Avant dernier chapitre ... bonne lecture à vous :)
Chapitre 10.
« On est bien là non ? » sourit Castiel en regardant le paysage autour d'eux.
C'est beau oui, dans un coin reculé, au bord de la mer oui mais en hauteur. Falaise, mer. Soleil froid de l'hiver. Dean hallucine toujours. De ce plan fou dans lequel Castiel l'a entraîné. Faire du camping une nuit d'hiver. Il fallait être fou, vraiment fou de lui pour accepter. Et surtout que ses propres parents disent oui à ça. Ah c'est sûr, il n'a jamais autant insisté pour avoir quelque chose. Et puis il a rappelé qu'il avait passé des mois enfermés alors... La seule condition est de rentrer s'ils ont trop froid. Et l'autre pour Dean est de ne pas se plaindre s'il tombe malade !
Mais a promis cent fois à la mère de son ami de prendre soin de son fils, pas question qu'il se sente mal. C'est vraiment pour prendre l'air, pour être se l'un en face de l'autre, ils se dévorent. Des yeux autant que de la bouche. Et se souffler le manque, encore une fois.
« Alors on est bien là non ? sourit Castiel.
Oui., acquiesce Dean, le rouge aux joues.
T'es tout beau comme ça..., souffle son amoureux, caressant sa joue chaude.
Si on t'écoutait, je serais beau tout le temps... T'as vu, mes cheveux ils reviennent comme avant ! J'peux passer ma main dedans presque ! dit-il tout fier.
J'aime bien comme ça ! Faudrait que tu les ébouriffes encore plus ! Et oui tu es beau tout le temps ! Enfin...
Pas quand j'ai pas de cheveux., tranche Dean, directement.
Ça t'a vraiment traumatisé ça..., constate Castiel.
C'est à cause de ça que tout le monde sait que tu as un cancer.
Tu n'as vu que ta famille, tu connais personne ici, tu étais dans un service d'oncologie pédiatrique... Tout le monde savait que tu étais malade...
Même. J'en avais marre. D'être traité comme un pauvre petit patient, qui avait rien fait pour mériter ça. Bref, je veux plus en parler.
Pardon... Je me doute. Je voulais juste comprendre un peu., lui sourit Castiel.
J'me doute. J'préfère quand même quand tu m'embrasses. C'est plus mieux !
Ouii ! »
Castiel lui saute dessus, le faisant basculer en arrière pour lui dévorer la bouche. Dean sourit, a du mal à se concentrer sur le baiser tellement il est heureux. Il passe ses mains dans les cheveux presque bouclés dans la nuque de Castiel et joue avec. Castiel souffle avec douceur à ses lèvres, les mélange... Il est bien, atrocement. Ses mains vont sous son pull, à la recherche de sa peau chaude... Dean frissonne alors. Il cambre. La nuit s'annonce courte en heures de sommeil mais longue en plaisir...
« On fait quoi mon ange ? Il est un peu tard pour aller se balader... Et le temps qu'on monte cette saleté de tente !
Justement j'pense qu'on va la monter maintenant... Comme ça, après on se met au chaud...
Pfff... Ouais. D'habitude c'est mon père et Christophe qui le font. Pendant que moi je déprime dans un coin...
Euh... Tu as conscience qu'à Paris, camper c'est assez difficile hum ?
Castiel éclate de rire, se relevant.
Ouais je me doute ! Donc on va bien galérer !
Dean lui reste sur le dos, s'étire dans tous les sens.
Et... T'as pas la tente qui se déplie toute seule là ?
Hélas non ! Et puis avec une tente qui se monte toute seule on aurait à peine de quoi tenir dedans !
Il attrape le sac en toile et sort tout le barda.
Mon ange, dis-moi que tu vas le faire..., soupire Dean.
Tu vas m'aider ! » ordonne Castiel, lui balançant la toile pour qu'il la déplie.
Dean soupire. Quand on a pas le choix...
Castiel soupire de soulagement quand ils se glissent enfin sous le duvet, après la tente qu'ils ont montée en plus d'une heure, c'est le réchaud qui a du mal à marcher... Alors maintenant ils sont repus, au calme, au chaud. Dean commence même à se déshabiller, il a chaud terriblement vite depuis qu'il connaît Castiel dis donc... Mais après il lui propose ses bras comme réconfort de tous leurs laborieux efforts.
Le petit brun se pelotonne dans ses bras, dans son odeur et son corps rassurant...
« Tu es bien ?
Oui pourquoi ? s'inquiète Dean.
Non pour savoir ! Si tu étais pas trop fatigué ou froid, ou j'sais pas quoi ! Avec ta mère qui m'a harcelé !
Désolé... Elle est un peu chiante mais bon je peux pas trop lui en vouloir...
Non moi non plus, elle s'inquiète. Mais elle sait pas avec qui tu es là...
Moi oui je sais par contre..., fait Dean en retournant Castiel sur le dos et venant sur lui.
Han ! On avait dit pas de retournement !, sourit Castiel, tremblotant.
Moi j'aime bien pourtant..., souffle Dean en allant embrasser son cou.
Ahhnn...
Castiel passe rapidement ses bras autour de son torse, chaud... Laisser ses mains couler contre lui.
J'sais que c'est pas un ciné ici mais bon... Enfin...
Je t'avouerais que la tente c'est plaisant aussi..., souffle Castiel, allant mordiller son oreille.
Mmmh t'as eu le temps de penser à tout ça dis donc ? rit nerveusement son petit ami.
C'est pas parce que j'ai jamais rien fait que j'ai pas passé du temps à penser à tout ça tu sais...
Et tu te voyais avec un garçon ? Faire tout ça ?
Non.. Enfin... Pas forcément quoi...
Les petites mains de Castiel se fondent sur les fesses de son amant, qui rit et se tortille sous elles.
Non mais ça t'avait effleuré ? insiste Dean.
Oui... Effleuré oui...
Ha ouais ? Et ça te faisait quoi ?
J'en sais rien... C'était agréable, mais j'étais pas là dedans du tout mon chéri tu sais...
J'aime bien savoir., rougit Dean. Désolé... Ça m'intrigue toujours un peu...
Tu te doutes que je vais te retourner la question...
Bah moi non... Non, pas du tout. J'étais même amoureux d'une fille avant, enfin amoureux. Je croyais que je l'étais ! sourit-il.
Castiel le regarde avec de grands yeux.
Quoi ?!
Oh putain, qu'est-ce que j'ai dit..., se frappe Dean.
Elle est à Paris ?
Bah oui... Tu vas pas aller la tuer hein ?
Castiel rit.
Non c'est pas mon genre ! Mais c'est… Enfin je me sens un peu mal là...
Faut pas, surtout pas ! se précipite Dean. Enfin... Tu vois, je t'ai dit, toi... C'est pas pareil., Dean se met à rougir, ses joues le brûlent.
Non mais je veux savoir ! Tu étais amoureux ?
Oui enfin non... C'est compliqué. Ça n'a rien à voir avec toi... » soupire Dean.
Castiel le regarde une seconde et ça lui fait mal au ventre de lire dans ses yeux autant de choses... Non c'est pas la même chose.
« Et alors cette fille mon ange ?
Qu'est-ce que tu peux bien vouloir savoir sur elle toi ? sourit Dean.
Je sais pas moi... Son nom, comment tu la voyais... Comme tes amis, tu dois en avoir ! Je connais pas ta vie d'avant...
On s'en fout de ma vie d'avant... Elle est à Paris cette vie, et moi j'suis ici avec toi.
Toujours dans le présent... J'aurais du y penser., sourit Castiel.
Si un soir ou un jour on a vraiment beaucoup de temps, j'te raconterais. Si tu y tiens..., Dean sourit. J'peux bien faire ça pour toi.
Je t'ai raconté toute ma vie dans des lettres plus longues que mon bras... Tout, mes parents, mon enfance, mes problèmes, mes habitudes... Tu sais beau coup de choses et moi pas...
Pfff et alors ? C'est pas que je veuille te cacher ça mais c'est quoi l'intérêt que je te raconte mon passé alors que nous… Nous on a des trucs à vivre.
Ça marche. »
Castiel sourit, riant presque de ce qu'il va dire. Non jamais il ne serait imaginé comme ça.
« Donc là on s'envoie en l'air c'est ça ?
Pardon ? fait Dean, pas certain d'avoir bien entendu.
On s'envoie en l'air ?, sourit encore plus le petit brun.
Ha bah j'avais bien entendu..., rougit Dean. Non mais dis comme ça d'un ton officiel, ça gâche tout., chouine-t-il.
Et si tu m'embrassais... ? Ça on gère non ?
Oui. » sourit Dean, rassuré.
Il prend le visage de Castiel entre ses mains. Et déposer ses lèvres sur les siennes fait revenir en lui toute l'envie et le désir. Il ne fallait pas avoir peur des mots mais agir. C'est beaucoup plus facile, pour se mettre en condition. Faire chauffer l'atmosphère sous la tente de toile. Ho non il ne fait plus froid du tout quand Castiel commence à en gémir de tout ça... C'est comme un signal pour Dean, il sait qu'il peut aller plus loin. Il ose. Déshabiller Castiel, du moins le haut. Ses mains s'aventurent timidement sur les reins mais pas trop. C'est toujours le passage le plus délicat ça... Mais Castiel sait, qu'ils ont encore du mal. Alors il l'aide en soulevant son bassin pour pouvoir se mettre nu. Mais contre toute attente il se prend d'un e pulsion violente, qui lui fait mal au ventre et à son tour retourne Dean sur le dos. Cette fois, c'est son amant qui gémit. Surprise. Oui, Castiel a raison finalement, quand il dit qu'il faut arrêter les retournements comme ça... Tant pis, au point où il en est. Il a bien trop d'idées en tête. Enfin surtout une...
« Castiel...
Oui ? souffle le petit brun, admirant son torse nu...
Cette fois... Au lieu de se le faire à l'un puis l'autre... Tu me le fais pendant que moi je... ?
Castiel rougit, se tortille légèrement.
Tu sais... J'avais envie de faire un truc...
Oh... Dis-moi alors...
Euh... Je... Je voulais..., il finit par se pencher pour cacher sa tête dans son cou et lui chuchoter à l'oreille. Je voulais essayer de te... Te... Sucer... »
Le dernier mot est quasi inaudible tant il est mort de trouille. Pourtant Dean l'entend parfaitement. Il en a une douleur terrible, un poids qui lui écrase le ventre. Il sait, il a regardé sur des vidéos, ça lui a déjà fait envie, il n'est pas si innocent que ça. Pourtant, une fois devant le fait accompli, il hésite.
« Oui... Mais c'est pas trop tôt, enfin je sais pas moi..., rougit Dean.
Tu... Tu hésites pour quoi ?, demande Castiel, tremblant comme jamais.
J'ai envie... Mais... Enfin... Oh j'en ai marre., rit-il nerveusement.
Ha bah pas un pour rattraper l'autre..., fait Castiel avec une grimace.
Quoi ? Non mais mon ange j'ai envie hein... C'est juste que... Ça me fait encore un peu bizarre faut croire.
Castiel rit avec lui. Pourtant sur les deux, c'est lui qui devrait avoir le plus peur. Mais il a demandé, avec toute son inexpérience.
Laisse-moi essayer au moins alors...
D'accord. » souffle Dean.
Il a le cœur qui bat à mille à l'heure. Et surtout, il a l'excitation, au creux des reins, qui lui fait mal, lui assène des coups de chaleur terribles. Il se demande s'il ne va pas mourir pour de bon cette fois. Castiel se mord très fort la lèvre avec une grimace d'anxiété... Juste avant de plonger sous le duvet... De faire glisser le caleçon en bas de ses pieds, sa bouche collée à son nombril. Lui faire oublier... Dean est tétanisé. Il n'ose plus bouger maintenant. Entre les mains de Castiel et puis surtout avec sa bouche. Oh mon Dieu, tout ce qu'il espère, c'est de ne pas venir trop vite... Ou ne pas effrayer Castiel. Il a aussi peur que ce qu'il est excité. Castiel lui meurt de trouille de mal faire, de lui faire mal... D'à peu près tout en fait... Mais déjà prendre son érection dans sa main il peut faire, caresser avec douceur... Mais tout en lui faisant sentir son souffle juste au dessus de son sexe... Dean crispe ses mains au duvet. Il ouvre la bouche d'où s'échappe un souffle lourd, languissant. Le désir. Physique. Il veut. Alors il gémit, comme un signal. Il sait que Castiel comprendra.
Oui. Castiel y sait le plaisir, le désir à en crever... Chez lui, ça l'empêche de respirer correctement... Sa main apporte avec douceur le sexe à sa bouche, besoin de rien faire d'autre. Il a juste à donner un baiser. Et Dean sent. Les baisers se faire plus nombreux, la bouche qui court sur son intimité. Comme des baisers sur sa bouche sauf que là c'est beaucoup plus sensible... Erogène. C'est sûrement ça oui. Dean tourne la tête dans son cou et se met à geindre. Irrésistible.
Castiel évite de trop crier victoire. Il n'a pas encore fait le pire... Ou le mieux... Enfin le plus sensible...
Il ouvre la bouche, et découvre... Le gout, et la douceur.. Alors tête, suce son gland... Il le fait à un garçon...
« Mmhh... »
Dean se retient de crier. Le sang lui monte à la tête bien qu'il ait du quitter tout son corps pour uniquement se concentrer en bas... Là où ça pulse... Dans la bouche de son petit ami. Il se répète ça en boucle. Tellement, qu'il ne peut se retenir de souffler son prénom.
« Oh Castiel... »
À nouveau Castiel gémit de contentement. Il continue, essaye de mieux faire... Ses mains ne sont plus posées par terre mais vont caresser ses cuisses... Il fait des choses qu'il n'aurait jamais osé imaginer. Faire du sexe comme ça... Donner le plaisir, et le sucer, enfoncer comme il peut dans sa bouche. Ils vont peut-être trop vite mais c'est comme s'ils n'avaient pas le temps. Eux deux, c'est hors du temps. Juste vivre. Et Dean vit ses tremblements, de la tête aux pieds. Lui aussi ose bouger, à glisser ses mains dans le duvet et caresser les cheveux de son amoureux.
« Han... Han..., halète-t-il. Cas'...
Mmmh... » répond Castiel.
Sauf que c'est une mauvaise idée de parler ou même essayer alors qu'il la au fond de sa gorge. Ça l'étouffe et le fait tousser comme s'il allait vomir. Merde...
« Cas', ça va ? s'inquiète Dean, qui soulève le duvet.
Le petit brun remonte près de lui, tentant d'avaler sa salive terriblement épaisse...
Oui... Me suis loupé...
Oh non, j'te laisserai pas dire ça..., souffle Dean dans un petit sourire.
À ce point... ? rougit Castiel.
Oui... Tu imagines pas... Et puis c'est bien, enfin comme ça on fait mon truc maintenant..., sourit Dean.
Oui j'y ai pensé... C'est pour ça que je suis remonté... »
Castiel glisse sa main contre le corps de son amoureux pour le caresser... C'est encore mouillé de sa salive.
« Doucement..., tremble Dean. Faut que... Enfin t'es pas encore nu..., murmure-t-il.
C'est..., Castiel a un petit rire nerveux. T'es si excité...
Désolé... Enfin non... Oh putain, fais-moi taire ! rit Dean, tout gêné.
Non mais... Rien qu'en te sentant, te voyant.. Ça m'excite moi... C'est dingue... J'ai pas envie de te faire taire...
Pourtant je dis n'importe quoi. ., souffle Dean alors qu'il lui enlève son tee-shirt.
Castiel en a les cheveux tout ébouriffés et sent enfin de fraîcheur... Il est sûrement aussi brûlant que Dean.
Non...
Beau parleur...
Dans un élan de courage, Dean glisse ses mains sur son corps, entraînant au passage le caleçon... Castiel a envie de se coller contre lui, il est beaucoup trop hâtif putain...
Mais j'aime ça... »
Dean immisce sa main entre leurs deux corps et initie les premiers mouvements de va-et-vient autour du sexe de Castiel. Des yeux, il le supplie de faire de même... Pendant quelques secondes Castiel ne peut le faire, il tremble fort, il a enfin du soulagement, du plaisir de tout ça... Après lui avoir fait du bien. Il gémit fort presque à sa bouche, n'arrivant pas à tenir en place. Dean ne peut lui en vouloir, lui-même est à bout, sent l'orgasme qui veut le prendre violemment, l'emmener loin. Mais lui veut être ici. Contre Castiel, à lui faire du bien, encore et encore...
Castiel prend enfin son érection dans sa main et peut lui faire du bien en mémé temps que lui... C'est absolument terrible.
« Oohh mon Dieuuu... Si un jour on... On... Fait l'amour... Ça va être si... Foort. Ahann...
Putain... Comment t'arrives à penser ? Han ! Mais... Oh oui..., souffle Dean, caché dans le cou de Castiel.
Parce que... C'est.. C'est bon ensemble... En même temps... Ha ! »
Dean sourit, fier de son idée. Mais son sourire disparait rapidement, laisse place à la crispation de l'orgasme qui est bien décidé à monter, sans qu'il puisse le retenir. Il est obligé d'arreter tous ces gestes, poussé à bout...
« Oh, oh Cas'...
Viens... »
Castiel accélère son geste parce qu'il le sent venir. Ce n'est pas leur première fois, il sait décrypter les gestes de son amoureux... Comme il adore cette façon dont ses joues rougissent, ses gémissements partent dans tous les sens... Pour crier le plaisir indicible qui se déchire en lui. Il regrette que Castiel ne vienne pas en même temps que lui. Alors encore dans les limbes de son orgasme, sa main s'agite, caresse son petit ami. Fort. Rapidement. Il sait que Castiel aime comme ça aussi.
Et si Castiel ne vient pas en même temps que lui, c'est juste après... Pile après... Parce que le voir jouir, le sentir, le ressentir... C'est assez pourqu'il en meurt dans ses bras. La douleur dans le ventre, le sperme sur leurs doigts, leurs souffles... Dans un ultime effort, Dean rampe jusqu'à grimper sur Castiel, l'allongeant au passage sur le dos. Il reste comme ça, au chaud contre lui, sans rien dire. Il savoure. Il est vivant... Ils sont vivants. Car Castiel sourit béatement, les yeux fermés, les bras repliés autour de Dean. Il aime, porte de l'affection à quelqu'un qui lui rend. Et avec une telle force...
« Cas'..., murmure Dean.
Moui... ? murmure Castiel, remontant une main dans ses cheveux.
J'aimerais pouvoir recommencer, encore... Mais j'crois que mon corps en peut plus., rit-il.
Pareil ! Mais on a tout notre temps... Cette nuit, demain... N'importe quand...
Cette nuit oui... Faut qu'on se rhabille quand même mon ange, on va attraper mal et j'vais me faire crier...
Oui... Mais j'ai tellement chaud là que bon ! rit Castiel.
Ça... Enfin... J'ai chaud aussi alors... Si on dormait nus ? tente Dean, pas très sur.
Moui... On sera bien je pense... Toi qui as toujours trop chaud, moi trop froid sauf dans tes bras...
Ouais... J'espère que j'serai pas malade mmmh. Bonne nuit toi..., souffle Dean en relevant la tête.
Bonne nuit..., souffle Castiel, embrassant sa bouche.
Mmhbonneouit... » chouine Dean, complètement à l'ouest déjà.
Castiel le serre contre lui avec douceur. Son cœur et son corps tout chaud. Qu'il protège… Oui. Le garder et le soigner. Si Dean à pu faire ça sur les plaies de son âme, il peut bien faire de même avec son corps fragile.
Voilà, s'endormir... Un bras qui reste autour de lui, sur sa nuque, l'autre retombé par terre.
Pendant la nuit, ils sont réveillé par le froid. Le vent joue aux invités surprise dans leur tente, infiltrant le duvet si chaud. Dean frissonne et se crispe avant d'ouvrir les yeux sur Castiel.
Il faudrait qu'il le rhabille son amoureux... Il a peur qu'il ait froid comme ça... Tout nu... Meme s'il avoue que c'est très agréable. Castiel ouvre les yeux, il a le sommeil léger, et comme son amoureux a bougé ça a suffit à le réveiller.
« Mmmhh...
T'as pas froid mon ange ? souffle Dean.
Un peu oui...
Il lève la main pour la passer sur sa joue.
Mmh, on met la polaire ? sourit Dean.
S'tu veux... J'suis fatigué... Suis bien...
Castiel..., souffle Dean en allant embrasser sa joue.
Moui ? murmure-t-il.
Rien... J'suis content que t'ailles bien... Mmmh dodo..., fait Dean, oubliant la résolution de la polaire.
Je t'adore... Mmmh. »
Dean acquiesce par un baiser avant de se rendormir. Leur vie est rythmée de ces petits pics de calme et de tendresse, qu'ils ont appris à apprécier depuis la sortie de l'hôpital. Ils savourent. Ils découvrent. Ils s'ouvrent. L'un à l'autre et puis à tout ce qu'on leur offre. C'est ça de ne plus avoir peur du lendemain et juste vivre.
Castiel et Dean se sont réveillés relativement tôt, par la lumière, par la dureté du sol sous eux.. Mais en tout cas pas par le froid. Ils sont allés petit déjeuner dehors, emmitouflés dans des pulls bien chauds. Castiel entre les jambes de son amoureux pour boire un chocolat chaud en regardant la mer. Dean lui ne mange pas. Il n'a jamais trop faim le matin, il faut croire qu'en plus l'amour le nourrit suffisamment. Il se nourrit effectivement de baisers dans le cou, et d'étreintes assurées autour du corps de son petit ami. Bien comme jamais mais aussi vide, vide de tout.
Puis ils sont partis marcher, se balader dans les calanques, sur les petites plages pour les amoureux et les solitaires… Pas si fatigués que ça d'une nuit à la belle étoile.
« Alors… Paris ?, demande Castiel.
Dean serre doucement sa main. Il est un peu pâteux, dans les vapes alors il répond mollement :
Je t'en ai parlé à l'hôpital. Quand toi tu parlais pas…
Je sais... Mais je veux savoir plus ! Tes amis, te habitudes, les endroits que tu aimais...
Les jardins de Bercy, m'y balader en écoutant de la musique et... Mike ! rit Dean.
Tu as gardé contact avec lui ?
Bien sûr… Si tu connaissais Mike, tu comprendrais pourquoi d'ailleurs, sourit Dean.
Ha oui ? C'est toi en pire ? rit Castiel.
Quoi de moi ?
Ton côté je m'en fous de tout, je profite de la vie...
J'étais pas comme ça avant tu sais. Et puis non, Mike est pas comme ça. Il est... C'est Mike quoi !
Castiel rigole encore plus.
Ouais donc je vois un peu ! Et... Tu étais comment avant ?
Tu poses toujours autant de questions ? rit Dean.
Oui ! Rappelle toi que j'ai 16 ans de sans amis à rattraper !
Pfff... Parle-moi plutôt de ce que tu veux faire avec moi..., souffle Dean, à demi-mots.
Bon... Mais moi je sais pas quoi. Je veux tout faire avec toi tu le sais !
Bien. »
Dean sourit. Juste ça. Il n'est pas trop d'humeur à parler. Depuis quelques temps, il n'est plus du matin, vraiment plus. Il se dit que là, ça vient de leur courte nuit mais bon. L'hiver y fait peut-être quelque chose aussi. Toujours est-il qu'il est un peu morose ce matin...
Castiel le sent. Il le fait s'arrêter et se met devant lui.
« Qu'est-ce que tu as Dean… ?
J'sais pas. C'est bizarre. J'me sens tout cotonneux en fait... C'est sûrement parce qu'on a pas beaucoup dormi..., murmure-t-il.
Veux-tu retourner dans la tente ? Pour dormir ? Tu veux qu'on arrête de se balader ?
Non, non j'aime bien marcher. Ça me vide la tête d'habitude... Ça va t'inquiète. Pour une fois j'suis pas très bavard, c'est tout., tente-t-il de sourire.
On est bien tout les deux… Alors c'est moi qui vais devoir faire la conversation d'après ce que je comprends.. Bon..
Tu sais, avec toi, j'suis bien même quand on parle pas... Viens, on va s'asseoir là-bas...
Dean désigne du menton le haut d'une des falaises de Cassis qui donnent sur la mer.
Moui si tu veux.. »
Castiel lui prend la main à nouveau. L'entraîne au loin. Bon ne pas parler d'accord. C'est vrai après tout ils sont bien sans rien faire ou dire. Être loin de tout, des autres… Des souvenirs après tout aussi.
Dean avoue à son oreille qu'il a envie de jouer du piano. Alors dans pas longtemps, ils pourraient rentrer chez lui et se mettre au chaud, tout en continuant à voir la mer. Ce n'est qu'un énième projet sur leur longue liste. Mais là, allongé contre Castiel dans l'herbe froide et sèche, il se sent à peu près bien. Mieux que tout à l'heure...
