient dans sa chambre.
Satisfaits de tous les arrangements pris jusque là, Hermione vint avec ses sacs et bagages dans sa 'pièce' ; elle irait au cottage le matin, y resterait la journée et retournerait dans sa chambre tard le soir.
Snape et Harry avaient été occupés à préparer des programmes et avaient déjà commencé leurs études. Ils continuèrent avec l'occlumencie. Snape voulait rencontrer les Dursley et leur montrer la vraie raison pour laquelle les moldus devaient craindre les sorciers. Il continuait également d'essayer de convaincre Harry d'arrêter de leur donner l'argent, mais Harry y était résolu.
Ils pratiquaient l'occlumencie trois heures par jour et le reste du temps, Harry commençait à étudier ses dons et renforcer sa magie. Snape, Hermione et même MacGonnagall s'étaient extasiés au sujet de la caisse de livres d'Artemus Canogahn et Snape avait immédiatement demandé à Harry de commencer par quatre sujets à la fois.
La magie noire, la magie du sang, les runes et la parsel magie furent les sujets par lesquels Snape demanda à Harry de débuter. Il y avait également ajouté la lecture des auras, bien qu'Harry ne pourrait s'entrainer que sur trois personnes pour l'instant. Ce qu'Harry et Hermione avaient fait lors de leurs entrainements du soir avec une baguette, Snape demanda à Harry de les essayer du premier coup sans baguette. Il ne stressa pas Harry pour qu'il réussisse les sorts sans baguette immédiatement puisqu'il savait que pour l'instant cela serait difficile voire impossible, mais demanda à Harry d'essayer afin qu'il s'y fasse la main.
Harry pratiquait les sorts de deuxième et troisième année sans baguette avec MacGonnagall et il les maitriserait bientôt. Maintenant il suffisait simplement de comprendre les incantations et mouvements, et également essayer les divers sorts mentalement sans bouger sa main.
Le déblocage de ses dons et de sa magie avait fait qu'Harry lisait, mémorisait et comprenait bien plus rapidement qu'avant. Sa capacité de mémoire était aussi bien meilleure et bientôt il serait au niveau d'Hermione.
Ils commençaient leur journée tôt le matin et tombaient dans leurs lits tard dans la nuit, complètement épuisés, mais apprenant tellement. La proximité qu'ils partageaient tous et le but pour lequel ils mettaient tellement d'efforts valait le coup.
MacGonnagall assistait encore à des réunions à Square Grimmaud et revenait avec toutes sortes de nouvelles. Harry avait reçu l'information que Remus était comme ça à cause du loup faisant le deuil de Sirius. L'homme en lui ne pouvait pas se réconcilier avec le loup et essayait désespérément de convaincre le loup mais Harry se sentait seulement un peu mieux à l'intérieur en réalisant que Remus avait parlé comme cela en raison d'une créature incontrôlable à l'intérieur de lui. Snape cependant avait reniflé et murmuré quelque chose de peu flatteur au sujet des loups-garous et de leur stupidité.
Harry pouvait comprendre que Remus n'ait pas le contrôle du loup au fond de lui et Harry voulait être capable de lui pardonner mais la blessure créée par ses mots état trop profonde et il prendrait très longtemps à Harry, si jamais, pour le regarder de la même manière qu'avant.
Voilà ; le prochain chapitre bientôt. En fait si tout va bien je pense le poster mercredi ou jeudi.
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