Someone is watching me
extrait du journal Intime de Riza Mustang
Avant de commencer mon récit, j'aimerai préciser ceci : si la personne qui tient ce livre a comme grade Général de Brigade, s'il a les cheveux noirs, un regard ténébreux, et s'il s'appelle Roy, il a intérêt à reposer ce volume où il l'a trouvé s'il ne veut pas subir... Mon mécontentement (au passage, je me demande où j'ai rangé mon "mécontentement" de 35mm?).
Bref, je me suis rendue compte aujourd'hui que j'avais épousé non seulement l'homme de mes rêves, un général de l'Armée d'Amestris, et le plus beau gosse de tout Central, mais aussi un pervers de première.
Je sais, j'aurai dù m'en rendre compte dès le départ, dès notre nuit de noce qui a duré (si ma mémoire ne me trompe pas) dans les 26 heures. Avec une pause champagne de trois quart d'heure, reconnaissons le. Mais il me suffit de repenser à la journée d'hier (qui au passage, était notre troisième anniversaire de mariage) pour me convaincre que mon Roy Mustang de mari a dù avoir une enfance intéressante pour être à ce point obsédé.
5h30: Je ne suis pas encore bien réveillée que je sens déjà du mouvement autour de moi. Roy est devenu brusquement lêve tôt en ce dimanche (ce qui est assez gonflé pour un type que je dois réveiller à coup de pistolet dans l'oreiller si je veux qu'il fasse autre chose que marmonner "encore 5 minutes"), et tient visiblement à ne pas perdre son temps, comme me le prouvent ses mains qu'il commence à faire courir de façon assez experte sur mon corps. Mais que voulez vous, j'ai beau être désespérément amoureuse de lui depuis l'âge de 16 ans, mes hormones sont généralement assez calmes avant 6h du matin. Je m'exclame donc "Bas les pattes, grand dégoûtant!" et je tente bien innocemment de finir ma nuit. Me croirez vous si je vous dit qu'il faudra que je le menace de l'émasculer avec mon magnum pour réussir à le faire se replier dans son côté des couvertures?
8h13: je cède finalement aux suppliques de mon mari. Non pas que je n'en aie pas envie (vous seriez surprises, mesdames, des trésors d'inventivité que Roy peut déployer pour faire céder la plus frigide des Icebergs acariâtres) mais parce que Roy et le sexe, c'est un peu comme Black Hayate et les croquettes: si je n'y mettais pas bon ordre, ils auraient vite fait de s'en rendre malade!
10h06: Je réussis à faire comprendre à Roy qu'aujourd'hui, puisque c'est notre anniversaire de mariage, nous avons des invités et que je me vois assez mal les accueillir avec mon soutien gorge en guise de serre-tête. Je m'extirpe donc des draps archi-noués et de ses bras (les plus traîtres n'étant pas forcément ce qu'on croit) et je me dirige en titubant vers la douche. Avant de rentrer dans la cabine, je me livre aux vérifications d'usage:
1)La porte est-elle bien fermée?
2) Roy n'est pas en train d'épier à la fenêtre?
3) Il n'y a pas de caméras planquées dans le pommeau de la douche?
Rassurée, je me prépare donc à me rafraîchir un peu. L'eau coule...
ELLE EST GELEE!!
Un petit rire sournois retentit en réponse à mon cri indigné. Roy. Il n'y a que lui pour détourner la conduite d'eau chaude vers la salle de bain secondaire qu'il utilise quand il rentre tard. Je soupire, je ressors de la salle de bain, et je me dirige vers le bruit de l'eau qui coule, sachant très bien que mon mari, comme tout fauve qui se respecte, sait attendre ses proies au plan d'eau. Snif.
13h57: Après un bon déjeuner préparé de main de maître par mon petit mari (c'est une qualité qu'il me faut lui reconnaître: Roy cuisine très bien. Remarquez, il le faut bien, vu l'énergie qu'il dépense chaque nuit...), je m'enferme dans ma chambre afin de me changer. Au passage, je me livre à mon habituelle inspection, et je retire pas moins de 14 minis caméras dissimulées un peu partout. Je les débranche et lorsque je ressors de la chambre, je remarque que Roy a un petit air chagrin. Est-ce dommage.
15h12: Roy et moi nous rendons dans le centre de Thalasso-thérapie où il m'a offert un apré-midi "Tout compris": piscine, bains de soleil, massages... Le paradis! A noter que Roy insiste pour me servir de masseur. En toute honnêteté, ça ne me dérange pas, mais Roy a le chic pour faire des détours assez peu utiles lorsqu'il me masse. Non pas que ça me soûle, mais c'est assez gênant d'avoir une envie dingue de sauter sur le masseur après demi douzaine de minutes passées à se faire masser le haut des fesses. Et ce rascal sourit, mine de rien. Il va me le payer. La prochaine fois, je lui refuserai sa petite gourmandise du mercredi soir, ça lui fera les pieds.
18h53: J'ai passé un excellent après-midi, j'ai réussi à ne pas violer Roy devant toutes les clientes, je suis très fière de moi. Nous allons à l'hôtel où nous avons réservé une salle afin d'avoir notre petite réception entre amis. Très réussie, au deumerant. On y retrouve les membres de notre équipe, bien sûr, mais également Winry, Alphonse et Edward. Nos deux tourtereaux sont visiblement bien imprégnés de l'atmosphère d'anniversaire de mariage, vu le nombre de fois où je les ai vus en train de se bécoter discrètement. Encore une chose: c'est la dernière fois que Roy choisit les musiques de la soirée. Le tango, le zouk et la lambada, c'est amusant, mais un peu de musique romantique n'a jamais fait de mal à personne.
23h37: L'hôtel. Je fait glisser ma robe centimêtres par centimêtres pendant que Roy et moi partageons un baiser passionné. Sa min gauche glisse le long de mon cou et s'attarde entre mes seins tandis que de sa main droite il joue avec l'élastique de mon string. Sa bouche court le long de ma nuque, ses doigts vagabondent sur mon ventre...
(soupir)
Rien que d'y repenser...
(re-soupir)
ROY MUSTANG! SI TU NE RENTRE PAS DE TON FOUTU SEMINAIRE TRES RAPIDEMENT, JE VAIS TOUT CASSER DANS CETTE FICHUE BARAQUE!
Post Scriptum rédigé d'une main secouée par le rire. Ecriture sans nul doute masculine.
Et c'est qui l'obsédéE, maintenant? Hum?
