Voilà pour vous un chapitre HS que je viens de finir, je voulais le publier avec la chapitre d'aujourd'hui mais j'ai voulu faire quelque arrangement avant et je suis épuisé. Bon, ce chapitre trace un peu le point de vue de la famille Gokuraku depuis que leur Jowhara se travestie, bon je vous laisse lire et je vais dormir car je commence à être crevé ).

Chapitre H.S (hors-série):

-Tu ne trouve pas qu'elle a changé?

Monsieur Gokuraku releva les yeux de la boite d'haricots qu'il avait dans la main pour les portés sur sa femme accoudée au caddie avant de comprendre de quoi elle parlait quand il suivit son regard. Il observa un moment sa fille en train d'aider une vielle femme à atteindre un paquet de gâteaux sur une étagère supérieure.

Rien. A. Signaler.

Mais ce n'est pas ce qu'il dira...loin de là.

-c'est l'adolescence tu sais...

-c'est pas ça et tu le sais aussi bien que moi.

Non il ne savait pas.

-elle grandit, c'est normal.

-je ne te parle pas de ça.

-de quoi alors?

-mentalement...elle est différente.

-écoute; je sais que tu t'attendais à ce qu'elle change quand on est venu au Japon mais il faut te rendre à l'évidence que c'est son caractère et qu'elle ne changera pas comme ça.

-moi aussi je trouve qu'elle a changé, fit la voix de Yusuke, coincé entre sa mère et le caddie.

Mme Gokurake pointa Yusuke comme si il était à lui seul un long discours d'arguments et d'explications logiques, pertinentes et très convaincantes.

-de quoi vous parlez?

-de...

-va cherchez des pâtes habibti.

Un ordre très mal déguisé...une autre preuve de l'autorité infini d'une mère de famille.

La brune ne chercha pas plus longtemps à comprendre et alla chercher des pâtes sans même demander lesquelles elle devait ramener. Ses parents étaient bizarres parfois et la meilleure solution dans ces moments-là était de faire tout ce qu'ils disaient, surtout s'il vous disait de vous éloigner d'une potentielle scène de crime.

Mme Gokuraku l'observa s'éloigner et quand elle fut sûr qu'elle ne l'entendrait pas elle se tourna vers son mari, les mains sur les hanches et toutes les flammes de l'enfer brulant au fond de ses yeux, elle dit avec un enthousiasme et une détermination rarement atteintes.

-je découvrirais ce qu'elle cache –c'est le devoir d'une mère après tout- et je te prouverais que j'ai raison, dit-elle en essayant de trouer le torse de son mari avec son doigt parfaitement manucuré.

Ledit mari soupira et retourna a ses haricots, il en prendrait peut-être une centaine de boites pour les mettre dans son bunker quand sa femme décidera de faire exploser toute les centrales nucléaires du japon pour faire avouer a sa fille un crime qu'elle n'avait pas commis.

XXXXXXXX

-85, je trouve vraiment que quelque chose…

-86.

-87, manque pour qu'elle soit…

-88.

-89, tout à fait elle-même.

-90…fiou…c'est juste…ouf…une impression.

-91, je suis sûr du contraire.

-92…pfiooouuu…tu pourrais…descendre ?

-ne change pas de sujet et passe à la 93.

Mme Gokuraku tapa sur l'épaule de son mari comme elle l'aurait fait pour un cheval, elle était assise sur son dos depuis une bonne heure alors qu'il faisait des pompes, elle tournait le problème dans tous les sens sans faire attention à son mari qui s'entrainait tranquillement avant qu'elle ne vienne.

M. Gokuraku finit pas se laisser tomber au sol, cogitant sur un moyen de détourner l'attention de sa femme de leur fille car il était absolument certain qu'elle ne l'oublierait pas mais si il pouvait lui faire penser à autre chose ce serait tout aussi bien.

-on devrait aller manger tous ensemble dehors un de ces quatre…

-le mieux ce serait de lui faire avouer…

-il y a un resto sympa…

-ou alors la coincer…

-et si…

-c'est ça !, crie-t-elle en frappant son poing contre sa paume.

Sa voix avait retentit dans le sous-sol qui leur servait comme salle de sport tel un coup de tonnerre, le pauvre homme soupira en sentant la mauvaise idée venir.

-j'ai un plan mais j'ai besoin de collaborateurs, commença-t-elle en se levant. Il faudra tous les mettre de notre côté alors prépares les pots-de-vin, ils ont intérêt à être fidèles et discret et suivre mes ordres au doigt et à l'œil, ils devront être vigilants vingt-quatre heure sur vingt-quatre, sept jours sur sept et surtout ils doivent être prêt à donner leur vies pour cette mission.

-écoute…

-je sais ou les trouver !

Et c'est la tête haute, le regard déterminé et le pas vigoureux qu'elle monta à l'étage. Il ne restait au sous-sol que du matériel sportif, des voitures de collections et un soupir de désespoir.

XXXXXXXX

-soyez les bienvenus messieurs.

Toutes les lumières étaient éteints sauf celle dans le dos de la personne qui faisait le discours en face d'un divan ou plusieurs autres personnes étaient assises. Il faisait sombre et l'ambiance semblait propice au crime et a l'assassinat.

-si vous êtes ici c'est parce que vous avait été choisi.

La voix forte de l'ombre se tût, le souffle de son public se coupa un instant dans l'attente d'une suite.

-vous êtes les plus forts, les plus discrets, les plus intelligents, la fierté de votre pays, vous avez atteint des sommets que la race humaine n'a jamais aperçu et aujourd'hui vous êtes mandaté pour votre plus grande mais aussi plus dangereuse mission…l'accomplissement de votre destiné !

L'ombre accentua ses paroles de grands gestes dignes des plus grands dictateurs.

-à ce jour, aucun homme vivant n'a représenté une menace pour vous pourtant nous faisons face à un problème qui pourrait changer nos vies à jamais.

Sa voix se fit plus menaçante, plus sombre, elle annoncerait sûrement une mauvaise nouvelle.

-cette femme !

Elle cola sur la table devant eux un cadre photo avec l'image d'une petite fille brune tenant un chat sur ses genoux.

-ne vous fiez pas à sa candeur ou à son sourire, elle cache un terrible secret et c'est à vous de le découvrir.

Un long silence répondit à son ordre, personne ne prenait vraiment au sérieux sa déclaration, la connaissant paranoïaque extrémiste et accro au thé, quand le silence se fit plus long et gênant, l'un des kidnappé se leva et ouvrit les rideaux pour laisser entrer la lumière du jour, la silhouette massive de Mr Gokuraku se découpa devant la fenêtre alors qu'il reprenait place sur le divan parmi ses enfants et ses beaux-parents.

-écoute, dit-il après avoir rassemblé suffisamment de courage. Je sais que tu t'inquiètes pour elle mais il faut te rendre à l'évidence qu'elle est innocente.

-elle a fait quoi Jo' ?, demanda Yusuke depuis les genoux de Sami.

-rien du tout !, s'écria son père.

-justement !, cria la mère.

Les personnes présentes s'enfoncèrent un peu plus dans le divan, craignant le courroux de leur figure maternelle, elle ne les laissa pas poser de questions qu'elle s'expliqua avec cette simple phrase qui voulait dire tant de chose.

-elle est trop innocente pour être innocente, depuis qu'elle a intégré Seibu : pas une plainte, pas une note excessivement mauvaise, pas une bagarre, rien, silence radio.

A nouveau, personne n'osa l'éclairer sur l'absurdité de ses accusations sauf le patriarche qui fut arrêté dans son élan par sa tendre moitié.

-si vous ne me croyez pas, prouvez-moi le contraire !, dit-elle avec un air ravi.

Ils ne trouvèrent rien à répondre, pour prouver le contraire il devait faire ce qu'elle disait : espionner. C'était un cercle vicieux.

-allez ! On ne va pas y passez la journée non plus, vous êtes d'accord ?

Ils ne firent rien pendant les trois secondes qu'elle leur laissa pour répondre, mais qui ne dit mot consent n'est-ce pas ?

-parfait, alors messieurs, votre mission si vous l'acceptez est d'espionner la cible nommé "Jo' l'innocente" nommé ainsi car elle ne se fait jamais prendre, vous devez avoir les yeux ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7, je veux des rapports détaillé le plus souvent possible, je veux surtout avoir des yeux et des oreilles partout, vous ne devez omettre aucun détail, j'ai besoin de savoir ce qu'elle fait, ce qu'elle ne fait pas, ce qu'elle mange, ce qu'elle porte, le nom de toutes les personnes qu'elle fréquente et une enquête sur ces dernière même leurs extraits de naissance s'il le faut et surtout une discrétion totale, tout crétin capable de se faire prendre sera abandonné à son sort et je nierais toute implication avant de lui faire subir une punition digne de ce nom, compris ?

Aucun bruit, aucun geste, juste des regards effrayé.

- DISPERSEZ-VOUS !

XXXXXXXX

-alors, c'était comment ta journée ?

Il y a dans ce monde des vérités qu'on appelle des "vérités universelles", le genre de choses qui sont sujettes à des règles strictes qui ne peuvent être défié ou changé, c'est dans la nature de ce monde, parmi ces règles :la gravité attire les objets vers le sol, la terre tourne autour du soleil, le feu brûle…etc.

Parmi ces vérités, il y en avait une qui respectait particulièrement cette règle : Mme. Gokuraku ne demandait jamais, jamais, JAMAIS, deux fois comment s'était passé la journée d'un de ses enfants, elle posait la question quand le sujet passait la porte et laissait tomber le sujet si la réponse était évasive, si le sujet souhaitait en reparler a l'heure du diner, elle l'écoutait attentivement mais jamais elle n'irait reposait la question DEUX FOIS.

C'est pour ça que des qu'elle entendit la question, Jowhara recracha le raisin qu'elle avait dans la bouche et qui s'enfuit de façon très peu discrète vers l'évier, même lui avait saisi l'ampleur du problème, seigneur kawkaw qui était tranquillement assis sur la table de la cuisine eu une subite envie de chasser les boules de poussière sous le lit de Sami et mami Zozo déclara une "pause cigarettes" et sprinta à une vitesse hallucinante pour son âge.

-alors ?, s'impatienta-t-elle.

Elle planta fortement un couteau au milieu d'une carotte la tranchant en deux dans le sens de la longueur. Les mains de la jeune fille se crispèrent sur la grappe de raisin alors qu'elle cherchait un moyen d'échapper à ce pétrin, elle opta finalement pour une solution de sécurité : tâter doucement le terrain pour voir ce qu'elle voulait.

-tr…très bien…merci.

-il ne s'est rien passé de spéciale ?

C'était officiel : elle avait fait une connerie sans le savoir alors que sa mère le savait.

-non, rien du tout.

Tout nier. Tout nier. Tout nier. Peut-être la croirait-elle quand elle dira qu'elle ne voulait faire de mal à personne.

-sûr ?

Un frisson d'horreur traversa Jowhara de part en part, elle insistait et ça ne présageait rien de bon alors soit : elle savait tout et voulait lui faire cracher le morceau pour satisfaire un plaisir sadique, soit : elle ne savait rien mais avait vu quelque chose de louche et voulait en avoir le cœur net.

Quel que soit sa prochaine réponse, la travestie risquait le tout pour le tout.

-ou…oui…certaine.

Les yeux de sa mère semblaient la traverser, une sueur froide coula le long de son dos et son regard transpirait de peur.

-si tu le dit, répondit-elle avec un sourire.

Jowhare lâcha discrètement un soupir mais n'eut pas le temps de finir de souffler que sa mère enchaina.

-je trouve qu'on ne passe pas assez de temps ensemble, tu fais quoi maintenant ?

La safety sentit vraiment sa mâchoire se décrocher sur le coup.

-je fais…je fais…une lessive !

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre qu'elle partait en courant, prise d'une subite envie de lancer une machine.

XXXXXXXX

Elle fourra les vêtements dans la machine et poussa un peu en repensant à ce qu'avait dit sa mère, avait-elle découvert son secret ? Elle n'en avait aucune idée mais espérait réellement trouver un bon mensonge car elle savait que prouver son innocence était mission impossible avec sa mère.

Du coup, en analysant la situation de son point de vue on voyait que sa mère savait quelque-chose et elle-même savait que sa mère savait et sa mère savait qu'elle savait (et cachait) elle-même quelque-chose sans savoir ce qu'elle savait exactement, donc toutes les deux savent que l'autre sait quelque-chose sans savoir exactement ce qu'est ce quelque-chose.

Son front tomba en avant devant le bordel qu'elle s'était créer dans sa tête mais elle se ressaisit rapidement se casser la tête ne servait à rien et puis de toute façon elle avait autre choses à faire, elle ferma la porte de la machine et fit un bond en arrière en remarquant que seigneur kawkaw se tenait debout derrière cette dernière. Elle reprit difficilement sa respiration sous le regard hautain du félin et quand elle se remit un peu de sa surprise, se releva épousseta son pantalon en essayant de cacher sa gêne.

-dis-donc toi, qu'est-ce-que tu fais la ?

Le gros chat gris s'approcha d'elle et elle le souleva dans ses bras, ses yeux gris si semblables à ceux de sa mère la troublèrent alors qu'elle connaissait ce regard depuis très jeune, le plus dérangeant était qu'il la regardait comme le faisait sa mère quelque minutes auparavant, lui aussi s'était-il mit à la surveiller ? Elle rit un peu à cette idée mais s'arrêta rapidement quand il sauta au sol et gratta de sa patte la machine à laver, elle se pencha à son tour et l'ouvrit pour voir ce qu'il voulait, il ne la laissa pas mettre sa main à l'intérieur qu'il fourra sa tête dedans et en ressortit une chaussette rouge parmi la pile de linge blanc.

Ok, il la surveillait.

XXXXXXXX

Jowhara ouvrit la porte de sa chambre avec son coude et la poussa de l'épaule pour entrer, elle déposa le panier contenant son linge sur son lit en faisant attention à ne pas écraser les figurines que son petit frère avait laissé par terre, elle jeta un coup d'œil circulaire dans la chambre et comme elle ne le voyait pas elle décida de les ramasser et de les remettre dans la chambre de leur propriétaire, qu'il joue dans sa chambre ne la dérangeait pas mais elle préférait qu'il range ses jouets quand il finit.

Elle se releva, les figurines en main, et elle failli les lâcher quand, en se retournant, elle vit son petit frère accoudé au panier à linge sur son lit et qui la regardait de façon dubitative.

Qu'est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui ?

-Yu…Yusuke.

-salut Jojo'.

-ah…heu, je ne t'ai pas vu désolé, j'allais ramasser tes figurines.

-je sais.

Il se tut et continua de la regarder, lui qui d'habitude avait un débit de parole digne des gens de son âge, c'est-à-dire très rapide, varié et difficilement épuisable la regardait simplement comme à la recherche de quelque chose.

-bon, puisque tu es là je vais laisser tes jouets.

-oui.

Un silence gênant s'installa, la jeune fille n'était pas très bavarde de base et laisser toujours l'autre parti faire la conversation seul, surtout quand elle était avec Yusuke.

-du coup tu étais ou quand je suis entré ?, demanda-t-elle pour meubler le silence tout en pliant ses quelques tee-shirts présent dans le panier.

-dans la salle de bain.

-ah.

-je trouve que ton utilisation de produits cosmétique est extrêmement inférieure à la moyenne pour une adolescente de ton âge et ce d'après les constats d'utilisation de produits de beauté par les adolescentes dans plus de cinquante pays, ce constats est fait par Vogue donc on peut lui faire confiance, du coup je suis poussé par cette constatation à me poser certaine questions.

Un courant d'air entra dans la bouche de Jowhara alors que sa bouche était bloquée dans une position semi-ouverte. Ce discours…était digne de sa mère, trop pour que ce soit un hasard et ce n'était pas le genre de Yusuke de s'inspirer de paroles ou de les reprendre, c'était louche.

-je les plierais plus tard, je vais aller faire mes devoirs, dit-elle rapidement en sortant avec son sac à la main.

Son pauvre petit frère venait de subir un lavage de cerveau.

XXXXXXXX

Elle cogna sa main trois fois contre le bois de la porte et attendit qu'on lui permette d'entrer.

-Sami ! Tu es occupé ?, dit-elle avant qu'il n'ouvre le porte.

Trouvant qu'il mettant beaucoup de temps à lui répondre elle se prépara à frapper une deuxième fois mais la porte s'ouvrit avant que sa main ne la touche, dévoilant une chambre obscure et une silhouette menaçante.

Putain mais qu'est-ce qu'il fout ?!

-si tu es occupé je repasserais…, commença-t-elle.

-je ne suis pas occupé, répondit-il simplement avant de se décaler pour la laisser passer.

Elle pénétra dans la chambre obscure, toutes les lumières étaient éteintes sauf celle de la lampe de bureau, la fenêtre et les volets étaient fermés et les rideaux tirés. La porte se referma brusquement derrière elle et si elle n'était pas sûre que ce fût son frère debout à côté d'elle, elle aurait déjà improvisé un plan d'évasion.

Elle s'assit au bureau de son frère et remarqua qu'il faisait tellement sombre qu'elle ne voyait même pas les badges accroché en face d'elle. Sami s'approcha à son tour, jeta un coup d'œil à l'exercice qu'elle n'avait pas compris puis disparut de son champ de vision et se mit à expliquer et à dicter en prenant soin de ne pas l'approcher, quand elle eut finit d'écrire, le silence reprit ses droits sur la pièce jusqu'à ce que le plus vieux ne s'approche du bureau et referme brusquement le livre de sa sœur, la faisant sursauter, il pointa ensuite la lampe de bureau sur elle et la regard dans le blanc des yeux sans cligner pendant une bonne minute.

-euh…Sam ? Tu vas bien ?

-c'est plutôt à moi de te poser cette question !

-pas la peine de gueuler…

-je hurle si je veux !

Jowhara se tassa sur la chaise, cherchant à comprendre ce qui prenait a son frère, d'habitude le plus calme et posé d'entre eux.

-ok, essaya-t-elle hésitante.

Il se releva, la surplombant de toute sa hauteur, il était fort, menaçant, implacable et imbattable, elle l'avait toujours vu comme un héros et il l'était toujours mais elle ne comprenait pas pourquoi il faisait tout ça.

-je ne vais te le cacher Jo', tu es accusé par les pouvoirs supérieurs…

-maman et papa tu veux dire ?

-…les pouvoirs supérieurs, continua-t-il sans broncher. De falsification d'information, de secret gouvernemental non-divulgué, de crime contre l'humanité, de fraude ainsi que de trafics de substances illégal, organes humains et contribution aux activités terroriste d'une secte ultra-violente, qu'a tu as dire pour ta défense ?

-que maman est parano et on le sait tous.

-c'est un bon argument mais il est insuffisant, je te propose un deal : tu avoues ce que tu as fait et j'essaye de l'amadouer pour qu'elle ait pitié de toi ou bien on le découvre nous-même et tu pourras aller cherchez un logement en enfer, qu'en dit-tu ?

Pendant un instant elle fut tentée d'avouer.

Juste pendant un instant.

-j'arrive pas à le croire !, commença-t-elle. Toi qui était major de promotion au service de la justice tu m'accuse de faits graves et SANS AUCUNE PREUVE ! Tu devrais avoir honte de porter ces médailles ! Tu as devant toi la victime d'un complot et tout ce que tu trouves à faire c'est la pointé avec le doigt impure des criminels ? Tu me déçois !

Elle sortit de la chambre avant qu'il n'ait le temps de répondre ou de la retenir, elle savait que Sami était un dur à cuire et lui faire une scène était le seul moyen de s'en sortir.

Elle venait d'éviter de déménager.

XXXXXXXX

Cela faisait bientôt une demi-heure et elle commença à en avoir marre.

Ses jambes arrêtèrent de s'agiter et elle laissa tomber sa figure sur le matelas, elle en avait marre !

Elle était simplement allongé sur le ventre à regarder la télévision comme toujours et Kenji était adossé à la tête de lit comme toujours sauf qu'au lieu de se concentrer sur la course de Nascar, il la regardait, depuis le début de la course, et ça commençait a vraiment l'énerver. Elle se retourna et il détourna rapidement le regard, comme pris en flagrant délit…salopard.

Elle regarda la télévision, il la regarda, elle se retourna, il détourna le regard.

Et ainsi de suite.

Elle finit par s'assoir en tailleur, dos à la télévision et fit face à Kenji –et au problème- avec la ferme intention d'en finir.

-déballes, ordonna-t-elle.

-pardon ?

- déballes ton sac, pourquoi tu m'étudie comme si j'étais la première ST1 que tu vois de ta vie ?

Il sembla peser le pour et le contre avec une expression de concentration ultime, puis il la regarda dans le blanc des yeux et dit de sa voix la plus sûr.

-on sait.

-vous ne savez rien du tout.

Il sentit un poids d'une tonne lui tomber dessus, comment savait-elle ? Ce n'était pas sa sœur pour rien.

-comment tu peux en être si sûr ?

-pour la simple et bonne raison qu'il n'y a rien à savoir.

Elle se leva et partit avant qu'il ne pose d'autres questions.

Elle était victime d'un complot.

XXXXXXXX

Jowhara baissa un peu son ordinateur portable pour croiser un regard qui disparut très vite derrière une tablette tactile, elle commençait à en avoir vraiment marre de jouer à ce petit jeu.

-papa ?

-oui ?, dit-il innocemment.

-donnes tes arguments que je les détruise un a un et que je vous prouve une bonne fois pour toutes que je n'ai rien fait.

Le paternel s'étouffa avec sa salive et regarda sa progéniture qui lui lança exactement le même regard que sa femme quand elle savait qu'elle avait le contrôle de la situation.

Il ne lutta même pas. Il abandonna.

XXXXXXXX

Ses yeux la piquèrent mais elle se retint de pleurer, elle devait faire vite avant que l'équipe ne se doute de quelque chose elle devait faire vite avant que ses parents ne lui posent des questions elle devait faire vite avant que la vérité ne la rattrape, elle devait faire vite de mentir pour se protéger car personne ne le ferait à sa place.

Elle sortit, ignora son équipe et partit, chez-elle, dans une maison ou elle ne se reposerait pas car elle devait encore mentir, dans une maison qui n'était plus vraiment la sienne mais plutôt celle d'une autre fille qui satisferait ses parents sans se satisfaire elle-même, elle voulait avouer, tout avouer, même sans avoir d'alliés, même si c'était juste avouer un crime ignoble pour recevoir un châtiment injuste, juste pour ne plus se sentir épier et surveiller.

Pour s'éloigner du banc des accusés.

Une boule entrava sa gorge et lui arracha un petit couinement de douleur, elle ferma les yeux pour ne pas pleurer et serra les poings pour calmer sa rage.

Elle n'avait pas le droit de pleurer, pas le droit de se plaindre, pas le droit de se sentir fatigué, c'est les autres qui subissaient son existence et qui devait se plaindre, pas elle.

Elle rentra en trainant des pieds et eu tout juste le temps de retirer ses chaussures et de pénétrer dans le salon qu'elle fit à nouveau face à des regards analyseur, calculateur et parfois réprobateur et d'un coup, elle fut saisi de tremblement et tout ce qu'elle avait retenu jusqu'à maintenant explosa et des qu'elle sentit ses yeux la piquer plus fort sous le poids des larmes, elle courut vers sa chambre et s'enferma dans la salle de bain.

-merde…

Elle se débarrassa de son sac à dos et pris une serviette dont elle mordit fortement le bout, son bruxisme refaisait des siennes et ses sanglots qu'elle retenait tant bien que mal l'étouffait presque, elle était fatigué de se battre et elle venait de se ridiculiser devant toute sa famille.

Elle était pathétique.

Elle calma sa respiration tant bien que mal et s'essuya fortement les yeux avec la serviette, tout le monde devait se poser des questions en bas et ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un ne monte. Elle soupira et se massa un peu les joues pour calmer la douleur de ses gencives, ça faisait mal mais elle aimait cette sensation, ça calmait un peu sa culpabilité. Soudain, trois coup furent porté contre la porte et une voix se fit entendre venant de sa chambre et non du couloir.

-benti ? Je peux te parler ?

Sa grand-mère. Ils avaient sûrement fait un tirage au sort et elle a dû se porter volontaire quand ils ne se sont pas mis d'accord.

Aucun membre de la famille Gokuraku ne savait gérer une conversation délicate.

-entre.

La vielle femme entra et avant qu'elle ne commence la conversation avec son habituelle manque de tact, Jowhara pris les devants.

-je crois que j'ai fait une bêtise.

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Cela faisait une bonne que la travestie avait avoué a sa grand-mère ce qu'elle avait fait, elle avait tout dit sans omettre aucun détail, ni le déguisement, ni les remarques, ni les entrainements, elle l'avait aussi chargé de tout raconté aux autres car elle ne se sentait pas le courage de les affronter et dieu sait qu'elle avait entendu des bruits bizarre, entre la vaisselles brisé, quelques cris, des exclamations de joie et de la musique à fond…tout y était passé.

Et maintenant après avoir pris une douche et s'être changé elle se sentait…plus légère.

Maintenant elle attendait, quoi ? Dieu seul savait mais elle ne voyait pas d'autres solution, alors elle se tournait les pouces dans sa chambre dans l'attente d'un signe divin.

Dix minutes plus tard son père entrait dans sa chambre avec un blouson en cuir dans la main.

-tu veux aller faire un tour en moto ? On pourra manger des glaces.

Ça valait ce que ça valait mais pour elle ça avait l'odeur du pardon et de l'acceptation.

Fin.

Et voilà pour ce chapitre hors-série qui devait paraitre le vingt novembre pour fêter mes un an, car oui ça fait un an que j'écris.

Pour la séquence entre Jowhara et son père pendant la promenade en moto, j'ai jugé que ce n'était pas nécessaire de l'écrire car le sens était complet sans elle mais si vous la voulez vraiment vous n'avez qu'à me le faire savoir.

Sur ce, à bientôt pour un nouveau chapitre et merci d'avoir lu.

Simin Nmsis.