Voici l'avant dernier chapitre... ENJOY!

Chapter 10 : Révélations

Le sang d'Oliver ne fit qu'un tour devant la confession qu'Anne venait de lui faire. Elle l'aimait, pour de vrai, Oliver n'avait jamais espéré cela même dans le plus fou de ses rêves. Mais sa jubilation passagère se transforma en profond désespoir lorsqu'elle avait prononcé les mots suivants. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-elle pas ? Et puis, que ne pouvait-elle pas faire ? Qu'est ce qui pouvait lui faire refuser des sentiments qu'elle savait partagés ?

Oliver avait laissé partir Anne une fois de plus. Il avait vu ses larmes rouler le long de ses joues. C'est alors qu'il réalisa qu'elles n'étaient plus de sang ; cette nouvelle lui mit du baume au cœur et il décida de s'habiller pour pouvoir interroger les parents d'Anne, dès qu'ils seraient levés, sur le blocage de la jeune fille.


Anne avait erré dans les champs la plus grande majorité de la journée. Bien que sa vision diurne se soit nettement améliorée, elle continuait à se fier à ses autres sens pour se diriger. Pour la première fois, elle avait regardé le soleil se lever et n'avait pas souffert. Anne avait pensé tout d'abord que c'était parce que son esprit était trop occupé à trouver un moyen de pouvoir garder la tête haute la prochaine fois qu'elle verrait Oliver, mais fini par réaliser que cela faisait partit des progrès de son état.

Anne passa le reste de la journée à observer toute les transformations qui s'était opéré sur elle depuis la rentrée et du admettre que les améliorations s'étaient amplifiées au cours des dernières semaines. La jeune fille sentit le rouge envahir son visage lorsqu'elle réalisa que cela correspondait en fait au moment où elle avait commencé de rêver du capitaine de Quiddich ; ou plutôt qu'elle avait compris qu'elle éprouvait plus que de la simple amitié à son égare.

'Ne raconte pas de sottises, tu le sais depuis qu'il t'a prise pour une Serpentard qui l'espionnait…'

Anne se releva brusquement entendant le son de sa voix. Elle remercia Merlin d'être seule et se sermonna intérieurement d'avoir pris la mauvaise habitude d'Oliver. Un frisson parcourut la base de son cou et elle décida de rentrer.

Lorsqu'elle arriva à proximité de la maison familiale, elle huma ce que sa mère avait préparé pour le diner. Anne hésitait toujours à y aller, effrayer de devoir parler à Oliver. Soudain, elle entendit un bruit qui ressemblait à celui d'un estomac qui gargouille. Anne tourna la tête dans tous les sens pour voir de qui provenait le bruit, lorsqu'il se répéta. Elle réalisa alors que pour la première fois, elle avait une faim humaine. Sans plus aucune hésitation, elle dévala la colline et courut pour annoncer la grande nouvelle à ses parents.

Anne était si heureuse qu'elle ouvrit grand la porte de la cuisine, ne réalisant pas qu'elle interrompait au passage un débat assez animé entre Oliver et ses parents. Ils étaient tous tellement absorbé qu'ils ne réagirent pas immédiatement lorsqu'Anne déclara un grand sourire aux lèvres:

'Maman, j'ai très faim !'

Sa mère se retourna pour lui donner une fiole de potion mais lorsqu'elle réalisa à quel point Anne était pleine de vie, elle la laissa échapper. Oubliant sa contenance habituelle, elle poussa un cri de joie et pris sa fille unique dans ses bras. Peter et Oliver ne comprenant toujours pas ouvrirent de grand yeux, ce n'est que lorsque Mary demanda :

'Que veux-tu manger ? Veux-tu que je fasse un assortiment de plein de choses pour que tu puisses gouter et me dire ce que tu préfères pour une prochaine fois ?'

Que Peter poussa un cri de joie à son tour et se précipita pour étreindre sa fille avec amour.


Oliver observa la scène un sourire pointant au coin de ses lèvres. Il avait eu beaucoup de mal à expliquer à Mary et Peter son problème et avait perdu de longues heures à tourner autour du pot. Heureusement que Mary était une femme très perspicace et avait répondu en partit à ses questions si mal posées.

Oliver avait donc appris que ce que redoutait par-dessus tout Anne c'était le fait qu'elle ne pourrait probablement jamais donner la vie. Mary en avait beaucoup parler avec elle, puisqu'elle non plus n'avait jamais pu donner la vie, et avait dit à Oliver que pour Anne, la naissance d'un enfant était la plus grande des preuves d'amour que pouvait faire se donner un homme et une femme.

Oliver ne comprenait toujours pas en quoi cela pouvait être un obstacle dans sa relation avec la jeune fille. Pour lui, ça n'avait pas de grande importance, et puis il y avait l'adoption ; Anne s'était bien fait adoptée, et elle aimait ses parents autant qu'ils l'aimaient. Leurs baisers et leurs embrassades parlaient d'eux-mêmes ; Oliver sentait plus d'amour se dégager de la relation qui unissait Anne et ses parents qu'il n'en avait jamais ressentis dans celle qui le liait à ses parents biologique.

Oliver resta silencieux le reste de la soirée, il regardait avec délice le visage joyeux d'Anne qui mangeait avec appétit tout ce que Mary lui servait. Dans la lumière tamisée et chaude du soleil couchant, les yeux de la jeune fille scintillait d'une douce chaleur qu'Oliver ne leur connaissait pas. Il se perdit dans leur observation jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'Anne lui rendait son regard avec un sourire timide. Il détourna le regard rapidement gêné de s'être fait pincer ; se soir, il dormirait dans la chambre où il avait rangé ses affaires, il ne pourrait pas supporter que les évènements de la nuit passé se répètent.


Oliver était monté se coucher tôt, Anne avait sentit la gêne dans son regard lorsqu'elle l'avait croisé à table. Elle se sentait horriblement mal de l'avoir fait souffrir et décida qu'elle tenterait de s'excuser dès qu'elle monterait se coucher. Mary obligea Anne à faire un examen complet après le diner pour vérifier que son estomac supporterait le choc du premier repas. Une fois l'examen terminé, Anne déclara qu'elle était fatigué et laissa ses parents deviser gaiment dans le salon tandis qu'elle regagnait sa chambre espérant qu'Oliver n'était pas encore assoupit.

Poussant doucement la porte de sa chambre, Anne passa prudemment une tête dans l'ouverture. Elle tourna son regard vers le lit d'Oliver et le trouva vide ; surprise elle entra en regardant son propre lit qui était lui aussi vide. Elle se dirigea vers la salle de bain pour vérifier s'il n'y était pas mais elle n'y trouva pas âme qui vive. Un peu inquiète, elle voulut alors vérifié qu'il n'avait pas fait ses valises et qu'il l'avait quitté pour de bon. Elle était sur le point d'ouvrir la porte qui la conduirait à la chambre adjacente lorsqu'elle entendit des bruit provenant de l'autre côté de la cloison. Collant son oreille au bois de la porte, Anne entendit plus distinctement Oliver qui remuait dans le lit de la pièce voisine. Il était toujours là et il ne dormait pas ! Anne se sentit rassurée mais se détourna ; elle devait prendre une douche, se laver le corps et les idées pour pouvoir lui parler clairement.


Oliver avait beau tourner et retourner dans son lit, Morphée ne semblait pas vouloir de lui. Soudain, il entendit la douce mélodie de la douche ; Anne prenait encore une douche. Oliver songea que les filles devaient aimer se voir nue pour se laver aussi souvent. Laissant son imagination vagabondé sur Anne qui prenait sa douche, il s'endormit en se traitant de pervers mais avec le sourire aux lèvres.

Bien vite, ses douces pensées se transformèrent en un cauchemar. Il jouait au Quiddich et devait quitter ses buts pour éviter un cognard. Soudain, il se retrouvait poursuivit par des Dragons et n'avait d'autre choix que de monter toujours plus haut dans l'orage qui grondait. Puis l'un des Dragons enflammait son balai et il se mit à tomber. Oliver voyait les Dragons plonger en piquer pour l'attraper, il sentait que sa fin était proche.

Soudain tout redevint paisible, il était dans une pièce totalement noire. Une lumière scintillante et chaude apparut devant lui ; un rire cristallin se fit entendre et de la lumière jaillit une petite fille. Elle courut jusqu'à lui et se blottit dans ses bras. Oliver savait qu'il avait déjà vu son visage autre part mais ne savait plus où. Soudain, l'enfant le fixa de ses yeux cristallins et posant sa main douce sur la joue d'Oliver, elle dit doucement :

'A bientôt, papa !'

Oliver cligna trois fois des yeux et découvrit en se réveillant, Anne qui le fixait avec les mêmes yeux cristallins. Oliver, en sueur, se redressa manquant de lui donner un coup de tête. Anne posa sa main fraiche sur la joue d'Oliver, exactement comme la petite fille de son rêve. Alors il comprit qu'il venait de rêver de leur fille, celle qu'il aurait avec Anne, si…

'Oliver, tu vas bien ?' Anne ne dissimulait pas son inquiétude. 'Je t'ai entendu crier dans ton sommeil.

-Je viens découvrir que j'aurais une fille.' Murmura Oliver pour toute réponse. Il se saisit de la main d'Anne, qu'elle voulait retirer de sa joue, et embrassa tendrement sa paume. 'C'est ton portrait craché.'

Oliver ne put retenir la main de la jeune femme plus longtemps. A sa grande surprise, elle ne s'en fut pas comme toutes les fois précédentes. Oliver l'entendit simplement murmurer :

'Il faut que l'on parle.'


J'adore les rêves prémonitoires, probablement parce qu'il m'arrive d'en faire de temps à autre!

Prochain et dernier chapitre... et oui, toutes les bonnes choses ont une fin! Darwi Odrade