Bonjour, bonsoir !
J'ai mis à jour mon plan et la fanfic devra faire environ 30 chap' pour l'instant. De plus je ne compte pas l'abandonner et j'espère bien la finir avant janvier 2017 x)
J'espère que ce chapitre ne contient pas trop de fautes d'orthographes et je m'en excuse d'avance et j'espère aussi que ce n'est pas confus.
Assassination classroom et les personnages contenu appartiennent à Yusei Matsui, je ne fais que les lui emprunter :3
Bonne lecture !
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Chapitre 10
Les feuilles mortes gisaient au sol parmi tant d'autres, le temps froid, presque glacial de ce jour de novembre n'était pas étonnant et prédisait déjà la tombée de neige qui allait avoir lieu d'ici peu. Sur le toit du collège Kunugigaoka, l'individu qui, comme chacun à ce moment de l'année était, au possible, chaudement recouverte par : bonnet, écharpe, gants, cache oreilles et doudoune -néanmoins élégante-. Ses chaussons claquaient sur le sol en béton à intervalle régulier. Il avançait d'un pas hésitant en direction de deux personnes près des rambardes. L'un debout et appuyé contre la rambarde, l'autre assis au sol et déjeunant à ses côtés. Celui qui intéressait cet individu était la première personne. Il était grand, ses fins cheveux rouge voletaient au grès du vent, sa tête était posé sur la paume de sa main et son expression était neutre presque glacial. Tout dans son allure donnait l'impression de voir un prince. Un prince des glaces d'une classe, d'une intelligence et d'une arrogance sans pareil mais qui comme tout les princes de glace, devait sûrement caché une face bien plus adorable et mignonne. Sûrement était-il du genre Tsundere* !
Une fois arrivé face aux deux personnes, qui le regardèrent intrigués -quoique assez appréhensif-. L'individu hurla le nom de la personne aux cheveux rouge puis déclara :
- Je t'aime !
Ces trois mots d'amour avaient étés prononcés par l'individu, qui n'était autre qu'une élève de première année en classe B et qui s'adressait à Akabane Karma. Elle avait de long et magnifique cheveux châtains qui lui arrivaient jusqu'au bas du dos ainsi que deux grand yeux d'un marron éclatant. Avec son petit nez et sa petite bouche légèrement pulpeuse, la jeune fille était autant adorable que mignonne. Il fallait être fou pour ne pas juste apprécier cette personne.
- C'est bien, répondit Karma agrippé à la rambarde du toit et en faisant ouvrir, grand d'espoir, les yeux de la collégienne. Maintenant tu peux dégager. Tu pollues mon air.
Et Akabane Karma faisait partie de ces fou, au sens propre comme au sens figuré.
La jeune fille, en larmes, partit en courant laissant couler de ses yeux des perles d'eau semblable à des diamants. Waouh ! Même quand elle pleurait elle était toujours aussi jolie, se fît comme réflexion Nagisa.
- Tu as été un peu dur avec elle non ? Fit Nagisa assis au sol à ses côtés.
- Moi ? Mais non, j'ai juste été trop honnête avec mon cœur, répondit le rouge tel un dramaturge en s'inclinant légèrement et en posant sa main droite sur son torse tandis que l'autre main était en l'air.
L'androgyne poussait un soupir.
- Comme d'habitude…, murmura-t-il.
Après l'incident des vestiaires, Karma et lui avaient entamé une entente cordiale et le rouge avait pris pour habitude de l'accompagner au collège tout les matins puis rentrer avec lui tout les soirs et il traînaient de plus en plus souvent ensemble, pour le plus grand bonheur de sa mère qui voyait cela d'un bon œil.
Il avait aussi découvert que le rouge pouvait être très aimable même si il continuait encore de lui dire ou faire ses blagues salaces. Pour preuve -pas réellement…- après s'être "transformé" en démon, Karma avait rit au nez de ses groupies en disant avoir raconté des salades. Cela aurait été presque adorable (presque) de le voir embêter des filles de cette façon, si il était encore un élève de primaire ! Il aurait tout simplement pu dire que sa version féminine n'existait pas mais, cela ne semblait pas être dans ses cordes. Depuis, les filles l'évitaient comme la peste mais certaines, plus résistantes que d'autres ou ayant juste oublié son mensonge, tentaient toujours de ridicules et d'adorables approches ou bien se cachaient de façon très discrète pour espionner leur "idole" et Nagisa se demandait à quel niveau d'amour ou de masochisme pouvait se situer ces filles pour autant aimer Karma.
D'ailleurs, la scène qui venait de se dérouler, n'était qu'une déclaration parmi tant d'autres qui aurait sûrement encore lieu, et la jeune élève en classe de 1-B, comme beaucoup avant elle, était sûrement la trentième personne à avoir eu le courage de déclarer sa flamme à Karma. Alors il était devenu habituel aux deux garçons de voir ce genre de chose avoir lieu, un peu moins pour Nagisa car, personne en dehors de rares inconnus en primaire (des garçons), ne lui avaient déclaré sa flamme et c'était uniquement durant la St-Valentin ou pour amuser la galerie et, ce dernier fait continuait encore...
Par-contre, il avouait être d'accord avec les refus de son camarade de classe concernant les déclarations, la plupart des filles qui venaient se déclarer à lui avaient presque toutes quelque chose de mauvais en elles. Souvent elles ne cherchaient qu'à avoir un jouet, s'amuser ou augmenter leur réputation. Leurs ombres parlaient pour elles.
Seules quelques unes étaient sérieuse et intéressante mais il semblait que Monsieur ne cherchait pas à s'engager et au vu de son ombre quand une fille venait lui adresser la parole, il était soit moqueur, soit agacé. Quand il disait ou montrait clairement ce qu'il pensait, son ombre, d'une couleur claire était en parfaite symbiose avec son état d'esprit.
Et puis, lui au moins, il était apprécié pour sa façon d'agir et pour ce qu'il était, ne trompant personne en utilisant une fausse façade, et Nagisa devait avouer qu'il en était en quelque sorte…
- … jaloux, pensa-t-il à voix haute.
- Et de quoi ? Demanda le rouge intéressé.
- R-rien ! Sinon tu vas encore imaginer des trucs, cria-t-il embarrassé d'avoir été entendu.
- Mais non mais non promis je ne dirais rien de méchant, dit-il d'un ton presque sérieux (presque).
Nagisa le regarda longuement puis se leva et se dirigea, au même titre que Karma qui suivait légèrement en retrait, vers la sortie du toit, avant de finalement murmurer boudeur :
- Ce ne sont pas tes affaires.
- Comment ? Tu me déçoit Nagisa-chan~! Moi qui te pensais plus honnête que ça.
- Eh bien je ne le suis pas, répondit-il toujours boudeur.
*Boum* *Bim* *Kick* *Boum* *Kick*
Ces bruits étaient produits par le cognement du ballon contre le sol et par celui de chaussures glissant contre le plancher de bois, provoquant des grincements. Mais de qui pouvait donc provenir de tels bruits qui seraient sans doute insupportable au quotidien ? Ces bruits provenaient des élèves de première D en train de jouer au basket durant leur cours de sport supervisé par le professeur de cette matière. Deux équipes mixtes s'opposaient sur le terrain du gymnase et chaque élève tentaient de mener son équipe à la victoire. Pour le moment, l'équipe qui portait le maillot jaune menait à 12-7 contre les élèves au maillot rouge.
Assis dans un coin ou sur un banc du gymnase, quelques élèves, majoritairement des filles ainsi que quelques personnes désignés en tant que fainéant, regardait le match se dérouler. Certains encourageaient leur ami ou équipe favori tandis que d'autres discutaient entre eux ou restaient silencieux. Nagisa faisait partie de ces derniers. Chose assez logique étant donné qu'il ne s'adressait pratiquement à personne dans sa classe. De plus, il ne se souvenait pas et ne cherchait pas à se souvenir de leur nom ! Ça n'allait, de toute façon, sûrement pas lui être "utile".
Il se mit à regarder Karma, impressionné par ses facultés sportives. Il avait été désigné en temps que capitaine de l'équipe jaune. Il courait, envoyait le ballon, sautait et mettait des paniers presque comme un pro. Mais ce n'est pas tout. Durant leur dernières sessions sportives, le rouge avait démontré un sorte de talent. Il était fort à presque tout les sports ! Il avait entendu dire que beaucoup avaient déjà proposé au rouge, un poste dans leur club de sport mais celui-ci avait toujours refusé à leur plus grands regrets. Certains lui auraient même proposé une compensation en échange de son adhésion mais il aurait toujours refusé.
À côté de lui, il ne cessait d'entendre les filles pousser des soupirs et des cris admiratifs et enamouré, clamer à quel point Karma était cool, classe, beau, intelligent, etc… il était d'accord avec elles sur beaucoup de point mais qu'est-ce que c'était énervant (pour ne pas dire chiant) de les entendre parler autant de lui, se dit-il en roulant des yeux.
Si Nagisa avait le même talent sportif et une tête plus virile, il aurait sûrement lui aussi refusé mais aurait été heureux qu'on le reconnaisse, pensait-il légèrement envieux.
Le match se terminait enfin et Karma vint, essoufflé, s'asseoir sur son banc, à sa gauche. Il transpirait peu et un grand sourire ornait ses lèvres.
- Tu ne vas pas jouer ? Demanda le nouveau venue.
- Pas intéressé..., répondit-il.
Un second match débuta et cette fois, Karma n'y prit pas part, regardant, en compagnie de Nagisa, son déroulement dans un silence complet.
La sonnerie annonçant la fin des cours résonna dans le gymnase: et l'enseignant frappa des mains, tout en demandant aux élèves de ranger le terrain. Tous participèrent plus ou moins activement au rangement puis allèrent finalement se changer, requinqué après avoir pris une douche pour certains. Étant donné qu'il était 15h, beaucoup d'élèves étaient partis faire leurs activités de clubs tandis que d'autres flânaient dans l'établissement ou à la bibliothèque. Nagisa pensa à aller à ce dernier lieu mais, il avait déjà pris de l'avance dans ses devoirs et il n'avait pas plus envie que ça, de rester trop longtemps au collège.
Après être sortis du vestiaire, Karma derrière lui, Nagisa se dirigea dans le hall, puis enfila ses chaussures et se décida à attendre son camarade de classe dehors afin de se rafraîchir quelque peut les idées. Lorsqu'il posa un pied à l'extérieur, Nagisa fût pris d'un frisson de froid et il distingua la grande différence entre le hall qui était beaucoup plus chaleureux. Il se mit face à l'entrée du bâtiment et attendit quelques minutes Karma, qui le rejoignit. Il le vit ranger une enveloppe rose dans la poche de son manteau et il ne put s'empêcher de lui demander ce que c'était.
- Oh. C'est rien…, répondit-il.
- Ah.
Nagisa se fustigea d'avoir été aussi curieux. Il n'aurait pas dû et son camarade avait bien le droit d'avoir lui aussi des secrets. Il n'empêche qu'il se questionnait vraiment au sujet de cette enveloppe. Il avait déjà vu Karma en recevoir plusieurs de ce genre et il les avait toujours mis à la poubelle. Qu'est-ce qui pouvait bien l'avoir poussé à ne pas faire de même avec celle-ci ? Le contenu était-il si important ? Quand il lui avait posé la question, il avait vu son ombre flanché. Était-ce une de ces habituels lettre d'amour ? Est-ce que l'expéditeur était aussi important pour qu'il garde cette lettre. Si c'était réellement une lettre d'amour, allait-il se mettre à sortir avec cette personne ? Si c'était le cas, il aurait de la chance. Il pourrait sûrement expérimenter -si ce n'était pas déjà fait- l'amour et être heureux. Lui il serait comme d'habitude, sûrement seul. Pour Karma, tout semblait avoir l'air si…
- …facile.
Il poussa un long soupir. Après tout ce serait évident. Il aurait dû s'éloigner de lui depuis le début, rester seul depuis le début, l'ignorer depuis le début et ne pas s'attacher à lui.
- Nagisa… ?
Le nommé sursauta et regarda son camarade de classe qui venait de l'appeler. Il devait sans doute être trop loin dans ses pensées.
- Ça va..?
- Oui… ehm… je…
Devait-il lui dire ? Peut-être que si il lui disait, il partirait et cela montrerait qu'ils n'étaient pas vraiment fait pour traîner ensemble et peut-être que…
- Nagisa...?
Il y eut un long silence avant que Nagisa ne ré-ouvre finalement la bouche.
- Je !-
Le plus grand s'arrêta sur la route et le regarda, surprit, Nagisa qui s'était lui aussi arrêté et qui lui faisait dos. Sa voix était montée dans les aigus et avait subitement déraillé. Karma rit à ce fait détendant l'atmosphère qui s'était faite tendu.
- Ce n'est pas drôle Akabane-san !
Rouge de gêne il toussota puis reprit contenance.
- Je disais donc… je…
Aaarrg ! Maintenant il hésitait à le dire !
- Je… je…
Devait-il vraiment lui dire ? Il avait peur de sa réaction si il lui disait. Et… non ! Il allait le faire et lui dire !
- Je suis jaloux de toi !
Akabane fut surpris. Il était littéralement sur le cul. Qu'est-ce que racontait son ami ? Pourquoi ? En quoi pouvait-il le rendre jaloux ?
- Tu n'as pas besoin de faire quoique ce soit pour attirer les filles, (tais-toi…) tu es viril, tu es fort, tu es courageux, (tais-toi…) tu n'es pas imberbe, tu n'as pas des cheveux longs…
Nagisa n'arrivait plus à se contrôler et se fustigeait de dire tout ceci. Il s'insultait mentalement et se disait de se taire mais sa bouche ne semblait plus être soumise à son contrôle et continuait encore et encore de déblatérer ces horreurs de son bon vouloir.
- Tu as une voix grave et pas ridiculement aigu, (Tais-toi !) et tu ne dois pas porter ces putains de fringues à la con ! Tu as l'apparence d'un garçon ! Et… et…
Si il continuait à parler, il allait sûrement dire quelque chose qu'il ne fallait pas ! Il fallait qu'il se Taise !
Nagisa se retourna, le regarda droit dans les yeux et cria :
- Et je te déteste, je te hais ! (Ferme-là merde !) Tu m'énerve à te pavaner comme un gosse de riche... et… et…et…
- …
Essoufflé, Nagisa se tut ne sachant visiblement plus quoi dire.
Karma ne savait quoi dire à cette annonce. Nagisa détourna le regard puis se mordilla les lèvres, les larmes aux yeux et les joues rouge de gêne. Karma s'avança d'un pas et l'autre recula, il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais l'autre s'était déjà enfuis trop loin.
Celui-ci avait couru à vive allure et s'était précipité chez lui puis s'était enfermé dans sa chambre et s'était laissé glisser au sol, le dos collé contre la porte en frappant le dos de sa tête contre cette dernière tout en se traitant d'idiots, bête, abrutis, crétin, con et tout les synonymes de la Terre en se demandant pour quelle raison avait-il dit ça ? Sa journée avait bien commencé et pour une fois qu'il était enfin avec quelqu'un qu'il connaissait depuis quelques temps puis le soir, voilà qu'il faisait tout capoté et il le regrettait. Tout ce qu'il avait dit était sorti d'un coup sans qu'il ne s'en empêche, ses lèvres n'avaient pas voulu se fermer et sa bouche n'avait pas voulu se taire. Il s'était sentis frustré et au fur et à mesure que les mots sortaient, il s'était sentis en colère contre lui-même. En colère de ne pas pouvoir être aussi masculin qu'il le voudrait, de ne pas agir comme un garçon, d'apprécier porter des tenues féminines et d'avoir cette apparence qui faisait presque de lui une fille. Il avait aussi eu peur. Peur de cette relation "amicale" qu'ils entretenaient ensemble.
Il se releva, prit son oreiller dans lequel il enfonça sa tête en soupirant et s'allongea sur son lit.
*Toc toc toc*
- Nagisa ? Demanda une voix derrière la porte. Maman peut entrer ?
- Hn…
La porte s'ouvrit sur sa mère qui le regardait avec inquiétude.
- Tu vas bien ?
- Oui…, grogna-t-il la voix étouffée par son oreiller.
- Allez, dis-moi ce qui ne va pas ?
- Rien…
- Tu es sûr… ?
- Hm… je suis malade… je ne me sens pas bien…
- Maladie qui va sûrement durer plus de deux jours… ?
Il hocha la tête en réponse. Hiromi poussa un soupir, se doutant que sa fille ne dirait rien. Elle lui avait déjà fait le coup à quelques reprises, elle avait toujours refusé qu'elle n'aille pas à l'école mais c'était avant cette sortie à la ferme. Elle espérait juste que ses problèmes allaient s'arranger.
Elle prit alors son téléphone, composa le numéro de l'établissement scolaire que fréquentait sa fille puis adoptant une voix mielleuse, elle annonça la longue absence prochaine de sa fille. À la fin de son dialogue avec un employé de l'école, elle raccrocha puis poussa un soupir inquiet.
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À suivre...
*Tsundere : personne aux apparences froide et méchante qui cache en réalité une facette plus douce et gentille
