Dés le repas finit, Hermione se dépêcha de rejoindre Drago dans sa chambre. Elle entra et enleva sa cape d'invisibilité. Elle vit qu'il était en train de rassembler ses affaires.

Hermione : Tu fais déjà ta valise ?

Elle s'assit sur le lit et le regarda faire.

Drago : C'était en t'attendant... je finirai demain. Tu ne l'as pas commencé la tienne ?

Elle secoua la tête tristement et alla vers la fenêtre.

Hermione : Je ne veux pas partir d'ici...

Drago sourit.

Drago : Tu n'as qu'à devenir prof, comme ça tu resteras là...

Elle ne répondit pas. Il s'approcha d'elle et l'entoura de ses bras.

Drago : Je comprends que se soit dur pour toi, ta vie a tellement changé depuis l'été dernier, mais tu verras, tout ira bien. Je te le promets...

Hermione : Tant que tu es là pour veiller sur moi, ça me va.

Il l'embrassa dans le cou et la lâcha pour se diriger vers sa valise qu'il prit et qu'il posa par terre. La jeune fille s'assit dans le fauteuil et regarda Drago.

Hermione : Ron m'a invité au bal tout à l'heure...

Drago la regarda.

Drago : Et que lui as-tu répondu ?

Hermione : Que j'ignorais encore si j'irai.

Drago : Bien sûre que tu iras...

Elle le regarda d'un air interrogateur.

Drago : Enfin c'est le bal où on annoncera les résultats des examens, et où le meilleur élève sera désigné. Comme se sera toi, tu es obligée d'y être.

Elle secoua la tête pour montrer qu'il disait n'importe quoi.

Drago : C'est la dernière occasion pour toi de profiter de ceux qui ont partagé sept ans de ta vie, tu le regretteras si tu n'y vas pas.

Elle réfléchit un instant.

Hermione : Je suppose que tu as raison. Dans ce cas je vais dire à Ron que j'irai avec lui.

Drago : Ca certainement pas... C'est avec moi que tu iras.

Elle rit.

Hermione : La cape d'invisibilité c'est sympa, mais personne ne verra ma belle robe.

Drago : Alors on ne mettra pas la cape d'invisibilité, d'ailleurs il est temps de la rendre à Potter.

Elle le regarda comme s'il perdait la tête. Elle le suivit des yeux jusqu'au lit, là où il s'assit.

Hermione : Tu veux qu'on montre à tout le monde qu'on est ensemble ?

Drago : Pourquoi pas ? C'est la dernière soirée, personne ne tentera de nous tuer d'ici notre départ.

Elle ne répondit pas. Il s'agenouilla devant elle.

Drago : Je veux que l'école entière sache qui est celle qui a chamboulé mon cœur et qui m'a rendu plus humain.

Il lui prit la main.

Drago : Prouvons-leur qu'un Serpentard et une Gryffondor peuvent s'aimer... Veux-tu être ma cavalière ?

Elle avait les larmes aux yeux.

Hermione : Avec grand plaisir...

Elle lui sauta au cou et l'enlaça. Une fois qu'elle l'eut lâché, il se leva et se dirigea vers son bureau.

Drago : Dans ce cas, je pense qu'il serait bien que tu portes ça à cette soirée.

Il lui tendit un écrin qu'elle saisit avec hésitation. Elle l'ouvrit et découvrit un magnifique pendentif en forme de cœur.

Drago : Il paraît que les moldus sont fous de ce genre de cadeaux...

Elle se mit à pleurer. Il eut l'air surpris.

Drago : Pourquoi tu pleures ? Il ne te plaît pas ?

Elle sourit.

Hermione : Si... mais ça vois-tu, c'est exactement le genre de réaction qu'ont les moldus quand quelque chose leur fait plaisir.

Elle se leva et l'embrassa. Elle voulut l'accrocher, mais il lui demanda de ne le mettre que pour le bal. Ils passèrent ensuite la nuit à se câliner, et à parler de l'avenir. Plus tard, alors qu'il dormait, Drago fit un rêve dans lequel Poudlard était mis à feu et à sang par les Mangemorts. Il se réveilla en sursaut, mais se rendormit bien vite dans les bras d'Hermione. Au petit matin, Hermione retourna discrètement dans sa chambre et commença à faire sa valise. Elle n'avança pas vite, car elle n'avait vraiment pas envie de s'en aller de Poudlard.

Toute l'école était occupée à rassembler ses affaires. Les élèves étaient très excités, surtout ceux de septième année : Ce soir ils sauraient si leurs sept années d'efforts avaient payé. La journée sembla traîner en longueur. Hermione abandonna sa valise pour l'après-midi afin de rejoindre ses amis. Le soleil brillait et c'est comme s'il essayait de leur faire comprendre que quelque chose de beau les attendait une fois sorti. Une bataille d'eau s'engagea entre les élèves. Et bizarrement, toutes les maisons y participèrent dans les fous rires et la bonne humeur. Vers 17 heures, la plupart décidèrent de rentrer se préparer pour le bal. Hermione resta dehors, près du lac. Elle pensait. Elle pensait à ce qui allait se passer au bal, à ce qui se passerait pour cette dernière nuit et surtout à ce qui se passerait une fois sorti des murs de Poudlard. Elle avait l'impression que tous ses gestes, elle les faisait pour la dernière fois. Bientôt elle allait passer par le portrait pour l'une des dernières fois. Elle allait se préparer pour le dernier soir. Demain elle quitterait sa chambre pour toujours et elle descendrait une dernière fois les nombreuses marches de l'école. Elle rejoindrait le Poudlard express avec ses amis et admirerait une dernière fois les paysages qui défilaient devant elle depuis sept ans. Une fois arrivée sur le quai de la gare, elle dirait au revoir à ses amis, et… Et après que ferait-elle ? Où irait-elle ? Sa grand-mère allait sûrement l'accueillir, mais elle ne connaissait rien de ses activités magiques, alors comment lui dirait-elle qu'elle veut partir dans un autre monde pour travailler dans un ministère qui règle les problèmes magiques ? Elle soupira. Quelqu'un s'approcha d'elle et s'assit à ses côtés. C'était Harry, son meilleur ami Harry, qui comprenait tant ce qu'elle ressentait.

Harry : Toi aussi tu sens ce doute t'envahir ?

Hermione : Ce sentiment qui te fait te demander où tu seras demain ?

Harry : Oui, celui-là…

Hermione : Il me tient par le ventre depuis la fin des examens.

Il jeta une pierre dans le lac.

Harry : On est un peu deux orphelins tous les deux qui retournons dans un monde auquel on tient, mais qu'on devra quitter.

Hermione : Oui, et ce qui est bizarre, c'est qu'on y tient, mais finalement pourquoi ? Plus rien ne nous retient parmi les moldus…

Harry acquiesça.

Hermione : J'espère que la vie dans le monde magique n'est pas si différente.

Il sourit.

Harry : Tu le crois vraiment ? Un monde où l'on ne se déplace que par transplanation, un monde où l'on obtient tout ce qu'on veut d'un coup de baguette magique… ?

Hermione : Ca à l'air parfait à en parler comme ça, mais ça m'effraie tellement.

Harry : Moi aussi…

Il lui prit la main.

Harry : Mais il y a toujours nous, notre amitié, notre soutien l'un pour l'autre, notre franchise l'un envers l'autre…

La jeune fille se sentit soudain très mal à l'aise.

Hermione : Harry ? Tu crois que notre amitié peut tout affronter ?

Harry la dévisagea un moment.

Harry : Je le pense oui… Pourquoi tu me poses cette question ?

Hermione : Parce que beaucoup de choses vont changer, et j'ai besoin de savoir que tu me pardonneras toutes mes fautes et que tu seras avec moi, même si on est loin l'un de l'autre.

Harry : Tu dis que tu veux que je te pardonne tout, mais as-tu quelque chose en tête ?

Hermione : Non, pas spécialement…

Elle se leva.

Hermione : Il faut que j'aille me préparer.

Elle commença à partir quand les paroles d'Harry la firent se retourner.

Harry : Je serai toujours là Hermione.

Elle le regarda.

Harry : Qu'importe les choix que tu fais... tu es mon amie pour toujours.

Elle avait les larmes aux yeux.

Hermione : Tu es mon ami également.

Elle s'en alla, heureuse de cette conversation avec Harry. Elle avait bien quelque chose en tête, quelque chose qu'elle voudrait qu'il lui pardonne : Sa liaison avec Drago. Plus qu'un pardon de sa part, elle souhaitait la compréhension de ses amis. Elle allait être fixée sur le lien qui les unissait d'ici peu. Elle monta dans sa chambre et regarda sa valise restée en plan. Elle décida qu'il serait encore temps de la finir plus tard. Elle attrapa quelques affaires de toilettes et fila dans la salle de bain de la tour Gryffondor. Celle-ci était pleine à craquer. Elle trouva tout de même une douche de libre. Il était 19 h 30 quand elle remonta dans sa chambre. Le bal commençait dans 1 h 30. Elle sentait son cœur s'affoler au fur et à mesure que les minutes passaient. Elle enfila sa robe et se coiffa. Quand la belle Gryffondor fut prête, elle s'assit sur son lit et regarda autour d'elle. Elle prit la boîte dans laquelle était le collier que Drago lui avait offert. De son côté, Drago était également en tenue de soirée, prêt pour le bal. Il tournait en rond. Il regarda par la fenêtre et crut apercevoir quelque chose dans le parc. Il y regarda plus attentivement et ne remarqua rien de différent. Pourtant, quelque chose n'allait pas. Au fond de lui il sentait un trouble, comme une vague destructrice qui s'apprêtait à fondre sur lui. Il se dit que se devait être l'approche du bal, des résultats et surtout l'annonce officielle de sa relation avec Hermione. Elle avait chamboulé tellement de choses en lui, mais que se passerait-il quand tout serait dévoilé ? La passion qui le dévorait était peut-être juste dûe au fait qu'Hermione avait toujours représenté pour lui un interdit, un défi même. Il secoua la tête, non, il ne fallait pas qu'il laisse le mal revenir en lui. Elle était sa bouée de secours, son paradis, il ne devait pas laisser ses amis Serpentards, son père ou même le doute les séparer. Il se dit que c'était peut-être ça l'amour, être prêt à tout pour rester avec elle. Il regarda à sa montre : 20 h 45. Il enfila sa veste et décida d'aller attendre Hermione au point qu'ils avaient convenus : Le toit de l'école. Il regarda le ciel. Il avait maintenant une couleur orangée, le soleil se couchait. Il regarda de l'autre côté et le ciel était gris, presque noir. Il n'avait jamais vu ça. Que se passait-il donc ? Il entendit des pas.

Drago : Il y a quelque chose de bizarre, regarde la...

Il se retourna et resta le souffle coupé devant la beauté de sa petite amie. Elle s'approcha avec un sourire aux lèvres.

Hermione : Qu'est-ce qui est bizarre ?

Drago : Que je ne me sois pas rendu compte plus tôt à quel point tu étais belle.

Elle vint l'enlacer.

Hermione : Tu es très beau également.

Elle déposa un baiser sur ses lèvres.

Drago : On y va ?

Hermione : En faite...

Il s'arrêta.

Hermione : Ca ne te dérange pas si on attend un peu ? J'ai...

Drago : ... Peur...

Hermione : Un peu.

Drago : Tu n'es pas la seule.

Ils allèrent s'asseoir sur le bord du toit. Il lui prit la main.

Hermione : Tu te souviens de la première fois qu'on est venu ici ?

Drago : Ouais... je te détestais...

Elle sourit.

Hermione : Pas autant que je pouvais te haïr...

Drago : Tu crois ? Je ne sais pas lequel de nous deux à pu le plus détester l'autre.

Hermione : Qu'importe... aujourd'hui tout ça est loin derrière nous... et la haine s'est transformée en amour.

Elle le regarda.

Hermione : Drago, au début de notre relation, tu m'as demandé de t'aider à aimer... Est-ce que...

Elle n'osa pas aller jusqu'au bout de sa phrase.

Drago : Je n'en sais rien... je tiens à toi et tu m'as rendu tellement plus fort. Mais la question que je me pose c'est : Quand sais-tu que tu aimes ?

Elle sourit.

Hermione : Quand ton cœur te le dira... Ca te paraîtra évident tu verras...

Il la prit dans ses bras. Une demi-heure avait déjà passée depuis le début du bal. Tout le monde était dans la grande salle à grignoter au buffet où à danser. Drago regarda Hermione.

Drago : Allons-y.

Il se leva et lui tendit la main. Elle la saisit et ils descendirent en direction de la grande salle. Les portes étaient fermées. Drago et Hermione s'arrêtèrent devant et se regardèrent. Ils entendirent alors le directeur prendre la parole. Il avait décidé d'annoncer tout de suite les résultats des examens. Il prononça les noms de tous les diplômés. Hermione et Drago écoutèrent dehors et furent soulagés d'entendre leurs noms. Il la prit dans ses bras et la fit tourner. Il lui adressa toutes ses félicitations. Puis ils entendirent Dumbledore annoncer qu'il allait maintenant appeler le major de promotion.

Dumbledore : Cette année, je dois vous dire que je suis très fier d'accueillir notre major de promotion. Parce que cette personne méritait cette place plus que tout autre. Non pas que vous tous n'êtes pas destinés à faire de grandes choses, mais la personne que je vais appeler maintenant, a su affronter son chagrin et a su ouvrir son cœur à ceux qui en avaient besoin... je vous demande d'applaudir... Hermione Granger... notre major de promotion.

Derrière la porte, Hermione resta interdite. Drago hurla de joie. Puis ils se regardèrent. Il était temps... le moment était venu de rentrer.