Note : Pour savoir à quoi ressemble Voldemort jeune, vous pouvez le voir à l'adresse que j'ai mise dans mon profil. (youpi l'hyperlien ne fonctionne pas, il suffit de supprimer le "%20" avant leenleena quand vous avez cliqué dessus)

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Rar :

Makie : Merci pour tes reviews! (car oui j'en profite pour répondre à celle de veela, ffnet a coupé les adresse mail...) Hihi contente que tu te sois laissée séduire! Huhu t'imagine s'ils copulaient maintenant? Non c'est comme un streap tease faut de l'attente, de l'effleurement avant que le grand show n'apparaisse! (oui en gros c'est pas pour tout de suite) Pour ce qui est de la soumission, je me suis dit qu'en fait c'était sa nature. Harry a toujours obéit à tout sans jamais se rebeller, il a toujours tout supporté, d'où mon idée. Pour Remus, attends seulement de voir la suite, c'est pas qu'un gentil griffon le petit loup, c'est comme Sirius, tu as tapé pile dans le mile, tu verras un bout dans ce chapitre =) Et ne t'en fais pas, Lee saura trouver son bonheur, après tout, il est libre, maintenant, non?

Aaaahh les gants en cuir *essuie sa bave* tu m'en a parlé maintenant je compte en remettre dans cette fic! bon maintenant la réponse pour veela :

Vi, une fin pas trop triste (j'espère) je n'ai pas voulu continuer et mettre des chapitres à rallonge, ça aurait plombé l'histoire je pense. Donc voilà, mais je suis contente que tu aie aimé!


ENJOY!


Chapitre X / Clouage Absolu

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Note : Aux échecs, le clouage est une situation durant laquelle une pièce en protège une autre de valeur supérieure. Si la pièce protégée est le roi, on parle alors de clouage absolu. (je précise qu'en fait mon titre à l'origine à quelque chose à voir avec le chapitre, mais souvent, la situation n'est présente que quelques chapitres plus loin, donc désolée)

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- Je vous souhaite la bienvenue parmi nous, dit Voldemort au jeune homme devant lui.

- Nos troupes vous doivent allégeance, monsieur, répliqua le jeune Lord. Sans vous nous serions encore le rebut de cette société, bien que certains, à ce que je sais ne sont pas réellement libres de leurs actes.

- Je me posais une question. Comment un jeune homme tel que vous à pu renverser Fenrir? Il n'étais plus très jeune mais encore puissant, éluda Voldemort.

- Je dois dire que cela ne relève pas de mon fait, bien que j'aurais préféré l'affronter moi-même. Par les lois qui nous régissent, je ne peux vous dire qui l'a fait, par son abandon du trône, son histoire a été effacée de nos mémoires, avec tout le respect que je vous dois.

- Je respecte cela.

- Je suis aussi venu vous présenter mon intendant, Edward. Il possède les même pouvoirs institutionnels que moi, même si le dernier mot me revient.

- Qu'avez-vous fait de Fenrir?

- Je l'ai tué. C'est la tradition, termina le jeune homme avec un léger sourire.

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Edward, une sorte de grand majordome aux traits fins, aux cheveux noirs et au corps jeune ferma la porte derrière lui, tandis que son maître sortait. Voldemort soupira. Il devrait faire attention à Remus. Adam était au courant pour son emprisonnement au manoir, et avait explicitement fait comprendre que si l'un des leurs était maltraité, leur accord pouvait bien se terminer là.Maintenant ils étaient bien trop nombreux, et forts pour tenter de s'y opposer. Depuis l'ascension de ce jeune garçon, le clan devait être encore plus unis, non il n'avait pas le choix.

Il passa la main dans les cheveux de Harry qui réprima un soupir. Son chien était habillé pour l'occasion. Il le regarda avec amusement. L'avoir près de lui occupait son esprit, l'espace d'un temps, et lui faisait oublier quelques tracas. Il avait donc bien une certaine utilité. La porte s'ouvrit doucement sur le blond. Draco avait encore du mal à s'y faire, mais il ne devait pas cogner comme n'importe quel autre homme inférieur à son rang pour entrer dans les appartements du Maître.

Il s'agenouilla devant lui, et la main blanche releva son menton pour lui faire rencontrer ses yeux rouge sang.

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- Bonsoir, Maître.

- Draco... susurra le Lord.

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Un sourire se dessina sur le visage de Voldemort et il laissa son élève se relever.

Harry voyait la scène avec intérêt. Draco avait fait des progrès, il n'avait pas rougit cette fois. C'était difficile, il devait bien l'avouer surtout avec un visage aussi angéliquement diabolique à deux centimètres du sien.

Harry fit un sourire accueillant à son... Qu'était-il en fait? Son petit ami? Ou son allié dans la galère? Son Draco en fait. Et il suivit le Maître jusqu'à la table. Voldemort les attendait toujours pour manger, peut importe ce qu'ils aient fait dans la journée. Le rituel se fit en silence, religieusement, les deux plus jeunes observant avec une certaine envie les lèvres pourpres et rebondies se fermer avec autant d'élégance sur la fourchette d'argent. L'élu porta sa main à sa cuisse.

Quelque chose le gênait, et il regarda. En effet, un morceau du gâteau du dessert s'y était perdu. Il n'était pas plus gros que l'ongle, rien d'important se dit le brun en prenant la petite chose entre ses doigts et en la portant à sa bouche. Une main retient son poignet, et lentement Harry tourna la tête. Draco lui même avait comprit.

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- Depuis quand manges-tu sans que je t'y autorise?

- Je... Je...

- Ceci n'est pas à toi, alors?

- Il est à vous Maître, murmura Harry.

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Délicatement, mais avec toute l'emprise du monde, la main fit bouger le poignet jusqu'aux lèvres purpurines. Et sous les yeux du blond, la langue rose et souple happa le bout de pâte cuite entre les deux doigts, les effleurant au passage, avant que Voldemort n'avale la pâtisserie. Harry était rouge, son cœur battait trop vite, et ses doigts brûlaient là où sa langue avait touché sa peau. Sa langue.

Objet d'un désir brûlant dans ses pensées. Personne n'avait vu d'aussi près cette partie de son corps, encore moins sur soi, encore moins pour lécher un autre. Il avait eu ce privilège. Un halètement lui échappa, et il lança un regard plein d'envie au visage si près du sien. Un rire clair lui répondit.

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- Ne pousse pas ma gentillesse jusqu'à demander de ton propre gré, petit chien.

- Pardon Maître.

- Je suis de bonne humeur, alors pour cet écart tu dormira sur ton coussin, dit le Lord en se rasseyant convenablement. Quant à toi Draco tu regagnera ton lit, pour ne pas avoir éduqué mon jouet. C'était ton rôle.

- Bien Maître. Veuillez m'en excuser.

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Un caresse sur sa joue lui répondit. La main était chaude, le geste doux mais impérieux. Il adorait ça. Pourtant il baissa la tête, et termina de manger, remarquant au passage la jatte que Tom posa au sol. Il y avait de la chantilly dessus, et Harry n'avait pas le droit de se servir de ses mains. Le Lord aimait beaucoup ce genre de jeux.

Harry devait laper comme un chat la mousse douce et sucrée, poussant plus qu'il n'attrapait le dessert onctueux, s'en mettant sur le nez et les joues, haletant près du monticule, suçant parfois la pointe dans un bruit délicieusement érotique. Il savait, bien sûr, et imaginait que c'était Lui.

Alors ses lèvres s'arrondissaient, gourmandes, et il léchait avec une douceur et une sensualité qui auraient pu donner envie à n'importe qui.

Il lécha la porcelaine jusqu'à la dernière goutte, avant de sentir les doigts de son Maître dans ses cheveux. IL était satisfait.

...

Ils dormirent tous deux assez mal. Les images repassaient en boucle, se déformaient, pour ne laisser place qu'à la luxure, à ce corps trop tentant se penchant sur eux pour les remplir, l'un après l'autre, offerts et ouverts au maximum, hurlant leur désir, suppliant leur délivrance.

Ils s'imaginèrent cent fois le sexe gorgé de sang, dégoulinant de sperme qu'ils engloutiraient avec envie, le corps svelte, musclé et parfait qu'ils adoreraient... Les caresses qu'ils se donneraient, à eux deux devant Lui. Pour Son plaisir...

...

Draco secoua la tête. Il s'était encore perdu dans ses pensées. Dormir seul avait été une torture. Ne pas pouvoir se lever pour se soulager avec Harry l'avait été encore plus. Il savait que maintenant il ne pourrait plus le faire, car Voldemort avait une emprise trop grande sur eux.

Il acheva le sort, et le Lord satisfait partit en le laissant quelques heures, le temps de régler quelques détails avec ses conseillers les plus proches.

Le blond se tourna sur sa chaise, Harry jouait avec un morceau de chiffon sur le sol. Il ne portait que son pantalon, et comme toujours, il était dans une position indécente sans s'en soucier le moins du monde. Allongé, les fesses en hauteur sur son pouf, il regardait le ciel, les jambes largement écartées, un genou relevé.

Draco s'approcha de lui, et jetant le bout de tissu au loin, prit le visage du brun avant de l'embrasser.

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- Draco...

- J'en ait trop envie là, maintenant...

- Mais il va rentrer!

- Alors tu est d'accord sur le fait d'en avoir envie?

- Je... Eh bien euh...

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Un autre baiser lui prit la bouche, tandis que le Serpentard, à genoux, baissait l'élastique du pantalon pour y mettre la main. Harry était déjà dur. Il laissa échapper un gémissement et caressa doucement la verge. Il la voulait, maintenant, il voulait du sexe pur...

Il se détacha des lèvres rouges pour prendre la hampe en bouche, arrachant un long gémissement à Harry. Il le suça, fort, collant sa langue à la peau, brutalisant presque les bourses avant de sentir la semence gicler contre son palais.

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- Merde Draco...

- Excuse moi. J'en avais trop envie.

- Mais... et toi?

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Le blond lui montra son propre sexe dégagé dégoulinant de sperme. Il avait jouit en même temps que lui. Ils se sourirent avant que le brun n'ose.

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- Ça te fait pas... Un peu bizarre de faire ça avec moi?

- Non. En fait je crois que... Que...

- Moi aussi, murmura Harry en l'embrassant tendrement.

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...

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Blaise prit Lee dans ses bras avant de tomber en arrière sur le lit. La dernière cuillère de nutella, c'était chacun pour sa survie. Charlie avança le bras, immédiatement mordu par Zabini, qui tenta un assaut, prenant la cuillère remplie de l'élixir sucré, avant que Jordan mette la bouche dessus et l'avale goulûment, victorieux.

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- Jordan tu es un serpent.

- Non, vous êtes tout simplement trop nuls, dit le métisse en souriant.

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Charlie sourit à son petit ami. Il n'aurait pas pensé que Lee s'adapterait aussi vite. Il était d'un naturel fragile, mais aussi forte était son attirance pour le roux, aussi vite s'en était-elle allée lorsque le dernier espoir s'était éteint. Blaise avait tenu à rester à l'écart quelques temps avant que Jordan lui-même vienne le voir pour lui dire que tout allait bien. Même lui en était étonné.

Tant qu'ils ne copulaient pas sous son nez et qu'il avait un pass illimité pour câlins avant de dormir de la part des deux ça lui allait. Il avait ouvert les yeux, et s'était rendu compte que Charlie n'était pas celui dont il était amoureux. Il aimait réellement le Gryffondor, mais pas de cette manière. Il voulait son estime, sa fierté et ses sourires.

Il s'était dit en secouant la tête que s'il avait supporté aussi longtemps une situation, c'était qu'il l'acceptait, et que c'était bien ainsi, autrement, il se serait rebellé bien longtemps avant.

Il mit la selle sur Bob qui mugit et lui parla dans ses pensées de sa nuit dans le foin, et il lui répondit, riant et heureux qu'un tel animal l'apprécie. Sauf que quelque chose touche son dos au milieu de ses omoplates. Il se retourna surprit pour voir Blaise et Charlie accroupis en signe de soumission. Bob avait masqué l'avertissement du Serpentard par son mugissement.

Face à lui un homme qu'il ne connaissait pas. Du moins le pensait-il. La cane de l'aristocrate souleva son menton, et fit tomber ses dreads en arrière. Il n'était pas si petit par rapport à lui, mais là, il avait simplement envie de se cacher. Le manche en argent l'empêchait de s'agenouiller comme les deux autres, et Bob, malgré sa colère de voir son protégé en mauvaise posture ne pouvait rien.

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- Eh bien, Maitre, il semblerait que je l'ai trouvé. Un volontaire courageux, je dirais.

- Je suis content pour toi Rodolphus.

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Et Jordan vit Voldemort caché par le grand homme blond. Il était presque tétanisé. À cet instant le Lord pouvait le tuer que personne n'y pourrait rien. Si les derniers jours avaient été plutôt calmes, il savait de quoi Voldemort était capable, et ce qu'il subirait très certainement pour cet affront. Il refusait d'y penser, il avait déjà vu les tortures qu'on infligeait à certains prisonniers, il ne voulait pas, il ne voulait pas...

Ses jambes menaçaient de flancher et Tom eu un léger sourire.

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- Est-il prêt?

- Il sait monter et diriger, répondit Blaise avec un murmure. Sa voix tremblait légèrement.

- C'est suffisant pour un chef de troupe, dit Voldemort. La bataille est faite pour le petit peuple. Toi, dit-il en regardant Jordan dans les yeux. Tu sera le palefrenier de Rodolphus. Jusqu'à ce qu'il apprenne à monter et diriger son dragon.

- Ou... Oui Ma...

- Qui t'a permis de parler?

- Je...

- Encore? Dit le Lord amusé. Blaise je pensais que tu leur apprenait au moins à rester à leur place. Doloris.

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Le métis tomba directement au sol, son corps entier semblait bruler, sa tête voulait exploser. Il ne se contrôlait plus et seule sa voix, muée en un long cri perçait le silence devant les quatre hommes immobiles. Deux d'entre eux tremblaient de rage et de colère de ne pouvoir rien faire.

Aussi vite que la douleur était apparue, elle disparu, trop rapidement pour Jordan qui tomba dans l'inconscience. Alors que Voldemort retournait à ses affaires comme si rien ne s'était passé, Lestrange se tourna vers Blaise qui se relevait. Cet homme était son égal hiérarchique.

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- Tu me le préparera, je viendrais tous les deux jours pour débuter ma formation avant que mes soldats ne le fassent. Nous commenceront après-demain.

- Si c'est le Maître qui le dit... Comme tu voudras.

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Le grand homme blond partit avec un sourire sadique vers l'intérieur du château. Vouloir diriger une troupe de dragonniers combattants n'était surement qu'un caprice que Voldemort avait accepté, et ce serait Jordan qui en ferait les frais. Lestrange était connu pour sa cruauté et son esprit torve, au moins autant que sa femme.

Blaise fit signe à Charlie de se relever et de le suivre aux écuries, le corps de Lee lévitant devant eux. Une fois dans le foin, Bob les ayant suivis, il prit le corps inconscient dans ses bras et le berça doucement. Il savait ce qu'étaient les doloris pour en avoir essuyé beaucoup trop auprès du Maître. Et le Gryffondor ne l'avait pas mérité.

Personne ne méritait une telle torture.

Jordan se réveilla, ses muscles étaient tendus, mais rien de comparable à ce qu'il avait ressenti. Il reconnu les deux bras de Zabini qui l'entouraient et cacha son visage contre son torse, laissant son esprit se calmer avec les caresses que Charlie lui faisait dans le dos. De longues minutes après, il put s'asseoir normalement et rassurer Bob très inquiète.

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- Il va se passer quoi?

- Lestrange va venir, tous les deux jours pour que tu lui apprenne à monter un dragon.

- Mais j'en suis incapable! Ce gars ferait même fuir un magyar! Et attends... c'était Lestrange? Le mari de l'autre folle?

- Oui, dit Charlie. Je ne l'avait vu qu'une fois, j'avais du escorter plusieurs mangemorts à Azkaban.

- Mais pourquoi il veut monter un dragon?

- Le Maître avait prévu le coup depuis un moment et de nombreux œufs ont été ramenés des centres de dragonniers. Il veut que ses sorciers puissent se battre avec un dragon plutôt qu'un balai, avoir une meilleure suprématie en quelque sorte.

- Je n'ai pas envie d'apprendre à Bob à se battre de cette façon. Elle sait comment se nourrir, mais si Lui en a eu l'idée, qui nous dit qu'un autre siphonné du genre ne l'a pas eue non plus? Je ne veut pas que les dragons se battent entre eux ils ne l'ont jamais fait.

- Pour le moment il n'est question que de placer ses fesses sur une selle sans qu'il se fasse dévorer, expliqua Blaise. Je ne sais pas s'il existe d'autres sorciers puissants, mais ton rôle s'arrêtera là. Charlie devra s'occuper des nouveaux-nés avec moi.

- Alors je serais seul avec lui?

- Désolé, reprit le Serpentard, j'essayerais de trouver une solution, mais tiens le coup et évite de faire ton Gryffondor, ce que t'a donné le Maître tout à l'heure ce n'était qu'un avant goût, Lee.

- Ouais...

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...

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Remus s'assit sur le devant de son bureau. Il regarda ses élèves avec son éternel sourire doux et rassurant et commença par l'appel.

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- Aldwin?

- Présent.

- Cornelius?

- ...

- Cornelius n'est pas là?

- Je réponds pas à un chien, fit le petit garçon de sa place.

- Libre à toi, dit Remus sans s'en préoccuper outre mesure, mais manifeste toi d'une manière ou d'une autre que je puisse te repérer.

- Mon père va vous tuer pour m'avoir donné des ordres, sale chien!

- Intéressant. Michelle.

- Là, répondit la petite fille.

- Je vais te...

- Sarah.

- Présente, répondit sa sœur.

- Mais...

- Eliott.

- Là, fit le dernier.

- Bien, fit Remus en empêchant le petit garçon de se manifester encore. Vous êtes encore peu nombreux, mais des enfants venus de loin viendront, vous aurez l'occasion de voir d'autres camarades. Je suis là pour vous introduire à la magie, celle qui est en vous, et vous apprendre même quelques tours simples pour débuter. Oui?

- On aura des baguettes? Demanda une petite fille blonde comme les blés.

- Oui, Michelle, des baguettes universelles pour enfants. Elles sont bridées pour ne pas que vous vous fassiez mal, mais vous pourrez quand même faire beaucoup de choses avec. En attendant, nous allons commencer par une histoire.

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Il envoya un clin d'œil à Aldwin qui sourit d'anticipation... Il allait enfin connaître la fin! Remus sortit sa baguette nouvellement restituée et fit disparaître les tables, au profit de gros coussins installés en cercle. Remus prit place avec les enfants somme toute sages alors qu'un livre énorme, relié de cuir, de fer et de bois fit son apparition au centre.

Le professeur le tourna vers lui et l'ouvrit, pour que les enfants voient les images, d'anciennes gravures en couleur. Un véritable livre de contes ancien.

Les deux sœur jumelles Michelle et Sarah Nott, de presque sept ans, se mirent côte à côte, curieuses comme des chats, plus loin avec Aldwin, Eliott Crabbe, huit ans, très mince aux longs cheveux noirs, le total contraire de son frère. Quant à Cornelius Avery, un petit roux de sept ans, il préféra rester à bouder sur sa chaise au fond de la classe. Remus ne lui en tient pas rigueur et commença son histoire.

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- Il était une fois, dans un château fort lointain, vivait un roi, qui se sentait bien seul...

- Qu'il épouse une femme, et qu'il nous fiche la paix, déclara Avery junior.

- Tais toi, firent les jumelles en même temps.

- Ouais, si tu veux pas connaître la suite, nous on veux, fit Eliott. Cornelius bouda encore plus.

- Bien, reprenons, fit Remus.

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Sa voix douce imposait le spectacle et l'histoire à l'esprit, la pièce n'existait plus, la scène se déroulait presque sous leurs yeux. Et doucement, comme un animal craintif, Cornelius s'approcha, bouscula les autres et s'installa, son lapin en peluche dans les bras. La princesse devait s'en sortir il le fallait!

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...

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Sirius releva son nez de l'énorme tas de papiers.

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- Sev, ce gars a demandé une potion de fertilité...

- Ce doit être Goyle père. Il voulait un autre enfant.

- Le premier est retourné au service après vente? Demanda Sirius avec un grand sourire.

- J'aurais bien aimé, mais il est en bonnes dispositions, et le Maître est pour le fait que nous ayons beaucoup d'enfants. Il regrette d'ailleurs que Lucius n'en fasse pas d'autre.

- Et toi?

- Le sujet n'a pas été évoqué. Je n'ai pas d'enfants, je n'ai pas spécialement envie de le voir naître dans ce contexte.

- Pourtant tu aurait été un père formidable...

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Severus regarda son amant quelques secondes. L'air nostalgique et doux qu'il arborait lui montrait le véritable Sirius. Ils se ressemblaient tant. Lui cachait sa tendresse et son cœur trop tende avec une carapace de froideur. Sirius cachait son côté distant et blessé par sa bonne humeur.

Il y avait trop a dire, trop à pardonner, ce n'était qu'avec lui que l'animagus se permettait d'avoir cet air sobre, presque impersonnel, plongé dans ses pensées, passant du rire gamin à une réflexion interne intense sans se soucier de ce qu'on penserai de lui, trop occupé à protéger ce qu'il chérit.

Et de plus en plus Severus apercevait le Sirius mature et trop intelligent pour lui-même.

Le silence se mit entre eux, doux et reposant. Ils n'avaient pas besoin de se parler, l'absence de bruit leur laissait le temps d'interpréter leurs gestes, leurs regards, d'écouter ce qui ne s'entendait pas. Severus vérifia sa potion tue-loup. La pleine lune arriverait dans moins de cinq jours, Remus avait eu autorisation par le Maître d'en avoir. Il avait entendu parler de la chute de Greyback, le nouvel alpha devait protéger un des siens.

Il s'appuya sur la table, le dos endoloris. Il se baissa légèrement, s'étirant comme il pouvait devant cette table de travail où il ne pouvait pas s'asseoir. Et les bras de Sirius l'entourèrent. Sirius qui avait en fait toujours comprit ce qu'il était. Il sentit son souffle contre sa joue, et rejeta la tête sur son épaule.

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- Merci.

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Il le sentit sourire contre son cou. Le Gryffondor savait déjà.

Il se retourna et front contre front, caressa doucement sa joue, avant d'embrasser chastement ses lèvres purpurines. Un autre merci fut chuchoté, à peine audible, suivit de plusieurs autres, une main sur un cœur, deux voix qui se mélangent. Une première larme qui coule.

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- Il est... Ce que tu as été, je pense. Tu crois que j'ai bien fait de me lancer, d'essayer? Et si je perdais encore tout? Pourquoi tout ne s'arrête pas? ... Je sais que je tiendrais, seulement... J'espère vraiment que tu disais vrai... J'aimerais avoir un peu de ta force, maintenant. C'est tellement dur de sourire et de me sentir bien sans savoir si lui... Je sais. Merci, mon ange. Je reviendrais te voir bientôt. Narcissa.

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Sur la pierre tombale, le fantôme d'une petite fille assise regardait le grand homme blond s'éloigner, un léger sourire inscrit sur son visage. Elle resterait là, jusqu'à ce qu'elle sache cet homme heureux, le seul qui pouvait la voir. Celui qu'elle avait enfanté allait bien, elle l'avait rassuré à ce propos, c'était le moins qu'elle puisse faire.

Elle regarda autour d'elle, et entendant une voix qu'elle seule pouvait percevoir, elle sourit et se retourna, disparaissant dans la brume du soir.


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Et voilà! Le chapitre était plus long et en plus vous avez droit à un dessin de SexyVoldy (si si lisez la note du haut) ça mérite une review?

Prochain chapitre, que dire... On retrouve la terrible Bella, des baffes, des hybrides sexy et un baiser volé =D ça vous tente?