Réponses aux reviews anonymes - pas enregistré : ) :

Egwene : Coucou. Merci beaucoup pour ta review. Ce chapitre est un peu plus sombre que le précédent - pas de manipulation de Draco chéri, mais une réflexion à la hauteur de la dynastie des Malfoy - haha - j'espère que ce chapitre te plaira. Biz et bonne lecture.

Raziel : Franchement, est ce que tu écris? Non, je me tiens à ce que je dis, je n'écris pas pour moi. J'ai plein d'autre fic écrite sur mon ordi que je n'ai pas publié et que j'écris pour moi, et une histoire originale qui restera dans mon ordi jusqu'à ce que j'ai envie de la publier, ça, ce sont des trucs écrit pour moi. J'ai publié cette fic parce que je pensais que les lecteurs aimeraient, j'aime écrire, alors comme ça plait, je publies. C'est tout. Pour ce qui est des reviews - genre holala c'est beau - et bien, oui, j'aime qu'on me dise que ma fic plait sinon à quoi bon continuer à l'écrire, j'ai plein d'autre chose à faire. Je décide ce que je fais? Et bien non, parce que les gens qui laissent des messages comptent sur moi et je n'aime pas décevoir les gens et demande donc aux autres si il n'aime pas ma vitesse de publication, est ce que toi, tu n'aimes pas ma vitesse de publication? Est ce que tu aimes quand les auteurs mettent six mois à publier? La bonne blague. De plus, mon message n'était pas un coup de gueule, je me suis inquiété parce que je ne savais pas de quoi il s'agissait d'abord et ensuite parce que je voulais savoir combien de personne pensait vraiment que ce système était barbare. Il se trouve qu'il y en a bien peu. Mais que bizarrement, depuis les deux chapitres ou j'ai cessé ce petit 'chantage' j'ai perdu une vingtaine de revieweur. Alors je regrettes un peu vois tu. Enfin bon, j'espère que ce chapitre te plaira. Bye - oh, et c'est assez amusant de recevoir ce genre de message venant de quelqu'un qui ne laisse pas un seul com' mais qui lit quand même - La prochaine fois, gardes tes petites réprimandes bien pensées pour toi et continues à être un lecteur silencieux, ce n'est pas pour des gens comme toi que j'écris.

NEPHERIA : Hello! Merci beaucoup pour ta review. J'espère que ce nuveau chapitre te plaira autant : ) Biz et bonne lecture.

Stormtrooper : Lol, j'ai toujours un mal de chien à écrire ton pseudo sans faire de fautes. Que de questions...Alors, pour ce qui est de Narcissa, je ne peux hélas te répondre que par un Haha, énigmatique et joyeux, pour la question, mais où donc l'a envoyé Lucius, je ne peux te répondre que par un hoho, mystérieux et - heu- mystérieux : ) Ce chapitre était tout en douceur n'est ce pas? petite manipulation de Draco chéri, petits chats tout mignon, belle petite brochette de péripéties Malfoyenne. On s'arrête là et on revient dans le vif sombre et triste sujet : ) J'espère que ce chapitre te plaira. Merci beaucoup pour ta review et bonne - trés bonne - lecture. Biz.

Lucy Poppins : Oh tu es trop gentille : ) C'est pour des lecteurs comme toi - et pour celui d'au dessus - et pour tous les gentils qui sont toujours là même si le 'chantage' n'y ai plus, que je continues à poster aussi vite. Je te remercies aussi pour ta proposition de bêta, mais non merci, je ne pense pas faire assez de fautes pour en avoir besoin et de plus, j'aime publier tout de suite après avoir fini d'écrire - et de répondre au review - J'espère donc que ce chapitre tout en horrible situation triste te plaira : ) hahaha, et je te remercies pour ta review. Grosses bises et bonne lecture. Blibl'

-EliZ- : Lucius, amoureux? Oui oui, mais de sa femme...Alors? Où est Narcissa...haha - énigmatique et joyeux voir plus haut : ) - J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Merci pour ta review et bonne lecture. Biz

Mamou : Tu m'en veux pas si je mets une majuscule à ton pseudo? J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Biz et bonne lecture - et merci tout plein pour ta review : ) - Biz

Typhi : Harry aussi est adorable tu vas voir! Et pour Sirius, oh trop chou...Le voilà. Bon c'est surtout Severus qui est horriblement mignon - 'arrachez moi le bras et frappez moi avec : ) ' J'espère que ce nouveau chapitre - t'as vu, même pas une semaine, rassuré? - te plaira - oui, je pense que oui : ) - et je te souhaite donc une bonne lecture. Biz et merci pour ta review.

Tenshi : Je zappe le reste de ton pseudo : ) Merci beaucoup pour ta review. Je suis contente que Draco et sa mignoneté te plaise et j'espère que ce chapitre tout plein de mignoneté te plaira autant que les autres. Pour les chatons, on ne les voit pas ici, mais la réponse sera sûrement dans le prochain chapitre. Biz et bonne lecture. Blibl'

Lady Dragonne : Wha! Quelle review. Je suis désolé mais je ne pourrais pas faire aussi long - principalement parce que tu me donne un point de vue sur le chapitre et que donc, je ne peux pas y mettre autre chose que des 'Merci merci quelle superbe analyse, comme je suis contente que cette fic te plaise autant que pour me faire part de tout ce que tu en penses' Pour ce qui est d'avoir changé l'histoire: et oui, merci à toi - tu as été voir la différence? - Et tu as vu...Tu l'as encore changé avec les chats, vas voir : ) Je te remercies pour l'infos sur le lycée. Je m'arrangerais donc avec. : ) -héhé, mais pourquoi donc me direz vous...huhuhu-. J'espère que ce nouveau chapitre remplira tes attentes et te plaira. Merci pour cette superbe review, vraiment, ca fait énormément plaisir. Gros bisous et bonne lecture. Blibl'

Lilou : Hello! Contente que cette fic te plaise. Désolé pour la trame un peu bateau mais c'est un peu le seul moyen qui existe pour faire que Severus adopte Harry - mais au moins il n'a été ni battu ni violé : ) - J'espère que la suite te plaira. Un peu moins d'humour, plein de cri, de retenu, de rage, de désespoir, de viellesse ennemi - eh, oups, je m'emballes - La rencontre Harry Sirius est dans ce chapitre et j'espère que tu ne resteras pas trop la bouche grande ouverte :) Bonne lecture et merci pour ta review. BIZ

Nanie nouche : Courte réponse pour nouveau chapitre plus vite - éventuellement rallongement dans mail plus tard lol - Merci beaucoup pour ta belle review, je ne te dis rien pour ce nouveau chapitre, juste qu'il est radicament différent et que les deux blaireaux - enfin l'un des deux - est présent...Mais...Et bien, je pense qu'il pourra peut être te plaira : ) En espérant que ce nouveau chapitre te plaise. Gros bisous et merci encore. Blibl'

Jenni944 : Héhé, je sais, désolé d'être cruelle. Voilà la suite et je vais faire un effort pour les Maudits, tu es la deuxième à me les réclamer. Promis, dans deux semaines, il sera là : ) Merci beaucoup pour ta review. Biz et bonne lecture.

Marisa : Hello. Merci beaucoup pour ta review. Rémus n'est pas encore là mais il arrive, patience! Pour l'instant on a la visite attendu de quelqu'un d'autre : ) J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Biz et bonne lecture.

Garla Same : Longue longue review. Merci beaucoup pour ton analyse. J'espère que tu me pardonneras de ne pas faire honneur à cette formidable review dans ma réponse - mal au ventre mal au dos maintenant et le chapitre à corriger - mais je te promets que je me rattraperais sur la prochaine réponse promis :) Et puis, en attendant, tu as ce tout nouveau tout beau chapitre qui j'espère te plaira autant que le précédent. : ) Gros bisous et merci encore trés fort pour ta review. Bonne lecture. Blibl'

Rinaly : Lol. Tu veux me faire croire que tu arrêterais de la lire? Tu sais que recevoir des coms et des encouragements c'est également trés agréable? Je ne t'ai jamais vu alors je ne pense pas que ca me ferait grand chose tu sais. J'ai perdu 20 revieweurs sur mes deux derniers chapitres parce que mes petits défis sont passés à la trappe, alors en gagner une, je m'en balance un peu...Mais, peu importe, je te souhaite une bonne lecture quand même - à moins que tu arrêtes de lire...: ) - Bye

Petite grenouille : Coucou! Merci beaucoup pour ta review : ) Je t'adore aussi petite grenouille - franchement, avec ce pseudo, tout le monde doit t'adorer : ) - J'espère que la suite te plaira. Gros bisosu et bonne - trés bonne et pleine de larme - lecture. Biz

Dalou28 : Toi, j'te retiens : ) Bonne lecture. - encore - Biz


Je rappelles, pour tout ce qui y croit dur comme fer, que non, peu importe ce qui se passe dans ce chapitre, ceci n'est pas un slash, et j'espère que vous le comprendrez parce que je ne voudrais pas que vous loupiez la 'mignoneté' de ce qui se passe avec Severus.

Vous voulez que je vous dises, j'ai un mal de ventre horrible après avoir écrit ce chapitre - comme si on enfonçait quelque chose dedans -, je crois que me mettre dans la peau des personnages - et particulièrement de Harry - ne me fait pas que du bien. - Ou alors je suis atrocement malade et je vais mourir. Je vous tiens au courant. : )

Trêve de blabla, je vous laisse avec un chapitre - trop adorable vraiment - de,

HAPPY DAYS

X. Le hall.

Autant Severus avait été ravi de n'avoir que deux élèves au début, autant maintenant que la journée était terminée, il avait l'impression que c'était aussi prenant qu'une classe entière - ses deux petits élèves étant juste beaucoup plus intéressés -

C'était agréable et cela lui faisait sentir que le métier de professeur - qu'il avait toujours quelque part détesté - n'était pas si pire. Mais rester sévère avec son filleul et son propre fils n'était pas aussi simple que ce qu'il avait d'abord pensé. Premièrement parce que Draco, si il réussissait à convaincre son père avec une facilité hors pair, parvenait encore plus facilement à embobiner son parrain - qui savait pourtant parfaitement que c'était de la manipulation - deuxièmement, parce que Harry était à prendre avec des pincettes et qu'il avait l'air encore un peu - pour une raison que Severus ne comprenait pas entièrement - boudeur.

Mais la journée était parvenu à sa fin et Severus pensait qu'il allait enfin pouvoir se reposer - l'appel du dîner dans la petite salle à manger d'hiver était une invite apaisante - lorsqu'il reçut une missive d'Albus, portée par un hiboux à l'air pompeux et désagréable - comment un hiboux pouvait-il avoir l'air plus désagréable que lui, Severus Snape? -

Severus grogna - il allait expliquer une bonne fois pour toute à Albus qu'il ne lui appartenait pas - ou plus, selon le point de vue - et laissant un message à Lapy pour Régulus et les enfants, il prit la cheminée pour Poudlard.

- & -

La discussion avec le directeur de Poudlard avait été houleuse. Houleuse et orageuse et Severus en était encore à serrer les dents de rage alors qu'il envoyait les quelques affaires abandonnées dans les placards de ses appartements tout droit dans une grande malle - la magie n'était pas un exutoire suffisant pour apaiser sa colère -

L'homme marmonnait et vociférait et pensait - pensait, pensait, pensait - et il avait l'envie d'asséner à Albus de grands et trés précis coups de hache, à bout de bras, en se délectant des morceaux de chairs et des giclées de sang qui ne manqueraient pas de voler ça et là.

Que l'homme s'inquiète du devenir d'Harry était une chose ; qu'il déclare, avec quelque chose comme un semblant de colère et d'accusation que Severus privait Harry d'une protection et d'une éducation presque vitale pour lui en était une autre - Plus qu'une hache, un piolet -

Il en était là de ses grands desseins d'achèvement de Dumbledore lorsque la cheminée de son salon privée s'embrasa - et Severus lâcha les quelques chemises noires qu'il s'apprétait à jeter rageusement dans la malle et sortit sa baguette - et un grand chien noir en sortit, titubant et grognant.

- Bien, quelle était encore là, le problème. - - Depuis quand les chiens passaient-il par les cheminées? -

Severus maugréa dans une invisible barbe et resserant sa poigne sur sa baguette s'approcha du cadavérique canidé tremblant.

- Pourquoi PERSONNE n'avait jugé bon de l'avertir que Sirius Black était possiblement un putain d'animagus?-

- Bien, de ce fait il n'était pas certain n'est ce pas? Mais qu'un chien décide tout simplement de passer par une cheminée pour se rendre chez lui - ou à Poudlard, parce que ce n'était plus chez lui - et que de surcroit il soit tout maigre et tout tremblant et tout grognant ne devait pas signifier beaucoup d'autre chose que la venue intentionnelle - non le cleps ne s'était pas juste perdu en entrant dans une cheminée par hasard, c'était légèrement trop tiré par les cheveux - -ahah, parce que Sirius Black déguisé en chien était bien plus plausible - de l'évadé dans ses appartements. Et ça, Severus ne savait pas si c'était une bonne chose. -

Bon, si ça l'était, quelque part. Mais le visage du parrain de son fils qui se posa sur lui lorsqu'il reprit forme humaine ne donna pas vraiment envie à Severus de gentiment lui proposer un thé.

- Parfait -

"Black." Salua courtoisement Severus Snape, resserant encore un peu plus la main autour de sa baguette. Sirius n'avait pas l'air totalement fou, mais quelque chose dans son regard et dans son attitude signifiait clairement qu'il n'allait pas tarder à se jeter sur le nouveau papa.

Mais pour l'instant il se contentait de rester là, immobile, respirant difficilement.

"Black, est ce que tu pourrais dire quelque chose?" Demanda Severus presque gentiment - avec horriblement beaucoup de condescendance -

"Pourquoi as tu fait ça?" Et Severus sentit quelque chose quelque part être horriblement soulagé d'entendre Sirius Black parler et demander quelque chose d'intelligent et de visiblement trés réléchi - d'une voix qui semblait morte et brisée -

"Tu ne veux pas prendre une douche et te reposer un peu avant?" - Oh non, Severus n'était pas sensé être gentil. -

Sirius lui lança un regard glacial et secoua la tête, grognant légèrement. " Pour que tu puisses appeler les aurors. Merci, mais si j'étais sorti pour prendre une douche j'aurais été moins loin."

- Merde, bien sûr qu'il voulait être gentil avec lui, son ancien ennemi d'école venait de passer 10 ans à Azkaban en étant innocent. Même si il ne l'appréciait pas - et encore c'était quand ils étaient quelque chose comme petit - adolescent - Severus ne pouvait souhaiter cela à personne. De plus Sirius semblait sain d'esprit, et c'était encore plus étrange et presque encore plus douloureux. Le prisonnier avait été lucide toute sa détention. -

"Je ne vais prévenir personne Sirius." Répondit-il d'une voix basse. "Je veux te donner un coup de poing." Répondit juste Sirius après un petit temps de silence. - Et Merlin, son ton était horriblement sérieux et presque suppliant. -

Severus baissa sa baguette - oh allez, il pouvait lui laisser faire ça - et acquiesça. "Et après tu vas prendre une douche d'accord."

A son tour Sirius hocha la tête - et tous ses cheveux volèrent en même temps, en une espèce d'infâme paquet - - Severus n'avait même pas envie de lui faire remarquer qu'aujourd'hui les rôles étaient inversés - et se jeta sur lui, corps et âme, lui assénant un magistral coup de poing de toutes ses maigres forces, le projetant presque à terre. - Et Severus n'eut aucun doute que si Sirius avait eu toute sa force, il aurait volé sur un bon mètre, la mâchoire probablement brisée -

Encore une fois, après qu'il ai laissé un petit temps pour souffrir en silence, se frottant la joue, il acquiesça de nouveau.

"Bien, maintenant va prendre une douche. Il serait idiot que tu fasses peur à Harry."

"Tu vas me laisser le voir?" La surprise plus que la question rendirent Severus bêtement ému - pour ce putain d'enfoiré de Gryffondor qui avait fait de sa vie un enfer - et il hocha la tête sans un mot, l'accompagnant jusqu'à la salle de bain.

"Il serait peut être bien que je te rases la tête non?" Proposa gentiment Severus - Ah, il souhaitait s'arracher le bras et se frapper la tête avec -

"Ok." Lui parvint une voix rocailleuse et - pas amusé mais presque - étonné de l'autre homme alors qu'il s'était laissé prendre par ses pensées dans lesquelles il se jetait simplement du haut d'un pont pour avoir été aussi mielleux et concerné. "Qui êtes-vous et qu''avez-vous fait de Severus Snape?" - Oh Merlin, et putain de merde - peu importe, il s'en foutait royalement de jurer, pourquoi les Black devaient-ils tous dans les moments les plus cruels être si foutument gentil et innocent - et parler d'une petite voix amusée. Terriblement brisé et amusée.

"Sirius, tu viens de passer 10 ans à Azkaban. Peu importe toutes les vacheries que tu as pu me faire, personne ne mérite ça. Déshabilles-toi."

Le visage de l'animagus se décomposa alors soudainement - et Severus se retint de se claquer la tête contre les murs pour la vague d'inquiétude ou de quelque chose approchant qui parcourut son corps et serra sa poitrine - - Sirius ressemblait horriblement à Régulus - "Quoi Black?" "Je ne veux pas que tu ais pitié de moi Snape. Il est hors de question que tu ais pitié de moi. Tout ce qui s'est passé est de ma faute. J'ai mérité Azkaban."

Et la rage qu'il avait mi dans la phrase convainquit Severus de ne rien ajouter. Il aida simplement Sirius a ôter les guenilles crasseuses que l'homme avait sûrement trouvé dans une poubelle et l'assit ensuite sur une serviette posée sur la cuvette des toilettes. "Tu es prêt à devenir chauve?" - Mordred, il ne venait pas juste de poser une question toute badine et rigolote. Le visage froid que lui renvoya Sirius le conforta dans l'idée qu'il devait immédiatemment de cesser d'être si prévenant et dégoulinant comme un Gryffondor. D'un sort, la masse de cheveux gras, sec et emmêlés se détacha du crâne de Sirius et disparut dans les airs, ne laissant que quelques toutes petites pousses de cheveux sur la chair pâle.

Ensuite, le maître des potions se retourna et ouvrit l'un des placards de la salle de bain en sortant une fiole au liquide blanc. "Pour tes dents." Précisa l'homme en tendant la potion à Sirius qui la but sans hésiter. Ses dents, pourries et jaunies mirent quelques instants à retrouver leur couleur et leur santé d'avant et Sirius remercia Severus d'un hochement de tête.

"Allez, à la douche."

- Ok, il voulait mourir. -

Une heure plus tard, alors que Severus avait depuis longtemps terminé ses valises - non sans oublier de laisser des sous-vêtements, un pantalon, une chemise et un pull pour Sirius - l'innocent assassin sortit de la salle de bain, un peignoir vert noué autour de son corps maigre encore un peu mouillé et se planta devant Severus, sans un mot.

"J'ai laissé des affaires pour toi sur le lit."

Sirius acquiesça et se rendit dans la chambre de laquelle il ressortit habillé décemment quelques minutes plus tard. Amaigri, chauve et l'air maladivement - cadavériquement - pâle. - Merlin, Severus remerciait presque le ciel que Régulus soit aveugle. Même avec des habits propres - et un corps propre - Sirius ressemblait à quelque chose comme un inferi. - Il allait falloir manoeuvrer intelligemment pour ne pas que Draco parte en courant et en hurlant quand il le verrait approcher - - Harry n'était pas vraiment à craindre, sauf peut être pour le côté sordide du monde sorcier qui allait encore le rendre muet et furieux - triste et résigné -

- N'importe comment, Severus était vraiment trés fatigué de tout ça. Peut être que disparaitre, ce serait bien. -

"Tu vas m'expliquer maintenant?" Le sortit Sirius de ses pensées. Et il hocha vaguement la tête et se passa une main sur le visage. "Bien, d'abord, tu veux boire ou manger quelque chose?"

Sirius secoua la tête et laissa s'agrandir un vague sourire sur ses lèvres. "Du thé, je veux bien. Pas trés infusé." - Bien sûr, le fait de manger quelque chose pourrait juste tuer Sirius, vu l'était de maigreur dans lequel il se trouvait - Severus hocha la tête et d'un geste de la main fit venir sur la petite table du salon un plateau à thé. Silencieusement il remplit deux tasses et en tendit une à Sirius. "Comment as tu su que j'avais adopté Harry?" Interrogea ensuite Severus, alors que Sirius soufflait sur le liquide brûlant.

"Le ministre a fait une visite, il a balancé son journal dans ma cellule."

Severus hocha la tête - con, con de ministre - - Mais en même temps, Sirius était sorti grâce à ça -

"Tu es sorti comment?" Sirius laissa alors de nouveau étirer ses lèvres en un sourire et il jeta un coup d'oeil amusé à Severus. "A la base, j'ai posé la première question Snape, ce serait sympa de me répondre."

Severus soupira - bien, c'était la vérité n'est ce pas? - Peut être, mais il était un serpentard alors il haussa les épaules.

"Peu importe." Lâcha finalement Sirius d'une voix un peu plus sombre - mais toujours trés rauque malgré le thé qui devait détendre et apaiser sa gorge - "J'étais assez maigre sous ma forme animagus pour passer à travers les bareaux. Je me suis faufilé quand les détraqueurs n'étaient pas là et j'ai nagé jusqu'à la rive." Severus le vit frissoner et se contenta d'acquiescer sans une autre question. Après avoir avalé une nouvelle gorgée de thé, il se décida à répondre à la première question de l'évadé.

"Dumbledore avait placé Harry chez son oncle et sa tante." Lâcha t-il finalement, et le sursaut de Sirius lui fit comprendre que l'homme devait connaître les spécimens. "Quoi?" Croassa t-il, et ses yeux paniqués - ou quelque chose comme ça - démontrèrent à Severus qu'il ne devait pas en avoir que vaguement entendu parler. "Mais Pétunia déteste la magie, sans parler de son espèce d'immonde mari!" C'était un ton révolté maintenant que Sirius avait employé, et Severus ne doutait pas que si il avait été plus en forme, l'animagus se serait levé et aurait arpenté, en rage, le petit salon.

"Oui, nous nous sommes aperçu à son entrée à Poudlard que Harry n'était pas traité avec l'égard qui ait dû normalement à un enfant."

- Oh Merlin, vraiment, il ne pouvait pas empêcher ses élans de gentillesse et de considération qui l'assaillait -

Sirius tourna vers lui un visage décomposé. "Ils lui ont fait du mal?"

"Oui et non." Et Severus ne savait pas comment expliquer à l'homme - parce qu'il ne voulait pas le rendre malheureux. Merde. - "Comment ça, oui et non putain?" Grogna Sirius en se rasseyant.

- Comment par l'enfer, après 10 ans à Azkaban Sirius pouvait-il être si lucide? -

"Harry dormait dans un placard, et devait faire beaucoup de corvée. Il n'a pas reçu beaucoup d'amour." - Pas du tout -

Le visage - encore - et tous les muscles de Sirius semblèrent s'affaisser et il laissa tomber sa tête dans ses mains, dévasté. - Oh, allez, merde. -

" Sirius..." "C'est de ma faute, j'aurais dû être là, je n'aurais jamais dû..."

Severus se força à s'agacer - un bon Whisky, une bonne petite soirée à se plaindre à Lucius, ça aurait été bien. -

"Tu n'y es pour rien, Sirius. Viens maintenant, j'aimerais te présenter Harry."

"Il est ici?"

Severus qui s'était levé se figea et se tourna vers Severus les sourcils fronçés. "Quel journal as-tu lu exactement?" Demanda t-il alors qu'il s'emparait déjà d'un peu de poudre de cheminette. Sirius se leva et le rejoignit, serrant les poings. "Je ne sais plus trop." Répondit-il d'une voix basse. "Ce n'était pas la gazette, je crois que c'était un journal politique. Il parlait de l'adoption."

"Seulement de l'adoption?" Insista Severus - Oh, sérieusement, Severus n'avait aucune envie de se reprendre un coup de poing - même si Sirius ne semblait plus avoir la force de seulement lever la main - "Oui, pourquoi? Il y a quelque chose d'encore pire?" - Brave Gryffondor -

"Il n'y a rien de pire Black. J'ai juste choisi de retirer Harry de Poudlard." - Oh même si il était sûrement trés fatigué et que ce n'était pas trés juste de se moquer de lui, l'air de Sirius était impayable. -

"Tu as quoi?" S'exclama Sirius, sa voix faible grondant de rage - ou approchant. Sincèrement, il n'avait plus de force - Severus allait lui répondre - avec énormément de patience - mais Sirius enchaîna d'un ton inquiet. "Et tu l'as laissé seul chez toi?"

- Franchement, pour faire passer sa dégoulinante considération, il pouvait bien s'amuser un tout petit peu - -Même si c'était trés sérieux, soit -

"Oh non, il n'est pas seul. Je pense que Lucius veille sur lui." - Et Régulus aussi. Mais ça ce n'était pas une blague - enfin Lucius non plus mais ce fait là allait être encore quelque chose de dur, de cruelle et de compliquée. -

Le visage de Sirius changea du tout au tout et il sembla que finalement Azkaban l'avait atteint tout de même un peu et alors que Severus lançait la poudre dans la cheminée et que le feu virait au vert, Sirius le saisit à la gorge, sifflant un - toujours aussi faible et rauque - "Est ce que tu es dingue?" et un tas d'autres choses à propos de Lucius et de son passé de mangemort et à quel point Severus était fou - et ils disparurent finalement tous les deux dans la cheminée quand Severus réussit à articuler le nom de son manoir.

Encore une fois, il s'était pris un coup de poing - et ça ne faisait pas mal, mais Severus avait un peu peur - Arg - que Sirius finisse par simplement s'effondrer de fatigue.

"Black, espèce de sale con cinglé, cesses de dire des conneries et lâches moi!"

Sirius avait vraiment l'air prêt à s'effondrer par terre mais il devait visiblement posséder une réserve invisible de force parce qu'il saisit Severus au col - encore - et le plaqua violemment contre l'un des murs du hall du manoir.

"Tu le sors de chez les Dursley pour le laisser à Malfoy. Comment peux-tu?"

"Et bien, quelle sympathique arrivée cher cousin." Retentit une voix derrière eux avant que Severus ait pu répondre. - Et vraiment, Severus était fatigué de cette journée. -

D'un bond, Sirius se retourna et Severus se retint de soupirer quand il vit Sirius faire un pas en arrière, effrayé.

"Malfoy." Grogna Sirius. Puis il tourna son visage vers Severus. "Tu m'as emmené ici pour le laisser me tuer?"

Severus souffla - Whisky. -

"Sirius." Oh nom de Dieu - il jurait en moldu maintenant - Parce que ce n'était pas exclusivement sa voix qui avait retentit mais aussi celle frêle et triste et incertaine de Régulus qui venait de pénétrer dans la pièce suivit caché derrière la porte, de Draco et Harry.

L'évadé tourna tellement vite son visage de Lucius à Régulus qu'il tangua légèrement - bien, enfin la fatigue allait peut être avoir raison de lui - - Oh allez, un tout petit peu de calme et de solitude. Deux minutes -

Sauf que c'était Sirius Black, foutu Gryffondor, et qu'obéir au loi physique - et ainsi laisser son corps se reposer - semblait hors de question - jamais respecter les règles, hein, foutu Gryffondor -

L'attitude de l'homme changea brusquement, d'enragé face à Lucius, elle passa à quelque chose comme ébranlé, puis en aussi peu de temps, le visage de Sirius se durcit brusquement - et il n'y avait plus cette espèce de peur qui était apparue quand il fixait Lucius - - Oh Sirius, s'il te plait, ne fais pas de mal à ton frère. -

"Sale petit con." Siffla Sirius d'une voix éraillé et basse, faisant un seul pas en avant - Et Severus soupira de lassitude et de fatigue. Oh putain. Sérieusement, il en avait marre de cette journée - "Sirius." Tenta Régulus - et sa voix avait quelque chose de brisée. - - Bien sûr, Régulus, tu croyais que ton frère allait se jeter dans tes bras? -

- Severus laissa les choses se dérouler et s'appuya contre le mur derrière lui. Lucius pouvait bien gérer la crise deux minutes -

"Tu as bien profité? C'est bien de vivre tout libre pendant que tes copains croupissent à Azkaban?" Ses yeux flambloyant de rage se posèrent sur Lucius. "Quoique tu n'es pas seul n'est ce pas? Tu sais bien t'entourer hein, connard." Et tout dans son attitude - et dans l'air - signifiait que Sirius voulait se jeter sur son frère et le frapper, de rage et de désespoir.

"Sirius écoutes." "Tais toi! Je te hais Régulus. Je te hais. Quand tu étais mort ça allait mieux et je regrettais. Putain! J'ai regretté! Mais là...Tu aurais du être à ma place. Tu aurais dû croupir là bas et devenir fou. Putain, sale con, tu ne mérites que ça."

- Merde, maintenant c'était assez. - Severus se redressa - il aurait bien tappé Lucius pour son manque de réaction - et s'avança quand un cri retentit dans la pièce et qu'une tête brune passa devant lui à toute vitesse, se jetant sur Sirius, le poussant violemment.

"VOUS TAISEZ VOUS!" Hurla Harry. "Comment osez-vous parler comme ça à Régulus?" Et Sirius ne résista pas au coup qu'il reçut quand il s'apercut que c'était Harry et tomba à terre. "Régulus vaut sans doute cent fois mieux que vous monsieur, alors taisez-vous!" Cracha le garçon, enragé.

"Harry." Soupira Régulus - et Lucius et Severus aussi prononcèrent son nom, mais Harry semblait dans son petit monde, plongé dans le regard écarquillé de Sirius - il n'y avait plus rien d'enragé ni de triste dans les yeux bleus de Sirius -

"Vous croyez que Régulus était heureux de vous savoir en prison? Vous croyez qu'il était content?!" S'exclama t-il, ses poings serrés le long de son corps. "Si vous n'êtes même pas capable de comprendre à quel point vous avez rendu Régulus malheureux alors c'est vous le sale con. Peu importe que je ne comprenne rien à tout votre bordel de famille, je sais que Régulus est triste tout le temps à cause de vous et de votre emprisonnement, à cause de tout le mal que vous lui avez fait avant, alors ne venez pas ici en vociférant encore plus de chose cruelle à Régulus sans rien savoir, parce que Régulus est la plus gentille personne que j'ai jamais rencontré et vous l'avez abandonné. C'est vous qui êtes un sale con, pas lui."

- C'était absolument parfait. - Severus lança un regard à Lucius - qui souriait, le con - puis à Régulus - qui était livide - puis à Draco - qui continuait à manger son petit sandwick au concombre et au chèvre frais tout en regardant attentivement la scène - a-do-ra-ble -

"Si tout le monde se calmait un petit peu?" Intervint-il finalement alors que Sirius semblait déconnecté et fixait le visage du fils de son meilleur ami avec fascination.

"Harry." Articula Sirius en se redressant difficilement - ne pouvait-il pas juste tomber épuisé? - tendant une main tremblante vers Harry. Celui-ci se recula prestement et le fusilla du regard. "Je ne veux rien savoir de vous tant que vous n'aurez pas parlé gentiment à Régulus."

Mais Sirius ne sembla même pas entendre Harry. Il se contentait de fixer son visage, les yeux brouillés - Severus était presque mécontent que Harry ait ainsi crié sur l'homme, parce que son fils ignorait ce qu'était Azkaban - - C'était compliqué -

"Harry, je ne pense pas que tout cela te regarde." Dit-il finalement en s'approchant de son fils. Mais Harry se retourna vers lui et s'éloigna de quelques pas, l'air en colère. "Pourquoi ca ne me regarderait pas? C'est mon parrain non? Tout ça me regarde non? Ce n'est pas de sa faute si Régulus est si triste?"

"C'est compliqué Harry."

"Et bien expliquez moi putain?" "Tu as refusé qu'on t'explique ce matin, Harry." Le calma gentiment Severus d'un ton lourd de menace. "Ce matin, vous me parliez de tous ces morts autour de moi et de mes foutus parents que je ne connais pas. Et je ne voulais plus vous entendre parler de mon père, comme si je le connaissais trés bien et que vous n'étiez qu'une putain de baby sitter."

- Bien alors c'était ça. - - Il devrait aussi parler de la vulgarité dont pouvait faire preuve Harry. Foutu Dursley -

"Harry."

"Heu, excusez-moi?" La voix de Draco sembla - comme d'habitude, ce petit blond avait un don pour ça - briser la tension palpable de la pièce et tous détournèrent leur visage de la scène qui se jouait entre Harry et Severus - son père -

"Je ne veux pas vous déranger dans votre passionante conversation." Lâcha le blond en entrant dans la pièce - il avait terminé son sandwich - "Mais peut être serait-il plus utile de parler de tout cela ailleurs que dans le hall et oh, je dis ça comme ça hein, mais peut être aussi serait-il judicieux de mettre la chose cadavérique étalé sur le sol inconsciente dans un lit?"

Severus tourna son visage tellement vite vers le corps inerte de Sirius qu'il sentit ses os craquer et il souffla, levant les yeux au ciel - Mais il sourit, quand même, parce que vraiment, son filleul... -

"Merci Draco, pour cette brillante observation." Répondit Lucius en affichant un sourire fier et franchement amusé.

"De rien père." Et sans un mot de plus, le petit blond se détourna et repartit vers la salle à manger.

"Sincèrement Lucius, ton fils." Severus réprima un rire et souleva le corps de Sirius d'un coup de baguette.

"Je sais." Et Lucius quitta la pièce à la suite de son fils.

- La conversation était étouffée dans l'oeuf. Parfait. -

Harry lui, resta là sans un bruit, observant du coin de l'oeil son père se diriger vers les escaliers.

"Harry, tu es encore là?" Demanda Régulus toujours immobile dans le coin. Le petit brun tourna son regard vers l'aveugle et se retint d'acquiescer.

"Oui." Murmura t-il.

"Viens avec moi, je voudrais te parler." Sa voix avait quelque chose de froid et Harry baissa la tête. - Merde qu'avait-il fait? -

Il suivit lentement Régulus dans les couloirs du rez de chaussée du manoir et entra à sa suite dans un petit bureau, l'aveugle l'invitant à demi mot à s'assoir dans un des deux fauteuils de cuir faisant face à la cheminée.

"Je suis désolé." Lâcha immédiatement Harry ne pouvant se retenir plus longtemps de s'excuser - même si il ne savait pas vraiment pourquoi -

"Assieds toi Harry, vraiment." Murmura Régulus d'un ton las alors que lui s'était déjà installé. Et sa voix semblait presque à la limite de quelque chose et Harry sentit sa gorge se serrer.

- Oh non, faites que Régulus ne le déteste pas -

Sans un mot de plus - même si il du se mordre la langue pour ne rien rétorquer, et s'excuser encore - Harry vint s'installer en face de Régulus.

"Tu n'aurais pas du te mêler de ça Harry." Lâcha finalement Régulus, les mains crispées sur ses genoux, le dos trés droit. Harry se mordit la lèvre - mais pas de remord, pas de culpabilité ni rien de tout cela. -- Juste de colère - "Pourquoi, personne ne faisait rien, il fallait bien que quelqu'un le fasse taire non?"

"Et tu penses que c'était à toi, petit garçon de onze ans, de t'opposer à un homme qui vient de sortir de la pire prison qui soit, toi, son petit filleul qu'il n'a pas vu depuis 10 ans et qu'il doit probablement plus aimer que n'importe qui." La voix de Régulus n'était pas gentille et conciliante, mais réellement froide et en colère et Harry se tassa dans un fauteuil. - Que quelqu'un se décide à enfin terminer cette journée -

- Parce que vraiment, il allait craquer. -

"Je ne sais pas d'accord! Je ne sais pas ce que j'aurais dû faire. Je sais juste que tu es tout le temps malheureux et ce que disait ce Sirius semblait juste te faire encore plus de mal. Et si je sais une chose sur tout le bazard qu'il y a ici, c'est que j'en ai assez de voir tout le monde triste!" Cria t-il. Et il n'avait plus la colère retenue d'un Serpentard, mais la rage exacerbée d'un Gryffondor.

"J'en ai marre de vos problèmes horriblement sérieux. J'en ai marre de découvrir que n'importe où dans votre monde les gens sont tristes, d'accord?! Si il y a autant de problèmes et si tu es en colère contre moi parce que j'ai juste voulu te défendre parce que j'aimerais juste un peu que les gens soient heureux ici, alors je préfères rentrer chez moi, parce que je n'ai pas envie de me battre en permanence pour obtenir un tout petit peu de choses heureuses dans toute une journée. Depuis que je suis arrivé dans votre monde, ça n'a été qu'une succession de peur et de choses tristes et peu importe ce que les Dursley me faisaient, ou ne faisaient pas, je n'ai jamais été aussi triste que je le suis en ce moment alors que vous m'aviez promis que je serais heureux!" Hurla t-il - et il était debout maintenant -

"Et j'en ai marre aussi" - Il avait à peine reprit un peu de respiration - "J'en ai marre que tout le monde me parle de mes parents alors qu'ils sont morts et que je ne sais même pas à quoi ils ressemblent et que je n'ai même pas l'impression qu'ils soient mes parents. Severus est mon père! Il m'a adopté non? Mais encore et toujours il y a cet autre vrai père et maintenant..." Encore, il reprit son souffle, les yeux fixés sur le visage livide de Régulus. "Et maintenant il y a ça, ce Sirius Black qui est mon parrain et qui te déteste et que je suis sensé aimer. Parce que c'est bien ça hein, tu voudrais que je l'aime, tu aimes tellement ton frère que tu voudrais que je l'aime. Et ben désolé mais je n'ai pas envie de l'aimer! J'ai envie que tout s'arrête et que tout soit silencieux et juste un peu plein du bonheur que vous m'aviez promis et que j'ai jamais eu. J'ai pleuré, j'ai eu peur, j'ai vraiment été terrorisé, j'ai cru mourir et je me suis senti étouffé et tellement de chose nulle mais rien de bien, pas assez pour compenser. Et j'en ai marre!"

C'était superbe. Parfait. Il avait réussi à dire presque tout ce qu'il avait sur son coeur et maintenant Régulus ne pourrait plus le détester, il ne pourrait même plus le gronder pour ce qu'il avait dit à Sirius Black. Ce serait même bien qu'il se lève et qu'il le serre fort dans ses bras - personne ne le serrait jamais dans ses bras. Même pas son père - même si c'était presque ça ce matin dans le lit - - Les parents ne devraient -ils pas faire ça de manière spontanée? - - Oh Seigneur, il en avait marre de se demander ce que devrait faire des parents normalement, il n'avait jamais ce genre d'interrogation chez les Dursley -

Et n'importe comment des larmes lui montèrent aux yeux et il se rassit, montant ses pieds nus sur le fauteuil et plongeant sa tête sur ses genoux - Il voulait rentrer chez les Dursley - Et cette envie le tiraillait, faisait vibrer tout son corps et semblait froisser son ventre et faire courir un milliers de fourmis dans ses mains et autour de ses yeux, et un peu au dessus de son ventre, vers son coeur. Peu importe tout ce qu'on avait voulu lui offrir ici, il avait juste envie de se cacher dans son placard chez les Dursley, de réellement oublier tout ce qui avait eu trait au monde sorcier et de recommencer à vivre dans l'ignorance totale.

Finalement, il n'avait rien connu là bas, de la véritable tristesse. On ne pouvait sentir la tristesse que lorsqu'on avait connu quelque chose qui pouvait lui être opposé. Et avoir un père, une famille était ce parfait opposé.

Et ça le faisait vraiment pleurer parce que peu importe combien il pouvait le souhaiter, il ne pourrait plus jamais oublier.

"Harry." - Merde, ce n'était pas la voix de Régulus mais bien celle de son père qui venait de retentir dans le petit bureaux et Harry serra encore un peu plus ses bras autour de ses jambes et enfouit plus encore son visage contre ses genoux. Il ne voulait pas le voir, il ne voulait rien voir. Il voulait tout oublier et se réveiller chez les Dursley. C'était presque comme un besoin maintenant, s'il vous plait.

Et sans qu'il ne puisse s'en empêcher, il éclata en sanglot, ses épaules tressautant alors qu'il essayait de se cacher, de se recroqueviller encore un peu plus.

Il sentit quelqu'un s'approcher de lui - et il était sûr que c'était son père - et il souhaitait juste disparaitre d'ici, ne pas avoir à subir une quelconque marque d'affection, il n'avait pas envie, pas maintenant, ça le dégoutait.

Une main se posa gentiment sur son épaule et il poussa un cri étranglé, jaillissant du fauteuil et s'éloignant de son père - Non! Il ne voulait pas! -

Il ne voyait rien, rien que ces visages et il ne sentait rien que cette douleur et cette confusion et cette envie irrépressible de pleurer et - putain - d'être aimé aussi. Et puis cette fatigue aussi.

"Je ne veux pas!" Cria t-il à son père alors qu'il s'approchait de lui, disant quelque chose. - Mais Harry n'entendait plus rien que ce bourdonnement inconstant dans sa tête et cette douleur, cette douleur.

Et il pleurait tellement, ses sanglots jaillissant de sa gorge constamment, son corps secoué presque contre sa volonté.

Il n'entendait rien et ne voulait rien entendre, il savait juste qu'il voulait être de nouveau tout seul et perdu et effrayé sans rien connaître. Il voulait continuer à se faire des beaux rêves sur une famille heureuse avec des lapins et des fleurs. Il ne voulait plus penser à tout ça.

"Je veux partir. Je veux rentrer." Réussit-il à articuler sa voix emplie de larme. "Je n'ai plus envie."

Mais le professeur de potion - il ne voulait plus y penser comme à un père, ça avait été idiot, ca ne rendait pas les choses plus heureuses - ne prit pas attention à ses paroles et il s'avança encore et encore jusqu'à lui et il arriva un moment où Harry ne pu plus reculer, et il cria, de peur et de révolte quand l'homme tendit ses bras vers lui, rapidement, mais il ne pu se débattre et les bras se refermèrent sur lui, le serrant fort, trés fort. Et des murmures glissaient dans ses oreilles encore et encore et -mince, il ne voulait plus maintenant - mais les bras étaient là, alors encore un peu, juste pour cette fois, pour voir ce que ça faisait de pleurer dans les bras de quelqu'un -

Et plus encore qu'avant, Harry gémit de peine et cria, lâchant ses sanglots et toute la tristesse et la rage et tout ce qu'il ne voulait plus et aurait voulu, s'accrochant à son père, son visage contre sa poitrine, serré trés fort.

Et son père le souleva de terre, le tenant bien fort, et il le sentit s'assoir sur le fauteuil, sans le lâcher, l'homme lui murmurant un tas de chose qu'il n'entendait pas.

Et puis - merlin enfin - au bout d'un moment, le petit serpentard s'endormit, sanglotant encore dans son sommeil.

- & -

"Calmes toi Severus, ce n'était rien." Tenta Lucius pour la énième fois alors que Severus serrait ses mains jointes, assis sur un fauteuil, dans sa chambre, son fils recroquevillé sous un monceaux de couverture dans son lit.

"Ce n'était pas rien Lucius. Ce n'était pas rien." - Bien sûr que ce n'était pas rien, Lucius le savait. Les cris déchirants de l'enfant avaient envahi le manoir entier, Draco en avait été tremblant pendant un moment infini, Régulus totalement paniqué - et il culpabilisait tellement - et lui vraiment trés ébranlé - - Et Severus, Mordred, Severus en gardait encore quelques marques sur son visage, parce que les larmes de panique et de tristesse qui avaient coulées pendant la crise de Harry étaient encore un peu visible. -

Heureusement que Sirius ne s'était pas réveillé.

"Ce n'était pas rien, d'accord. Mais je pense que Harry avait besoin de ça. Maintenant, il va falloir parler calmement avec lui de tout ce qui le travaille et tenter de faire quelque chose pour l'aider. Nous avons oublié un peu trop vite ce qu'il a vécu, je pense."

Severus acquiesça - il le savait et il s'en voulait - et ressera ses mains jointes entre ses genoux. "Et si il insistait pour retourner chez sa famille?"

"Severus." Mais Severus ne laissa pas son ami finir, il se leva, tendu au maximum et se rendit jusqu'à son lit, s'asseyant sur le matelas et posant une main sur la tête de Harry, caressant ses cheveux.

- Merlin, il ressentait quelque chose, là, dans son ventre, comme de la terreur, et il avait envie de vomir. -

"Il est hors de question de le laisser repartir là bas. C'est mon fils." - il ne pouvait même pas envisager d'abandonner. Parce que cet enfant était tellement extraordinaire. - Sans tenir compte de la présence de Lucius, Severus ôta ses chaussures d'un mouvement de pied et s'allongea sur les couvertures, attirant le corps endormi et épuisé de son fils. "Je vais trouver un moyen pour que tout aille mieux, je te le promets. Mais je t'en pris, il faut me donner une autre chance, Harry." Murmura t-il contre la tignasse du garçon.

Il n'y eut aucune réponse - sauf le bruit de la porte qui se referma derrière Lucius quand il quitta la pièce - et Severus ressera ses bras encore un peu, emprisonnant son fils entre ses bras et ses jambes. "S'il te plait Harry, ne me hais pas."

- Merde, tout allait tellement bien ce matin. Comment avait-il pu ne pas voir l'état de son fils, comment avait-il pu penser que c'était bon, que tout était acqui? -

- & -

"Est ce que je dois essayer de te réconforter aussi?" Demanda Lucius en entrant dans la chambre où reposait Sirius, son fils calé contre sa hanche, le visage enfoui dans son cou. Régulus ne se tourna pas vers lui et continua à serrer la main de son grand frère.

"Je ne sais pas. Je pense que quelque part c'était utile non? Ou peut être que je dis ça pour me déculpabiliser de l'avoir fait craquer?"

Lucius tourna d'un mouvement de baguette le sofa face à la cheminée vers le lit et s'assit souplement, étendant son fils à ses côtés, sa petite tête blonde reposant sur ses genoux.

"Je pense que tu as raison. C'était utile. Harry aurait fini par en crever si il avait gardé tout ça pour lui. Ou alors il aurait fugué, ou serait tombé malade."

Régulus acquiesça, tourna un instant son regard vide vers Lucius puis se retourna de nouveau vers Sirius.

"Peu importe en fait, je m'en veux." Murmura t-il. Et il baissa la tête, écrasé par le remord. "Je n'aurais pas du vouloir le gronder, ce n'était pas à moi de faire ça. Je ne sais même pas si il fallait le gronder. Il a voulu me défendre. Lucius, il a voulu me défendre parce qu'il ne voulait plus me voir triste. Et j'ai voulu le gronder pour ça!" Cétait scandaleux pour Régulus, Lucius le voyait et il hocha la tête. "Je sais, Rég', j'étais là, mais je ne pense pas que tu doives t'en vouloir, vraiment. Tu avais raison, ce n'était pas ses affaires, et Harry devrait être assez grand pour comprendre ça. On a juste un peu tous oublié qu'il n'était pas un enfant tout à fait normal."

Cela ne sembla pas vraiment convaincre Régulus mais avant qu'il ait pu répondre quoique ce soit, la sonnette retentit et quelques minutes plus tard Lapy apparut dans la chambre, les mains derrière le dos, fixant Lucius puis Régulus.

"Parles Lapy, je ne pense pas que Severus souhaite être dérangé."

L'elfe hocha la tête et fit un pas en avant.

"Un certain Rémus Lupin est à la porte, il demande à parler expressément à Maître Severus Snape."

Et dans un mouvement totalement synchronisé, Régulus laissa tomber sa tête contre le matelas tandis que Lucius se frappait le front du plat de sa main libre, la tête rejetée en arrière.

" Par les dieux des enfers, cette journée ne finira donc jamais."


Chaque chapitre que j'écris est mon préféré je crois. Mais celui-ci l'est vraiment. Je me suis fait un mal de chien à écrire ce chapitre. Particulièrement le passage où Harry craque. Il le fallait, et je ressentais une telle lassitude et une telle colère quand je me suis rendu compte que Régulus devait gronder Harry - non je ne suis pas folle mais comme je fais du théatre j'ai tendance à me mettre trés facilement dans la peau de mes personnages - Harry n'en peut plus. Je n'en pouvais plus. Trop de tristesse, trop de douleur, trop de déception. Sincèrement, je voulais aller me cacher dans un placard et oublier tout ce que j'avais écris avant et laisser juste Harry en paix. - Ouai, ok, je suis taré : ) -

J'avoues avoir eu un mal de chien à commencer ce chapitre, le passage pour annoncer Sirius a été trés trés compliqué, il a été effacé, réécrit, re-effacé, puis, à partir du moment où Sirius dit ' Je veux te donner un coup de poing ' c'est simplement parti, comme ça, et pendant 4h j'ai mordu mes lèvres de frustration, de colère, de tristesse et vraiment, c'était un chapitre dingue à écrire.

Est ce que quelque chose vous gêne? J'aime beaucoup, personnellement, la façon dont Severus accueille Sirius, dans un prolongement total à l'attente du précédent chapitre. Ils attendaient Sirius alors rien n'est surprenant dans le fait qu'il apparaisse à Poudlard - heureusement simplement que Severus y était à ce moment là - J'aime énormément cette 'foutu' gentillesse qui prend Severus - c'est de la pitié quelque part, un peu hein. - et cette considération envers toute la douleur qu'il a pu éprouver en étant à Azkaban. Ensuite, j'adore la discussion houleuse et enragé dans le hall, l'intervention de Draco et la désemplification de la scène - en fait cette fic marche en yoyo émotif - puis Régulus et la crise, enfin, de Harry - certains de vous l'attendait-elle en fait? - - Pour moi il était évident que Harry devait craquer, il a tout encaissé comme un enfant sage, se repliant derrière une attitude de petit gosse mignon mais ca ne pouvait plus durer - cette crise était prévu depuis un bon petit moment et c'est l'explication du comportement jeune de Harry que certains ont remarqués dans les chapitres précédents. Allez, maintenant, peut être que ça ira mieux.

Qu'est ce que vous pensez de Sirius? Pas assez fou n'est ce pas? Désolé, je n'y arrive pas. Pour moi, il va avoir du mal à se réintégrer au monde, mais comme il est dit dans les livres, l'effet des détraqueurs ne l'atteignaient pas puisqu'il n'avait pas de pensée heureuse à se faire voler, donc à part cette solitude - qui aurait pu le rendre fou soit - pour moi il est juste un cas de psychomagie trés rare. Lol. Mais ca va aller. - Et puis, il reste vachement lunatique le clébard quand même ;) -

Trêve de blabla, j'aurais bien fait une immense dissertation sur le comportement de Riry, et sur l'adorable réaction de Severus - je suis contente qu'il soit humain, pas vous? - mais je pense quand même que je vais vous laisser vivre.

En espérant que ce chapitre vous ai plus et en attendant vos impressions - J'espère avoir assez de motivation pour vous écrire le nouveau chapitre Vendredi - -je commence mes partiels demain - sinon la suite sera pour dans deux semaines. - -Assimilez-ça à du chantage si vous voulez, j'ai eu tellement de mal à me convaincre de bouger de chez moi pour aller écrire le chapitre - j'ai besoin d'être dans un endroit sans internet sinon je fais autre chose - que je ne saurais rien faire sans un peu de défis. - .

Enfin bref, peu importe ce qui se passera, vous aurez la suite, soit Vendredi, soit dans deux semaines.

Gros bisous et merci à tous de suivre cette fic.

Blibl'

PS: Houlala, j'arrête pas de me faire remonter les bretelles par une certaine Raziel à qui je peux même pas répondre parce qu'elle s'enregistre pas...Si vous voulez allez lire sa review sur ce chapitre...faites le. - Et soyez d'accord avec elle ou pas - personnellement je n'ai pas l'intention de publier de livre - loin de moi cette idée merci, je ne fais pas des études de droit pour pondre des navets - et je n'ai pas l'impression d'être dans n'importe quelle maison d'édition, on est sur FF, pas dans le monde de l'édition ou de que sais-je encore. Et même si ce que j'écris est nul - c'est ce qu'elle dit non? - tant pis, j'en suis vraiment désolé. - Je ne le pense pas trop personnellement, même si je suis bien loin, trés trés loin, des merveilleuses Artoung, Black Némésis, Lychee et tout le groupe d'auteur de cet acabit : ) mais bon.