Disclaimer : Tout à Rowling, seule la potion « les larmes du temps » vient de mon imagination.

Eileen19 : Pour ton commentaire (dommage que tu n'aies pas de compte sur ce site…), je vais te laisser découvrir la suite, ce qui est sur, c'est que j'ai voulu que cela colle avec le bouquin (bon quelques trucs ont été trafiqués). Elle a effectivement changé quelque chose dans sa vie…

Laura : pas de soucis pour ton commentaire, c'est vrai que je vais vite, surtout dans cette fic, je pense cependant que c'est cantonné à cette fic….

TWICK voici la suite, et ne me tue pas, ou tu n'auras pas ton épilogue ^^… donc merci bien pour tes corrections, et tes impressions qui sont toujours les bienvenues…

Merci aux lecteurs et à ceux qui osent poster des commentaires !

La chanson est du groupe australien INXS « Never Tears Us Appart ».

Note de la Bêta : ….sniff ….sniff….sniff … c'est la fin ….sniff….sniff …..sniff ….. Pourquoi il faut toujours une fin …. Moi je préfère les suites….sniff ….sniff ….

Enfin, bonne lecture ! Ceci est le dernier chapitre, l'épilogue arrive très vite !

Les Larmes du Temps

Chap 10: Never Tears Us Appart

/SS/

Ai-je bien entendu ses derniers mots ? N'ai-je pas plutôt cauchemardé ?

- Excuses-moi Severus.

La voix d'Hermione est si triste.

Non, je ne rêve pas. Douleur.

Sans penser plus avant à mes paroles, je rétorque :

- Épouse-moi.

- Je ne peux pas. Je le souhaiterais, mais c'est impossible. Il faut… Que je retourne de là où je viens. Ce monde n'est pas le mien. Notre rencontre a été un hasard pur et simple. Un merveilleux hasard.

Je ne veux pas savoir ce qui allait suivre, j'étouffe la suite des propos sous un baiser dur, exigent. Je veux qu'elle brûle du même feu que moi. Je veux continuer à la hanter comme elle le ferait pour moi. Je veux qu'elle perde le nord, qu'elle ne réclame plus que moi. J'étais comme fou.

Je sens ses larmes, ou peux être les miennes, couler sur nos deux visages, son corps plaqué contre le mien. Sans trop y penser, je métamorphose une table en lit et mon uniforme en couverture.

Sans rompre le baiser, je la couche sur le lit, je la couvre de ma chaleur, mon poids réparti essentiellement sur mes avants bras.

Je me calme et je me décide à lui dire tout ce que j'avais sur le cœur.

- Je ne veux pas que tu partes, je murmure.

Elle me regarde, les cheveux étalés comme une fleur ouverte.

- Je sais.

- Je vais devenir fou si tu me quittes.

- Je te fais la promesse que tu me reverras.

- Je t'attendrais toujours, tu sais.

Ses yeux se remplissent de larmes, elle tend les mains et les passent autour de ma nuque, pour m'attirer à elle et m'embrasser malgré ses larmes, malgré ses sanglots.

Contre ma bouche, elle dit en murmurant :

- Je t'attendrais toujours. Je n'attendrais que toi.

Nous sommes deux êtres avec une unique douleur lancinante que nous partageons.

La suite n'a aucun besoin d'être décrite. Nos cœurs et nos corps fusionnent. Elle me donne son premier sang.

Une nuit magique et douloureusement belle. Nous nous endormons tardivement. Ma belle dans mes bras, à l'abri cette nuit.

/DM/

Ce soir, nous partons. Lorsqu'elle arrive dans la Grande salle, les traits tirés par la fatigue, un peu pale, elle me fait un signe de tête. Quoi qu'il arrive, je serais désormais à ses côtés.

Severus s'assoie à mes côtés, son masque en place. Seule la pâleur de ses jointures qu'il serre avec tant de force m'indique qu'il est au courant. Il me regarde et me crucifie de son regard obscur et froid.

- Tu la protègeras puisqu'elle doit partir.

J'hoche la tête, sans un mot. Sa requête n'est ni plus ni moins un ordre. Une punition. Ma Croix et je m'en acquitterai, jusqu'à donner mon sang.

- Jusqu'à verser le Sang, je lui réponds droit dans les yeux.

Il me lâche du regard et commence le petit déjeuner en silence.

/HG/

Je les regarde en silence.

Remus, les traits tirés par la dernière pleine Lune, calme, regardant Sirius raconter une anecdote. Notre futur professeur de défense contre les forces du mal. Notre ami. Dans presque vingt ans.

Sirius, ses yeux bleus-gris animés d'une flamme de malice. Futur évadé d'Azkaban. Notre ami. Dans presque vingt ans.

Peter, foutu Queudver, écoutant attentivement Sirius tout en s'empiffrant. Le pathétique traitre et lâche. Ennemi. Dans quelque vingt ans.

Lily et James riants, se tenant amoureusement la main sous la table. Assassinés dans peu de temps.

Je perds le contrôle, et les larmes dégringolent sur mes joues, en silence. C'est d'abord Remus le premier qui s'en rend compte.

- Hermione, que se passe-t-il ?

Il est surpris de la soudaineté de cette douleur interne intenable.

- Je pars du château ce soir. Avec Drago. Nous rentrons.

Son regard croise le mien, jauge ma douleur. Autour de nous des exclamations éclosent.

- Pourquoi ?

C'est Sirius qui a posé la question.

- Parce que nous le devons. Parce que nous avons bousculé tant de choses.

- Ce n'est pas une raison.

- Je ne peux pas m'expliquer plus avant. Peut être Dumbledore vous répondra-t-il après notre départ.

- Tu parles… Il va d'abord nous proposer un bonbon, puis nous parler - s'il le fait – avec des énigmes.

Je lui offre un pauvre sourire. Ça serait bien son genre.

- A quelle heure tu dois partir ?

Cette fois-ci, c'est Lily qui me pose doucement la question.

- Après le diner.

- Et qu'en dit Severus ?

Je suis tendue, je soupire.

- Il ne veut pas que je parte. Seulement je n'ai pas le choix.

- Est-ce que nous te reverrons un jour ?

Peter a posé cette question avec ce ton candide. L'envie de le tuer là me saute à la gorge. Je me retiens Remus a le regard braqué sur moi, et il fronce les sourcils.

- Certains me reverront. Un Jour. Severus. Remus, Sirius et toi.

- Et nous deux ?, demande James.

- Je crois que vous serez occupé à fonder une famille.

Les deux tourtereaux rougissent.

Le déjeuner se termine, et une fois n'est pas coutume, c'est Drago qui me rejoint.

- Est-ce que ça va aller ?

Je le regarde, et je grimace.

- Je ne crois pas. Quand je les reverrais, ils seront plus âgés, et… Et Lily et James…

- Je sais Hermione.

Il m'embrasse sur la tempe, pour me réconforter. Lucius n'est pas loin et il affiche une mine… un sourire de requin, en coin, qui ne me dit rien qui vaille, j'en ai peur pour Severus.

/DM/

Elle est tendue et aussi malheureuse que si elle allait à l'échafaud. Mais nous n'avons pas le choix. Bientôt, Severus la rejoint. Lui aussi est tendu. Un rien peut faire jaillir l'envie de meurtre qui se glisse dans ses veines. Très clairement, je vois la suite. Ce soir, Lucius va lui rentrer dedans.

Ce soir, son destin va basculer. Il va se jeter à corps perdu dans des concoctions de Potions fumeuses et obscures, s'essayer à la Magie Noire. Il va basculer d'avoir perdu ce qu'il peut appeler sa compagne.

Et nous allons le retrouver. Homme honni de la société. Vieilli. Plein de dédain. Et presque vide d'espoir. Se haïssant d'avoir sombré.

/HG/

Il est presque l'heure. Je regarde Severus. Je tente de graver ses traits dans mes pensées. Nous sommes seuls dans un couloir vide. Son corps enferme délicatement le mien, le dos contre un mur. Son front contre le mien.

Il attrape ma main et glisse une bague à mon annulaire.

- Tu me la rendras quand nous nous reverrons.

Sa voix n'est plus qu'un murmure.

Il prend ma main et nous entraine à la Grande salle.

C'est la dernière fois que je revois Lily et James. Les autres… Auront vieillis.

J'étreins à en couper le souffle Lily et James. Vient ensuite Remus et Sirius que je sers fort dans mes bras. J'accorde une brève accolade à Peter.

Drago et Severus m'accompagnent. Nous nous dirigeons tout droit vers les cachots. Nous entrons tous les trois dans le bureau du Directeur de Serpentard.

Drago me tend un flacon et en sort un pour lui également.

- Ça agit comme un baume. Enduis ta main droite et vas serrer fort ma main. Ça va reconnaître mon sang et ton sacrifice.

J'embrasse à en perdre haleine Severus puis je le sers fort dans mes bras.

Drago dit une chose étrange à Severus :

- Jusqu'à verser le Sang.

J'enduis ma main tout en regardant Severus. Et avant de tendre ma main à Drago, je lui dis une dernière chose :

- Je t'aime Severus.

Sa voix fait écho à la mienne.

- Je t'aime Hermione.

Drago prend ma main et le Néant s'abat sur nous.

OOOO

Et voilà ! Plus que l'épilogue, j'espère que cela vous aura plus !