Je poste en vitesse un nouveau chapitre avant de partir en vacances en Egypte !!
En espérant que ça vous plaira !!
Bonne lecture !
- Mesdemoiselles Black et Sullivan, tonna la voix agacée de McGonnagal, pourrais-je enfin avoir votre attention ? Sauf, bien sur, si vous ne tenez pas à réussir vos ASPIC !
- Non, non, professeur ! Excusez-nous ! Implora Narcissa, se tournant définitivement vers le bureau de McGonnagal.
Cela faisait, en effet, quelques minutes que nous n'écoutions plus son cours, absorbées dans une réflexion concernant une thèse lue dans mon livre sur les illusions. Les cours de métamorphose traitaient désormais de la théorie pour devenir animagus mais cela ne m'intéressait absolument pas car je n'avais pas du tout l'intention de devenir animagus. Trop compliqué pour peu de chose, pensais-je. Narcissa n'était pas de mon avis mais je l'avais entraîné de force dans une discussion sur les effets des illusions sur l'esprit humain et elle n'avait pu s'en décrocher.
- Bien ! Alors je vous prierai de bien vouloir écouter mon cours. Et si je vous reprends à bavarder, ce sera une retenue. Me suis-je bien faite comprendre ?
- Parfaitement, professeur ! Répondis-je avec un poil d'ironie.
Elle ne sembla pas remarquer mon ton hypocrite et repris son cours. Narcissa écouta jusqu'au bout tandis que je continuai de réfléchir sur ce que j'avais lu et sembla m'en vouloir de nous avoir fait remarquer. Mais sa morosité passagère s'envola lorsque la cloche sonna et que nous pûmes enfin aller manger. Nous ne reçûmes aucunes lettres de nos familles respectives alors qu'il pleuvait des Gazette du Sorcier annonçant la mort de telle ou telle famille de moldus ou de sorcier. Ça en devenait presque lassant : à chaque nouveau massacre, nous avions droit à une pluie d'insulte de la part des autres élèves (surtout de Gryffondor) puis les professeurs les calmaient et nous avions enfin un peu de calme, jusqu'à une nouvelle attaque. Comme si la petite démonstration de Lily n'avait rien fait.
Mais finalement, ça avait du bon : on pouvait s'entraîner à jeter des sortilèges qui tomberaient aux ASPIC sur des cobayes intéressants. Certes, la moitié des Seprentard qui suivirent mon exemple se prirent tous une retenue mais je réussissait toujours à m'en sortir… sans vraiment savoir comment d'ailleurs. Narcissa n'approuvait absolument pas mais je rigolais bien avec Severus, avec qui je testais quelques petits sorts de métamorphose partielle ; du genre : faire pousser des oreilles d'éléphant, des moustaches de chat (pas très drôle car peu voyant), des dents de castor… et autres choses bien plus marantes.
Ma petite sœur, quant à elle, ne participait pas aux réjouissances : elle restait cloîtrée à la bibliothèque prétextant un devoir à finir dès que quelqu'un lui proposait de s'amuser. Je commençai à m'habituer à sa nouvelle personnalité mais je ne comprenais toujours pas comment son sadisme inné avait pu s'échapper. C'était un de ses mystères qui entourait ma petite sœur, que je ne voyais donc que très peu en dehors des cours. Je continuai également d'éviter soigneusement les Maraudeurs, de sorte que je n'ait pas à expliquer comment j'en étais venu à savoir que Potter possédait une cape d'invisibilité (car ils ne lâcheraient sûrement pas le morceau) mais quitter tous les jours les salles de cours en courant commençait vivement à m'agacer et je me demandai s'il ne valait mieux pas les affronter une bonne fois pour toute. Ce fut finalement ce qui arriva, lorsque nous sortîmes d'un de nos cours de potions.
Etant donné que je faisais équipe avec Remus, nous étions fatalement obligé de nous parler mais il ne semblait au courant de rien concernant ma découverte (Potter avait peut être gardé ça pour lui… pour la première fois) et, en définitive, notre alliance porta ses fruits puisque nous parvînmes tout de même à obtenir une aussi bonne note que l'alliance Rogue/Evans. Ces deux là s'entendaient de mieux en mieux, même si nous entendions par moment quelques éclats de voix (notamment de Lily) et cela me réjouissait (surtout que ça fasse enrager Potter) tout en m'attristant. Je ne pouvais pas vraiment dire pourquoi mais les voir rire ensembles me produisait un pincement au cœur. Peut être était-ce le fait que je n'étais plus la seule fille à pouvoir plaisanter avec Severus, je n'en savais rien mais j'étais mal à l'aise lorsque je me trouvais en leur présence. Mais, après mures réflexions, je me dis qu'éprouver de la « jalousie » pour une chose aussi futile n'était pas de mon âge et que je devenais gâteuse. J'essayai donc de mettre ça de coté et de ne plus y penser, même si c'était difficile lorsque nous étions en cours de potions.
Je décidai finalement d'abandonner la poursuite et me résignai à être abordée par les Maraudeurs à tout moment. D'ailleurs, cela ne se fit pas attendre car, après avoir pris mon temps pour ranger mes instruments de potion et être sortie bien après tout le monde, Potter me rattrapa rapidement et nous arrêta en lançant un regard noir à Severus.
- Heu… Sullivan, je peux te parler deux minutes ? Me demanda-t-il doucement, comme s'il semblait gêné (ce qui n'était sûrement pas le cas).
- Heu… oui ! Partez devant, je vous rejoins, dis-je à mes deux amis.
Nous restâmes quelques secondes face à face, Potter semblant chercher ses mots et moi attendant qu'il prononce quelque chose.
- Je… heu… je voulais te remercier d'avoir dit à Lily que nous t'avions aidé Remus et moi. Finit-il par articuler.
- Ah... et bien, je t'en pris. Répondis-je, complètement prise au dépourvue.
- Pourquoi as-tu fais ça ? Continua-t-il après quelques secondes d'hésitation.
- Et bien parce que je crois qu'il est grand temps que Lily s'aperçoive qu'elle est amoureuse de toi… déclarais-je, profitant qu'il parlait d'autre chose pour lui faire oublier ce qui me préoccupait… mais je pensais tout de même ce que je disais…
- Elle… elle est amoureuse de moi ?
- Te prends pas la tête Potter, l'avertis-je rapidement, tant, je me trompe mais je pense qu'en grandissant un peu, tu devrais pouvoir arriver à la séduire.
- Tu … tu crois ?
- Ouaip ! Cesse de faire le gamin à chaque fois qu'elle est par là et je suis sure que tu auras ta chance ! Affirmais-je, surprise de mon aplomb. Si on m'avait dit qu'un jour, je conseillerai Potter en matière de drague, je l'aurais envoyé directement à St Mangouste… mais finalement, tout arrive !
- Mais qu'est-ce que tu en sais ?
- Et bien, vois-tu, je suis une fille – au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué – et Lily aussi… de ce fait, je comprends mieux que quiconque comment fonctionne une fille, Potter.
- Hmmm… et bien, merci Sullivan !
- Je t'en pris Potter, finis-je avec un grand sourire. Je fis mine de m'éloigner mais sa voix retentit de nouveau dans le couloir :
- Au fait, Sullivan, comment t'as su pour la cape ?
Nous y voila… je savais bien que je ne pourrais pas y échapper… j'avais pourtant espérer mais, visiblement, il n'avait rien oublié. Essayant de faire taire la part d'angoisse en moi, je répondis avec le plus de confiance que je pus :
- Comment ne pas le deviner Potter ! Je te rappelle que je suis née dans une famille de sorciers… sur ce, je te laisse.
Puis, je m'éloignais vers Severus et Narcissa qui m'attendaient toujours, à quelques mettre de nous.
- Je rêve, ou tu viens d'avoir une conversation civilisée avec Potter ? Demanda narquoisement ma meilleure amie.
- Visiblement, oui, Cissa, répondis-je avec un sourire en coin.
- Il ne s'intéresse plus à Evans ? Grogna Severus après quelques minutes de silence, alors que nous arrivions devant la salle de Sortilèges.
- Pourquoi tu demandes ça ? Fis-je, interloquée.
- Pour rien !
Narcissa me jeta un regard surpris mais nous entrâmes dans la salle de Flitwik pour deux heures de sortilèges qui ne nous laissa aucun moment de répit. Puis, une fois bien épuisés par ces deux heures à apprendre de nouveaux sortilèges, nous avions droit aux deux heures les plus soporifiques qu'il puisse exister : les cours d'Histoire de la Magie. Rien que pour ne plus avoir ces cours, j'aurais du faire exprès de me planter dans cette matière aux BUSE mais, finalement, on s'habituait à la voix monotone de Binns et nous arrivions plus ou moins à prendre des notes. Ce n'était même pas un cours en commun avec une autre maison… juste des Serpentard… que des Serpentard… ce n'était même pas drôle ! Comme quoi, je m'étais prise d'affection pour les pitreries incessantes des Maraudeurs…
D'ailleurs, je passais de plus en plus de temps avec Lily et, de ce fait, avec Potter et Remus – Black et Pettigrow m'évitant soigneusement – de sorte que nous finîmes par devenir de bons amis… sans plus autant nous enlacer comme des courges dès que l'on se croisait. Narcissa s'était même jointe à notre groupe, ainsi que ma petite sœur, à la grande surprise des Gryffondors, qui s'était rapidement liée d'amitié avec Lily. Cette derniere s'occupait d'elle comme une sœur et les trois filles que nous étions se mirent à la chouchouter sur tous les points.
Au fur et à mesure que l'hiver approchait, au plus notre amitié grandissait ; Lily et Potter s'appelaient désormais par leur prénom et ne tarderaient sûrement pas à sortir ensemble, ce dont nous nous amusions à parier avec Remus et Cissa. Ma sœur avait finalement été complètement adoptée par tous les membres de notre groupe mais les deux derniers Maraudeurs étaient toujours introuvables lorsque nous nous retrouvions tous les six. Cette nouvelle amitié me réjouissait et m'attristait en même temps, mais je n'aurais pu dire pourquoi.
Je n'avais pas de quoi être totalement malheureuse : ma sœur était devenue une petite fille normale, aimée de tous mes amis, nous formions une joyeuse bande assez hétéroclite mais, depuis quelques temps, je n'arrivais pas à m'enlever de la tête le visage de ma grande sœur. Je ne cessais de me dire qu'elle aurait sûrement aimé connaître cette ère de paix qui s'annonçait – malgré la montée en puissance du dit mage noir – et qu'elle se serait certainement bien entendu avec Lily ou Remus. Ces constatations me faisaient mal lorsque j'y pensais mais je ne voulais pas en parler de peur que l'on ne me prenne de nouveau en pitié. Je préférais garder ça pour moi, au fond de mon cœur, espérant qu'un jour je pourrais ne plus y penser.
Le dernier week-end de novembre arriva et nous dûmes faire face à une vague intarissable de divers devoirs à rendre avant les vacances de Noël. Il nous restait, certes, presque un mois avec ces vacances, mais les professeurs étaient prévoyant… bien trop pour nous malheureusement. Si bien que nous passâmes notre samedi à travailler et à ruminer de sombres et mauvaises pensées à l'encontre de nos professeurs préférés.
La salle commune était bondée d'élèves de toutes années. Narcissa avait réussi à dénicher une table, sur laquelle on pouvait à peine étaler deux livres, si bien qu'elle essayait d'écrire sur son parchemin, son livre de potion sur ses genoux. J'aperçu Severus sur une autre table avec les quelques imbéciles qu'étaient ces « amis » mais rejoignit Narcissa de peur de me faire jeter. Il ne nous parlait plus depuis quelques temps et était souvent désagréable lorsque Cissa essayait de lui demander ce que nous avions fait pour mériter qu'il nous ignore. Je savais qu'il m'en voulait d'être amie avec Remus et Lily et d'avoir fait une trêve avec Potter mais ses états d'âmes ne m'intéressaient pas. J'espérais silencieusement qu'il déciderait de lui-même de nous reparler mais la réaction de Narcissa s'imposa comme une déclaration de guerre : à chaque fois qu'elle le croisait ou qu'il passait à moins de 10 m de nous, elle lui jetait un regard d'une noirceur assez terrifiante.
Je m'assis donc à coté de Narcissa, faisant un peu de place pour poser mon parchemin et ouvrant mon livre de DCFM sur mes genoux. Je commençai alors à rédiger l'introduction de ma dissertation sur les sortilèges interdits mais les bavardages incessants des élèves présents m'empêchaient de me concentrer. J'essayai d'en faire abstraction mais Narcissa se mit à grogner jurons sur jurons contre son « maudit » devoir de potion, que j'avais déjà fini soit dit en passant. Je savais qu'elle vouait à Severus une haine irréparable à cause de son comportement envers nous et qu'elle n'oserait jamais s'abaisser à aller lui demander de l'aide. Elle se résigna donc à le finir toute seule, non sans pousser de loooongs et agaçants soupirs. Au bout de ce qui me sembla des heures, le bruit permanent des élèves qui « travaillaient » et les soupirs et grognements de Narcissa eurent raison de moi et je décidai d'aller m'enfermer dans la Salle sur Demande pour travailler en paix et finir ma dissertation dans le calme.
Je sorti donc en trombe de la salle commune, en murmurant vaguement à mon amie que je sortais, et me dirigeai vers les escaliers. Mais en passant devant la Bibliothèque, je me dis que ce serait sûrement plus pratique d'y travailler plutôt que de monter au septième étage, surtout que la jeune bibliothécaire y faisait réellement régner le silence le plus absolu… exactement ce qu'il me fallait. Je bifurquai donc vers la Bibliothèque lorsque je sentis une main se poser sur mon bras. Je me retournai vivement prête à me retrouver en face de Black mais j'aperçu Severus qui sembla surpris de mon réflexe. Je ne l'avais pas vu sortir de la salle commune, il avait peut être voulu me suivre pour s'excuser de son comportement… qui sait ? On pouvait toujours rêver !
- Pourquoi es-tu sorti ? Me demanda-t-il après avoir lâché mon bras.
- J'en pouvais plus ! Et toi, pourquoi ?
- Je voulais te parler.
- Ah ! Je t'écoute, fis-je en croisant les bras et en le regardant.
Il hésita quelques secondes puis continua :
- Je…je ne comprends pas que tu puisse être amie avec ces imbéciles Cérès.
Nous y voila… j'en étais sure, c'était certain qu'il voulait me parler de ça.
- Ecoutes, commençai-je, tentant de ne surtout pas m'énerver, Lily est une très bonne amie, Remus est mon coéquipier en potion et j'ai du faire avec – tu as également fait un trêve avec Lily je crois, non ? – et Potter… n'est pas aussi stupide que je le croyais… quoi que… Enfin, je déteste toujours autant Black, tu n'as surtout pas à t'inquiéter pour ça, et Pettigrow m'est particulièrement insignifiant. Mais, vois-tu, je ne crois pas que tu aies ton mot à dire sur mes fréquentations. Finis-je en haussant légèrement la voix.
Ma petite touche d'humour ne le dérida visiblement pas et il s'énerva à son tour, prenant sûrement mal mes derniers mots.
- Mais, comment peux-tu croire qu'ils te considèrent comme une amie ? Ils sont vils et…
- Severus, coupais-je, tu es mon ami et je respecte tes opinions, seulement je te trouve vraiment malveillant envers eux.
Il me lança un regard qui voulait dire : « malveillant, moi ? » mais je continuai avant qu'il ne me coupe la parole :
- Je sais que tu les déteste et je le comprends mais essais de aussi de me comprendre. Finis-je en essayant de paraître gentille mais ou la colère commençait à pointer.
- Mais…
- STOP ! Ça suffit, j'en ai plus qu'assez d'avoir affaire à des gamins. Rappelles toi de Sélène, de ma sœur, qui te détestait tant. J'ai toujours fait en sorte qu'elle t'accepte malgré le fait qu'elle te haïsse. Et pour me remercier, tu me reproche d'avoirs d'autres mais que toi ? Je suis désolée mais les temps changent. Ce n'est plus le temps des guerres mais celui de alliances et au plus tu auras d'amis, au mieux ce sera pour toi.
- Cérès… je…
- Tu me connais pourtant non ? Tu sais que, quoique tu me dises, je n'en ferais qu'à ma tête ; je suis bien trop égoïste et tu le sais aussi bien que moi. Sur ce, je vais travailler… et ne t'avise pas de me suivre !
Et je lui tournais le dos pour entrer dans la bibliothèque. La colère avait fini par l'emporter ; j'éprouvai tout de même quelques remords à l'idée de lui avoir crier dessus mais ces idioties sur le sang et les traîtres m'insupportaient. Quitte à l'avoir comme ennemi, je préférai suivre mes propres idéaux… même si cela m'attristait vraiment de m'être disputé avec lui.
Tout en réfléchissant à la portée de mes paroles, je me dirigeai en silence vers ma table cachée et, découvrant que personne n'y était installé, je sortis mes affaires de mon sac et les posait sur ma table préférée de la bibliothèque. Je me résolus alors à continuer mon fameux devoir de DCFM.
Après quelques bonnes minutes de travail acharné, j'entendis soudain des pas qui se rapprochaient de ma chère table cachée. Je levai les yeux et aperçu Remus qui me lança un sourire.
- Tiens ! Je ne pensais pas te trouver là. S'exclama-t-il.
- Tu cherchais quelque chose sur la divination peut être ?
- Non, une table pour être tranquille.
- Et bien, je t'en pris !
- Merci ! Mais… tu ne devrais pas être dans ta salle commune ? Les Serpentards se mêlent rarement aux autres et ne travaillent pas à la bibliothèque, lança-t-il en souriant.
- Tout d'abord, n'as-tu pas remarqué que je ne suis pas une Serpentard ordinaire. Et puis, Narcissa allait me rendre folle.
Il rigola doucement et repris.
- Pourquoi ?
- Oh, elle s'excitait sur un devoir de potion.
- Et Rogue ne peut pas l'aider ?
- Si, mais depuis qu'il me fait la gueule, elle refuse de l'approcher… et c'est pareil dans l'autre sens… et puis tu connais Severus !
- Hmmm…
Il fronça les sourcils et demanda à nouveau :
- Pourquoi vous êtes-vous disputé… si je peux te le demander, bien sur ?
- Oh, oui, ne t'en fais pas ! Il n'aime simplement pas que je reste avec Lily, Potter ou toi… mais, rien à foutre !
- Tu n'aurais pas du te disputer avec lui à cause de nous, tu sais !
- Ce n'est pas votre faute Remus, c'est lui qui ne supporte pas mes amis. C'est son problème.
- Si tu le dis !
Et il se plongea dans un devoir sur ce qui semblait être de la botanique. Je me replongeai donc dans ma dissertation sur les sortilèges interdits jusqu'à ce qu'il me tire à nouveau de mes réflexions.
- Tu as déjà commencé à réviser pour les ASPIC ?
- Quoi ? On est en automne, tu sais, on a encore le temps ! Mais, non, je n'ai pas encore commencé…j'envisage de débuter en mars, je pense.
- Ah ! Et tu penses que tu pourrais m'aider en métamorphose ? Me demanda-t-il rapidement.
- Je…heu… oui, bien sur ! Mais je ne pensais que l'un des Maraudeurs avait des difficultés dans une quelconque matière… sauf Pettigrow bien sur.
Il me sourit et répondit :
- Et bien, disons que j'ai un peu moins de facilités qu'avant.
Ce gars était vraiment bizarre, mais je l'aimais bien !
- Pas de problème ! On pourrait aller dans la Salle sur Demande.
- Tu… tu la connais ?
- Ne crois pas que seuls les Maraudeurs connaissent quelques secrets de Poudlard.
- Je vois ! Et bien, d'accord pour la Salle sur Demande.
- Marché conclut ! Mais maintenant, j'aimerais terminer mon devoir si ça ne t'ennuis pas !
- Heu… non, bien sur ! Excuse moi !
Je lui souris et me replongeai définitivement dans mon devoir. Il fit de même et nous finîmes 1h plus tard. Il était presque 18h et le dîner commençait à 19h30. Je n'avais pas du tout envie de retourner dans la Salle Commune et je n'avais aucune idée de ce que j'allais pouvoir faire pour passer le temps. Soudain, une idée germa dans mon esprit. Pourquoi ne pas commencer dès maintenant à s'entraîner pour les ASPIC…autant de temps serait gagné pour mes futures révisions.
- Dis Remus, ça te dirait qu'on aille s'entraîner maintenant ? Où tu préfères une autre fois ?
Il me regarda avec des yeux ronds ; il n'aurait peut être pas pensé que le lui proposerait de moi-même… je ne suis pas une ermite tout de même !
- Heu… et bien… oui, pourquoi pas, finit-il par accepter.
- Bien ! Fis-je en commençant à ranger mes affaires. On y va ?
- Ok !
Nous sortîmes de la bibliothèque et prîmes les escaliers pour aller au 7e étage mais ceux-ci ne l'entendirent guère de cette oreille et nous firent faire un tel détour qu'une fois dans la Salle sur Demande, nous ne pûmes que réviser quelques sorts de 5e année. Remus n'avais pas de grandes difficultés en métamorphose mais j'étais tout de même plus douée que lui, ce qui me rendit assez fière. Nous passâmes un agréable moment en nous entraînant et en discutant de choses et d'autres, notamment de Lily et Potter !
Lorsque nous nous rendîmes compte que l'heure du dîner était passé et que nous allions devoir entrer dans la Grande Salle ensemble, sous les yeux de toute l'école, nous nous dépêchâmes de ranger la salle et de sortir. Mais, lorsque nous ouvrîmes la porte de la Salle et que j'en sortis la première, une voix se fit entendre :
- Ah Cérès, je te cherchais. J'ai pensé que tu pourrais être ici. Le dîner a commencé et… oh, Lupin ! Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda Narcissa en fronçant les sourcils à la vue de Remus.
Je ne pensais pas que nous allions nous retrouver devant elle mais je dus prendre la situation en main avant qu'elle ne finisse en carnage.
- Oh, Narcissa ! C'est gentil de m'avoir attendu ! Remus et moi, nous nous entraînions à la métamorphose et…
Mais, tout à coup, une merveilleuse, que dis-je merveilleuse, extraordinaire et sournoise idée me vint à l'esprit et je me tournai vers Remus, toujours immobile.
- Dis, tu accepterai d'entrer avec moi dans la Grande Salle et de faire comme si nous étions de grands amis ? Lui demandai-je avec un grand sourire sadique, sous l'œil ahuri de Narcissa.
- Heu… pourquoi ? Hésita-t-il.
- J'aimerai me venger de quelques petites personnes ! Fis-je avec l'horrible sourire sadique de ma petite sœur.
- Et de qui, si je peux me permettre ? Demanda Narcissa.
- Des Maraudeurs, premièrement, et de Severus, ensuite.
- De Severus, je peux comprendre – et je cautionne – mais que t'on fait les Maraudeurs ?
- Oh, pour l'instant rien, mais ce serait pour tout ce qu'il m'ont fait depuis le jour maudit ou je les ai rencontré… sans parler pour toi Remus, je t'assure.
- Mouai… d'accord, j'accepte mais à une condition, répondit-il avec un sourire énigmatique.
Je réfléchis un instant, imaginant ce qu'il pourrait me demander car Merlin seul savait ce qu'il pouvait y avoir dans la tête sournoise d'un Maraudeur. Mais, ne trouvant aucune idée, je finis par accepter.
- Très bien !
- Et bien, j'aimerai que tu ne démentisses pas la rumeur qui naîtra de notre apparition ensemble dans la Grande Salle.
Je fronçai les sourcils, comprenant ce que cela impliquait mais espérant avoir mal interprété ses propos. Il du croire que je n'avais pas compris et poursuivit :
- Si la rumeur comme quoi nous sortons ensemble naît, essais de ne pas la démentir tout de suite. Finit-il avec une grande maîtrise de soi.
Visiblement, il ne comptait pas se servir de l'hypothétique rumeur pour sortir avec moi, ce qui me rassura, car sortir avec un Gryffondor serait revenu à signer mon arrêt de mort. Mon père m'abattrait, jetterait mon corps à la cave et laisserait les rats et autres infectes bestioles me dévorer lentement… un vrai délice, en somme. Donc, lorsque Remus me fit comprendre qu'il voulait juste faire une blague à ses amis en leur faisant croire qu'il sortait avec moi, j'en fus plus que rassurée. Narcissa, elle, n'était pas remise de son choc mais se mit rapidement à rire lorsque Remus nous fit imaginer la tête des Maraudeurs – et de Severus, ajoutai-je – lorsque nous rentrerions dans la Grande Salle.
- Hmm… d'accord. Mais, dans ce cas, on parie sur lequel des deux, entre Potter et Black, viendra te demander le premier si tu n'as pas perdu la tête. Et pas de tricheries hein… je parie sur Black !
- Ah, j'aurais parié sur Sirius mais tu ne me laisses pas le choix. Je parie sur James !
- Et moi, sur Peter ! Fit la petite voix, toujours aux prises avec un fou rire, de Narcissa.
Nous éclatâmes tous les trois de rire, puis nous nous mimes en marche vers la Grande Salle. Nous ne rencontrâmes aucun élève, puisqu'ils étaient tous allés manger et, lorsque nous fûmes à quelques mètres de la porte, nous nous arrêtâmes pour mettre notre plan au point.
- Alors… Cissa, tu entres en première avec un grand sourire. Comme si tu étais contente et amusée de quelque chose. Ok ? Et n'oublis pas de jeter un coup d'œil aux Maraudeurs. Expliquai-je devant un Remus quasiment écroulé de rire. Mais je continuai, ne tenant pas compte de l'euphorie stressante qui grandissait en moi.
- On attend 5 minutes puis on entre à notre tour… et là… on improvise. Ok, Remus ?
- A tes ordres !
Puis Narcissa s'avança vers la porte et la passa, de sorte que nous ne pûmes la voir prendre son air angélique.
- Tu crois qu'elle va être crédible ? Me demanda Remus en reprenant son sérieux.
- Oh oui, rigolai-je, c'est une excellente actrice quand elle veut !
Nous attendîmes donc 5 minutes puis nous passâmes la porte de la Grande Salle en rigolant. Tout le stress accumulé jusque là s'évanouit pour faire place à mon euphorie sadique. Notre entrée, comme nous l'avions prévu, fit sensation : toutes les têtes se tournèrent vers nous mais nous fîmes semblant de ne pas nous en apercevoir. Remus jouait son rôle à merveille et j'aperçu, du coin de l'œil, les Maraudeurs qui tiraient une tête de six pieds de long mais je me retins d'éclater de rire à nouveau. Nous arrivâmes devant la table des Gryffondor et nous nous séparâmes en nous souriant et en nous souhaitant mutuellement un bon appétit.
Je me dirigeais alors vers la table des Serpents, ou toutes les têtes me regardaient avec ahurissement et dégoût, sauf Severus qui ne me regardait pas du tout, ma sœur, qui regardait en direction des Gryffondor d'un œil presque rêveur, et Narcissa, trop occuper à s'empêcher de s'étouffer à cause de son fou rire. Je m'assis brutalement en face de Narcissa, qui retrouva quelques secondes de calme avant de replonger dans son fou rire – et, accessoirement, dans son assiette – et jetai un coup d'œil en direction des professeurs. La plupart avaient un regard surpris mais reprirent bien vite leur attitude neutre, mais Dumbledore, lui, gardait un petit sourire des plus agaçants en regardant la table des Gryffondor. Il n'avait sûrement pas eu vent de notre machiavélique idée, il devait alors croire ce que tout le monde allait croire – et que je ne pourrais démentir. Ma sœur me tira de mes pensées et relança le fou rire de Narcissa, qu'elle venait à peine de réussir à contrôler.
- Hmm, tu as choisi le moins stupide des quatre…c'est plutôt un bon choix.
Je n'en revenais pas ! Ma sœur venait d'approuver le fait que je sorte avec Remus… même si je ne sortais pas réellement avec lui ! Il fallait qu'elle, au moins, sache la vérité car il suffisait que mon père lui écrive à nouveau pour qu'elle fasse la gaffe de le lui dire.
- Heu… merci, répondis-je évasivement, mais… Sélène, il faudra que je te parle tout à l'heure d'accord ?
Elle acquiesça gentiment et se retourna vers son plat de saucisse/purée. Narcissa finit définitivement par se calmer et me lança un regard interrogateur en montrant ma sœur de la tête. Je lui murmurai que je lui expliquerai et entrepris de me servir du poulet et de la purée. Tout en mangeant silencieusement et en essayant de capter les murmures des autres élèves, je jetai un coup d'œil à Severus,assis non loin de nous, en face d'Avery et Mulciber (deux crétins congénitaux), qui tirait une tête spectaculaire et venait de finir de manger. Il se leva brutalement et sorti à grands pas sous les murmures et les regards de la Grande Salle. Je fus étonnamment prise de remords d'avoir pensé du mal de lui mais, après tout, il le méritait bien ! Je reportai mon attention sur ma cuisse de poulet, que je finis avec délice, et terminai mon repas en silence.
Lorsque la plupart des élèves furent sortis de la Grande Salle, je me tournai vers Sélène et lui demandai de me suivre. Elle acquiesça et nous nous levâmes de table. Les regards convergèrent à nouveau vers moi et, quand nous passâmes devant la table des Gryffondor, je surpris le regard perdu de Pettigrow, celui hilare de Remus et ceux d'incompréhension de Black et Potter. Je souris à Remus et quittai la Grande Salle avec ma sœur. Trouvant rapidement une salle vide, je poussai ma sœur à l'intérieur, verrouillai la porte et insonorisai le tout.
- Sélène, commençai-je, je dois te dire la vérité à toi !
Elle planta ses yeux noirs dans les miens et me fit signe que je pouvais continuer.
- Ecoute, continuai-je, je…je ne sors pas réellement avec Remus.
- Ah bon ? Fit-elle, visiblement déçue, je le trouvais plutôt mignon pourtant.
- Oui, mais ce n'est pas le problème. On a juste décidé de faire semblant, tu vois, pour se venger des Maraudeurs.
- Mais c'est un Maraudeur !
- Oui mais il voulais faire une blague à ses amis et leur faire croire qu'on était ensemble… histoire de me laisser me venger, c'est tout.
- Je vois ! Merci de m'avoir dit la vérité Cérès. J'avoue que j'ai bien aimé la tête de Black et Potter quand vous êtes entrés tous les deux. C'était comique !
- Oui, ça j'imagine.
Et nous nous mîmes à rire doucement. Ma sœur qui rigolait, c'était rare, mais ça faisait du bien !
- Bon, je pense qu'il serait judicieux de rentrer à la Salle Commune. Demain on a cours, je te rappelle, terminai-je.
- Hmm !
Le lendemain, je retrouvai Remus dans un couloir, un peu avant le cours de Potion et j'en profitai pour lui dire que j'avais avoué la vérité à ma sœur.
- Tu vas peut être trouvé ça égoïste mais si mon père l'avait su… j'étais morte !
- Non ! Ne t'en fais pas ! Tant qu'elle ne dit rien.
- Oh non, ça, elle risque pas. Rien que le fait que ce soit une vengeance contre Black et Potter… elle était ravie.
- Ouai…
- Et sinon, lequel des deux est venu te voir en premier ?
- Des trois, fit une voix hilare derrière nous, j'ai parié sur Pettigrow je vous rappelle !
- Et bien, pour l'instant, ils ne se sont pas encore remis du choc.
- Ça a du être dur pour eux, ironisa Narcissa.
- Oui, ça avait l'air ! Fis-je juste avant que les trois concernés ne se pointent devant la porte du cours de potion. Pettigrow n'avais pas pris potion, n'étant pas assez doué pour ça, mais il n'avait pas cours pendant cette heure du jeudi matin. Ils me jetèrent tos un regard noir alors que Lily s'avançait vers nous.
- Vous formez un très beau couple tous les deux ! Dit-elle en souriant à Remus.
- Heu… merci… fit-il, semblant perdre ses moyens.
- Je te remercie Lily, répondis-je rapidement pour ne pas le mettre mal à l'aise.
Severus n'était pas loin et je le vis lancer un regard noir à Remus et Lily ; manifestement, il n'appréciait pas la petite blague. Mais sa façon de réagir me paraissait un peu trop excessive : il me connaissait bien tout de même, il devait savoir que je ne sortirai jamais avec un Gryffondor. Je pouvais être amie avec eux mais pas avoir un petit ami de cette maison, tout de même !
Slugorn finit par faire son apparition et ouvrit la porte, nous laissant entrer et nous installer à nos places habituelles. Le cours se déroula dans une atmosphère assez étrange : Potter et Black n'osèrent rien tenter contre moi de peur de s'attirer la colère de Remus, Frank Londubat et Narcissa étaient morts de rire tout le long du cours, si bien que leur potion de régénération sanguine fut complètement ratée. Remus et moi formions une excellente équipe et réussîmes avec brio notre potion sous le regard désespéré de Lily qui se faisait totalement ignorer depuis le début du cours. J'avais pensé qu'elle le dériderait un peu mais, rien à faire, il restait à ruminer dans son coin.
Evidement, sa potion était bien plus parfaite que la notre mais Lily n'avait absolument pas travaillé dessus. Il ne lui avait lancé aucun regard, même pas un de ceux qui vous déconseille d'approcher. Mais le cours prit fin et nous sortîmes rapidement pour nous rendre en métamorphose avec, une fois encore, les Gryffondor. Dumbledore s'amusais visiblement à mettre ensemble les maisons qui s'entendaient le moins… mais il avait, jusque là, réussit à limiter la casse.
McGonnagal nous accueillit aussi chaleureusement qu'à son habitude et nous pria de nous installer rapidement. Narcissa et moi nous assîmes juste derrière les quatre Maraudeurs – Pettigrow avait réussi, par on ne savait quel miracle, à avoir E aux BUSE de métamorphose – pour pouvoir les entendre parler. Mcgonnagal les avait déplacé au second rang pour ne plus avoir à leur crier continuellement de se calmer. Depuis lors, ils s'étaient calmés. Mais aucun son ne parvint à nos oreilles durant le début du cours ; ils ne parlaient absolument pas. Certes, nous étions derrière eux… mais en chuchotant ! Raahhh, ils me faisaient enrager, je voulais gagner mon stupide pari.
Mais ils ne dirent mot de tout le cours, à la grande surprise de Mcgo, qui s'efforça de nous apprendre un nouveau sort ou comment transformer une de nos main en griffe acérée. Sortilège d'autant plus délicat qu'il fallait se viser soi-même… ce qui provoqua quelques accidents légers ! Mais cela faisait parti de la théorie de la formation d'animagus. Narcissa et moi le maîtrisâmes rapidement, ce qui nous valu 10 points chacune, de même que Potter, Black et Severus. Remus avait encore quelques difficultés et je me promis de lui proposer de l'aider. Vers la fin du cours, alors que McGo allait aider quelques élèves qui ne réussissaient pas le sort, Pettigrow s'approcha le plus possible de Remus et, jetant un coup d'œil vers nous qui faisions semblant de lire quelque chose, il lui demanda en chuchotant :
- Dis Remus… qu… qu'est-ce qui t'as pris de sortir avec elle ? Tu as perdu la tête ou quoi ?
Et soudain, un grand cri retentit dans toute la salle, faisant sursauter les élève et McGonnagal : Narcissa venait de se lever et de crier qu'elle avait gagné. Les Maraudeurs se retournèrent vers elle, l'air ahuris, Remus lui lança un regard amusé et j'enfonçais ma tête dans mes bras pour ne pas avoir à regarder ce qui allait suivre.
- Miss Black, je peux savoir ce qui vous prend ?
Narcissa se rendit alors compte de ce qu'elle venait de faire et se rassit précipitamment, mettant sa main devant sa bouche. Réalisant soudain qu'elle allait se prendre une retenue par ma faute, je sortis de mon abri et pris la parole, tandis que tous regardaient Narcissa.
- C'est de ma faute professeur. Remus, Narcissa et moi avions pariés et elle vient de gagner. Si vous voulez punir quelqu'un, punissez moi !
Tous les regards ahuris se tournèrent alors vers moi et je captai le regard surpris de Severus. Je détournai rapidement les yeux et rencontrai ceux de Remus. Il m'approuva et fit mine de se lever, apparemment pour se dénoncer aussi, mais je lui fis non de la tête. Il me sourit mais se leva tout de même sous le regard sévère de McGonnagal qui réfléchissait.
- C'est bien de notre faute professeur, à Cérès et à moi, mais je félicite tout de même Narcissa pour avoir gagné.
Black leva les yeux vers lui et interrogea Potter du regard mais aucun des deux ne semblait comprendre quelque chose.
- Bien ! Puisque vous vous êtes dénoncé et que c'était la fin de mon cours, vous n'aurez pas de retenue mais à l'avenir, Miss Black, il faudra vous modérer lorsque vous gagnez un pari. Trancha-t-elle avec un petit sourire.
- B… bien professeur, excusez-moi.
- Bien, vous pouvez sortir maintenant.
Et, rassemblant nos affaires, nous sortîmes de la salle de cour pour nous rendre dans la Grande Salle pour le déjeuner.
Un chapitre un peu plus long que d'habitude… j'espère que ça vous a plus !!
Bisoux, Helleni.
