Note de l'auteur : Bonjours tout le monde ! En route pour un nouveau chapitre. Je m'excuse par avance auprès des fans de Lupin (dont je fais évidement parti) car c'est à nouveau un chapitre sans notre loup-garou préféré. Promis, il revient bientôt ! Bonne lecture :)

Réponse aux reviews :

Doudouille : Merci et bonne lecture !

félice.félicis : Pas mal, l'idée de la rumeur. Peut-être bien que je la réutiliserai à l'occasion. Sinon, je suis désolée car j'ai failli à la mission que tu m'avais confié : pas de traces de Remus dans ce chapitre. Je me rattrape au prochain, promis.

Mel72000 : Mes chevilles ont triplé de volume avec ta review ;) Merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira.

Caramelise : Plus de mystères, moins de réponses et encore moins de Remus dans ce chapitre ;)

Babwouux : Merci :-))

silvermirror lily : Encore une qui a une dent contre Saevus ? Je ne comprends pas du tout ce que vous avez contre lui. Lol. Tes hypothèses sont intéressantes, on verra dans la suite si tu avais raison ou pas. Bonne lecture :

X/. Sleep well, Beloved

Lorsque nous ressortons du château, il est midi passé et notre humeur est à la légèreté. Il fait toujours aussi froid et mauvais, mais la perspective des heures à venir à Pré-au-Lard suffit à nous faire braver les éléments naturels. Kingsley m'attend devant la grille du parc. Mes amies restent avec nous le temps de lui donner de grandes tapes dans le dos, puis partent en avant pour nous laisser un peu d'intimité. Nous ne tardons pas à emprunter le même chemin qu'elles. Nous marchons depuis quelques minutes lorsque, soudain, je m'aperçois que Kingsley ne porte qu'une veste légère sur sa chemise. Comment peut-il réussir cet exploit ? Moi, pour pouvoir maintenir mon corps à une température viable, j'ai sorti le grand jeu : collants sous le pantalon, gros pull à col roulé, sort de chauffage jeté aux sous-vêtements et l'éternel trio gants, écharpe, bonnet. Kingsley surprend mon regard :

- Pourquoi est-ce que tu me regardes comme si j'avais la varicelle du Dragon ?

- Je me demande juste comment tu fais pour ne pas te transformer en bloc de glace, répondé-je. Moi, je suis frigorifiée…

Il me sourit et passe son bras autour de mes épaules.

- Viens, je vais te donner un peu de ma chaleur pour ne pas avoir à te décongeler en cours de route.

Nous faisons tout le chemin jusqu'à Pré-au-Lard ainsi, serrés l'un contre l'autre et je dois avouer que je savoure cet instant. Comme nous croisons les filles de mon dortoir, je prends ma revanche sur plus de cinq ans de torture en me collant tout contre Kingsley ; celui-ci comprend mon manège et me serre plus étroitement. Les regards horrifiés que nous jettent Kyle, Johnson, Porter et Rowe me font jubiler. Mon sourire méchant fait doucement rire Kingsley et, même lorsque les filles sont loin derrière et ne peuvent plus nous voir, il ne desserre pas son étreinte.

Une fois dans le village, nous faisons le tour des incontournables : les friandises de Honeydukes, les farces de Zonko, les gadgets de Dervich et Bang… On passe aussi par des magasins moins connus mais que j'adore tout autant, comme une boutique d'anciens bijoux celtiques et Kingsley réussi à me traîner dans le magasin de Quidditch. Après deux heures de farfouillage intensif pour dénicher l'objet rare, on décide qu'il est grand temps de se réchauffer autour d'un Bièraubeurre. Kingsley prend alors une direction opposée à celle des Trois Balais. Il s'arrête en voyant ma mine perplexe.

- Tu vas où ?

- Bah… Chez Madame Pieddodu…

Il est étonné de ma question, tout penaud comme s'il ne comprenait soudain plus rien.

Mes yeux s'écarquillent encore plus. Il croit sérieusement qu'il va me traîner dans cet affreux salon de thé ?? Je ne mettrai jamais un pied dans ce truc qui semble tout droit sorti de l'imagination de ma sœur.

- Hors de question. C'est les Trois Balais ou la Tête de Sanglier, ou même un autre truc encore plus miteux, mais pas Madame Pieddodu !

Mon air effaré le fait rigoler doucement. Il m'attrape par les épaules et m'entraîne dans la bonne direction.

- T'en fais pas, moi aussi je déteste ce salon de thé. C'est juste que je croyais que, dans l'esprit tordu des filles, c'était le lieu de rendez-vous idéal.

- Dans l'esprit tordu des gourdes de mon dortoir, sûrement. Pas dans le mien.

Les trois Balais sont bondés, comme à chaque fois que les Poudlariens sont de sortis. Mais peu m'importe, pour rien au monde je ne louperais la délicieuse Bièraubeurre de Madame Rosemerta. En entrant dans le pub, j'aperçois Kim, Nell et Catherine assise à une table et je leur fais un signe de main.

- Je vais chercher les boissons et tu trouves une table, okay ?demande Kingsley.

J'acquiesce docilement. Dès qu'il est parti, Nell m'interroge d'un signe pour savoir comment se passe mon rendez-vous et je réponds en levant les deux pouces. Puis je pars à la recherche d'une table. Finalement, je dégote un guéridon coincé entre la porte et Hagrid, le garde-chasse géant de Poudlard. L'avantage de l'emplacement de la table, c'est qu'on ne se sera pas dérangés ; d'un autre côté, ce n'est pas sûr que Kingsley soit capable de me retrouver…

Mais Kingsley est un garçon parfait puisqu'il réussi à me voir à travers la barbe de Hagrid qui est plus sombre que les frondaisons de la Forêt Interdite et vient bientôt déposer deux chopes de bièraubeurre sur la table. Je lui souris avidement en m'emparant de la mienne.

- Ehh… Du calme, je ne vais la boire à ta place !rigole-t-il.

Je réponds par un clin d'œil. Il lève son verre :

- Aux Croasseuses !

Je cogne ma chope contre le rebord de la sienne puis bois une longue gorgée. Le liquide coule le long de ma gorge et réchauffe mon pauvre petit organisme transi. Une deuxième lampée descend. Kingsley me parle de quidditch et je l'écoute en rigolant lorsqu'il imite des joueurs de l'équipe. Puis un silence s'installe pendant lequel on se regarde mutuellement. Au moment où il avance sa main, sûrement pour prendre la mienne, j'attrape ma chope et nos mains se croisent sans se frôler. Kinglsey a d'abord un air dépité, puis il rigole doucement.

- Raté. Je t'aurai la prochaine fois.

- Si tu réussis, tu auras une récompense, lancé-je par-dessus ma chope.

- Tu sais me motiver, rétorque-t-il avec un sourire carnassier.

Et la conversation reprend un tour innocent. Nos chopes se vident progressivement et lorsque toute la bièraubeurre s'est évaporée, je déclare sur un ton ingénu :

- Si on allait dehors ? Peut-être tu réussiras à attraper ma main sans tout ce monde autour.

Nous enfilons nos manteaux et nous sortons. Nous laissons rapidement la rue principale pour les sentiers qui grimpent le long de la colline. Dès que nous entamons notre ascension, Kingsley attrape ma main gantée. Je lui souris en resserrant mes doigts autour des siens.

- Bonne prise, murmuré-je.

Nous continuons à grimper en silence. Finalement, nous atteignons le sommet. Il n'y a personne, on n'entend même plus les bruits du village. Kingsley attrape alors ma deuxième main.

- Le petit jeu a assez duré. Je veux ma récompense, maintenant.

- Bien volontiers, monsieur le capitaine.

Je passe mes bras autour de son cou. Nos visages se rapprochent. Je sens mon rythme cardiaque s'accélérer au fur et à mesure que la distance entre eux diminue…

Nos lèvres s'effleurent… Une onde de choc me parcourt et je sens Kingsley s'éloigner.

Je rouvre les yeux, déséquilibrée par ce vide soudain. Puis je bascule carrément par terre comme Kingsley s'effondre sur moi.

- Kingsley ? Kingsley ?

Le corps du joueur de quidditch est totalement inerte. Je le repousse difficilement et m'agenouille à ses côtés. Sa respiration est régulière et son expression apaisée comme s'il ne faisait que dormir.

Mon cœur bat toujours à cent à l'heure, mais plus pour les mêmes raisons. Je fouille frénétiquement dans ma poche à la recherche de ma baguette.

- Enervus.

Rien ne se fasse, pas même un frémissement de paupières. Je répète le sort sans trop d'espoir puis lui assène une paire de calque sans plus de résultats. Kinglsey continue à « dormir ».

- Oh non, oh non,… Je fais quoi maintenant ? Kinglsey, tu fais quoi là ?

Je lève désespérément les yeux sur les environs à la recherche de quelqu'un qui puisse m'aider, mais il n'y a pas âme qui vive. Des larmes me brûlent les yeux. Je n'ose pas transporter Kingsley, mais je ne peux pas le laisser seul pendant que je redescends au village. Mais je ne peux pas non plus rester ici indéfiniment, car personne ne sait où nous somme ; je ne sais même pas si quelqu'un aurait l'idée de venir nous cherche ici. Finalement, je lance des trains d'étincelles rouges en espérant qu'on les aperçoive d'en bas. De préférence avant que la nuit ne tombe, ou que Kingsley ne meure d'hypothermie.

...

- Vous étiez seuls en montant sur la colline ?

- Oui.

- Et vous n'avez entendu aucun bruit, à aucun moment.

- Non.

Depuis que j'ai fait mon récit, je ne réponds plus aux questions posées que par des monosyllabes. Oui. Non. Ce sont les deux seuls mots qui ont franchi mes lèvres depuis cinq minutes.

Dumbledore me sonde de son regard bleu pardessus ses mains jointes en accent circonflexe. Puis, soit qu'il soit las de m'arracher chaque mot de la bouche, soit qu'il ait épuisé ses questions, il se lève et se place à la fenêtre, les yeux s'égarant dans le paysage montagneux qu'on aperçoit depuis l'office de l'infirmière.

Je reste assise sur ma chaise, fixant le grain du bois du bureau.

Finalement, Mme Rosemerta a fini par apercevoir mes étincelles de détresse. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour décider de la marche à suivre. D'un coup de baguette, elle a ensorcelé Kingsley pour qu'il flotte à quelques centimètres du sol.

- Va prévenir Pomfresh de notre arrivée, m'a-t-elle déclaré alors que nous descendions la colline.

Maintenant me voila assise dans le bureau de Pomfresh et Dumbledore regarde pensivement l'extérieur pendant que Pomfresh s'agite au chevet de Kingsley.

Pendant ma course jusqu'au château, une seule pensée mettait une limite à ma panique. Celle qu'un fois à l'école, tout rentrerait dans l'ordre. Mais si Pomfresh a pu réanimer Kingsley en un clin d'œil, Dumbledore par contre n'a pas eu la réaction que j'attendais. Il ne m'a pas gavé de sucreries tout en m'expliquant que l'évanouissement de Kingsley était dû à une allergie à la bieraubaure que développent tous les joueurs de Quidditch. Loin de là. Sûrement pour la première fois que je le vois, Dumbledore est sérieux. Dumbledore est grave. Ses yeux ne pétillent pas comme ceux d'un gamin qui vient d'acheter un paquet de patacitrouilles.

Son silence est bien plus inquiétant que le pire des scénarios.

- C'est tout ?demande le directeur sans quitter la fenêtre.

J'acquiesce de la tête avant de me rendre compte qu'il ne peut voir. Alors je me force à confirmer à haute voix. Dumbledore se tourne finalement vers moi et me sourit.

- Sûrement un plaisantin très discret. La saison de Quidditch va s'ouvrir bientôt, je suppose qu'on aura voulu mettre hors jeu un capitaine trop doué.

Il secoue sa tête.

- L'amour du sport fait faire des folies…ajoute-t-il dans un soupir. Vous pouvez aller voir votre ami, Mme Pomfresh doit en avoir fini avec lui maintenant. Et si quoique ce soit vous revient, passez me voir dans mon bureau.

J'hoche de la tête et me lève, les membres un peu raides.

- Au revoir, Professeur.

Je referme la porte doucement sur Dumbledore qui se met à fredonner. L'entendre pousser la chansonnette me remet un peu de baume au cœur.

L'infirmière a abandonné le chevet de Kingsley pour s'occuper d'un autre élève. En m'entendant approcher, elle s'éloigne de son malade et se rend dans son bureau en me jetant un regard méfiant. Elle a sûrement peur que quelque chose d'autre arrive à Kingsley par ma faute. Je ne peux pas lui reprocher ce genre de pensées…

Malgré son teint livide, Kingsley sourit en me voyant. Il est redressé dans son lit, soutenu par des oreillers. Je ferme les rideaux pour nous isoler du reste de la pièce puis m'assoie sur le bord du lit.

- Comment ça va ?

- Plutôt bien. Pomfresh m'a examiné sous toutes les coutures mais n'a pas trouvé quoi que ce soit qui cloche. Je suis juste très fatigué.

- Je suis désolée, murmuré-je, les yeux baissés.

- Arrête, c'est pas ta faute. Je suis sûr que c'est un garçon jaloux de mon succès auprès de toi.

Contrairement à lui, sa remarque ne me fait sourire. Je hausse les épaules.

- Dumbledore dit que c'est sûrement des jalousies de Quidditch, dis-je pensivement.

Un silence.

- Qu'est-ce qui se passe, Stéphie ?me pousse gentiment Kingsley.

Je me mords les lèvres. Je ne sais pas trop comment formuler ce qui se passe dans ma tête.

- Il n'y avait personne sur la colline. On était seuls.

Le regard qu'il pose sur moi est grave. Je garde les yeux baissés sur le dessus de lit. Une seconde de silence, puis je me lance, je dis à voix haute l'espèce d'intuition qui hante mon esprit depuis que je suis arrivée au château.

- J'ai senti le choc quand on s'est embrassés. Je crois… Je crois que c'est moi qui ai fait ça. Je suis désolée.

- Tu l'as dit à Dumbledore ?

- Non. Je ne suis pas sûre de moi. Je ne comprends pas ce qui s'est passé. Je… Je suis désolée, répété-je encore une fois.

- Regarde-moi, dit Kingsley d'une voix douce. Je ne t'en veux pas, continue-t-il une fois mon regard sur lui. Je ne vois pas comment est-ce que tu pourrais être impliquée là-dedans et même si tu l'étais, je ne t'en voudrais pas. T'as rien à te reprocher, OK ?

J'approuve de la tête, un maigre sourire sur les lèvres. Il veut attraper ma main mais je me dérobe en me levant. Je lui envoie un baiser avant de partir.

- Repose-toi. Je te vois demain.

Les couloirs de Poudlard sont déserts. Le repas du soir doit toucher à sa fin. Je ne prends pas le chemin de la Grande Salle, ma gorge est trop nouée pour que je puisse avaler quoique ce soit. Une douleur sourde commence à pulser lentement derrière mon front.

Inévitablement, mes pensées reviennent aux évènements de cet après-midi. Plus j'y repende, plus je suis persuadée que le baiser à tout déclencher. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, mais une petite voix ne cesse de me le répéter.

Machinalement, je porte la main à mon cou pour jouer avec mon pendentif. Mais mes doigts se referment sur du vide.

Un arrière-goût désagréable de peur imprègne mes sentiments. Kingsley est à l'infirmerie après m'avoir embrassé et le collier dont je voulais tant me débarrasser à disparu de sa propre initiative. Quoi qu'il se passe autour de moi, je voudrais que ça cesse immédiatement.

Dans la Salle commune de Poufsouffle, Kim, Nell et Catherine se rassemblent autour de moi. Dix minutes plus tard, elles sont toute plongées dans un silence pensif et réfléchissent à ce que je viens de leur dire.

- Je ne pense pas que ce soit le fait que tu l'ais embrassé qui a déclenché l'évanouissement, déclare finalement Catherine, les yeux dans le vague, en pesant chacun de ses mots. Je pense que c'est le fait que tu l'ais touché.

Je hausse les sourcils, l'incitant silencieusement à continuer son raisonnement.

- C'était la première fois que vous vous touchiez, non ?

- Il a passé son bras autour de mes épaules à l'aller, puis il a pris ma main, énuméré-je.

Catherine réfute mes arguments d'un signe de tête.

- Les vêtements empêchaient le contact. Vos peaux ne se touchaient pas.

Kim, Nell et moi regardons Catherine avec de grands yeux attentifs. Ce qu'elle dit se tient.

- Kingsley m'a déjà touché avant aujourd'hui et il n'a pas pour autant fini à l'infirmerie.

- Quelque chose a dû avoir lieu qui expliquerait que Kingsley se soit évanoui à ton contact. Ce qu'il faudrait savoir pour pouvoir vraiment réfléchir au pourquoi du comment, c'est si toutes les personnes qui te touchent partent dans les vapes, ou si c'était juste une fois unique.

- Et comment tu veux faire ça ?

Catherine tend soudain la main vers mon poignet. Je me rejette brusquement en arrière.

- Non, dis-je catégoriquement. Si Pomfresh voit une personne de plus arriver à l'infirmerie à cause de moi, elle va me faire enfermer.

- Elle a raison, approuve Kim, mais je ne sais pas qui de moi ou de Pomfresh désigne de « elle ».

Catherine se ravise à contrecœur. Elle réfléchit quelques secondes en se mordillant la lèvre inférieure.

- Pomfresh n'a eu aucun mal à réanimer Kingsley ?

- En un clin d'œil.

- Qu'est-ce qu'elle a utilisé ?

- Des potions. Je crois.

- Dans ce cas, je pense avoir ce qu'il faut…

Catherine se lève sous nos regards interrogatifs et disparaît dans les dortoirs. Lorsque nous la rejoignons, elle est en train de lire l'étiquette d'un flacon sorti du sac pourpre ouvert devant elle.

- Potion Réveille-nerf, déclare-t-elle. Permet de mettre fin à la plupart des sommeils artificiels. C'est ça, et non pas les baisers, qui réveille les princesses des contes de fée. On a eu à en préparer en cours médecine magique et Pomfresh nous a laissé garder les potions qui étaient bonnes.

Catherine, comme moi, a choisit de suivre l'option Médecine Magique que Pomfresh propose aux sixième et septième années. Elle lève sur moi des yeux brillants d'excitation.

- Tends ta main.

Cette fois-ci, je n'hésite pas et elle prend ma main entre les siennes. Au moment où nos doigts se joignent, je ressens l'onde de choc familière et Catherine glisse en arrière. Nell la rattrape avant qu'elle ne touche le sol. Je débouche le flacon de potion Réveille-nerf, glisse le goulot entre les dents de mon amie et verse une lampée de liquide dans sa bouche.

Catherine ouvre des yeux vitreux, un gémissement franchit ses lèvres. Avec précautions, Nell et Kim la glisse dans son lit. Quant à moi, je m'écarte précipitamment pour ne toucher aucune des filles par inadvertance. Le sang bat à mes tempes et une nausée me soulève le cœur.

J'ensorcelle les gens. Je les endors par un simple contact. Finalement, ma mère a raison : je suis bel et bien une catastrophe ambulante.