Réponses aux reviews anonymes :
Elianor : Ah ! Lectrice fidèle ! Ravie de savoir que ce chapitre te plait ! Je suis monstrueusement désolée *se flagelle* car je ne t'ai pas répondue à ta dernière review ! (et que j'ai été en retard aussi mais bon) J'aimerais tant être en vacances là tout de suite ='( ... Mais ce n'est pas grave, je pense que tu vas aimé ce chapitre, moins de folie, plus de concret. Mais attention ! La folie reviendra bientôt ( ce que je peux être noire des fois, ça me perdra) parce que j'ADORE écrire ces moments de délire avec soi même, et là, au prochain (ou celui d'après) la folie va devenir... On ne peut plus présente. Qui sait ce qu'il adviendra de notre pauvre-petite-désolante-et-cinglée Hermione ! Bonne lecture, bises, Altanais...
Wow : Aie ! *met une main devant ses yeux pour les protéger de la lampe de la salle d'interrogatoire * Je suis désolée ! L'orthographe, c'est mon petit (non énorme xD) point faible. Je vais essayé de corriger (menteuse !) les (pachydermiques) fautes qui pullulent sur mes textes.
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Vouloir nous brûle, pouvoir nous détruit
Honoré de Balzac, La peau de chagrin
Qui souffre ici ?
Hermione entra dans sa chambre de Préfète-en-Chef. Elle n'en pouvait plus. Toute sa vie s'en était réduite à sa mission, mais elle se sentait si minable, incapable de l'accomplir. Elle avait tout sacrifié, sachant d'avance que son geste se réduirait par une intrusion dans le manoir Malefoy. Elle savait qu'au bout de sa quête, il y avait la mort.
Elle le savait de puis le début, elle l'avait toujours su. Mais depuis quelques temps, elle ne voulait plus de cette issue. Sa vie s'était soudainement mise à compter à ses yeux. Elle ne voulait pas mourir, ne voulait pas finir en martyre citée dans quelques livres d'histoire de la magie. Non. Elle était intelligente, elle savait bien qu'elle aurait peu de chance d'approcher le Lord et encore moins de s'en sortir. Non, en fait, elle savait impertinemment qu'elle ne s'en sortirait pas. Quelque soit l'issue de sa mission, elle mourait, et ça, elle ne pouvait l'envisager.
Elle avait dix-sept ans. Dix-sept ans de loyauté envers ses amis, dix-sept ans d'apprentissage de la vie. Pourquoi ? Quel cours l'avait préparé à ça ? Quel cours lui avait apprit à vivre ? Elle avait travaillé, apprit sans cesse mais à quoi cela lui servait-il aujourd'hui ? Elle restait une inculte de la vie, elle, Hermione Granger. Elle avait des rêves, des projets, des envies, mais tout cela était anéanti.
Elle ne voulait pas mourir, mais son esprit l'accablait de honte à cette pensée. Elle ne voulait pas se sacrifier, elle s'était toujours sacrifiée, pour tout. Mais là non. Pas maintenant, pas alors qu'elle avait des projets, une raison de vivre. Elle ne savait pas pourquoi elle pensait soudainement à ça. Elle ne se reconnaissait plus. Elle. Qui était-elle finalement ? Anna Mclee ou Hermione Granger ? Et dans le miroir, lorsqu'elle voyait son double, qui avait raison ? Se voilait-elle la face ?
Elle avait essayé d'embrasser Malefoy. Mais elle n'avait pas honte. Ou plutôt pas honte de son geste, honte qu'il l'ai su.
Elle avait essayé d'embrasser Malefoy car elle savait, dans son esprit que ce serait probablement son dernier baiser. Elle était tellement inculte sur la vie.
Alors oui, elle avait manqué de l'embrasser. Et ce n'était pas fait accidentellement, après réflexion, tel était la conclusion qu'elle avait acquise. Cependant, elle ne comprenait pas une chose : il l'avait sauvé... Il l'avait vraiment sauvé, elle lui devait la vie, et même plus. Ce qui aurait dut la réjouir l'inquiétait. Elle ne voulait pas voir Malefoy comme quelqu'un de bien, ce n'était pas quelqu'un de bien. Alors pourquoi l'avait-il sauvé ? Pourquoi avait-il risqué sa vie en la débarrassant du Mangemort ? Lui, si lâche et désagréable...
Elle ne voulait pas le voir comme quelqu'un de bien. Elle ne voulait pas se dire qu'il avait des sentiments, qu'on pouvait le détruire, le briser. Elle voulait le voir comme un monstre, un Mangemort, un prétentieux, un orgueilleux, un malfaisant, un vicieux, un pervers, une saleté, une vermine, une fouine, une erreur, un criminel, un tueur, un menteur, un voleur...
Mais elle n'y arrivait plus. Tout avait commencé ce jour, dans le parc, où l'espace d'un instant, elle avait vu dans ses yeux, une leur de sentiments. Puis lorsqu'elle lui avait parlé, lorsqu'il s'était livré et que là encore, dans ses yeux, elle n'y lisait aucun mensonge. Et maintenant, depuis la veille, il l'avait sauvé. Depuis la veille, elle lui devait la vie. Et ça, ça changeait tout.
Pourquoi lui montrait-il ce visage maintenant ? Alors qu'elle avait besoin de raisons pour quitter ce monde ? Pourquoi ? Encore une de ses vengeances ? La faire souffrir, lui montrer une image de lui meilleure pour qu'elle ait encore plus mal de mourir ? Elle sourit se sa propre paranoïa, Malefoy n'avait aucun intérêt de faire ça. Il ne savait pas qui elle était réellement, depuis le temps, elle avait comprit que ces allusions n'en étaient pas vraiment.
- Pourquoi Malefoy ? Pourquoi maintenant, pourquoi ce visage, alors que je vais quitter ce monde. Il ne me reste rien, et j'étais fière de cette illusion. Maintenant, tu es là et tu me troubles. Par tes coups-bas, entrecoupés de belles phrases, de confessions et de révélations. Qui es tu en réalité ? Un Mangemort, un comédien, un crétin ou simplement sincère ? Es-tu sincère Malefoy ? Ai-je pu me tromper à ce point pendant tant d'années ? Je voudrais tout effacer, effacer ma vie et cette lettre, cette lettre il y a sept ans. Je voudrais rayer la magie, la guerre et tout ce que j'ai vécu, car, à l'heure où je dois me retirer aux cieux, je ne suis plus sûre de rien.
Elle entra dans la salle de bain. Elle vu Anna dans le miroir, doucement, elle retira sa cape. Puis elle elle en recouvra le miroir.
Fini Anna. Je ne veux plus de toi. Je ne veux plus te voir. Tu as gâché ma vie, tu m'as fait douter au moment où j'avais besoin d'être certaine. Vas-t-en Anna, sors de ma vie aussi simplement que tu y es entrée.
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Et elle entra dans la chambre de Malefoy. Elle devait lui demander une explication, elle n'avait pas envie de rester dans le doute. Elle voulait savoir. Savoir pourquoi il était ainsi.
Elle entra sans toquer et tomba devant un Malefoy occupé. Allongé sur son lit, il engloutissait des chocolats provenant probablement de la boite verte et argent posée sur le rebord de sa table de nuit.
- On ne t'a pas appris la politesse, Mclee, demanda-t-il sans daigner lever un regard.
- Il faut qu'on parle Malefoy.
- Pourquoi les filles commencent toujours par cette phrase lorsqu'elle viennent nous annoncer quelque chose de grave, à leur yeux ?
- Je m'en fiche, je dois vraiment te parler.
Cette fois il leva les yeux vers elle. Hermione avait déjà tout prévu. Elle lui demanderait des explications. Elle voulait savoir.
- Pourquoi m'as tu sauvé ?
Visiblement, Malefoy ne s'attendait pas à cette question. Il fut légèrement désarçonné puis répondit d'un ton neutre où un infime tremblement perçait. Mais à son visage impassible, Hermione ne pu définir si il se moquait ou si il était sincère.
- Pour ce genre de remerciements, j'aurais du te laisser dans ses bras.
Elle ne parla pas. Le souvenir de cette nuit restait à jamais gravé dans sa mémoire. Elle ne voulait y penser.
- Finalement, j'aurais peut être dut en effet, tu avais l'air si bien.
Hermione le poussa violemment et il tomba sur le lit.
- Ne dit plus jamais ça ! Jamais ! Tu n'as aucune idée de ce qui s'est passé !
Elle le défia férocement du regard. Il se releva d'un bond et la poussa à son tour.
- Arrêtes de penser que tu es le monopole de la souffrance, Mclee, les autres souffrent autant que toi.
- Qu'est-ce que tu en sait Malefoy ? Tu peux me dire ce qu'un petit bourgeois sang pur peut souffrir dans cette guerre ? Qui souffre ici ? Est-ce que c'est toi ? Les Serpentards ? Ou plutôt les sangs de bourbe, les Moldus, les sangs mêlés et traitres à leurs sang ? Dis moi Malefoy ? Ose me dire que tu souffres alors que des dizaines de personnes meurent autour de toi !
Elle s'arrêta pour reprendre son souffle. Que savait-il lui ? Qu'avait-il subit ? Elle avait tout quitter, tout renoncé pour sauver le monde de Voldemort. Elle allait mourir ! Qu'avait-il vécut ?
Les larmes coulaient sur ses joues, elle pleurait maintenant. De colère, de rage, de chagrin aussi. Ce que Malefoy lui avait dit l'avait blessée. Elle l'avait cru un instant sincère mais il était détestable, un monstre,un sale sang pur.
Mais qu'est ce qui m'arrive ? L'instant d'avant je le souhaitait méchant. Je ne sais plus, je n'y arrive plus.
- Qui es-tu vraiment Mclee ? Un instant tu manques de m'embrasser puis tu me frappes et me hurles dessus. Tu prends parti des sangs de bourbe puis tu fais du mal à ton amie parce qu'elle en est une...
Hermione s'appuya contre le mur. Elle n'en pouvait plus. Elle n'arrivait plus à garder son masque. Elle voulait que tout s'arrête, ici et maintenant. Arrêter de souffrir, dévoiler à Malefoy sa véritable identité et en finir. Il la détesterait comme avant et elle pourrait enfin le mépriser et se dire que chacune de ses bonnes actions n'étaient pas dirigées sur elle mais sur Anna.
Malefoy s'approcha d'elle. Elle se sentait vide. Pourquoi le sort de ce petit Serpentard la mettait dans un tel état tout à coup ? Pourquoi battait-elle douceur et méchanceté en sa présence.
Le jeune homme se rapprocha encore et prit le visage d'Hermione entre ses mains. Elle frissonna au contact de sa peau et leva la tête. Son regard était insondable. Elle ne comprit pas ce qui se passa. Malefoy approcha son visage du sien et elle fit de même. Presque par instinct, ses yeux se fermèrent.
Les lèvres de Malefoy frôlèrent les siennes. Elle sentit son souffle caresser sa peau et la douceur de celle de Malefoy. Sa main animée de sa propre volonté alla se poser sur la tête du Serpentard. Leurs lèvres se touchèrent et elle frissonna de tout son être, elles étaient tellement douces, tellement différentes de ce qu'elle avait imaginée. Son corps s'enflamma lorsque sa langue toucha la sienne. Elle s'enroula autour de celle du Serpentard avec passion. Elle sentait son cœur battre à tout rompre, sa peau la brulait doucement là où les lèvres de Malefoy étaient posée. Elle sentait la tête lui tourner et ne comprenait pas pourquoi tout lui apparaissait comme disparu. Il n'y avait plus qu'elle et Malefoy et pour la première fois cet ensemble formait un nous. Ce n'était pas elle et Malefoy, c'était eux. Indissociables, inséparables.
Lorsque les lèvres de Malefoy quittèrent les siennes, elle eut une sensation de grand vide, comme si une partie de son âme l'avait quittée, accrochées à ses lèvres. Elle avait les joues écarlates, tel deux pivoines et le souffle court et heurté. Jamais elle n'avait ressentit quelque chose de semblable, mais à ce moment, elle n'avait même plus la force d'aller chercher cette sensation dans sa mémoire. Elle le savait, c'est tout. Elle regarda Malefoy, les yeux humides, son cœur ne ralentissait pas.
Il la regardait et ses yeux gris la transperçait jusqu'à l'âme, elle se sentait nue, fragile sous ce regard impérieux, sous ces deux braises orageuses qui voyaient en elle.
Une voix dans la tête de Malefoy lui informa qu'il avait gagné.
Une voix dans la tête d'Hermione lui dit qu'elle n'aurait pas dut.
Malefoy l'invita à sortir d'un geste, d'une allure presque robotique, Hermione sortit de sa chambre.
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Petit à petit, la jeune fille reprenait conscience. Ils venaient de s'embrasser... Elle avait embrassé Malefoy... Elle, Hermione Granger, l'indomptable Gryffondor qui se sentait maintenant démunie face à lui.
Elle ne comprenait pas pourquoi. Pourquoi l'avait-il embrassé ? Pourquoi elle y avait répondu. Elle aurait dut être en colère, elle aurait du le repousser et le détester. Mais elle n'y arrivait plus. Les horribles adjectifs pour qualifier Malefoy ne lui venait plus.
Elle avait aimer ça. L'embrasser. Rien qu'a cette pensée elle en frissonnait encore. Elle n'aurait pas dut aimé ça. Jamais. Pas elle. Pas dans ces conditions.
Elle se sentait honteuse. Honteuse d'avoir aimé ça, honteuse de lui faire ça. Il ne savait pas vraie origine. Si il avait été sincère... Non mais qu'est ce qui lui prenait ? Voilà qu'elle pensait à la douleur de Malefoy maintenant. Elle se pensa en plein désastre. Sentant que progressivement, un nom s'installait sur son sentiment. Non. Elle ne voulait absolument pas mettre ce nom là dessus. Ce n'était pas possible.
Elle changeait tout le temps d'avis.
Il est sincère. Il est manipulateur. Il me déteste. Il m'aime. Non, il me hait, il la déjà dit. Ce n'est que pour me faire du mal.
Mais l'instant d'après, elle regrettait de lui infliger ça et lui mentir.
J'arrête la mission, je lui dis tout, je ne veux pas lui faire ça je ne peux pas.
Puis elle voulait pleurer, se sentait puérile, inutile.
Ce n'est qu'un baiser. Malefoy a embrasser des dizaines de filles avant moi, il veut s'amuser, il n'est jamais sincère.
Mais pas elle. Elle, elle était sincère. Elle, elle n'avait jamais embrasser quelqu'un d'autre que Krum, ce qui n'était absolument pas ça. Cette passion, cette folie. Elle avait tout oublier.
Je veux mourir plutôt que le recroiser un jour. Non. JE mourrais si on m'en éloignait.
Mais ce n'était pas elle que Malefoy avait embrassé, c'était Anna. Anna Mclee, celle qu'il voyait lorsqu'il la regardait. Jamais il n'aurait embrasser Hermione, la vraie, jamais. Elle le savait, comme deux et deux font quatre.
Hermione soupira et s'allongea sur son lit, presque aussitôt, elle sombra dans le sommeil, sans rêve.
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Drago Malefoy revint dans la chambre qu'il avait quitté, il n'allait pas très bien. Une sensation de malaise étrange l'étreignait. Il ressentait une douleur sourde au creux de sa poitrine et n'arrivait pas à en identifier la cause.
Il avait embrassé Anna Mclee, dans un geste parfaitement froid et calculateur. Mais il n'allait pas bien. Il ne ressentait pas cette jouissance d'être proche du but, ce bonheur. Non. Et cela le perturbait au plus au point. Comment ce faisait-il que lui, Drago Malefoy, ne tire pas de plaisir de cette vengeance ? Pourquoi la sensation de faire quelque chose de mal le poursuivait à ce point ?
Il chassa ses pensées noires et pénétra dans sa chambre. D'un rapide coup d'œil, il s'aperçut qu'une boite ronde avait été déposé sur son lit. Mclee lui offrirait-elle déjà un cadeau ? Il s'empara du paquet et le déballa. C'était une boite de chocolat. Ronde. Simple. Des chocolats raffinés, délicats, qui dégageaient une odeur de cacao et fruits. Le Serpentard sourit, elle ne s'était pas moquée de lui. Le paquet était accompagné d'un mot.
« Avec tout mon amour »
Drago fronça les sourcils, ce n'était pas l'écriture de Mclee, ronde et délicate. Puis il haussa les épaules, qu'importe l'expéditeur, Mclee était déjà dans ses filets, et avec délectation, il mangea un chocolat...
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Hermione ne vit pas le jeune homme dans les cours du lendemain. Bien décidée à l'éviter, elle ne s'en soucia pas vraiment. Mais le soir, il n'était toujours pas là...
Elle décida qu'elle irait voir (juste pour savoir) dans sa chambre.
Elle pénétra dans la pièce et s'arrêta, une expression d'horreur peinte sur le visage : le Serpentard était allongé au sol, inerte, dans sa main, il tenait encore le mot.
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Alors les patacitrouilles ? Vous avez aimé ? Détesté ?
C'est un beau salaud Malefoy mais bon, il y a peut être une chance qu'il passe du côté lumineux non ?
Pas mal les chocolats empoisonnés...
Peut être que finalement, Malefoy n'aura pas le temps de passer vers la lumière MUHAHAHA
JE VAIS POUVOIR LE TUER !
ça simplifierait la vie de notre chère Hermione.
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Je vous laisse avec ce point d'interrogation (?) :
Qui a fait le coup des chocolats ?
Celui qui répond aura... Le droit d'être informé s'il a bon avant la publication du chapitre !
Arnaqueuse ? Moi ? Mais non...
;)
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REVIEWS
Bises, Altanais
